Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

A l occasion du 60e anniversaire de l Etat d Israël, plusieurs émissions de télévision

- Mercredi 14 mai à 20h50, le magazine de France 3

« Droit d’inventaire » présenté par Marie Drucker en compagnie de Max Gallo consacrera la soirée à « Israël : quand l’utopie fait l’Histoire »
- Jeudi 22 mai, en dernière partie de soirée, France 2 rediffusera la documentaire de Charles Enderlin, « Les Années de sang, Israël-Palestine ».


Multidiffusion le 13 mai à 10h50

Eretz Israël, vers la Terre promise
En 1945, deux ans avant la longue errance de l’Exodus, de jeunes juifs américains et canadiens acheminent clandestinement en Palestine trente mille rescapés de la Shoah à bord de deux navires. Récit d’une incroyable odyssée.

Multidiffusion le 13 mai à 10h50

Mai 1948, la bataille de Jérusalem
Palestine, mai 1948. Un nouveau Proche-Orient est sur le point de se constituer, l’affrontement se focalise autour de Jérusalem. Pour les Juifs, c’est la naissance de l’État d’Israël. Pour les Palestiniens, c’est la naqba, la “catastrophe”. Trois témoignages s’entrecroisent pour raconter la première guerre israélo-arabe.

Rediffusion le 15 mai à 14h00

La classe de cinéma
Réalisateur: Uri Rosenwaks
Pendant dix-huit mois, le cinéaste Uri Rosenwaks a vécu à Rahat, au coeur du désert du Néguev.
Son objectif : apprendre aux femmes bédouines à réaliser des films.

Mardi 13 mai 2008 à 23h00
Multidiffusion le 18 mai à 1h10 et le 23 mai à 10h00

Le club du cimetière
En filmant sa grand-tante et sa grand-mère, rescapées de la Shoah, dans les réunions d’un club du troisième âge pas comme les autres, la réalisatrice fait le portrait, émouvant et drôle, d’une génération fondatrice d’Israël, en passe de disparaître.

Mercredi 14 mai 20H50 avec Marie Drucker FR3

Israël : quand le rêve fait l'Histoire


Dimanche 18 mai 2008 à 23h55
Multidiffusion le 22 mai et le 27 mai à 1h20

Souvenirs
Le voyage en Europe d’un cinéaste israélien et de son père octogénaire qui a combattu dans la Brigade juive de l’armée britannique. Leurs “souvenirs” sont l’occasion de réflexions pleines d’humour sur la distorsion entre mémoire personnelle et vérité historique.

Mercredi 21 mai 2008 à 21h00

Multidiffusion le 26 mai à 3h00 et le 3 juin à 10h00
Le dernier combat d’Ariel Sharon
Le nom d’Ariel Sharon accompagne l’histoire de l’État d’Israël depuis son origine, cristallisant les sentiments d’admiration ou de haine des acteurs du conflit israélo-arabe. Retour sur SON parcours.


Bush revient en Israël en plein scepticisme sur un accord de paix

JERUSALEM ,le 14/05/08 - Le président américain George W. Bush arrive mercredi à Jérusalem pour participer aux célébrations des 60 ans d'Israël et pousser à un accord israélo-palestinien auquel il dit toujours croire, malgré un scepticisme qui va grandissant à mesure qu'approche la fin de son mandat.

M. Bush était attendu vers 11H00 locales (8H00 GMT) à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv, avant de rallier Jérusalem pour son deuxième séjour en quatre mois, lui qui n'avait jamais mis les pied en Israël en sept ans de présidence avant janvier dernier.

Il devait être accueilli par le président Shimon Peres et le Premier ministre Ehud Olmert, avant de rejoindre Jérusalem par l'autoroute fermée à toute circulation. Des entretiens sont ensuite prévus avec M. Olmert en présence de la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, du ministre de la Défense Ehud Barak et du chef d'état-major Gaby Ashkenazi.

