Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Une roquette s'abat sur Israël au moment où Bush parle d'optimisme

bushisral.jpgJERUSALEM ,le 15/05/08- Le président George W. Bush a été, peu après son arrivée mercredi à Jérusalem, confronté aux violences israélo-palestiniennes, alors même qu'il venait affirmer son espoir en un accord de paix malgré un pessimisme largement répandu.

Venu à la fois participer aux célébrations du 60ème anniversaire d'Israël et aider Israéliens et Palestiniens à conclure un accord de paix avant la fin de son mandat, en janvier 2009, M. Bush a parlé "d'espoir" et de "l'optimisme" que lui inspirait l'histoire d'Israël, comme seule véritable démocratie au Proche-Orient. "Ce qui s'est passé ici est possible partout ailleurs", a-t-il proclamé, s'attirant la colère des Palestiniens.

Mais sur le terrain, une roquette tirée de la bande de Gaza, territoire contrôlé par l'organisation radicale anti-israélienne Hamas, s'abattait sur un centre commercial d'Ashkelon (sud d'Israël) et faisait 14 blessés, dont quatre graves, selon les services de secours israéliens.

Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et les Comités de résistance populaire (CRP) ont revendiqué dans des communiqués cette attaque, saluée par la branche militaire du Hamas.

Quatre Palestiniens, dont trois membres du Hamas, ont été tués plus tôt lors d'opérations de l'armée israélienne à Gaza, selon les services d'urgence palestiniens.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a qualifié l'attaque d'Ashkelon "d'absolument intolérable et inacceptable. Le gouvernement d'Israël est déterminé à ce que cela cesse et nous prendrons les mesures nécessaires jusqu'à ce que cela cesse".

Sans faire explicitement référence à ce tir de roquette, M. Bush a affirmé la nécessité de se montrer "fermes" et "forts face à ceux qui assassinent des innocents pour atteindre leurs objectifs". Il avait dit plus tôt l'intention des Etats-Unis de se tenir "fermement aux côtés d'Israël aussi bien qu'aux côtés des Palestiniens qui ne partagent pas (la) vision" du Hamas.

Un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, a clairement condamné l'attaque "terroriste" en l'imputant au Hamas que la paix "n'intéresse pas".

La visite de trois jours de M. Bush en Israël, la deuxième en quatre mois, s'annonçait déjà sous de sombres auspices, avec des négociations de paix qui piétinent, les nouveaux soupçons de corruption qui pèsent sur M. Olmert et d'alarmantes tensions chez le voisin libanais.

Mais elle s'est en plus accompagnée de réactions indignées chez les Palestiniens et les Arabes israéliens à la participation de M. Bush à l'anniversaire de ce qu'ils considèrent eux comme la "Nakba", la "catastrophe".

A l'occasion de ses entretiens avec le président israélien Shimon Peres et M. Olmert, M. Bush a décrit un accord de paix comme une "vision" à laquelle adhèreraient les Palestiniens "raisonnables", à la différence de ceux du Hamas dont "l'objectif déclaré (...) est la destruction d'Israël".

Il a inscrit un tel accord dans le contexte plus large de l'engagement des Etats-Unis en faveur de la démocratie au Proche-Orient.

Il a ainsi assuré le soutien des Etats-Unis, à Israël face à la "menace existante d'une arme nucléaire iranienne", et au gouvernement pro-occidental libanais face au Hezbollah, organisation soutenue par l'Iran et la Syrie.

"Le Hezbollah, qui est soi-disant le protecteur des Libanais contre Israël, s'est maintenant retourné contre son propre peuple", a dit M. Bush qui a dénoncé la situation au Liban comme une entreprise iranienne pour "déstabiliser cette jeune démocratie".

Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a dit à plusieurs reprises qu'Israël devait être "rayé de la carte", a affirmé que les peuples de la région "déracineront" l'Etat hébreu à la première occasion.

"Nous ne souhaitons pas la bienvenue à Bush et aux présidents hypocrites qui veulent faire plaisir au diable américain", a dit le plus influent des chefs du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, lors d'une cérémonie à l'occasion de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour les Palestiniens la création d'Israël en 1948.

Les Palestiniens ont prévu des manifestations jeudi à Gaza et en Cisjordanie pour marquer la "Nakba".

Le même jour, M. Bush prononcera son premier discours devant la Knesset, qui sera boycotté par les députés arabes israéliens.

