Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
Alliance compte aujourd'hui plus de 60 000 articles indexés sur Google, un volume qui reflète trois décennies de production éditoriale continue.

Offre "Visibilité Google" pour les clients

Alliance met à disposition son autorité de domaine, construite sur plus de 60 000 articles indexés depuis 1996, pour offrir à ses clients une visibilité réelle sur Google, et non une simple promesse marketing. Un article publié sur Alliance bénéficie de l'ancienneté du site, de sa régularité de publication et de sa reconnaissance par les moteurs de recherche, des atouts qu'un site neuf ou peu actif ne peut pas reproduire rapidement.

Cette offre s'adresse aux auteurs, institutions ou marques qui cherchent une présence durable dans les résultats Google plutôt qu'une opération ponctuelle sans lendemain.

Les articles de Claudine Douillet

Haïfa laboratoire de la tolérance

Article paru dnas "Libération",le 08/05/08

Célébrée comme un modèle de coexistence entre Juifs et Arabes, la troisième ville d’Israël tente de dépasser l’incompréhension mutuelle de ses communautés. Mais face aux tensions quotidiennes, le mélange est encore loin d’être une réalité.

Le principal monument de Haïfa est un drôle de temple, posé à mi-pente du mont Carmel et entouré de jardins, un havre de paix et de tranquillité dans un pays qui en manque cruellement. Le temple bahaï, mélange de mausolée moghol, de basilique byzantine et de synagogue séfarade, est à l’image de cette religion, née en Iran au XIXe siècle d’un syncrétisme entre judaïsme, christianisme et islam. C’est le meilleur symbole de Haïfa, qui aime à se présenter comme «la ville de la coexistence». Ni clinquante comme Tel-Aviv, ni religieuse comme Jérusalem, Haïfa, la troisième ville d’Israël, est tolérante, modeste, de gauche, industrieuse et conviviale. La première - et seule - miss Israël arabe, en 1999, ne venait-elle pas de Haïfa?

En contrebas des jardins bahaï débute l’avenue Ben Gourion, dont les cafés chics sont devenus, ironie du sort, le lieu de sortie préféré de l’intelligentsia arabe. Haïfa est l’une des rares villes d’Israël où l’on peut entendre parler hébreu, arabe et russe à la même terrasse. «Haïfa n’est pas seulement une exception en Israël, c’est un modèle pour le Proche-Orient, se rengorge Yona Yahav, le maire. Ici, les gens ont appris à vivre ensemble, pas seulement les juifs et les Arabes mais aussi les chrétiens et les musulmans, les religieux et les non-religieux…» Yahav est un homme chaleureux et sans manière, qui reçoit en chemise à carreaux, manches retroussées. Maire depuis 2003, cet ancien travailliste est passé à Kadima, le parti du Premier ministre Ehud Olmert, fondé par Ariel Sharon.

Des dégâts dans les têtes

Le maire a connu son heure de gloire à l’été 2006, pendant la guerre contre le Liban. Alors que le gouvernement israélien s’est montré incapable de protéger ses citoyens de la pluie de roquettes tirées par le Hezbollah, le maire était partout. «A chaque fois qu’un missile tombait, il déboulait, se souvient un habitant. Mais il était un peu perdu. Un jour, il nous disait de rester, le lendemain de partir. Il est trop émotif.» Quelque 300 Katioucha, chacune chargée de 4000 billes d’acier, sont tombées sur Haïfa, faisant «13 morts, dont 4 Arabes», précise le maire, qui détaille la «composition» de la ville sans se faire prier : 10 % d’Arabes, moitié chrétiens, moitié musulmans, et le reste de Juifs, dont 30 % de Russes, pour 270 000 habitants. Cette guerre, Yona Yahav en a fait une affaire personnelle : «C’est moi qui ai lancé en 1998 la campagne pour un retrait unilatéral du Sud-Liban [opéré en mai 2000, ndlr]. Et qu’a fait le Hezbollah ? Il a construit un Etat dans l’Etat libanais, un Etat terroriste.» Les Katioucha ont frappé sans distinction. Le vieux quartier arabe, le Wadi Nisnas, a été le plus touché car il jouxte le port avec sa marine de guerre, ses citernes d’essence et ses entrepôts chimiques. Mais c’est dans les têtes que les roquettes ont fait le plus de dégâts. Lorsque Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a demandé aux Palestiniens de quitter Haïfa, les Juifs se sont sentis trahis ; le fantasme d’une «cinquième colonne» s’est matérialisé. «Dans les abris, on ne se parlait plus», se souvient un commerçant.

