Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

GB : un groupe tourne son clip... à l'aide de caméras de vidéosurveillance

LONDRES,le 09/05/08- Un groupe de musiciens britanniques désargentés a eu une idée de génie pour tourner son propre clip à peu de frais : utiliser les caméras de vidéosurveillance qui pullulent dans les rues de Grande-Bretagne puis réclamer les images comme le permet la loi sur la liberté d'information.

Faute de pouvoir s'offrir une onéreuse équipe de tournage, les membres de Get Out Clause ont utilisé les caméras couvrant Manchester, leur ville d'origine dans le nord-ouest de l'Angleterre, pour filmer le clip devant accompagner la sortie de leur dernier single, a rapporté mercredi la chaîne Sky News.

Le groupe s'est patiemment installé devant quelque 80 caméras, avant de chaque fois recommencer son récital. Puis en vertu de la loi sur la liberté d'information, il a réclamé les images aux entreprises gérant ces caméras, pour "produire quelque chose de bien et pas cher à faire".

Récupérer les enregistrements n'a cependant pas toujours été facile : certains agents de sécurité ont été peu coopératifs, quelques caméras se sont révélées factices, et si les petits commerces ont été accommodants, les grandes entreprises ont été moins enthousiastes pour collaborer.

Ils vivent avec le squelette d'une femme sur le canapé

Le 09/05/08,Le squelette d'une femme de 93 ans a été retrouvé sur le canapé de son salon, à Dallas. Les autorités ont déclaré que des gens auraient vécu dans les lieux sans s'en apercevoir.

Des voisins ont déclaré avoir vu plusieurs voitures aller et venir les semaines précédents l'arrivée de la police. La perquisition a été faite à la demande d'un habitant du quartier, qui soupçonnait quelque chose. Des mois s'étaient en effet écoulés sans que quiconque aperçoive la personne âgée qui vivait dans la maison.

L'enquête laisse la police dubitative: "ce qui est étrange, c'est qu'il semblerait que des personnes aient vécu ici pendant quelques temps, et ce en présence du corps" a déclaré le sergent Gene Reyes, de la police de Dallas.

Le squelette d'un chien a également été retrouvé dans une autre pièce. Les enquêteurs supposent que le squelette appartient à la vieille dame qui habitait les lieux auparavant. Le test A.D.N. viendra confirmer ces dires.

Il visite 26 capitales sans débourser un centime

capitales.jpgLe 09/05/08,Après avoir fait une promesse à sa tante décédée, un anglais de 24 ans a décidé de visiter 26 capitales européennes en 6 mois, le tout sans dépenser d'argent.

Le périple, qui s'étale sur pas moins de 15 000 kilomètres, devra permettre à Kris Mole de récolter de l'argent pour la lutte contre le cancer.

Durant son odyssée, il va traverser pas moins de 26 capitales européennes, telles que Paris, Bruxelles, Rome ou encore Madrid. Le but du voyage sera de vivre sans un seul centime.

Parti depuis quelques mois, le jeune homme a déjà parcouru la bagatelle de 9 000 kilomètres. Il espère réunir la somme de 2 000 euros au terme de son voyage.

Kris tient d'ailleurs un journal de bord, dont voici un extrait : " en Pologne, on m'a offert du curry. J'ai été empoisonné à la salmonelle (une bactérie, NDR). J'ai bien cru que j'allais mourir!".

Quoiqu'il en soit, Kris se fait un tas de nouveaux amis au cours de son périple, et ses supporters se font de plus en plus nombreux.

Tension au Salon du livre de Turin dont l'invité d'honneur est Israël

salonisrael.jpgTURIN ,le 08/05/08 - Le Salon du livre de Turin dont Israël est l'invité d'honneur s'ouvre jeudi sous haute surveillance et sur fond de polémique, notamment entre le président de la République italienne qui inaugurera la manifestation et l'intellectuel musulman controversé Tariq Ramadan.