Proche-Orient: devant la Knesset, Bush doit dénoncer les extrémistes

JERUSALEM ,le 15/05/08 - Le président américain George W. Bush devait dénoncer jeudi, dans son premier discours devant le parlement israélien, les menées du Hamas, du Hezbollah et de l'Iran au moment où ceux-ci font barrage à ses projets pour le Proche-Orient.

Mais son intervention à la Knesset pour le 60e anniversaire de l'Etat d'Israël s'annonçait accompagnée de protestations qui risquaient d'alourdir encore l'ambiance autour de son séjour, le deuxième en Israël en quatre mois.

Avant de prendre la parole pour ce qui s'annonce comme le moment fort d'un voyage de cinq jours dans la région, M. Bush devait se rendre par hélicoptère sur le site historique de Massada, à l'est d'Israël, où, au cours du premier siècle, des juifs révoltés préférèrent se suicider que de se livrer aux Romains et qui est devenu un archétype de la résistance juive.

Le symbole et l'altitude d'environ 400 m au-dessus de la Mer Morte ne devaient guère éloigner M. Bush des réalités qui ont obscurci son déplacement avant même qu'il ne commence.

Quand il s'adressera aux membres de la Knesset lors d'une séance spéciale, les Palestiniens commémoreront, eux, le 60e anniversaire de la "Nakba", la "catastrophe" que fut pour eux la création d'Israël en 1948 sur trois quarts de la Palestine historique.

Les Palestiniens annoncent une marche massive dans le centre de Ramallah, en Cisjordanie, dans cette partie des Territoires sur laquelle l'un des principaux acteurs des négociations de paix, Mahmoud Abbas, a pourtant encore le contrôle.

Le Hamas, organisation radicale qui refuse de reconnaître Israël, a annoncé une manifestation de colère devant Erez, le principal point de passage entre le territoire, qu'il a mis sous sa coupe en juin 2007, et Israël.

Le mouvement islamique arabe en Israël a prévu de protester devant la Knesset pendant le discours de M. Bush. Neuf députés arabes israéliens avaient l'intention de boycotter la séance.

Ces manifestations ne font que confirmer les sombres présages qui ont précédé la venue de M. Bush, avec des négociations qui piétinent pour un accord de paix, un Premier ministre israélien Ehud Olmert en butte au soupçon de corruption et d'alarmantes tensions chez le voisin libanais.

Mercredi, au moment où M. Bush parlait "d'espoir" et "d'optimisme", une roquette tirée de la Bande de Gaza s'abattait à Ashkelon, dans le sud d'Israël, et faisait 14 blessés.

L'attaque a été revendiquée par le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) et les Comités de résistance populaire. Elle a été saluée par la branche militaire du Hamas. Elle a suscité une vigoureuse mise en garde de M. Olmert.

La participation de M. Bush au 60e anniversaire d'Israël conforte chez beaucoup d'Arabes et de Palestiniens la conviction d'un parti pris presque aveugle pour l'allié israélien.

M. Bush se défend en affirmant avoir été le premier président américain à appeler à la création d'un Etat palestinien.

La Maison Blanche dit que, si M. Bush célèbre le 60e anniversaire d'Israël, il n'oublie pas pour autant les souffrances des Palestiniens.

Elle a laissé entrevoir la possibilité que M. Bush les évoque dans son discours à la Knesset.

Mais M. Bush affirme que le meilleur moyen de résorber ces souffrances, c'est en créant un Etat palestinien, et que pour cela les Palestiniens doivent se détourner du Hamas et des fauteurs de violence.

Dans son discours jeudi, il devait inscrire la création d'un tel Etat dans son combat plus large et très controversé pour la propagation de la démocratie au Proche-Orient, a dit un de ses porte-parole Gordon Johndroe.

Il devait ainsi non seulement réaffirmer qu'Israël est "l'ami et l'allié le plus proche des Etats-Unis", mais aussi que les Etats-Unis "continueront à travailler en partenariat avec d'autres pays dans le monde pour contrer les extrémistes, y compris le Hamas, le Hezbollah, Al-Qaïda, et pour répondre aux ambitions nucléaires militaires de l'Iran", a dit M. Johndroe

Besançon met en bouteille son eau du robinet gazéifiée

BESANÇON ,le 15/05/08 - La ville de Besançon a entamé cette semaine la mise en bouteille de son eau du robinet gazéifiée, la "Bisontine pétillante", une opération menée dans un esprit de solidarité et de développement durable.

