Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël: un demi-milliard de shekel dépensés en 2016 pour le traitement des réfugiés

Le contribuable israélien a déboursé l’année dernière plus d'un demi-milliard de shekel pour faire face au problème des réfugiés.

C’est ce qui ressort d’une enquête menée par un service spécial de surveillance budgétaire menée par le centre de recherche et d'information de la Knesset à la demande du député Amir Ohana (Likoud).

L'étude détaille les dépenses publiques des réfugiés en Israël et se divise selon les ministères, les services médicaux, la police israélienne, le service des prisons, les services d'incendie et de sauvetage et la municipalité de Tel Aviv. Les dépenses totales de l'État pour les réfugiés en 2016 est de 529,573,000 shekel. Toutefois, le montant réel est probablement bien plus élevé car les initiateurs de l’enquête notent que « en raison des limitations d’accès aux données existantes par les agences et les autorités et d’une réponse partielle des personnes interrogées, nous ne pouvons pas à ce stade présenter les montants exacts des coûts publics directs et indirects des réfugiés ».

Le député du Likoud Amir Ohana

Le député du Likoud Amir Ohana

Le rapport montre qu'en 2016 les services de santé ont payé au bénéfice des réfugiés par le biais du ministère de la Santé, un montant total de 76 millions de shekels. La plus grande dépense, 36 millions, était destinée aux traitements et aux admissions à l'hôpital. Les données du rapport montrent également que la municipalité de Tel Aviv-Yaffo a déboursé 119 millions de shekels répartis entre les services sociaux, l'éducation, la construction des infrastructures, la culture et les sports.

Le ministère de la Sécurité publique a dépensé 355 millions, répartis entre plusieurs entités: la police israélienne et les services pénitentiaires. 

Environ 82% du budget a été alloué à la mise en place des camps de réfugiés qui accueillent 3360 personnes, plus les salaires des 370 employés.

Le rapport montre également qu’entre 2006 et 2016, 64300 réfugiés sont entrés illégalement en Israël par la frontière avec l'Egypte.  Un certain nombre d'entre eux ont quitté le pays, et à la fin de 2016, on dénombrait dans le pays 40 271 réfugiés principalement en provenance de deux grands pays: 72% de l'Erythrée (29014), et 20% du Soudan (8002).

Le député Amir Ohana, représentant du district de Tel Aviv sur la liste du Likoud, a déclaré: «Le rapport soulève une image difficile, ce qui montre à quel point les citoyens israéliens payent tous inutilement pour soutenir des dizaines de milliers de réfugiés illégaux. Cependant, le prix le plus élevé est payé par les résidents des quartiers sud de Tel-Aviv, dont la vie a changé au-delà de l’imaginable ».

« Imaginez tout ce qui pourrait être fait à l’aide de ce demi-milliard de shekel », a-t-il conclu.

Source : Israel HaYom

Israël: un projet de loi nommé Soros contre les défenseurs du BDS

Le député Miki Zohar (Likoud) prévoit dans les prochains jours de soumettre un projet de loi nommé « loi Soros », qui stipule que les organisations ayant effectué un don en faveur du BDS ne pourront contribuer à aucune organisation ou association en Israël.

Le projet de loi porte le nom de George Soros, le magnat juif américain d’origine hongroise qui finance des organisations de la gauche radicale. « Il est temps de démolir les groupes gauchistes qui sapent le gouvernement, calomnient Israël et essayent de porter atteinte à son droit de se défendre », a dit hier le député Zohar. « Nous devons bloquer leurs sources de financement et les empêcher ainsi de nuire au pays. »

Ces derniers jours, Soros a fait les manchettes au sujet d’une campagne menée contre lui en Hongrie en raison de son soutien à l'immigration massive musulmane et sa contestation de l'État-nation. Soros fonctionne ainsi dans le monde entier, et il investit dans les organismes de la société civile.