«Nous surmonterons le Hezbollah»

Le maire tente de se rassurer en soulignant que la population arabe n’a pas déserté. Peut-être, mais plutôt faute d’endroit où aller que par solidarité. Un incident résume bien l’incompréhension mutuelle. Walid Khamis, le premier adjoint arabe du maire, avait dénoncé sur une radio locale la «guerre criminelle» contre le Liban, suscitant un tollé alors que le pays était en pleine mobilisation nationaliste. Une fois la guerre finie, il a été promptement éjecté de la majorité municipale. «Le problème des politiciens arabes, théorise Yona Yahav, c’est qu’ils se préoccupent plus des Palestiniens [des territoires] que de leurs concitoyens.» Une habitante surenchérit : «Nous avons tous un proche dans l’armée. C’était irresponsable de s’en prendre à nos soldats en plein conflit.» Sauf que les Arabes ne font pas le service militaire.

Le hic, c’est que la quasi-totalité des Palestiniens de Haïfa partagent l’opinion du trublion. «Il a dit ce que nous pensions tous, analyse Raja Zaatry, journaliste au quotidien Al-Ittihad. A savoir que nous étions contre cette guerre.» Al-Ittihad, lié au Parti communiste, est le premier quotidien d’Israël en arabe. Ce vénérable journal, qui existe depuis 1944 mais ne diffuse plus qu’à 10 000 exemplaires, a vu passer le romancier Emile Habibi, le poète Mahmoud Darwich, l’écrivain juif d’Irak Sami Mikhaïl.. Pendant la dernière guerre, un missile est tombé sur l’ancien siège du journal, où sont conservées les archives.«Si nous n’avons pas quitté Haïfa pendant les bombardements, ce n’était pas par solidarité mais parce que rester est devenu notre identité, notre raison d’être. Mon journal est la seule institution palestinienne qui ait survécu à la naqba [la défaite palestinienne de 1948, ndlr].» Sans se réjouir d’être bombardés, les Palestiniens se sont tous félicités de la «leçon» infligée à «l’arrogance» israélienne : l’expression revient, toujours la même.

Lorsque, en pleine guerre, quelques dizaines de manifestants palestiniens ont osé se rassembler dans le quartier juif du haut de la ville pour dénoncer les bombardements du Liban, ils ont été accueillis à coups de pierres par l’extrême droite. La police a brièvement arrêté quelques manifestants, dont Jamal Farah, le directeur de l’ONG Mossawa, qui milite pour les droits des Palestiniens d’Israël. «Nous avons tous de la famille au Liban, des réfugiés de 1948. Les Juifs ne peuvent pas comprendre cela ! A chaque conflit, les Palestiniens de l’intérieur se sentent de plus proches de la partie arabe. Et ce sera le cas tant qu’Israël, qui est de plus en plus démocratique pour les Juifs, restera de plus en plus ethnocentré pour les autres.»

Aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre. En apparence. Yona Yahav a lancé un plan de construction d’abris individuels. «Nous avons surmonté les attentats suicides et nous surmonterons le Hezbollah.» L’édile aime à rappeler qu’après l’attentat contre le restaurant Maxim (21 morts juifs et arabes), commis le 4 octobre 2003 par une kamikaze, une banderole avait été déployée : «Vous ne tuerez pas la coexistence entre Juifs et Arabes.» Il s’attarde volontiers sur ses projets urbanistiques, son jumelage avec Marseille et ses efforts pour rendre l’arabe dialectal obligatoire à l’école primaire. Quand on lui demande le secret de cette «coexistence» dont il est si fier, il répond par une boutade : «Nous avons une grande chance. Ni Mahomet, ni Jésus, ni Moïse ne sont passés par ici.» Plus sérieux, il rend hommage à ses prédécesseurs, à commencer par Hassan Choukri, qui a dirigé la ville jusqu’en 1940. «Choukri, un Arabe, a fait entrer les Juifs au conseil municipal et imposé l’utilisation systématique de l’arabe et de l’hébreu.» Mais quand Yona Yahav se laisse aller, il sombre vite dans le paternalisme, voire le mépris : «Les Palestiniens sont les Juifs des Arabes, très intelligents, très travailleurs.» Quant à Bush, il a eu tort d’envahir l’Irak, «parce qu’il a cru pouvoir imposer la démocratie en milieu tribal» (sic).

A Haïfa comme partout en Israël, les mémoires sont sélectives : les uns rappellent que la Histadrout, la centrale syndicale juive, avait, en 1948, publié des tracts demandant aux Arabes de Haïfa de rester ; les autres n’ont pas oublié que les milices juives bombardaient le centre-ville depuis les collines avec des fûts d’essence enflammés, causant des dizaines de morts et la fuite de 60 000 Arabes.