Cette présence renouvelée de M. Bush est volontiers considérée comme la manifestation d'un engagement en faveur de la paix que beaucoup jugent très tardif. Ce voyage a toutefois lieu sous de sombres auspices, avec des négociations qui piétinent, les nouveaux soupçons de corruption qui pèsent sur M. Olmert et d'alarmantes tensions chez le voisin libanais. M. Bush veut parvenir avant fin 2008, alors que son mandat arrive à son terme en janvier 2009, à un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.

C'est ce que M. Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas se sont engagés à essayer de réaliser à Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007, sous l'égide de M. Bush. En bientôt six mois, le scepticisme qui a accueilli la promesse de résoudre un conflit aussi vieux qu'Israël n'a fait que se renforcer.

M. Bush a assuré avant de quitter Washington qu'il continuait à croire à un accord qui serait selon lui une "description" de ce que serait un Etat palestinien. "Nous allons continuer à travailler dur, et je crois que nous pouvons réussir à définir un Etat (palestinien) d'ici à la fin de ma présidence", a-t-il dit à la télévision israélienne. M. Olmert a fait état mardi de "progrès réels" dans les négociations.

Et, devant les ennuis judiciaires de M. Olmert, M. Bush a prudemment souligné que les négociations étaient une affaire de gouvernements et non de personnes, tout en disant que, pour lui, le Premier ministre était un "gars honnête". L'administration a déconseillé d'attendre une percée. M. Bush n'a pas prévu à ce stade de réunir MM. Olmert et Abbas. Il rencontrera ce dernier samedi en Egypte, à l'occasion d'un forum économique.

La Maison Blanche, qui a prudemment fait valoir que le voyage était aussi motivé par le 60e anniversaire d'Israël, a assuré ne pas oublier les épreuves endurées par les Palestiniens. "Je leur dis que je me préoccupe profondément des Palestiniens et de leur avenir", a dit M. Bush à la BBC. Contrairement à sa précédente visite, il n'ira pas en Cisjordanie.

Les Palestiniens ont toutefois annoncé des manifestations jeudi à Gaza et en Cisjordanie pour marquer le 60e anniversaire de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour eux la création d'Israël en 1948. M. Bush prononcera son premier discours devant la Knesset le même jour.

Il gagnera l'Arabie saoudite vendredi où il devrait presser le roi Abdallah de contenir la flambée des prix du pétrole.

Le week-end, il sera à Charm el-Cheikh en Egypte, pour un forum économique sur le Proche-Orient. Il en profitera pour rencontrer samedi le président afghan Hamid Karzaï, et dimanche des dirigeants irakiens et le Premier ministre libanais Fouad Siniora.

Les graves tensions entre la majorité antisyrienne appuyée par l'Occident, dont est issu le gouvernement Siniora, et l'opposition conduite par le Hezbollah radical, soutenu par l'Iran et la Syrie, risquent de beaucoup occuper les esprits lors du voyage de M. Bush.

Sentier II : la Barclays clame sa "totale sincérité" contre le blanchiment

PARIS ,le 14/05/08 - Les dirigeants passés et présents de Barclays-France ont assuré mardi que la banque britannique avait lutté avec une "totale sincérité" contre le blanchiment d'argent frauduleux dont elle est accusée au procès dit du Sentier II devant le tribunal correctionnel de Paris.

Ce procès d'ampleur (151 prévenus, audiences du 4 février à début juillet) vaut à quatre banques d'être jugées pour blanchiment aggravé: la Société générale, la Société marseillaise de crédit, la Banque nationale du Pakistan et la Barclays-France.

Cette dernière, branche française de la 14e banque mondiale, en tant que personne morale, ainsi que quatre de ses salariés dans les années 1990 sont soupçonnés d'avoir abrité en connaissance de cause des fonds d'origine frauduleuse sur les comptes d'associations liées à la famille Rotnemer.

Les Rotnemer père et fils sont à l'origine de nombreuses structures finançant des écoles religieuses, crèches ou encore jardins d'enfant de la communauté juive.

La Fondation communautaire pour l'enseignement et l'éducation (FCEE), créée par Elie Rotnemer et reprise par ses fils Joseph, Raphaël et David, disposait d'un compte à la Barclays depuis 1991.