La production sera commercialisée en majeure partie dans les bars et restaurants de la ville, ainsi que dans des supermarchés locaux.

Le maire de Besançon (123.000 habitants), Jean-Louis Fousseret, est formel: si l'eau du robinet de la ville est aujourd'hui gazéifiée et vendue en bouteille, c'est avant tout la preuve de son excellente qualité.

En 2006, la municipalité certifiait (ISO 9001 et ISO 14001) son eau du robinet en déposant la marque la "Bisontine". Selon M. Fousseret, près de 300 analyses, effectuées par la DDASS (Direction régionale des affaires sanitaires et sociales) du Doubs et le Service hygiène et santé de la ville garantissent une eau municipale parfaitement saine. "L'eau est un bien commun dont nous devons garder la maîtrise", dit-il, ajoutant que Besançon est parmi les villes où l'eau est la moins chère de France (environ 0,2 centime d'euro le litre).

La commercialisation de la Bisontine pétillante en bouteille répond à une logique de développement durable, explique le maire: l'utilisation de bouteilles en verre consignées plutôt qu'en plastique permet de laver et de réutiliser les emballages et d'éviter ainsi les déchets.

Afin de limiter la pollution induite par les transports, l'eau est prélevée au coeur du département du Doubs, dans quatre sources différentes, en particulier dans la rivière de la Loue, à Chenecey-Buillon.

Le dispositif évite à la production de la Bisontine d'être "complètement tributaire d'une seule source. Le rééquilibrage est possible en cas de sécheresse", souligne Christophe Lime, adjoint municipal aux eaux et assainissements.

Vêtus de blouses blanches, Sébastien et ses collègues s'affairent dans les locaux du Centre de Handicapés au Travail (CHAT) de la ville de Besançon. Ils préparent les bouteilles. Dans un souci de solidarité, la pose des capsules en verre et caoutchouc rouge, est réservée aux travailleurs du CHAT.

Huit d'entre eux prennent part à la production de la Bisontine pétillante. "On clipse les capsules sur les bouteilles en verre, et on les place sur des palettes en carton", explique l'un des travailleurs, concentré et ravi.

Vient ensuite l'embouteillage. Dans la même rue que le CHAT, se trouve l'usine d'embouteillage du producteur franc-comtois de limonade Rieme boisson, détenteur de la licence de la Bisontine pétillante.

"Nous avons calqué le modèle de production de la limonade, pour limiter les coûts. Les machines et les bouteilles sont les mêmes", fait remarquer Christophe Lime.

Le précieux liquide est gazéifié dans de grandes machines avant d'être versé dans les bouteilles qui progressent, alignées, sur un tapis roulant. En fin de chaîne, l'étiquette "la Bisontine pétillante" est appliquée sur le verre.

Dans une ville où les vestiges d'un aqueduc romain rappellent une préoccupation précoce pour la gestion des eaux, la municipalité espère vite dépasser les 100.000 bouteilles annuelles, seuil maximal autorisé aujourd'hui.

Le bilan officiel du séisme du Sichuan pourrait atteindre 50.000 morts

LUOSHUI, Chine le 15/05/08 - Alors que le bilan officiel du séisme dans le centre de la Chine pourrait atteindre 50.000 morts pour la seule province du Sichuan, le gouvernement central a lancé un inhabituel appel à la population pour rassembler des équipements de secours, et accepté pour la première fois depuis la catastrophe la présence d'une équipe étrangère sur son sol, des experts japonais qui devaient arriver dans la journée.

Selon le Conseil d'Etat (gouvernement) cité par la télévision officielle CCTV, le tremblement de terre de lundi pourrait avoir fait jusqu'à 50.000 morts. Les autorités du Sichuan avaient auparavant fait état d'un bilan confirmé de 19.505 morts. Ces chiffres sont encore susceptibles de s'alourdir, en raison des dizaines de milliers de personnes toujours bloquées sous les décombres ou portées disparues.