La coexistence, un «argument marketing»

Jamal Farah, de l’ONG Mossawa, est un enfant du Wadi Nisnas. Le seul mot de «coexistence» le hérisse. «C’est devenu un argument marketing pour attirer les investisseurs, les touristes et les mécènes. Mais il suffit de regarder la politique menée. La mairie fait tout pour gommer l’identité arabe de cette ville. Le quartier du Wadi Salib a disparu, et le Wadi Nisnas est à l’abandon. La municipalité dépense trois fois moins pour un écolier arabe que pour un juif. Résultat : 70 % des élèves arabes sont dans le privé. Nous sommes juste tolérés. Sur 5 millions de shekels distribués aux associations, 3 % seulement vont aux Arabes.» Douze ans après la mort d’Emile Habibi, Prix d’Israël de littérature, une statue est toujours en projet. Quand il organise une marche, Jamal Farah doit prendre l’autorisation des services de renseignements. «Les embauches à la raffinerie, à la centrale électrique, dans les chemins de fer et au port sont quasiment fermées aux Arabes, pour raisons de sécurité.» Hanine Zouabi, jeune militante associative et politique, va plus loin : «Nous ne sommes pas comme les Afro-Américains. Nous ne réclamons pas plus d’équité mais la reconnaissance de notre différence. Ce drapeau n’est pas le mien, cette armée ne me défend pas…»

Juste derrière la vieille maison décatie qu’occupe Mossawa se trouve, dans une belle bâtisse rénovée, Beit Hagefen, l’association paramunicipale chargée de promouvoir la «coexistence». Son directeur, Noam Yoav, un ex-militant de La Paix maintenant, ne parle pas un mot d’arabe. L’essentiel de son activité consiste à organiser des rencontres entre écoliers, des visites guidées du Wadi Nisnas et la «Fête des fêtes», un festival censé célébrer tout à la fois Noël, Ramadan et Hanoukka. Seuls les commerçants du quartier se réjouissent, les habitants, eux, ont l’impression de vivre dans un «zoo touristique». «Pourquoi faut-il toujours fêter la coexistence chez nous ? Pourquoi ne pas la fêter dans leurs quartiers ?», s’insurge Hanine Zouabi.

«On se parle en cours, on ne se mélange pas dans la vie»

La municipalité, et plus généralement les Juifs de Haïfa, entretiennent des sentiments ambivalents envers le vieux quartier arabe. C’est un endroit dont on vante le charme oriental, l’authenticité mais où l’on ne va pas trop, surtout depuis l’Intifada en 2000. La géographie de la ville, toute en lacets et en vallons, obéit à une hiérarchie invisible : les Arabes et les Ethiopiens en bas, à mi-pente, les Russes et les séfarades du Maroc. Tout en haut, dans les belles villas, l’élite ashkénaze. Rien n’interdit à la bourgeoisie palestinienne de s’installer dans un quartier cossu. La presse de droite y voit une «invasion» mais les voisins ne trouvent rien à y redire.

Makram Khoury est le seul acteur arabe à avoir reçu le Prix d’Israël. C’est un homme charmant, qui saute de l’hébreu à l’arabe en passant par l’anglais, comme on joue à la marelle. Il vit sur le mont Carmel, chez les «bobos». «Haïfa est le seul endroit où j’ai envie de vivre. Je me sens israélien ET palestinien. En fait, partout, je me sens différent. D’Israël, j’ai appris l’efficacité, le pragmatisme, l’esprit d’entreprise. Mais si j’avais été juif, j’aurais fait une encore plus belle carrière», conclut-il avec un sourire malicieux.

Sur le campus de l’université, qui domine toute la pleine de Galilée, les jeunes gens déambulent en groupes. Mais si l’on écoute les conversations, on s’aperçoit qu’«eux, c’est eux et nous, c’est nous», comme le résume abruptement Mohamed. «On se parle en cours mais on ne se mélange pas dans la vie.» Dès que les événements s’emballent, la tension est palpable sur le campus. Mohamed, en première année d’informatique, se sent discriminé : «Les études sont en hébreu, même la littérature arabe ! Ceux qui ont fait le service militaire ont un accès privilégié aux bourses, aux dortoirs. Le Conseil des étudiants fait des concerts pour Gilad Shalit [soldat israélien kidnappé à Gaza, ndlr] mais quand on veut célébrer la journée des prisonniers palestiniens, c’est non.» Il a entendu parler de couples mixtes mais n’en connaît pas. Il n’y a pas de statistiques, mais de l’aveu général, ils sont en recul. Pour Mohamed, Haïfa, c’est surtout la découverte d’un univers plus libéral, où les filles arabes sont accessibles. Quant aux Juives, il ne faut pas rêver… La gauche reste majoritaire dans la communauté arabe mais cède du terrain aux islamistes.