Selon l'accusation, la FCEE a financé plusieurs associations au moyen de prêts jamais remboursés, transformés en subventions et faisant ensuite l'objet de retraits d'argent au bénéfice de Joseph Rotnemer ou de son entourage.

Les sommes collectées par la FCEE provenaient notamment, d'après l'enquête, de détournements de la taxe d'apprentissage ou encore de dons versés par des entreprises en contrepartie de versements en espèces au bénéfice de leurs dirigeants.

Entre 1997 et 2001, les mouvements sur les sept comptes ouverts à la Barclays-France au nom de la FCEE ou de ses associations satellites ont représenté un total de 61 millions de francs (plus de 9 millions d'euros). Environ 22 MF ont été retirés en espèces et 24 MF ont fait l'objet de chèques encaissés à l'étranger, principalement en Israël où Joseph Rotnemer est réfugié depuis 1998.

L'enquête a montré que les retraits d'espèces dans des agences parisiennes de la Barclays avaient diminué après la fuite de Joseph Rotnemer et qu'en parallèle, les chèques encaissés en Israël avaient augmenté depuis cette époque.

Il est reproché à la Barclays-France un contrôle inefficace des opérations en cause. Certains des bénéficiaires n'avaient notamment rien à voir avec l'objet des associations concernées.

Parlant d'une "affaire désastreuse", le directeur général de 1998 à 2002, Henri-Paul Pellegrino, a assuré mardi que les chèques étaient "parfaits du point de vue de leur validité apparente".

Son successeur, Pascal Roché, représentant de la banque en tant que personne morale, a insisté sur un "système de contrôle très en avance" pour l'époque à travers notamment une "séparation entre les fonctions commerciales et les fonctions de contrôle".

Dans les années 90, il y avait "une totale sincérité de la banque par rapport à ses obligations" dans la lutte contre le blanchiment fixées par deux lois de 1990 et 1996, a insisté l'actuel directeur général.

Le ministère public n'a pas requis le renvoi de la Barclays-France devant le tribunal, excluant "toute collusion frauduleuse" de la banque avec les fraudeurs présumés. Le magistrat instructeur a été d'un avis contraire, ordonnant le renvoi de la Barclays-France pour avoir apporté son "concours à des opérations de blanchiment".

Julien Dray devant la justice pour avoir stigmatisé "l'effet Dieudonné"

PARIS ,le 14/05/08 - Deux ans après la mort d'Ilan Halimi, jeune juif torturé à mort dans une cité des Hauts-de-Seine, le porte-parole du PS, Julien Dray, a réaffirmé mardi devant le TGI de Paris que l'humoriste Dieudonné, qui le poursuit en diffamation, avait contribué à créer un climat d'antisémitisme, propice à ce meurtre.

Le parquet a requis la relaxe du député de l'Essonne. Le jugement a été mis en délibéré au 17 juin.

Les propos incriminés remontent à février 2006. Lors de l'émission "Parlons-en", diffusée sur La Chaîne parlementaire et consacrée à la montée de l'antisémitisme en France, M. Dray avait notamment affirmé: "On a les effets différés aujourd'hui de tout ce qu'a fait Dieudonné tout au long de ces mois et de ces années (...) Il y a un effet Dieudonné".

En mai 2006, l'humoriste, de son vrai nom Dieudonné M'Bala M'Bala, avait porté plainte pour diffamation. Il réclame 10.000 euros de dommages et intérêts.

"J'assume, Monsieur le président, ce que j'ai dit. J'aurais pu faire des excuses alambiquées, je ne l'ai pas fait", a déclaré mardi le député socialiste, qui a refusé de "se dérober".

Dieudonné a regretté "l'amalgame odieux" et "douteux" auquel s'est livré selon lui le porte-parole du Parti socialiste.

"La seule chose qui me lie à M. Fofana (le chef présumé du "gang des Barbares", soupçonné d'avoir assassiné Ilan Halimi, ndlr), c'est notre couleur de peau", a-t-il lancé, regrettant le "discours négrophobe" du prévenu.