Plus de 72 heures après le séisme de magnitude 7,9, l'espoir de retrouver des survivants dans les décombres diminuait peu à peu, même si la chaîne publique CCTV a diffusé les images d'une femme de 22 ans retrouvée vivante dans la ville de Dujiangyan. Mais les autorités ont pu, pour la première fois jeudi, user d'équipements lourds dans les zones les plus touchées, où des soldats dépêchés en hélicoptère ou par voie fluviale avaient dû auparavant entamer les recherches à mains nues.

Le gouvernement a par ailleurs mobilisé jeudi 101 hélicoptères supplémentaires dans les zones de la province de Sichuan coupées du monde par des glissements de terrain provoqués par le séisme. Il s'agit de 71 nouveaux hélicoptères militaires et 30 hélicoptères civils, selon le ministère de la Défense cité par Chine nouvelle.

Dans le même temps, soulignant l'ampleur du désastre, le ministère de l'Industrie et de l'Information a lancé un appel à la population pour qu'elle prête des équipements de secours afin de faciliter les recherches de survivants. Le ministère demande aux Chinois d'apporter des équipements aussi divers que des marteaux, des pelles ou encore des outils de démolition en passant par des grues et autres instruments de levage ainsi que des canots pneumatiques.

Par ailleurs, le gouvernement japonais a commencé à dépêcher jeudi une équipe d'environ 60 secouristes et experts médicaux, selon le ministère nippon des Affaires étrangères. C'est la première fois depuis lundi que la Chine accepte la présence d'agents étrangers sur son territoire. Trente personnes étaient en route pour le Sichuan jeudi, et seront suivis par 30 autres vendredi, avant l'arrivée plus tard des experts médicaux, selon la diplomatie japonaise.

Tokyo avait déjà annoncé la veille le déblocage d'une aide de 500 millions de yens (3,08 millions d'euros) en aide d'urgence et en matériels de secours tels que des couvertures de survie et des tentes.

La Croix-Rouge de Taïwan a également annoncé que Pékin, pourtant hostile à l'île qu'elle considère comme faisant partie de son territoire, a accepté l'envoi d'une équipe de 20 secouristes taïwanais.

Dans la province de Sichuan, 44 comtés et districts ont été affectés par le séisme. Environ le moitié des 20 millions d'habitants de la région sont directement concernés par les conséquences de la secousse, selon Chine Nouvelle. On comptait cependant des dizaines de milliers de sans-abris.

Jeudi, les secouristes sont parvenus à ouvrir l'accès à deux secteurs situés non loin de l'épicentre, atteignant la frontière du conté de Wenchuan et traversant le conté de Beichuan, selon Chine nouvelle.

Le commandement militaire de Chengdu, capitale du Sichuan, devait continuer le largage de vivres jeudi avec 50.000 rations de nourriture et 5.000 couvertures, ainsi que des vêtements. En tout, plus de 116.000 soldats et policiers ont été mobilisés depuis lundi.

Les soldats se sont également précipité pour renforcer un barrage fragilisé par le séisme. Chine nouvelle a rapporté que des fissures "extrêmement dangereuses" étaient apparues dans le barrage de Zipingpu, en amont de Dujiangyan, non loin de l'épicentre du séisme, de Wenchuan, et de Chengdu. Quelque 2.000 soldats ont été dépêchés sur place pour effectuer les travaux de réparation. L'agence officielle a estimé que la ville de Dujiangyan serait submergée si le barrage venait à céder.

Le ministère des Ressources en eau a demandé un contrôle des réservoirs dans tout le pays tandis que l'agence de planification économique a annoncé que près de 400 barrages, petits pour la plupart, avaient été endommagés par le séisme.

On ne signalait pour l'heure aucune épidémie, selon le ministre adjoint de la Santé Gao Qiang. Les secouristes s'efforçaient de prévenir la contamination de l'eau potable et d'enterrer les corps pour éviter la propagation de bactéries. Ainsi, à Luoshui, les soldats ont creusé une fosse à l'aide d'une pelleteuse en haut d'une colline pour y enterrer les morts.

Par ailleurs, 33 touristes américains, britanniques et français ont été héliportés de Wolong à Chengdu jeudi matin, selon Chine nouvelle, qui précisait qu'ils étaient tous en bonne santé.

Tir de roquette sur Ashkelon

JERUSALEM,le 15/05/08 - Une roquette tirée de la Bande de Gaza a touché mercredi un centre commercial dans la ville israélienne d'Ashkelon (sud), faisant au moins 14 blessés dont deux enfants et laissant craindre des représailles de l'Etat hébreu, selon la police et les secouristes.