George Soros, Juif anti-sioniste finance le BDS

George Soros, Juif anti-sioniste finance le BDS

Selon le site Web de l’ONG Monitor, qui coordonne l’information rapportée sur les organismes en Israël, entre 2012 et 2015, Soros a investi 6,3 millions de shekel dans diverses organisations. Selon les documents divulgués il y a environ un an par une organisation nommé « La société ouverte » de Soros, le but des investissements en Israël est de jeter le doute sur le statut d'Israël comme démocratie en attisant la radicalisation des Arabes israéliens et en encourageant leurs appels aux forums internationaux comme l'ONU et l'UE.

Selon les documents divulgués, Soros a investi dans une longue liste d'organisations arabes et palestiniennes, dont certaines ne sont pas officiellement enregistrées en Israël, niant l'existence même d'Israël en tant qu'Etat juif et prenant part à la campagne BDS mondiale. L'une des conclusions les plus importantes dans les documents Soros est son soutien au New Israel Fund (Keren Hadasha LeIsrael) et à l’organisme « Molad » (Centre pour le renouveau de la démocratie israélienne).

Le New Israel Funds a reçu une subvention de 830 000 dollars, et « Molad » a bénéficié entre 2013 et 2015 de deux subventions totalisant 200 000 dollars pour « générer un soutien public et politique contre les colonies de peuplement par des recherches sur leurs implications économiques, stimuler le dialogue politique et présenter des recommandations politiques pour mettre fin à l'occupation israélienne ». Par ailleurs, Soros est considéré comme l'un des plus grands donateurs du Parti démocrate aux États-Unis, il a soutenu Hillary Clinton à la présidence et a investi des capitaux considérables dans les organisations qui ont favorisé l'accord nucléaire avec l'Iran.

Source : Israel HaYom

Israël: à Tel Aviv, le premier distributeur automatique... de pizzas

Elle est née de l'imaginaire de deux soldats affamés dans une base militaire. Faites la connaissance de la machine qui vous prépare une pizza en quelques minutes

Les personnes qui se tiennent derrière cette idée sont deux jeunes âgés de 24 ans, originaires de Holon, Amit Mataï et Avi Banaï. Ils se sont connus à l’armée, où le réfectoire fermait tôt et où le duo a imaginé une machine magique qui fournirait instantanément des pizzas. « Nous étions assis sur nos lits superposés et imaginions la machine qui changerait la vie des soldats, et pas seulement ».

Il y a deux ans, ils ont décidé de réaliser leur rêve. « Nous avons parcourons le monde et goûté des pizzas partout, tout en cherchant cette machine ingénieuse. Un distributeur automatique, mais pas de billets, de pizzas » dit Banai. « Quand nous sommes arrivés dans une ville du nord de l'Italie, nous avons trouvé le prototype de la machine. Nous avons sauté de joie. Il se trouve que quelqu'un avait déjà pensé à cela, un fabricant italien du nom Cherchy qui fabrique une machine appelée Pizza Self. » Bingo!

"Nous avons travaillé avec la société italienne pendant un mois pour obtenir une franchise exclusive. Nous voulions la faire correspondre au public en Israël, que les pizzas soient strictement cachères et qu’elles conviennent au palais israélien. Lors de nos essais, nous avons confectionné et goûté pas moins de 1500 pizzas jusqu’à arriver au goût le plus adéquat pour les israéliens ».

Amit Mataï et Avi Banaï

Amit Mataï et Avi Banaï

Comment ça marche ?

Il faut tout d'abord payer (par carte de crédit pièces ou billets) la somme de 24 NIS. Au bout d'environ 5 minutes, la pizza est prête. Pour l’instant, il n’existe qu’une seule version, la pizza Margarita. Les développeurs promettent que, dans l'avenir, ils envisagent d'ajouter une variété d'extras.

La pâte est faite à la main dans une usine de Ramat Gan, la sauce tomate est importée d’Italie et le fromage, 100% mozzarella. La pizza sort de la machine sur un plateau (que l’on peut refermer pour former une boite avec un fond en aluminium pour conserver la chaleur).