La présence du chef de l'Etat Giorgio Napolitano "est un engagement moral très important", a souligné mardi l'ambassadeur d'Israël en Italie Gideon Meir, à l'occasion de la présentation des célébrations qui doivent marquer le 60ème anniversaire de la naissance de l'Etat israélien.

"Les extrémistes de droite et de gauche qui viennent à Turin" pour "boycotter" le Salon veulent "délégitimer l'Etat d'Israël", a-t-il accusé, cité par l'agence Ansa.

L'ambassadeur s'exprimait au lendemain d'une polémique déclenchée par Tariq Ramadan, petits-fils d'Hassan El-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, présent à Turin pour un séminaire sur "le nettoyage ethnique de la Palestine" organisé à l'université de la ville par les opposants au Salon.

Ramadan a estimé que le chef de l'Etat avait commis "une erreur" en décidant d'inaugurer le Salon, confirmant par sa venue qu'il s'agit d'une "manifestation politique" et non culturelle.

La présidence a vivement réagi, rappelant que Giorgio Napolitano serait présent à Turin comme il l'est à "de multiples événements culturels" en Italie.

"La critique de la politique du gouvernement israélien est totalement légitime (...) Ce qui est inadmissible ce sont les positions qui visent à nier la légitimité de l'Etat d'Israël, né de la volonté des Nations unies en 1948 et son droit à l'existence dans la paix et la sécurité", a souligné la présidence.

Pour le chef du service culturel de l'hebdomadaire de gauche l'Espresso, Tariq Ramadan "ne savait probablement pas qu'il est de mauvais goût de critiquer le président de la République en Italie".

"Le boycott est toujours une erreur car il empêche le dialogue. Un boycott en Europe de l'Etat juif est d'un goût douteux et ravive des souvenirs que nous préférerions oublier. Cela dit, on aurait dû penser à trouver un espace à l'intérieur de la foire pour le consacrer à l'histoire dramatique des Palestiniens", a déclaré à l'AFP Wlodek Goldkorn, rappelant lui-même ses origines juives.

Le Salon du livre de Paris en mars, dont l'invité d'honneur était Israël, avait pareillement été la cible d'appels au boycott.

La tension autour de la Foire du livre n'a cessé de monter ces derniers jours, notamment après le défilé du 1er mai à Turin quand deux drapeaux israéliens et un drapeau américain ont été brûlés par des militants d'extrême gauche.

Le nouveau président de la Chambre des députés, Gianfranco Fini, issu d'un parti postfasciste, a encore accru la controverse en déclarant que cet incident était "plus grave" que la mort d'un jeune italien battu par des néofascistes car ces derniers "peuvent être rééduqués en prison", alors que la gauche radicale cache "sa hargne contre les juifs" derrière l'antisionisme.

Sur ordre de la préfecture de police de Turin, les manifestations ont été interdites près de la Foire, qui fermera ses portes lundi.

"Nous ne l'accepterons pas", a averti le collectif Free Palestine, une mouvance réunissant notamment des militants de l'ultra-gauche, des "syndicats de base" et des groupuscules communistes, qui doit manifester samedi dans la ville.

Il a accusé les autorités de vouloir mettre en place un dispositif de sécurité aussi stricte que pour un G8. "Ils veulent créer une zone rouge autour de la foire (...) et empêcher toute opinion dissidente", a déclaré le collectif au quotidien de Turin La Stampa.

Un homme d'affaires américain au centre de l'affaire Olmert

Le 09/05/08,Un homme d'affaires juif américain qui dit n'avoir aucun lien avec la politique est au centre de l'enquête de la police israélienne sur des accusations de corruption qui pourraient déboucher sur la démission du Premier ministre Ehud Olmert.

Après avoir reçu interdiction, pendant une semaine, de divulguer tout renseignement à propos de ce scandale qui nourrit la rumeur depuis des jours, les médias ont pu révéler jeudi la relation d'Olmert avec Morris Talansky qui remonte à une vingtaine d'années, quand les deux hommes ont organisé une collecte de fonds pour un hôpital de Jérusalem.

"Je ne vois pas pourquoi on en fait tout un foin", a réagi Talansky face à des journalistes à Jérusalem.