Parmi les personnes sérieusement blessées figurent une femme et sa jeune fille, ainsi qu'une autre femme et un autre enfant, ont précisé des responsables hospitaliers.

La roquette est tombée sur le toit du centre commercial "Hutzot" d'Ashkelon, provoquant un trou et la chute d'un amas de béton et de métal.

L'attaque a été revendiquée à la fois par le Djihad islamique et par un groupe armé proche du Hamas, les Comités de résistance populaire. Plus tôt dans la journée, cinq Palestiniens avaient été tués lors d'opérations de l'armée israélienne dans la Bande de Gaza.

Depuis peu, les militants palestiniens ont acquis des roquettes à plus longue portée, leur permettant de viser Ashkelon, une ville de 110.000 habitants située à 15km de la frontière avec la Bande de Gaza.

Cette attaque intervient au jour anniversaire de la création de l'Etat d'Israël et en pleine visite du président américain George W. Bush pour ce 60e anniversaire.

La surprise de Gad Elmaleh ce soir : il s'appellera... Coco !

Ce soir, dans Le Grand Journal de Canal+, présenté par Michel Denisot en direct de la plage du Martinez, Gad Elmaleh réserve une belle surprise aux téléspectateurs.Comme il l'avait fait chez Thierry Ardisson lors de la promotion de Chouchou en 2003, le comédien et humoriste français, sera sur le plateau, mais dans la peau d'un autre de ses personnages : Coco.

Issu du sketch L'éclatante, tiré du spectacle La vie normale, Coco est un père juif exubérant et extravagant, un self made man prêt à utiliser tous les moyens possibles et imaginables, même les plus farfelus, pour que son fils puisse bénéficier de la bar-mitsva la plus sensationnelle de l'univers (voir les détails du film ici).

Coco sera le premier film en tant que réalisateur pour Gad Elmaleh, 37 ans, et devrait sortir sur les écrans français le 1er avril 2009.

Une brésilienne de 28 ans veut battre le record du monde des plus gros implants mammaires

Sheyla Hershey, une jeune femme de 28 ans, a déjà sa place dans la version Brésilienne du Livre des Records dans la catégorie des implants mammaires. Néanmoins, elle souhaite aller encore plus loin, et s'attaquer au record du monde en la matière.

Pour se faire opérer, elle devra obtenir une autorisation spéciale et se rendre au Brésil, où les lois sur la chirurgie esthétique sont plus souples qu'aux Etats-Unis, où elle vit.

Son objectif est désormais le suivant: battre le mythique record de Lolo Ferrari.

Dans une interview, cette épouse et mère de famille a déclaré : "nous avons tous un rêve au fond de nous-mêmes, pas vrai ? Et c'est bon de pouvoir faire en sorte que nos rêves deviennent réalités".

Actuellement, la poitrine de Sheyla est remplie d'environ 1 litre et demi de silicone dans chaque sein.

Le docteur Manny Alvarez tempère les envies de la jeune femme: "cette demoiselle dit qu'elle veut être plus jolie, mais à un moment il faut se pencher sur la définition de ce qui est "jolie". On a pas encore beaucoup parlé de l'addiction à la chirurgie esthétique, mais je pense que cette jeune femme s'en rapproche".

Quoi qu'il en soit, et toujours selon ce médecin, un chirurgien esthétique doté d'un minimum d'éthique devra discuter avec Sheyla des risques encourus avec l'opération. En effet, l'intervention peut provoquer un pincement des nerfs, des spasmes musculaires, et une infection des tissus.

Sheyla Hershey a déjà subi pas moins de 8 opérations de chirurgie mammaire. Actuellement, le record en la matière est détenu par une certaine Chelsea Charms.

La vidéo de Sheyla Hershey

Grèce: découverte rare d'un "foetus parasite" sur une fillette de 9 ans

LARISSA, le 15/05/08- Des médecins grecs de l'hôpital de Larissa (centre) ont retiré du corps d'une fillette de neuf ans un feotus qu'elle portait dans le ventre depuis sa naissance, un phénomène rare de "foetus parasite", a-t-on appris jeudi de sources hospitalières.

Selon les médecins, l'enfant, qui n'a eu aucune complication médicale après cette opération, portait un foetus de 6 cm sur lequel "on distinguait des cheveux et des yeux".