Au début de l’Intifada, Haïfa a connu des manifestations, comme toutes les villes à forte communauté arabe. Si elles n’ont pas dégénéré comme ailleurs en affrontements sanglants (12 morts arabes), c’est que le maire de l’époque, Amram Mitzna, s’était interposé entre la police et les manifestants. Ailleurs, on a vu des édiles inciter les forces de l’ordre à tirer. C’est la différence entre Haïfa et le reste d’Israël.

Israël: l'Américain Talansky confirme avoir financé des campagnes électorales d'Olmert

JERUSALEM ,le 12/05/08 - L'homme d'affaires américain Morris Talansky a confirmé dimanche à la télévision israélienne avoir versé des contributions au Premier ministre Ehud Olmert, utilisées par ce dernier pour ses campagnes électorales dans les années 1990.

"Olmert était le prince du Likoud (droite). Il était respecté et je le respectais (...) Je suppose que les fonds que je lui ai versés étaient utilisés pour ses campagnes électorales", a déclaré M. Talansky à la Chaîne-10 (privée), dans sa première interview aux médias israéliens depuis l'annonce d'un nouveau scandale de corruption impliquant M. Olmert.

"Je n'avais jamais imaginé que c'était mal et que cet argent était illégal, et je démens catégoriquement avoir eu à l'esprit de faire des affaires en Israël (ndlr: en contrepartie). C'est très loin de la vérité et cela ne m'a jamais traversé l'esprit", a-t-il ajouté.

"J'appartiens à une génération qui se souvient de la Shoah, et qui considère que l'Etat d'Israël est un endroit où l'intégrité doit régner", a encore dit M. Talansky.

Dans une annonce dramatique jeudi soir à la nation, M. Olmert a rejeté des soupçons portés contre lui, tout en admettant avoir reçu des contributions financières pour ses campagnes électorales.

Il est question de plusieurs centaines de milliers de dollars qui ont financé ses campagnes électorales pour la mairie de Jérusalem en 1993, ainsi qu'en 1998, 1999 et 2002, dans le cadre du parti Likoud.

"Je n'ai jamais perçu de pots-de-vin. Je n'ai jamais mis un sou dans mes poches", a proclamé M. Olmert.

"Si la justice décide de m'inculper, je démissionnerai", a-t-il assuré tout en insistant sur le fait que ces fonds n'étaient "pas illicites".

Selon un communiqué du ministère de la Justice, M. Olmert est soupçonné d'avoir reçu de M. Talansky des "sommes importantes" et "non autorisées" pendant une longue période "alors qu'il était maire de Jérusalem puis ministre du Commerce et de l'Industrie".

Liban: 47 personnes tuées en 5 jours, la Ligue arabe réunie d'urgence

BEYROUTH ,le 12/05/08- De nouveaux combats ont éclaté dimanche au Liban, dans le nord du pays et dans des régions druzes proches de Beyrouth, entre partisans du gouvernement et de l'opposition, au cinquième jour de violences qui ont fait 47 morts.

Les ministres arabes des Affaires étrangères ont annoncé dimanche qu'ils enverraient une délégation ministérielle à Beyrouth pour des discussions avec les dirigeants libanais, lors d'une réunion extraordinaire au Caire consacrée à la situation au Liban.

Dans une résolution rendue publique à l'issue de la réunion, les ministres ont appelé les dirigeants politiques libanais "à participer à une réunion avec une délégation ministérielle (de la Ligue arabe) ... afin de discuter de la situation dangereuse au Liban et élaborer une feuille de route urgente afin de mettre en oeuvre l'initiative arabe".

La réunion est intervenue alors que des affrontements sanglants opposent depuis mercredi des militants de l'opposition, menée par le Hezbollah appuyé par Damas et Téhéran, et des partisans du gouvernement, soutenu par les Etats-Unis et l'Europe notamment.

Un total de 47 personnes ont été tuées au cours des affrontements, qui secouent le Liban depuis le 7 mai, entre partisans de l'opposition menée par le Hezbollah et ceux de la majorité antisyrienne, a déclaré lundi à l'AFP une source des services de sécurité. "Quarante-sept personnes ont été tuées et 188 blessées à travers le pays" depuis mercredi lorsqu'une grève a dégénéré en affrontements, les pires depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), a indiqué le responsable.Selon la même source, au moins six personnes ont été tuées dimanche dans des combats dans la montagne druze, au sud-est de Beyrouth.