Ce distributeur automatique convient à tout celui qui souhaite transformer un espace perdu en zone de travail. Par exemple, c’est idéal pour les hôpitaux, les gares, les centres commerciaux, les entreprises de haute technologie, diverses organisations, les universités et les collèges. « Nous souhaitons dans le futur équiper toutes les bases de l’armée », confie Banaï, optimiste.

Pétris de curiosité, nous avons tenté l’expérience. Resultat, en moins de 5 minutes, une pizza individuelle, un peu plus grande qu’à l’accoutumée, une pâte fine, croustillante, pas du tout semblable à une pizza surgelée du supermarché. Le fromage est bien réparti, comme il faut.

Selon Amit et Avi, le secret réside entre la sauce tomate secrète dont ils ne sont pas du tout prêts de nous donner la recette et le fromage, mozzarella 100%, sans négliger bien entendu, les ingrédients de la pâte.

Source : yediot.co.il

Une famille bédouine adoptée par un kibboutz du nord d’Israël

Pas un seul des membres du Kibboutz Eilon n'a exprimé d’étonnement vendredi dernier lorsqu’Hadil et Mahmoud Mazal - du village bédouin d'Arab al-Aramshe situé près de la frontière du Liban - ont été chaleureusement accueillis en tant que nouveaux membres du kibboutz. 

Le couple, qui a loué un logement au kibboutz au cours de la dernière année, a bénéficié au moment du vote de l'appui de 116 membres sur un total de 124.

Mahmoud, 49 ans, et Hadil, 32 ans, exercent tous deux la profession d’infirmiers et ont trois fils, Yazan, Adam et Amari. Hadil travaille au Centre médical de Galilée à Nahariya, tandis que Mahmoud travaille pour l'Institut national d'assurance et le Clalit Health Services.

"En 1994, j’ai étudié avec un membre du kibboutz et après l'université, je suis allé y vivre jusqu'en 2000. La décision de devenir membre a été prise après la naissance des enfants", a déclaré Mahmoud.

Hadil et Mahmoud Mazal et leurs 3 fils

Hadil et Mahmoud Mazal, et leurs 3 fils

"Mon père a grandi dans un kibboutz dès l'âge de 10 ans, adopté par une famille polonaise du kibboutz Matzuva et à ce jour, il y est connu sous le nom d'Asher. Il était berger pour le kibboutz et y a habité jusqu'à l'âge de 30 ans. Notre décision de déménager au kibboutz a été complètement acceptée par nos familles et ma mère nous a même félicités. Nous sommes totalement impliqués dans la vie au kibboutz ".

Le premier projet de Mahmoud pour le kibboutz a été la création d'un centre médical d'urgence composé de médecins et d'infirmières, y compris lui et sa femme. Hadil a également pris des initiatives et a créé un centre de loisirs pour les enfants et leurs parents.

"Nous croyons à la coexistence, aimons le sens de l'unité et de l’amour, de la chaleur et de la compassion. Nos grands-parents ont toujours soutenu les kibboutzim dans la région et le village a toujours eu un lien avec eux, même en fournissant de la farine et de la nourriture", a déclaré Mahmoud.

Selon Hadil et Mahmoud,  il ne fait aucun doute que le kibboutz leur offre un niveau d'éducation et de qualité de vie bien plus élevé que ne l'a fait leur village.

"Il y a une piscine ici, une salle de gym, de l’amitié, un soutien aux mères, une tranquillité d'esprit, des repas communs le vendredi soir et surtout, l’acceptation des autres en tant que personnes", a déclaré le couple.

David Shteft, le secrétaire au kibboutz, a déclaré que le couple avait rempli avec succès tous les critères. «Nous disposons de 114 parcelles pour ceux qui souhaitent être admis à titre de membres à part entière, et à ce jour, nous avons absorbé 50 familles de partout dans le pays».