"Ce qui vous lie à M. Fofana, ce n'est pas votre couleur de peau, c'est les a priori que vous avez partagés", a répondu M. Dray, cofondateur de l'organisation SOS Racisme.

"Jamais M. M'Bala n'a incité à la violence ou au meurtre", a affirmé l'avocate de Dieudonné, Me Lise Bornes, mettant le prévenu au défi de présenter "un semblant de preuve sur un lien entre le Gang des barbares et Dieudonné".

"Il n'y a pas de responsabilité directe, évidemment et heureusement", entre ce meurtre et Dieudonné, a répondu M. Dray, stigmatisant l'influence du fantaisiste "sur des milliers de jeunes", pour qui il est "une référence": "ils donnent foi à vos propos et peuvent réagir au premier degré".

Dieudonné "a participé à la renaissance d'un certain nombre de clichés", a renchéri l'avocat du dirigeant socialiste, Me Léon-Lef Forster.

"Qui nous dit que (les membres du Gang des barbares) s'amusaient de l'humour de M. M'Bala?", a argué Me Bornes, assurant que son client "n'avait aucunement planté ce décor macabre".

"On est là pour parler de responsabilité au sens intellectuel" et non de "responsabilité pénale", a relevé la procureure de la République, Sandrine Alimi-Uzan, pour qui deux hommes publics qui combattent dans "l'arène politique" doivent s'attendre à recevoir des critiques, sans que cela ne dépasse la liberté d'expression.

Une famille immigrant au Canada oublie son bébé dans un aéroport

OTTAWA ,le 14/05/08 - Une famille philippine qui venait d'immigrer se souviendra de sa première journée au Canada: elle a pris un avion en oubliant derrière elle son bébé de 2 ans, ont rapporté des médias locaux.

Le famille qui venait d'arriver à Vancouver (ouest du Canada) en provenance des Philippines avait dû réorganiser ses bagages trop lourds et n'avait plus que quelques minutes pour attraper un vol de correspondance pour Winnipeg, dans la province du Manitoba (centre). Dans la précipitation, les membres de la famille se sont séparés, a expliqué le père Juan Parreno au Vancouver Sun. Il pensait que le bébé était avec sa femme et les grands-parents de l'enfant, tandis que ceux-ci pensaient l'inverse.

Comme ils disposaient de place séparées dans l'avion, les membres de la familles ne se sont pas rendus compte qu'ils avaient laissé le jeune garçon derrière eux. Pendant ce temps, un employé de l'aéoroport avait découvert le bambin abandonné et des responsables d'Air Canada avaient entrepris des recherches pour retrouver les parents, une tâche d'autant plus compliquée qu'aucune disparition n'avait été signalée.

L'enfant voyageant sur les genoux de ses parents, la compagnie ne s'était pas aperçue non plus qu'il lui manquait un passager.

Finalement la compagnie a déduit que les parents devaient être des Philippins se rendant de Vancouver à Winnipeg et ont pu les faire prévenir par l'équipage. A l'arrivée à Winnipeg, le père a été remis dans un avion pour aller récupérer son fils.

Le garçonnet l'attendait patiemment dans les bureaux de la compagnie aérienne avec des jouets dénichés par le personnel pour l'occuper.

"Nous ne pensons pas qu'un incident pareil se soit déjà produit sur un vol d'Air Canada", a déclaré une porte-parole de la compagnie citée par le quotidien The National Post.

Bush dit avoir arrêté le golf par respect pour les soldats tués en Irak

WASHINGTON,le 14/05/08- Le président américain George W. Bush a déclaré dans un entretien  au journal Politico qu'il avait arrêté de jouer au golf en 2003 par respect pour les familles des soldats américains tués en Irak.

"Je crois que jouer au golf pendant une guerre envoie simplement le mauvais signal", a dit le président Bush.

"Je ne veux pas qu'une mère qui a récemment perdu un fils voie le commandant en chef des armées jouer au golf", a-t-il poursuivi. "J'estime que je dois aux familles d'être le plus solidaire possible avec elles", a-t-il ajouté.