Connue aussi sous le nom de "foetus in foetu", cette anomalie de grossesse gémellaire est parfois décelée avant la naissance par échographie. Mais elle passe parfois inaperçue et l'enfant grandit avec le foetus parasite de son jumeau. Une fois découvert, une intervention chirurgicale est nécessaire pour le retirer.

George Bush se rend dans la forteresse de Massada en Israël

bushmassada.jpgArticle paru dans "L'Express",le 15/05/08

Au deuxième jour de sa visite en Israël, qui commémore le soixantième anniversaire de la création de l'Etat juif, le président américain George Bush s'est rendu jeudi dans la forteresse de Massada, symbole national de l'esprit de résistance et de sacrifice.

Un téléphérique a conduit le président des Etats-Unis, accompagné du Premier ministre israélien Ehud Olmert, au sommet de ce plateau où, selon un chroniqueur du Ier siècle de notre ère, quelque 960 zélotes juifs, hommes, femmes et enfants, se sont suicidés vers l'an 70 plutôt que de se rendre aux troupes romaines qui les assiégeaient.

"Le courage et la bravoure de ceux qui se sont battus à Massada se retrouvent parmi les Israéliens aujourd'hui", a dit la porte-parole de Bush, Dana Perino.

L'antique forteresse avait été érigée à proximité de la mer Morte, dans une région désertique au sud de Jérusalem.

Bush s'y est rendu quelques heures avant que les Palestiniens ne commémorent la "Nakba", la "Catastrophe" de l'exil de quelque 700.000 des leurs dans les jours ayant suivi la proclamation de l'Etat d'Israël.

A Ramallah, siège de l'Autorité palestinienne en Cisjordanie occupée, la vie s'est arrêtée pendant deux minutes en souvenir des réfugiés.

"Deux peuples vivent sur cette terre bien-aimée - l'un célèbre l'indépendance et l'autre se souvient avec souffrance de sa Nakba", a dit le président palestinien, Mahmoud Abbas, dans un discours. "Il est temps de mettre une terme à la Nakba du peuple palestinien", a-t-il ajouté.

"LARGE VUE D'ENSEMBLE"

Le président américain devait ensuite prononcer un discours devant les députés israéliens de la Knesset.

Le texte de son allocution, remis à l'avance aux journalistes, ne fait allusion qu'à une seule reprise aux Palestiniens et ne comporte aucune ligne sur l'espoir de Bush de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien avant la fin de son second mandat à la Maison blanche, en janvier prochain.

Bush se projette en revanche dans sa vision du Moyen-Orient dans soixante ans, prédisant qu'Israël commémorera son 120e anniversaire "en étant l'une des plus grandes démocraties de la planète" et que les Palestiniens "auront la patrie dont ils ont longtemps rêvé et qu'ils méritaient".

Son porte-parole, Gordon Johndroe, a souligné que ce discours était "une large vue d'ensemble des 60 dernières années et des 60 prochaines années, pas un discours conçu pour entrer dans le détail".

Dana Perino, porte-parole de la Maison blanche, a noté elle que "rien n'avait changé" et que George Bush conservait l'espoir qu'un accord puisse être atteint avant son départ de la présidence.

L'IRAN NUCLÉAIRE ? "UNE TRAHISON IMPARDONNABLE"

Bush devrait aussi réserver à l'Iran, principal ennemi d'Israël dans la région, ses principales critiques.

"Autoriser le principal soutien mondial du terrorisme à posséder l'arme la plus mortelle de la planète serait une trahison impardonnable des générations futures", devrait-il notamment dire.

"L'Amérique se tient à vos côtés dans votre ferme opposition aux ambitions nucléaires militaires de l'Iran", devrait-il également redire aux députés de la Knesset.

Depuis leur relance officielle, en novembre dernier à la conférence internationale d'Annapolis, dans le Maryland, les négociations de paix israélo-palestiniennes n'ont guère donné lieu à des déclarations optimistes ni été marquées de signes tangibles d'avancée.

Elles se déroulent en outre dans un climat rendu difficile, côté israélien, par les menaces judiciaires pesant sur Ehud Olmert. Les appels à la démission du Premier ministre se sont multipliés en raison des soupçons de pots-de vin que lui aurait versé un financier américain.

Olmert nie, mais a annoncé qu'il démissionnerait s'il était inculpé.