Ce New-Yorkais de 75 ans est baptisé le "blanchisseur" dans certaines notes codées sur des transactions financières rédigées par le secrétaire personnel d'Ehud Olmert, indiquent des sources proches de l'enquête.

L'investigation de la police porte sur une période s'étendant de 1998 jusqu'à l'accession d'Olmert au poste de chef de gouvernement en 2006.

Selon des sources judiciaires, l'affaire porte sur plusieurs centaines de milliers de dollars.

Olmert a reconnu jeudi soir qu'il avait récolté des fonds de la part de Talansky pour financer des campagnes électorales, mais ajouté qu'il ne s'était pas enrichi personnellement. "M. Talansky m'a aidé à récolter des fonds pour la campagne électorale", a-t-il déclaré, ajoutant qu'il démissionnerait en cas d'inculpation par la justice.

Talansky a décrit pour sa part sa relation avec le Premier ministre comme "très amicale". "Je ne suis pas engagé en politique, je n'ai jamais été engagé en politique", a-t-il ajouté sur la deuxième chaîne de la télévision israélienne, en démentant faire partie d'une campagne organisée par la droite pour saboter les négociations de paix avec les Palestiniens.

DONATIONS

L'homme d'affaires a expliqué qu'il était venu en Israël le mois dernier pour fêter la Pâque juive et qu'il avait été surpris d'entendre la police frapper à sa porte à six heures un matin.

Talansky, qui se rend régulièrement en Israël depuis 1959, dit avoir été élevé dans "une famille très sioniste". Il possède une maison dans l'État hébreu, où résident plusieurs dizaines de ses proches, dont une arrière petite-fille.

Il a été le trésorier d'une Fondation du nouveau Jérusalem créée par Olmert, lui-même maire de la ville entre 1993 et 2003.

Entre 1999 et 2002, la fon`ation dont il était le président a fait état de 855.516 dollars de dons, subventions et autres contributions, selon les documents du fisc américain.

La plupart de ces sommes proviennent de donateurs individuels.

Sur 376.750 dollars dépensés en 2000, la fondation dit avoir dépensé 186.000 dollars pour la construction d'un parc et d'un terrain de football, l'installation dans le pays d'immigrés russes et le financement d'un festival de cinéma. Elle fournit peu de détails sur la manière dont le reste a été dépensé.

La fondation souligne dans ses documents adressés au fisc américain que ni Olmert, ni Talansky ni aucun autre dirigeant n'a reçu d'argent pour son travail.

Zvi Raviv, directeur exécutif de la fondation de sa création en 1999 au début 2007, insiste: "Aucun centime" de l'organisation n'a été transféré à Olmert ou à d'autres personnes pour des activités politiques, a-t-il dit.

"Il n'y a rien, absolument rien, qui puisse lier la Fondation du nouveau Jérusalem à des contributions de campagne", a-t-il déclaré.

Les combats ont cessé à Beyrouth

Article paru dans le "Parisien",le 09/05/08

Le puissant mouvement chiite Hezbollah a pris vendredi le contrôle de l'ouest de la capitale à majorité sunnite, où les combats ont cessé.

«Il n'y a plus d'affrontements car personne ne fait face aux combattants de l'opposition», a déclaré un haut responsable sous couvert de l'anonymat. L'armée et les forces de sécurité intérieure sont désormais déployées dans les zones contrôlées par l'opposition.

Face à l'escalade qui fait craindre la dérive du Liban vers une nouvelle guerre civile, l'Arabie saoudite et l'Egypte, alliés du gouvernement dont est issu la majorité antisyrienne, ont demandé une réunion arabe ministérielle d'urgence alors que le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé au calme.

Pour le troisième jour consécutif, les combats ont continué dans l'ouest de Beyrouth entre partisans de l'opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par la Syrie et l'Iran, et ceux de Saad Hariri, un pilier de la majorité, au lendemain d'une journée particulièrement meurtrière où 11 personnes ont péri.