Dimanche, de violents combats ont éclaté dans plusieurs zones à majorité druze au sud-est de Beyrouth. Les chefs de diplomatie se sont réunis à la demande de deux influents pays arabes, l'Arabie saoudite et l'Egypte, et en l'absence du Syrien Walid al-Mouallem, dont le pays est accusé d'être l'un des principaux responsables de l'impasse dans ce pays. L'armée libanaise a pris position à travers le pays, notamment à Beyrouth et à l'entrée nord de Tripoli, la grande ville côtière à majorité sunnite du nord, où des affrontements ont fait un mort et cinq blessés.

D'autres combats ont éclaté entre partisans du gouvernement et de l'opposition dans des régions au sud-est de la capitale, peuplées en majorité de druzes, où ont retenti des tirs de mitrailleuse lourde et des explosions. Le dirigeant druze Walid Joumblatt, l'un des chefs de la majorité antisyrienne, comme son rival druze Talal Arslan, allié de l'opposition soutenue par Damas et Téhéran, ont appelé leurs partisans à déposer les armes.

A Beyrouth, les hommes armés des mouvements chiites d'opposition avaient en revanche totalement disparu des quartiers ouest dont ils avaient pris le contrôle vendredi, cédant la place aux militaires déployés en masse. En cinq jours, les violences ont fait 42 morts et 164 blessés, selon un responsable des services de sécurité libanais.

La tension restait vive à travers le pays alors que les barricades érigées mercredi restaient en place, notamment sur la route menant à l'aéroport international de Beyrouth. Cette artère était toujours bloquée par le Hezbollah chiite, principal parti d'opposition, et l'aéroport est demeuré fermé au trafic. Un responsable de l'opposition a déclaré à l'AFP que cet axe, ainsi que d'autres routes, resteraient bloqués.

A Tripoli, des combats à la mitrailleuse et au lance-roquette ont opposé des partisans sunnites de la majorité soutenue par les Occidentaux et la plupart des pays arabes, et des Alaouites, secte dissidente du chiisme et loyale au Hezbollah.

La veille, en signe de conciliation, le Hezbollah et ses alliés avaient retiré leurs combattants des rues de Beyrouth, à l'appel de l'armée, à qui le gouvernement s'en est remis pour rétablir "la paix civile". L'opposition a cependant averti qu'elle poursuivrait la "désobéissance civile".

Samedi, le Premier ministre Fouad Siniora a promis que l'Etat ne tomberait pas "face aux putschistes". A sa demande, de nombreux Libanais ont observé dimanche une minute de silence, en signe de refus des violences.

L'armée a gelé les récentes décisions du gouvernement contre le Hezbollah, à l'origine des violences les plus sanglantes depuis la guerre civile (1975-90). Elle avait demandé samedi à tous les hommes armés de se retirer des rues. Dans un souci d'équilibre, elle a aussi décidé que le chef de la sécurité de l'aéroport de Beyrouth, Wafic Choukair, présenté comme un proche du Hezbollah et limogé par le gouvernement, resterait à son poste en attendant les résultats d'une enquête sur lui.

Par ailleurs, l'armée a dit qu'elle allait "étudier" le réseau de télécommunications du Hezbollah, sur lequel le gouvernement voulait enquêter. La formation chiite, qui présente ce réseau comme essentiel dans sa lutte contre Israël, avait qualifié de "déclaration de guerre" cette démarche gouvernementale, provoquant les violences, auxquelles n'ont pas pris part les chrétiens, en dépit de leurs profondes divisions.

Les étrangers ont continué dimanche de quitter le pays par la route, via la Syrie, contournant le principal poste-frontière de Masnaa toujours bloqué par des partisans du gouvernement.

Un anglais a le hoquet depuis 15 mois!

Le 12/05/08,Christopher Sands, chanteur de profession, a depuis 15 mois un mal qui

Son problème est tel qu'il envisage même une prochaine opération. Toutes les méthodes traditionnelles comme boire de l'eau sans respirer, mais aussi le yoga ou la chambre oxygénée ont échoué.

Démarré en février de l'année dernière, le mal ne quitte pas Christopher, et il estime avoir hoqueté des dizaines de milliers de fois depuis le début de sa maladie. Dans les moments de graves crises, il ne peut ni manger, ni dormir.

Cherchant l'origine de son hoquet, cet anglais a passé de multiples scanners, qui n'ont rien donné. Le problème reste donc non identifié. Cependant, les médecins estiment que l'estomac de Christopher doit être endommagé à un certain endroit, ce qui provoquerait des attaques acides.

En attendant une prochaine opération, Christopher Sands évite de conduire, car il juge cela trop dangereux. De plus, il est continuellement exténué:

"Personne n'a idée de ce que je peux vivre. Le fait de devoir se battre pour respirer de l'air est terrifiant" a-t-il déclaré

Christopher reste cependant loin du triste record de Charles Osborne, qui aurait eu le hoquet pendant 68 ans, de 1922 à 1990.