Côté palestinien, la partition de fait entre la Cisjordanie, dirigée par le Fatah du président Mahmoud Abbas, et la bande de Gaza, que contrôlent les islamistes du Hamas depuis juin de l'année dernière, obère les efforts en faveur de la paix.

Le Hamas a par ailleurs appelé les Gazaouis à marcher jeudi sur le point de passage d'Erez, à la frontière avec Israël, pour forcer le bouclage de la bande de Gaza. La garnison israélienne en poste à Erez a été placée en alerte.

Bush manifeste jusqu'au bout son soutien à Israël

bushshimon.jpgArticle paru dans "Le Figaro",le 15/05/08

George Bush a été accueilli, mercredi à Jérusalem, par le président israélien, Shimon Pérès.
Bush effectue sa deuxième visite de l'année en Israël, et entend renforcer le partenariat stratégique avec l'ami et l'allié le plus proche des États-Unis au Moyen-Orient.

Le président Shimon Pérès, le premier ministre israélien et son gouvernement au grand complet ont fait le déplacement, mercredi, pour accueillir George W. Bush à son arrivée à l'aéroport Ben-Gourion. Considéré par le gouvernement d'Ehoud Olmert comme le meilleur ami qu'Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche, le président américain, qui effectue sa deuxième visite à Jérusalem depuis janvier, est venu célébrer le soixantième anniversaire de l'État hébreu.

Bush entend renforcer un partenariat stratégique et encourager timidement le processus de paix qui piétine. «L'objectif des États-Unis doit être de soutenir notre ami et allié le plus proche au Proche-Orient et de parler d'espoir dans l'avenir», a dit Bush avant d'assister aux célébrations. Lors d'une entrevue avec Pérès, le président américain a annoncé qu'il «parlerait clairement de ces forces de terreur qui assassinent des innocents pour parvenir à leurs objectifs politiques, et de la façon dont le monde doit se dresser contre elles». Selon Bush, Israël et les États-Unis mènent un combat commun contre les extrémistes dans la région. Olmert a fait valoir «l'alliance stratégique» avec Washington, un des «piliers de notre sécurité nationale».

Absence de progrès

Selon des sources gouvernementales israéliennes, l'Administration Bush se serait engagée à faire des gestes importants pour garantir la sécurité d'Israël. Les autorités israéliennes ont présenté à la Maison-Blanche une liste d'armements sophistiqués qu'elles souhaitent acquérir, donnant lieu à des négociations sensibles. Il s'agit notamment d'avions de combat, de missiles de longue portée et de nouveaux systèmes de radars, permettant de mieux protéger Israël contre la menace iranienne. Les Américains auraient annoncé à leurs homologues qu'ils seront «agréablement surpris». «Des annonces importantes sont attendues, qui renforceront l'alliance stratégique», estime un responsable israélien.

Il ne s'agit pas pour le président américain de gâcher l'atmosphère des commémorations en exerçant des pressions sur ses amis israéliens durant sa visite, qui doit s'achever vendredi. Jugeant toujours possible un accord avant la fin de son mandat, en dépit de l'absence de progrès dans les discussions, Bush a annoncé clairement son intention de ne pas intervenir dans les négociations durant son séjour. La poursuite de la construction dans les colonies israéliennes et les violences à Gaza, d'où le Hamas tire des roquettes sur Israël, ont compromis les pourparlers. Mercredi encore, une roquette palestinienne a atteint Ashkelon, dans le sud du pays. La faiblesse d'Olmert, mis en cause dans une nouvelle affaire de corruption, et celle de son homologue, le président palestinien, Mahmoud Abbas, les empêchent d'imposer toute concession importante à leur camp.

Les responsables israéliens affirment avoir reçu des assurances américaines qu'il ne sera pas question des sujets sensibles tels que la poursuite de la colonisation à Jérusalem-Est, ni du démantèlement des colonies sauvages, illégales. Bush veut juste convaincre Israéliens et Palestiniens que sa vision de deux États vivant côte à côte en paix et en sécurité est la seule valable. Il devrait présenter un résumé de son action pour lutter contre le terrorisme et faire avancer la paix et la démocratie dans la région dans un discours à la Knesset aujourd'hui. À huit mois de la fin de son mandat, Bush esquisse ainsi son héritage politique dans une région qu'il laissera en piteux état.