George W. Bush a dit que sa décision remontait au 19 août 2003, date de l'attentat à Bagdad contre les bureaux de l'ONU dans lequel le responsable de la mission onusienne dans ce pays Sergio Vieira de Mello avait été tué.

"Je me rappelle lorsque De Mello, qui était aux Nations unies, a été tué à Bagdad (...) j'étais en train de jouer au golf - dans le centre du Texas je crois - et on est venu me chercher sur le parcours et je me suis dit +ça n'en vaut plus la peine+", a expliqué M. Bush.

Selon la chaîne CBS News, le dernier parcours de golf du président Bush date du 13 octobre 2003.

Les jolies fleurs d'un festival japonais étaient... des plants de pavot

TOKYO,le 14/05/08 - Une municipalité japonaise hôte d'un festival d'horticulture a été contrainte de détruire des milliers de fleurs, un policier s'étant aperçu qu'il s'agissait de plants de pavot.

Une centaine d'employés municipaux de Shimotsuma (nord de Tokyo) ont été mobilisés pour arracher et brûler un champ d'un hectare recouvert de pavots couleur lilas, a-t-on appris mercredi auprès d'une responsable de la ville.

Tout semblait pourtant prêt pour la tenue du festival annuel d'horticulture de la ville fin mai, jusqu'à ce qu'un policier soit troublé par la ressemblance de certaines fleurs avec le pavot interdit au Japon, a-t-elle précisé.

"On avait bien vu quelques-unes de ces fleurs ces dernières années, mais personne ne s'était rendu compte qu'il s'agissait d'une variété interdite... Nous sommes très surpris!", a-t-elle assuré.

Les graines des fleurs présentées au festival sont importées de l'étranger et la ville va chercher à comprendre comment des graines de pavot ont pu s'imiscer dans le stock, a précisé la responsable.

Le latex de la fleur de pavot peut être utilisé pour fabriquer de l'opium, une drogue interdite par la convention unique de l'ONU sur les stupéfiants.

Parchemin de la Mer Morte : le livre d'Isaïe au Musée d'Israël

Article paru dans "Actualitte.com",le 14/05/08

parchemin.jpgVéritable morceau d'histoires et d'Histoire, dans chacune des lignes de ces documents

Une partie du livre d'Isaïe est dévoilée à Jérusalem depuis mardi au Sanctuaire du livre pour la première fois en quarante ans. Ce parchemin de 7,3 mètres, l'un des milliers de documents découverts dans les grottes de la rive nord-ouest de la Mer Morte entre 1947 et 1949, restera au Musée d'Israël durant trois mois, dans le cadre de la commémoration de la création de l'État.

Ce texte est l'un des seuls livres parmi les manuscrits de la Mer Morte. Attribué au prophète qui vécut au VIIIe siècle avant notre ère, il garde une importance cruciale pour les juifs comme pour les chrétiens de par ses nombreuses allusions au Christ et de son avenir. Il contient également une image idyllique d'un avenir radieux et pacifique : « Ils briseront leurs épées pour en faire des socs et leurs lances pour en faire des serpes. On ne lèvera plus l'épée nation contre nation, on n'apprendra plus à faire la guerre. »

Rédigé par un scribe de Judée aux alentours de 120 avant notre ère, il avait été montré au publicparchemin2.jpg en 1965 pour la dernière fois, mais les spécialistes ayant remarqué des fissures dans le document, ils l'avaient retiré. L'ancienneté et la rareté de ces documents en font des objets très surveillés, et les plus vieux éléments en hébreu connus. Leur exposition nécessite des conditions extrêmement contrôlées et très strictes.

Un autre extrait de parchemin sera exposé, lui, au Centre des Congrès de Jérusalem, où le président Bush doit venir prendre la parole cette semaine, au cours de sa visite en Israël. Ce dernier contient le psaume 133, disant : « Voici combien il est bon et agréable pour les frères d'habiter ensemble dans l'unité. »

Israël :Bush loue l'alliance avec Israël contre "terroristes et tyrans"

JERUSALEM ,le 14/05/08 - Le président américain George W. Bush a loué l'alliance entre les Etats-Unis et Israël face aux "terroristes et aux tyrans", à son arrivée mercredi en Israël pour participer aux célébrations des 60 ans de l'Etat juif.