Etre payé à ne rien faire: la NASA l'a fait

Le centre spatial américain, la NASA, recherche des volontaires pour une durée de trois mois. Ils devront simplement rester dans un lit à ne rien faire.

La NASA rémunérera les volontaires à hauteur de 11 000 euros, soit environ 17 000 dollars. Le but de cette expérience sera de simuler certains des effets de la gravité zéro.

Les volontaires devront donc simplement passer trois mois dans un lit, à ne rien faire, si ce n'est de répondre aux quelques questions des astronautes.

Voici l'annonce passée par la NASA: " afin d'étudier une personne comme si elle se trouvait dans l'espace avec une gravité nulle, les scientifiques de la NASA recherchent des volontaires, payés 17 000 dollars, afin de rester pendant 90 jours dans un lit. L'étude se déroulera au sein de l'université du Texas, dans la branche médicale de Galveston. Les participants vivront avec une unité spéciale de recherche, et feront l'objet d'un suivi diététique attentif."

Un bunker nazi devient musée d'art à Berlin

BERLIN,le 12/05/08 - Un collectionneur a transformé un bunker de la Deuxième Guerre mondiale en musée privé, une métamorphose bien berlinoise qui confirme l'attractivité de la capitale pour le monde de l'art contemporain.

Le symbole est puissant: extraire du laid le beau, comme Berlin sait le faire, elle qui fait battre le coeur des artistes après avoir été le poumon de deux sinistres dictatures.

Le bunker de la Reinhardtstrasse (ex Berlin-Est), affreux cube de béton strié de meurtrières lugubres? Et bien non, le collectionneur Christian Boros, 43 ans, en a décidé autrement en l'achetant en 2003. Ce sera un havre d'art et de liberté.

Cinq ans de travaux au lieu d'un comme prévu, des coûts "bien plus élevés qu'attendus", beaucoup de sueur versée, les rêves ont un prix. Aujourd'hui Boros a son musée --ouvert dès juin chaque samedi au public--, sur le toit duquel ce fan de James Bond trône dans un palais de verre, avec piscine bien sûr.

Depuis 1990, Christian Boros, enfant de Pologne qui a fait fortune en Allemagne avec une agence de publicité, a réuni avec sa femme Karen quelque 500 pièces, achetées par "énervement", car pour lui, "l'art plaisant ne fait que confirmer ce que l'on sait déjà".

Cinquante-sept noms de l'art contemporain comme Damian Hirst, Olafur Eliasson, Wolfgang Tillmans, Anselm Reyle, Tobias Rehberger ou Cosima von Bonin, mais aucun Français, ont laissé leur marque dans les 80 pièces du bunker de 3.000 m².

Boros leur a demandé d'exposer leurs oeuvres, voire même de les changer ou les compléter pour les adapter à l'espace complexe qui atteint par endroits une hauteur de 13 mètres.

Pour la naissance du lieu, le collectionneur a surtout choisi des sculptures et des installations, en privilégiant les jeux de lumière, particulièrement bienvenus dans ce labyrinthe privé de rayons du jour.

L'idée est de faire vivre le musée, en variant les oeuvres exposées afin que l'ensemble de la collection, trop grande pour le bunker, puissent tour à tour être révélée.

Mais le musée vit encore du passé de ce bâtiment "qui réunit à lui seul toute l'histoire de l'Allemagne du XXe siècle", selon Boros.

Construit en 1942 sur des plans d'Albert Speer, architecte attitré du dictateur nazi Adolf Hitler, le "Reichsbunker" permettait pendant les bombardements aériens d'abriter deux milliers de civils.

Après la capitulation allemande en mai 1945, l'Armée Rouge qui occupe l'est de Berlin utilise le bunker comme prison. Sous la RDA, il devient le dépôt d'une entreprise collectivisée de fruits et légumes.

Dans l'Allemagne réunifiée, la scène techno de Berlin découvre l'aubaine: un dédale d'espaces vides à l'indiscutable cachet nocturne. S'y mêle un milieu sadomaschiste séduit par le mystère glacial de cette simili prison. La réputation de leurs fêtes décadentes, telle la "Sexperimenta", dépasse les limites de la ville. Puis le blockhaus est abandonné.

Miroir de Berlin et de son évolution mouvementée, il est naturel que le destin l'ait choisi pour participer au nouveau rayonnement de la cité, élue par des artistes internationaux et collectionneurs qui y destinent leur trésors comme le milliardaire Christian Flick, le photographe Helmut Newton...