"Je connais Mahmoud depuis 20 ans", déclare Moshe Amsalem, coordinateur de la sécurité du kibboutz. "Toute la famille est une partie inséparable du kibboutz, et nous les voyons comme faisant partie de notre vie".

Source : Ynet

Israël : une application qui garantit la sûreté du Wi-Fi public

Lorsque vous utilisez un Wi-Fi public, vous ne pouvez pas vous empêcher de supposer que quelqu'un regarde par-dessus votre épaule : un pirate informatique, ou le gouvernement, ou encore un bon vieil espion.

Des réseaux privés virtuels ont été inventés pour remédier à ce problème pour les entreprises. Une application israélienne appelée SaferVPN est utilisée par des particuliers et des entreprises (même des entreprises de télécommunications de cybersécurité) pour une plus grande sécurité et une plus grande confidentialité sur le Wi-Fi public non sécurisé.

L'application détecte automatiquement le Wi-Fi public et avertit les utilisateurs, leur permettant d'accéder immédiatement à un serveur qui dirige les données via un "tunnel" crypté. L'adresse IP du serveur peut être dans un endroit différend de celui où vous vous trouvez.

Toutes ces étapes empêchent les étrangers d'accéder à vos données et de connaître votre identité en ligne.

Fondé en 2013 à Tel Aviv, SaferVPN compte plus d'un million d'utilisateurs dans plus de 240 pays, avec son plus grand nombre de clients aux États-Unis, en Russie, en Chine, aux Émirats arabes unis, au Royaume-Uni et en Turquie (dans cet ordre). SaferVPN a été classé n ° 1 pour les meilleures applications iPhone gratuites dans l'Apple Store des Émirats arabes unis pendant cinq jours consécutifs en 2016.

Qui dit Wi-Fi public dit attention danger

Qui dit Wi-Fi public dit attention danger

SaferVPN s'associe maintenant à Movements.org, la plate-forme de crowdsourcing des droits de l'homme, pour fournir aux activistes et aux dissidents des sociétés fermées un accès VPN gratuit afin qu'ils puissent naviguer sur Internet en toute sécurité et sans censure.

"Nous avons récemment commencé à travailler avec le militant iranien des droits de l'homme et ancien prisonnier politique Kaveh Taheri pour sensibiliser au manque de libertés humaines en ligne et dans de nombreux pays dans tout le Moyen-Orient", explique Karen Mesoznik, responsable des communications marketing chez SaferVPN.

«Ce fut une expérience assez remarquable pour nous, en tant qu'entreprise israélienne, de relier la connexion et de travailler côte à côte avec des militants de pays qui n'ont généralement pas de relation avec Israël.

L'application peut être utilisée gratuitement comme extension de Chrome et pour quelques dollars par mois en tant que plan d'abonnement pour couvrir tout appareil iOS, Android, Mac ou Windows. SaferVPN propose également des plans d'affaires personnalisés et une solution d'étiquette blanche.

Cofondé par le PDG Amit Bareket et CPO Sagi Gidali, SaferVPN compte 25 employés. Il a été boosté pour ses deux premières années, puis a tenu deux cycles de financement, ce qui a généré un total de 1,1 million de dollars.

Source : Israel21c

Israël: une campagne pour le retour des corps des soldats détenus par le Hamas

Dans le contexte des rapports sur les progrès réalisés dans les contacts entre Israël et le Hamas au sujet d'un accord d'échange de prisonniers, la famille du lieutenant Hadar Goldin, tué par un engin explosif dans la région de Rafah lors de la guerre de Gaza de 2014, a lancé dimanche une campagne contre le gouvernement, dans le but d'obtenir un soutien public pour le retour de son corps et du corps d'Oron Shaul, qui sont détenus par le Hamas.

Dans le cadre du projet, la famille et son cercle d'amis essaient de «changer la conscience publique» en ce qui concerne le retour des corps de Goldin et Shaul, à travers une campagne publicitaire.