Mais ils ont baissé d'intensité en début d'après-midi, et des tirs sporadiques d'armes automatiques étaient entendus alors que les tirs aux roquettes de type RPG ont quasiment cessé. L'armée libanaise et les forces anti-émeutes ainsi que des chars patrouillaient la ville mais sans intervenir dans les affrontements.

Selon un porte-parole, l'armée est déployée en force pour protéger «le siège du gouvernement, la Banque centrale et l'entourage des résidences de M. Hariri et Walid Joumblatt (un autre pilier de la majorité)» à Beyrouth. Les principaux axes routiers de Beyrouth sont aussi contrôlés par l'armée, a-t-il dit. Selon un journaliste de l'AFP sur place et des témoins, le Hezbollah contrôle désormais plusieurs quartiers considérés jusque-là comme des bastions de la formation de Saad Hariri dans l'ouest de Beyrouth où se concentrent les affrontements.

Le Hezbollah a aussi forcé, par des menaces, tous les médias appartenant à la famille Hariri à fermer, selon un responsable du groupe médiatique. Une roquette a même touché le mur d'enceinte de la résidence de M. Hariri, selon son entourage. Dans le quartier de Ras al-Nabeh, des partisans de l'opposition ont fait irruption dans deux bureaux du mouvement de M. Hariri et accroché des posters du président syrien Bachar al-Assad sur les balcons, selon un photographe de l'AFP.

Plusieurs hommes armés étaient visibles dans les rues et sur les balcons des immeubles, alors que les quartiers où se déroulaient les combats étaient déserts. Dans le nord, la route internationale reliant Tripoli à la frontière syrienne a été bloquée par des manifestants pro-gouvernementaux qui ont brûlé des pneus et scandé des slogans contre le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah. En raison des combats, le port de Beyrouth a cessé toute activité alors que l'aéroport international de Beyrouth restait quasi-paralysé depuis mercredi quand une grève sur des revendications sociales a été transformée par le Hezbollah en un mouvement de désobéissance civile qui a dégénéré en heurts.

Ces heurts s'étaient intensifiés après un discours jeudi de cheikh Nasrallah qui a qualifié de «déclaration de guerre» les décisions du gouvernement sur une enquête sur le réseau de télécommunications installé par son mouvement à travers le pays et un limogeage du chef de la sécurité de l'aéroport, présenté comme un proche du Hezbollah.

M. Nasrallah a exigé, pour sortir de la crise, que le gouvernement revienne sur ses décisions et accepte un dialogue national. Mais M. Hariri a fait une contre-proposition prévoyant que les décisions du gouvernement soient «mises à la disposition de l'armée», l'élection immédiate du chef de l'armée Michel Sleimane comme président de la République et l'ouverture d'un dialogue national qui sera dirigé par ce dernier.

L'opposition a rejeté en bloc cette initiative, selon la télévision du Hezbollah. Face à cette impasse, la presse libanaise et arabe s'alarmait d'un retour à la guerre civile qui avait dévasté le Liban de 1975 à 1990, craintes ravivées par la grave crise politique dans laquelle était plongé le Liban depuis fin 2006, les camps rivaux n'arrivant pas s'entendre sur un partage du pouvoir.

Cette crise a empêché l'élection d'un président de la République, poste vacant depuis novembre 2007. La majorité accuse la Syrie, ex-puissance tutélaire, et l'Iran de bloquer une solution via leurs alliés, tandis que l'opposition reproche à la coalition au pouvoir d'être inféodée à Washington. «Nasrallah a décidé: soit le gouvernement se rétracte, soit c'est la guerre», titre le quotidien libanais Al-Anouar.

Violents heurts dans le nord d'Israël durant la Journée de l'Indépendance

Article paru dans "Le jerusalem post",le 09/05/08

A Saffouri dans le nord d'Israël, cinq policiers et six manifestants ont été blessés lors d'une marche d'arabes israéliens à l'occasion de la commémoration la "naqba", la "catastrophe" en arabe. Les heurts ont éclaté à l'issue du rassemblement alors que plusieurs milliers de personnes se dispersaient.