M. Bush, qui veut pousser à un accord israélo-palestinien auquel il dit toujours croire, malgré un scepticisme grandissant à huit mois de la fin de son mandat, a été accueilli à l'aéroport Ben Gourion près de Tel-Aviv notamment par le président Shimon Peres, le Premier ministre Ehud Olmert et son épouse Aliza.

Le président américain, accompagné de son épouse Laura, et M. Olmert se sont donné une chaleureuse accolade au pied de l'avion.

Sa visite de trois jours en Israël a lieu sous de sombres auspices, avec des négociations qui piétinent, les nouveaux soupçons de corruption qui pèsent sur M. Olmert et d'alarmantes tensions chez le voisin libanais.

En outre dans la bande de Gaza, quatre Palestiniens, dont trois membres du mouvement islamiste Hamas, ont été tués le matin lors d'incursions et raids aériens de l'armée israélienne, selon les services d'urgence palestiniens.

"Nous considérons la Terre Sainte comme un endroit très spécial et les Israéliens comme nos amis proches", a dit M. Bush dans une brève déclaration conclue d'un "shalom" (paix en hébreu), à l'issue de la cérémonie d'accueil à l'aéroport.

Il a invoqué le passé des deux pays, leur engagement pour la démocratie et leur "alliance durable contre les terroristes et les tyrans".

M. Peres a souligné que M. Bush s'était "tenu, comme personne, à nos côtés durant les matins ensoleillés et les tempêtes".

Et M. Olmert a fait valoir "l'alliance stratégique" avec Washington, un des "piliers de notre sécurité nationale".

Il s'agit de la seconde visite de M. Bush en Israël depuis celle de janvier consacrée essentiellement aux pourparlers israélo-palestiniens, lui qui n'avait jamais mis les pieds en Israël en sept ans de présidence avant janvier.

Le président américain s'est ensuite rendu à Jérusalem pour des entretiens avec M. Olmert en présence de la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, de la chef de la diplomatie israélienne Tzipi Livni, du ministre de la Défense Ehud Barak et du chef d'état-major Gaby Ashkenazi.

M. Bush voudrait présider avant fin 2008, et donc de son mandat en janvier 2009, à un accord de paix menant à terme à la création d'un Etat palestinien.

C'est ce que M. Olmert et le président palestinien Mahmoud Abbas se sont engagés à essayer de réaliser à Annapolis (Etats-Unis) en novembre 2007, sous l'égide de M. Bush.

M. Bush avait assuré avant de quitter Washington qu'il continuait à croire à un accord qui serait, selon lui, une définition d'un Etat palestinien.

M. Olmert a fait état mardi de "progrès réels" dans les négociations.

Devant les ennuis judiciaires de M. Olmert, M. Bush a prudemment souligné que les négociations étaient une affaire de gouvernements et non de personnes, tout en disant que, pour lui, le Premier ministre était un "gars honnête".

L'administration américaine a déconseillé d'attendre une percée. M. Bush n'a pas prévu à ce stade de réunir MM. Olmert et Abbas. Il rencontrera ce dernier samedi en Egypte, à l'occasion d'un forum économique, et ne se rendra par en Cisjordanie.

"Nous ne souhaitons pas la bienvenue à Bush et aux présidents hypocrites qui veulent faire plaisir au diable américain", a dit le plus influent des chefs du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, lors d'une cérémonie à l'occasion de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour les Palestiniens la création d'Israël en 1948.

Les Palestiniens ont prévu des manifestations jeudi à Gaza et en Cisjordanie pour marquer la "Nakba".

Le même jour, M. Bush prononcera son premier discours devant la Knesset, qui sera boycotté par les députés arabes israéliens.

Après Israël, il gagnera vendredi l'Arabie saoudite et samedi l'Egypte où il doit aussi rencontrer le Premier ministre libanais Fouad Siniora.