"Nous sommes là pour provoquer un véritable changement de conscience dans la société israélienne, auquel cas nous recrutons des personnes qui peuvent faire de la publicité, des vidéos et de la conception graphique", déclare le site Web de la campagne.

Le projet Oz prévoit de mobiliser les citoyens, les personnalités publiques et les leaders d'opinion publique comme les lobbyistes de la Knesset, du gouvernement et des autorités civiles pour les efforts visant à renvoyer les corps des soldats. En outre, des efforts considérables seront déployés sur les réseaux sociaux pour sensibiliser le public à la question.

"Après des années d'inaction de la part des représentants publics, après une confusion embarrassante et, pour la première fois en Israël, un échec flagrant dans les efforts visant à retourner les soldats des FDI, nous avons décidé de nous unir et d'agir pour ramener nos garçons à la maison", déclare la campagne du Site web, Project Oz (courage).

Une lutte sans fin et jusqu'ici, sans résultat.

Une lutte sans fin et jusqu'ici, sans résultat.

"Nous sommes les amis, la famille et les connaissances de la famille Goldin", déclare le site sur YouTube. "Project Oz a été lancé en coopération avec la famille pour les informer qu'ils ne sont pas seuls."

"Nous sommes là pour annoncer que le retour des soldats des FDI n'est pas seulement le problème de leur famille, mais une mission nationale, et nous sommes là pour nous lever et agir en faveur de nos soldats et des vôtres".

Les familles d'Oron Shaul et d'Hadar Goldin ont annoncé qu'elles ne savaient pas si les rapports récents sur le progrès des entretiens au sujet du retour de leurs garçons sont vrais. Samedi, les familles ont exhorté le Premier ministre Benjamin Netanyahu à travailler au retour des corps.

Selon un rapport publié dans le quotidien libanais Al-Akhbar, les négociations sur le retour de trois citoyens israéliens disparus - Ibrahim Mengistu, Hisham a-Sayad et Jum'ah Ibrahim Abu Ghanima - aux côtés des corps de Shaul et Hadar Goldin, sont médiatisés par Russie, l'Egypte et les Nations Unies.

Source : Jewish press

La France marque les 70 ans du voyage de l’Exodus vers Israël

Il y a soixante-dix ans cette semaine, plus de 4 500 survivants juifs de l'Holocauste se sont rassemblés à bord d'un ancien vaisseau vapeur dans le port méditerranéen français de Sète, pour un voyage qui contribuerait à stimuler la création d'un Etat juif indépendant.

Dimanche, la ville a marqué la tentative audacieuse de défier ce qui était alors le Mandat de Palestine contrôlé par la Grande-Bretagne en présence de quelques survivants restants du voyage, ainsi que du Grand Rabbin de France Haim Korsia.

"C'est la dernière fois que nous bénéficions de la présence de survivants: dans 10 ans, ils seront partis", a déclaré Freddy Dran, coprésident du «Comité Exodus» et représentant de la communauté juive de Sète, près de Montpellier.

"Nous avons constaté qu’à Sète et dans la région, la moitié de la population n'a aucune connaissance de cet événement, qui a eu un impact profond sur l'histoire du XXe siècle", a-t-il déclaré, qualifiant la commémoration de "projet éducatif pour les jeunes générations".

Le sort des personnes à bord a été mémorablement immortalisé dans le film éponyme d’Otto Preminger en 1960, mettant en vedette Paul Newman.

"Embarquer sur ce navire était comme escalader le mont Sinaï", selon Isthak Roman, dont le père était à bord, s’exprimant lors de la cérémonie de dimanche.

Dans la nuit du 10 au 11 juillet 1947, un bateau étrange débordant de gens, la plupart des survivants de camps de concentration nazis, a lentement commencé à sortir du port, officiellement à destination de la Colombie.

L'opération a été montée par la Haganah, une organisation juive pré-étatique en Israël, qui avait acquis le bateau à fond plat initialement destiné uniquement à la navigation fluviale, avant de faire transiter discrètement en Méditerranée.