L'agence APTN a montré des images de la police utilisant des gaz lacrymogènes contre les manifestants qui scandaient "Palestine, Palestine", au bord d'une route. De l'autre côté, un petit groupe de juifs israéliens s'étaient rassemblés, agitant des drapeaux israéliens.

La communauté juive de Montréal célèbre le 60e anniversaire d'Israël

Article paru dans "canadianpress.google.com"

MONTREAL,le 09/05/08— Plusieurs milliers de membres de la communauté juive ont convergé vers le centre-ville de Montréal, jeudi, afin de souligner le 60e anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

Bien qu'une poignée de contre-manifestants, des juifs ultra-orthodoxes pour la plupart, aient manifesté leur désapprobation, le tout s'est déroulé dans l'ordre et la bonne humeur en présence de plusieurs dignitaires.

L'occasion a toutefois permis de mettre en lumière une nouvelle fois les différences entre l'approche libérale face à la situation au Proche-Orient et celle du gouvernement conservateur.

A Toronto, jeudi soir, le premier ministre Stephen Harper a déclaré que le Canada s'était tenu aux côtés d'Israël même quand il n'était pas bien vu de le faire et qu'il continuerait de soutenir le peuple juif dans l'avenir.

M. Harper a ajouté que n'importe quel groupe qui menace Israël, menace aussi le Canada.

Le premier ministre a lancé à la foule qu'il espérait qu'un jour les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre en paix.

De son côté, à Montréal, le chef libéral, Stéphane Dion, a aussi fait part de l'appui des Canadiens au peuple juif et à l'état d'Israël, mais a précisé que l'objectif ultime au Proche-Orient devait être la paix, tant pour les Juifs que pour les Palestiniens.

Plus tard, en point de presse, Stéphane Dion ne s'est pas gêné pour qualifier d'inappropriés les propos de l'ambassadeur d'Israël au Canada, Alan Baker.

Angleterre : Avram Grant victime d'antisémitisme ?

entraineur-chelsea-avram-grant.jpgArticle paru dans "myfreesport.fr",le 09/05/08

Qui veut encore d'Avram Grant dans le vestiaire de Chelsea ?-Photo: DPPI Qui veut encore d'Avram Grant dans le vestiaire de Chelsea ?-Photo: DPPI
Pour son agent Pini Zahavi, l'entraîneur de Chelsea subit les quolibets des Anglais parce qu'il est juif. Une accusation récurrente qui prend une tournure symbolique en ce 60e anniversaire de la création de l'Etat hébreu.

"Les Anglais pompent le sang d'Avram Grant comme des sangsues malgré les victoires de Chelsea et ce qu'il a réussi à la tête du club." Pour Pini Zahavi, agent de Grant et ami du coach des Blues, pas de doute : si ce dernier est si critiqué par les médias britanniques et conspué dans les stades anglais, c'est parce qu'il est Israélien et juif. Pini Zahavi qui est lui-même Israélien le certifie à un quotidien de son pays, Maariv.

Les médias anglais antisémites ?
"Vous savez quoi ? Peut-être que si Avram n'avait pas été Israélien ou Juif, tout ça aurait été différent. Objectivement, il y a un fond d'antisémitisme dans toute cette affaire, surtout si l'on se rappelle qui a engagé Grant... Roman Abramovich, lui, n'est pas que juif, il est également Russe. Cependant, si les fans de Chelsea l'adorent, le reste des supporters en Angleterre le déteste." Pini Zahavi agent sulfureux impliqué dans des transferts louches conclut "qu'il n'y a pas de mots assez forts pour décrire le traitement que subit Avram Grant".