Boros s'inscrit dans une lignée de créateurs de musées privées à Berlin, après la collection Hoffmann dans une ancienne usine de machines à coudre, le moderne "Kunsthaus am Kupfergraben" du couple Bastian, tandis qu'Ivo Wessel lui, ouvre les portes de son appartement, tout simplement.

Pologne : Irena Sendler est décédée à 98 ans

breveon12662-9d099.jpg

Article paru dans "Le journal chretien",le 12/05/08

La Polonaise Irena Sendler s’est éteinte lundi à 98 ans. Elle est connue pour avoir sauvé 2.500 enfants juifs du ghetto de Varsovie. La Pologne compte lui rendre un hommage national.

Irena Sendlerowa (Irena Sendler), née Krzyżanowska (15 février 1910 à Varsovie - 12 mai 2008 à Varsovie), est une activiste sociale polonaise.

Elle est élevée dans une banlieue ouvrière de Varsovie (Otwock), dans la famille d’un médecin engagé dans l’action sociale auprès des pauvres.

Dès les premiers jours de l’occupation allemande, elle commence à travailler au Département de l’Aide Sociale à la mairie de Varsovie où elle organise l’aide aux pauvres. Dans la section d’aide à l’enfant, un groupe clandestin (sous la direction de l’écrivain Jan Dobraczyński) se forme pour venir en aide aux enfants abandonnés qui sont légion à Varsovie après 1939. Cette aide concerne aussi clandestinement les enfants sortis du ghetto. Certains de ces enfants se sont enfuis par un trou dans le mur de ghetto, d’autres ont été sortis dans des camions de pompiers, des ambulances, sous les ordures… Le groupe prépare des faux papiers (certificats de naissance, enquêtes familiales) pour placer les enfants dans les orphelinats ou familles d’accueil.

Son action est souvent liée à Żegota (Commission d’aide aux Juifs). Mais Żegota n’a vu le jour qu’en décembre 1942 ; Irena et ses collègues opéraient depuis trois ans déjà. La Commission et l’argent qui venait de Londres via les canaux clandestins sont néanmoins arrivés au moment où la vie de plusieurs milliers de personnes cachées du côté « aryen » était en jeu. Les Allemands ont commencé à regarder de plus près les dépenses du Département de l’Aide Sociale - une menace planait sur le groupe. Les ressources de l’état clandestin ont permis de continuer l’action sans prendre des risques démesurés à la mairie.

En décembre 1942, la Commission d’aide aux Juifs la nomme chef du département de l’enfance. Elle organise le passage clandestin des enfants du Ghetto vers les familles et les institutions à Varsovie, Turkowice et Chotomów (près de Varsovie). Le 20 octobre 1943, elle est arrêtée par la Gestapo et emmenée à la prison de Pawiak ; torturée, elle est condamnée à mort. Żegota réussit à la sauver en achetant les gardiens de la prison.

Au total, elle a contribué au sauvetage d’environ 2 500 enfants juifs. Après la guerre, elle transmet la liste des noms et des familles d’accueil qu’elle a tenue à Adolf Berman, le président du Comité Juif en Pologne. Grâce à cette liste, les membres du comité ont réussi à retrouver environ 2 000 enfants.

En 1965, elle a été honorée à Yad Vashem au titre de « Juste parmi les Nations ». En 2003, elle a reçu l’Order Orła Białego (Ordre de l’aigle blanc), la plus haute distinction civile polonaise.

En mars 2007, le gouvernement polonais de Lech Kaczynski a proposé qu’elle soit élevée au rang d’héroïne nationale, ce que le sénat a voté à l’unanimité. Le sénat polonais a en outre recommandé sa candidature au prix Nobel pour la Paix.

Page soumise à la licence GFDL. Source : Wikipédia.org (Historique)

Rav Kook, Ben Gourion et Rabbi de Loubavitch : trio marquant des 60 ans d’Israël

Article paru dnas "Aroutz 7"par Raphael Aouate

Ne gardons pas plus longtemps le secret : la personnalité dont l’influence a été la plus forte sur l’identité juive du pays est le Rav Avraham Itshak Ha Cohen Kook, avec 28%. Ainsi, les milliers de participants au questionnaire proposé par Ynet et Guésher ont majoritairement élu le dirigeant symbole du sionisme religieux à la première place du classement. Paradoxalement, le Rav Kook n’aura pas eu la joie d’assister à l’avènement de l’état, en ce cinquième jour du mois de Iyar de l’année 1948.

En seconde position, on trouve le premier dirigeant de l’état, David Ben Gourion., avec 22%

En troisième position, les internautes ont opté pour Rabbi Ménahem Mendel Schneerson, plus connu comme "Rabbi de Loubavitch", avec 18%.