Durant cette même période, le groupe a commencé à faire venir des milliers d'immigrants potentiels à Sete à bord de plus de 170 camions.

"Si nous n'avions pas décidé de prendre en charge rapidement ces 4,554 personnes, nous aurions eu de sérieux problèmes", a déclaré le chef du convoi de camion, l'un des cinq résidents sétois au moment de la cérémonie d'anniversaire.

Exodus 47

Exodus 47

"La Haganah était derrière cette opération entièrement clandestine, très peu de gens à Sète étaient conscients de ce qui se passait", a déclaré Gustave Brugidou, président d'une société historique de la ville.

La plupart des résidents se sont concentrés sur les coureurs du Tour de France car la course cycliste a traversé la ville le 10 juillet. Ils ont "été étonnés de voir tous ces gens arriver sur Mole Saint Louis habillés en vêtements d'hiver au milieu de l'été", a-t-il déclaré, se référant à la jetée du port.

Les passagers, représentant une multitude de nationalités et incluant environ 1 700 femmes et 950 enfants, se pressaient sur le bateau encore connu sous le nom de "President Warfield".

Leur but était de percer l'infâme blocage britannique de l'immigration juive en Palestine, où le mouvement sioniste espérait créer un État juif. Le 16 juillet, le navire a été rebaptisé «Exodus 47», référence à l'exode biblique de Moïse et le drapeau portant l'étoile de David a été hissé.

Si les Juifs d'Europe avaient été autorisés dans la Palestine contrôlée par le Mandat britannique, beaucoup auraient pu être sauvés. En l'occurrence, les Britanniques se sont rendus à la pression des Arabes, empêchant les Juifs d'échapper à l'Holocauste et refusant d'accepter des survivants.

Deux jours plus tard, un navire de la marine britannique qui traçait l'Exodus l'a intercepté à quelques dizaines de milles de la côte palestinienne, dans une confrontation qui a entraîné au moins deux décès.

"Le commandant du navire leur a demandé d'arrêter le combat, a-t-il déclaré :"Ma mission est d'amener les Juifs en Israël en vie, pas morts ", a rapporté en hébreu Yossi Bayor, âgé de 15 ans au moment des faits.

Les Britanniques ont rassemblé les passagers et les ont placés dans des navires-prison vers la côte française, où ils ont refusé de débarquer. Après plusieurs semaines, ils ont été dirigés vers Hambourg, en Allemagne, dans la zone contrôlée par les Britanniques où les survivants de l'Holocauste ont été replacés dans des camps.

"Les conditions étaient terribles, nous n'avions pas de couchettes, tout le monde était sur le sol", a rappelé Bayor.

L’Etat d’Israël a été créé quelques mois plus tard.

Le nom de Palestine pour la région a été inventé par les conquérants romains qui ont détruit le Second Temple en 70 C.E en signe de vengeance pour la lutte menée par les forces juives. Il se référait aux tribus philistines venues des îles grecques et étaient un ennemi implacable des Juifs en période biblique. Elles n'avaient aucun lien avec les Arabes qui se disent palestiniens aujourd'hui.

Source : Arutz 7

Benjamin Netanyahu à Paris pour les 75 ans de la rafle du Vel d'Hiv

Pour la deuxième fois en trois semaines, le Premier ministre Benjamin Netanyahu passera cette semaine le Shabbat en Europe, se rendant à Paris vendredi après-midi pour une cérémonie qui se déroulera dimanche matin, marquant les 75 ans de la rafle du Vel d’Hiv. Il rencontrera par la même occasion le nouveau président français Emmanuel Macron.

Le premier Ministre israélien passera trois nuits à Paris avant de se rendre à Budapest pour assister à un sommet du groupe Visegrad, qui rassemble la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie.