En quatrième place, on trouve le penseur et instigateur de l’état d’Israël, Benyamin Zéev Herzl, avec 8%. En cinquième position enfin, le Rav Ovadia Yossef, avec 6%.

Viennent ensuite, le professeur Yéshayahou Leibowitz, le Rav Eléazar Ménahem Shah et Shlomit Aloni. Les deux derniers de la liste des 10, sont les écrivains Nahman Bialik et Hana Senech.

Sur un plan plus général, ces mêmes internautes se sont vus demander quel était le groupe ayant le plus influencé le caractère juif de l’Etat d’Israël. Une majorité (24%) a désigné les soldats de Tsahal, puis 21% pour les Rabanim, 20% pour les hommes politiques et 16% pour les personnalités du monde culturel et intellectuel.

L’autre question était de savoir quels sont les modèles les plus importants pour la jeunesse : les intellectuels et gens de culture arrivent en première place (31%), puis les soldats de Tsahal (20%), les Rabbins (16%) et les politiciens en dernière position avec seulement 6% des voix.

La directrice du sondage et de l’Association Guésher, Shoushi Bakar, tient à souligner la faible représentation des intellectuels et artistes : "Les modèles choisis pour la jeunesse future ne sont pourtant pas considérés comme influents pour le passé et le caractère juif de notre pays. Ce qui ressort avec évidence est également le manque flagrant de confiance vis-à-vis du monde politique. Je proposerais des initiatives éducatives visant à changer cette vision, tant à la maison qu’à l’école. Ceci afin de créer un lien plus fort entre la population et les artistes ou les intellectuels. Il ne faut pas laisser les célébrités de la téléréalité devenir les modèles des générations à venir".

Un Israélien tué par un tir de mortier, raids israéliens à Rafah

israeleinmo.jpgKFAR AZA, Israël ,le 10/05/08 - Un civil israélien a été tué vendredi au kibboutz de Kfar Aza, dans le sud de l'Etat juif, par un tir de mortier palestinien venant de la bande de Gaza, annonce la police israélienne et des ambulanciers.

Tsahal a mené peu après une série de raids aériens sur des positions du Hamas à Rafah, et Khan Younès, dans la bande de Gaza, où cinq militants du Hamas ont trouvé la mort, dit-on de sources proches des services médicaux palestiniens et du Hamas

Des activistes du Hamas, au pouvoir à Gaza, ont revendiqué les tirs contre le kibboutz de Kfar Aza.

Une porte-parole de l'armée israélienne a déclaré que les raids israéliens avaient été lancé en représailles aux attaques persistantes.

Les activistes palestiniens tirent fréquemment des roquettes ou des mortiers de fabrication artisanale de Gaza sur les localités israéliennes frontalières. Ces attaques sèment la terreur mais font rarement des morts.

Les services d'ambulance ont précisé que la victime était un homme d'âge moyen et que trois autres personnes avaient été blessées.

La dernière attaque meurtrière du genre remonte au 27 juin, lorsqu'un civil israélien avait été tué lors d'échanges de tirs de part et d'autre de la frontière.

Tsahal avait riposté en intervenant massivement pendant plusieurs jours dans la bande de Gaza, faisant plus de 120 morts - pour beaucoup des civils - dans la population palestinienne.

Menton : Joseph Joffo à Maurois pour parler de son métier d'écrivain

Article paru dans "maville.com",le 12/05/08

Dans le cadre du programme scolaire, les élèves de 3e du collège Maurois ont lu « Un sac de billes », célèbre autobiographie de Joseph Joffo qui a été traduite en dix-huit langues.

L'auteur, enfant juif ayant échappé aux Allemands durant la seconde guerre mondiale, s'est réfugié à Menton lorsqu'il fuyait les persécutions. Comme ils ont beaucoup apprécié son libre, les élèves ont suggéré à leur professeur de Français de lui demander de revenir... et c'est avec une grande joie qu'il a acceptée !

De retour d'une conférence à la British School de La Haye et après avoir honoré une invitation au festival du livre de Genève, il sera dans les murs à la fin de la semaine.

Le jeudi 15 mai, il évoquera le métier d'écrivain auprès d'élèves de cinquième. Sur intervention sera suivie de la cérémonie au cours de laquelle le député maire lui remettra la médaille d'or de la ville.

Le lendemain, au cinéma Eden, il tiendra une conférence pour les élèves, surtout des 3e mais pas seulement.

Enfin, le samedi matin, à partir de 9 h, une séance de signatures aura lieu à la Librairie de la presse, place Saint-Roch. N'hésitez pas à venir le rencontrer.