Netanyahu s'est d'ores et déjà envolé pour Strasbourg le vendredi 1er Juillet pour participer à la cérémonie d'enterrement de l'ancien chancelier allemand Helmut Kohl le lendemain. Il y a brièvement rencontré Emmanuel Macron.

Prévoyant des critiques publiques probables concernant la raison pour laquelle Netanyahou a dû s’envoler le vendredi pour un événement prévu le dimanche matin, un fonctionnaire du cabinet du Premier ministre a déclaré que Macron avait invité le premier ministre à participer à la cérémonie parisienne marquant le 75e anniversaire du la rafle du Vel d'Hiv, lors de laquelle plus de 13 000 juifs ont été arrêtés dans la ville.

Netanyahu a ssisté aux funérailles d'Helmut Khol le 1er Juillet

Netanyahu a ssisté aux funérailles d'Helmut Khol le 1er Juillet

L'événement devrait commencer à 9h30, et Netanyahu rencontrera également Macron dans l'après-midi.

Concernant la nécessité de partir vendredi, qui coûtera beaucoup plus cher aux contribuables que s'il devait partir samedi soir, le responsable a expliqué que Netanyahou ne pouvait pas voler pendant Shabbat, qui cette semaine ne finira pas avant 20h30.

«Les employés de l'aéroport ne peuvent pas occuper leur poste avant 21h30, et le personnel de sécurité ainsi que les journalistes sont invités à se rendre à l'aéroport au moins deux heures avant le vol qui signifie que le décollage ne se ferait pas avant vers minuit ", a déclaré le responsable. "L'arrivée à l'hôtel serait alors prévue pour 5h00 du matin, après quoi il faudrait attendre les bagages. La cérémonie est à 9h30. "

Selon le fonctionnaire, il convient que le Premier ministre, son personnel et même les journalistes arrivent "frais et dispos, prêts pour cette journée importante".

De Paris, Netanyahu doit voyager lundi à Budapest pour un rendez-vous avec les responsables du groupe Visegrad.

La visite de Netanyahou à Budapest sera la première visite d'un Premier ministre israélien depuis l’émergence du pays du régime communiste en 1989. Il devrait tenir des entretiens bilatéraux avec les dirigeants de chacun des quatre pays, ainsi qu'une réunion conjointe.

Netanyahou devrait rentrer en Israël le jeudi 20 juillet.

Source : Jpost

Le grand rabbin d'Israël outré par la liste noire des 160 rabbins de Diaspora

Le grand rabbin David Lau a exprimé son indignation face à la publication de ce week-end d'une "liste noire" compilée par le Rabbinat.

Cette liste comprend les noms de 160 rabbins de diaspora que le Rabbinat ne reconnaît pas comme étant agrées pour confirmer l'identité juive des immigrants ou effectuer des conversions.

Pour se marier en Israël, les immigrants doivent prouver qu'ils sont juifs auprès du Grand Rabbinat, souvent par le biais d’une lettre d'un rabbin de congrégation attestant de leur identité juive. Cette liste comprend des rabbins dont les lettres ont été rejetées en 2016. Des rabbins de 24 pays différents apparaissent sur la liste, qui comprend plusieurs dirigeants orthodoxes américains proéminents

La liste, qui a été diffusée à la presse au cours du week-end, comprend des rabbins réformistes, conservateurs et orthodoxes, y compris des membres éminents du mouvement ultra-libéral Open Orthodoxie.

Les bureaux du grand rabbinat d'Israël à Jérusalem

Les bureaux du grand rabbinat d'Israël à Jérusalem

"La divulgation de l'existence de la liste et la publication de son contenu ont apparemment été effectuées par un responsable du département du Rabbinat en chef, sans l'autorisation des Rabbins en chef ni du Directeur général", a déclaré le bras droit du grand rabbin Lau.

Dans une lettre adressée au Directeur général du Rabbinat, Moshe Dagan, le bras droit du grand rabbin Lau a écrit que ce dernier n'avait été informé ni de l'existence de la liste ni de sa publication.

"Le grand rabbin a été choqué de découvrir cette liste qui a été élaborée sans qu’il en ait pris connaissance ni donné son accord. Comment une telle liste peut-elle être publiée sans que le responsable soit informé de l’existence de la liste elle-même?

Le bras droit a noté que la compilation de la liste noire contredisait la recommandation d'une équipe formée par le rabbin en chef pour établir des normes dans le but de reconnaître les décisions des rabbins à l'étranger.

"Les résultats de cet acte sont très sérieux", poursuit la lettre. "Tout d'abord, un fonctionnaire du Rabbinat en chef ne peut pas décider seul de faire publier l’identité des personnes approuvées ou non par le Rabbinat. Deuxièmement, cela inflige des dommages importants à certains rabbins et à leur réputation".

À la suite de la fuite, Rabbi Lau a chargé le Directeur général du Rabbinat, Moshe Dagan, d'appeler le responsable du département pour le soumettre à un interrogatoire et à une réprimande formelle.

"Faites des recherches et déterminez de quelle manière le directeur du département a pu  agir ainsi, puis admonestez le avec la gravité qui s'impose".

Source : Arutz 7

Liban: une usine d'armes fortifiée contre les attaques israéliennes

Le magazine français Intelligence Online rapporte que l’usine IRGC construite pour le Hezbollah comprendra deux installations - dans la région de Hermel et sur la côte entre Tyr et Sidon - et se situera 50 mètres sous terre pour se défendre contre les attaques aériennes israéliennes.

L'usine d'armes que l'Iran construit pour le Hezbollah au Liban devrait se situer 50 mètres (165 pieds) sous terre et être fortifiée pour se défendre contre les raids aériens israéliens, selon le magazine français Intelligence Online.

Selon le rapport, cité par un site d'opposition syrien et par l'agence de presse iranienne Fars dimanche, l'usine comportera deux installations.

L'une des installations dans la zone d'Hermel, située dans la partie orientale de la vallée de la Beqaa, fabriquera des missiles surface-surface Fateh-110 avec une portée allant jusqu'à 300 km et la capacité de transporter une ogive de 400 kg.

La deuxième installation sera située sur la côte libanaise entre les villes de Tyr et de Sidon.

L'usine fabriquera différentes parties du missile, qui seront ensuite assemblées dans différents lieux à une date ultérieure, a rapporté le magazine français.

Une usine d'armes que l'Iran construit pour le Hezbollah au Liban

Une usine d'armes que l'Iran construit pour le Hezbollah au Liban

Un fonctionnaire du Corps de la Garde révolutionnaire iranienne (IRGC), qui finance la fabrique d'armes, a déclaré en mars que les travaux de construction avaient déjà commencé.

Selon le rapport français, qui cite des fonctionnaires internes, des nombreuses couches de fortifications successives ont été construites sur les installations.

Selon le chercheur du renseignement Ronen Solomon du blog Intellitimes, les lieux des installations signalés par le magazine français étaient probablement assez précis. "La zone d'Hermel est sur la route logistique utilisée pour fournir des armes au Hezbollah", a déclaré Salomon.

En outre, il était également probable que la deuxième installation se trouve sur la zone côtière, car elle pourrait servir de terrain d'essai pour les missiles, à l’image du Hamas qui utilise la zone côtière de la bande de Gaza.

Le ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a déclaré la semaine dernière: "Malgré le fait qu'Israël soit au courant de l'usine d'armes que l'Iran construit au Liban, nous avons ouvert un grand fossé avec le Hezbollah depuis 2006. Il n'y a aucun besoin d'hystérie ou d'euphorie sur le sujet».

Le chef d'état-major des FDI, Gadi Eisenkot, a déclaré plusieurs jours plus tard: "le problème est au sommet de notre liste de priorités, mais au moment où nous parlons, d'une capacité très limitée. Nous travaillons contre lui en utilisant des mesures silencieuses pour éviter une détérioration de la situation ".

Source : Ynet