Un costume trop lourd à porter
Une accusation grave et symbolique en ce soixantième anniversaire de la création de l'Etat hébreu (8 mai 1948). The Sun, tabloïd anglais se défend de racisme et souligne que les attaques visant Grant sont liées à son CV et son manque de charisme. Non pas à ses origines. Pini Zahavi convient d'ailleurs dans la même interview avoir été surpris que son ami remplace José Mourinho à la tête des Londoniens : "Je n'aurais jamais imaginé qu'une telle promotion intervienne si tôt. Cela s'est même peut-être fait trop brutalement. Abramovich a en tout cas pris cette décision dans laquelle je n'ai rien à voir. Au contraire. Le jour où Avram a été nommé, je lui ai dit : 'Soit tu es dingue, soit tu es incroyablement courageux pour accepter de te glisser dans le costume de géant de José Mourinho.'"

Victime d'antisémitisme ou pas, champion d'Angleterre ou dauphin de Manchester United, l'entraîneur de Chelsea songerait fortement à jeter l'éponge à la fin de la saison : il ne supporte plus la pression inhérente au poste qu'occupait avant lui "The Special One"...

Le rouge, ivresse du kibboutz

Article paru dans "Libération",le 08/05/08

Vin. L’œnologie gagne du terrain et a trouvé son ambassadeur : le cru Castel

Peut-être faut-il être un peu juif errant, un peu aventurier, un peu intello tendance épicurienne de gauche, un peu aussi touche-à-tout de la vie pour réussir en si peu d’années, à partir de quelques arpents de vignes et d’un grand poulailler, le meilleur vin israélien : le Castel. Et même, si l’on en croit la «bible» Bettane et Desseauve, l’un des 365 meilleurs crus du monde. A Ramat Raziel, un kibboutz agricole non loin de Jérusalem - à côté du théâtre d’une bataille féroce en 1948 entre forces juives et arabes, où fut tué le célèbre chef palestinien Abd al-Qader al-Husseini -, Eli Ben-Zaken est pourtant le seul vigneron. Les secrets de la vigne, l’alchimie qui permet à un pinard d’échapper à sa condition naturelle de piquette pour s’élever jusqu’au pinacle, il les a apprises en pur autodidacte. En 1992, un peu pour s’amuser, il avait fait un «vin de copains». C’est le succès de la première mise en bouteilles qui l’a incité à le commercialiser. Six cents flacons partent sur le marché en 1995. Divine surprise : l’un d’eux arrive jusqu’au palais de la critique britannique Serena Sutcliffe qui salue le «fantastique tour de force».

«Engouement». En Israël, Ben-Zaken devient l’exemple le plus connu d’une nouvelle passion pour le vin. «Ça fait quatre milles ans que du vin est fabriqué dans cette région», commente Daniel Rogov, critique de Haaretz et auteur d’un guide des vins d’Israël, «mais l’engouement pour les vins date du milieu des années 80». «En 1978, quand je suis arrivé ici, les vins étaient presque tous rouges, doux et vraiment pas bons», se rappelle le journaliste, un très bon vivant qui a fait beaucoup pour que les Israéliens apprécient les vins de qualité. Au pays des pionniers et kibboutznik, vouer un culte à Bacchus ne faisait pas partie des priorités sionistes. Aujourd’hui, les Israéliens chics ont leur cave et boivent du vin. Et pas seulement israélien. De 3,9 litres par an et par personne, la consommation est passée en vingt ans à 9 litres, à peu près le niveau américain.

Ben-Zaken lui-même a apprécié tardivement les bons vins, découverts un peu par hasard au milieu des années 80. Avant, ce natif d’Alexandrie, quittée en 1958 pour un exil suisse et italien avant son arrivée en Israël, avait eu pas loin de sept vies. Des petits boulots à droite à gauche, un élevage de chevaux et de poules avec sa femme, une trattoria très courue à Jérusalem jusqu’à ce que la seconde Intifada ne fasse fuir les clients et ne l’oblige à fermer, en 2002. Heureusement, la vigne permet une nouvelle résurrection.

A présent, il cultive en famille 15 hectares et vend l’intégralité de sa production : 100 000 bouteilles par an, dont 38% exportées, moitié aux Etats-Unis, moitié en Europe et au Japon. «On ne peut se faire une réputation qu’en ayant plusieurs marchés incontournables : l’Amérique, la Grande-Bretagne, la France. Si on n’en a qu’un seul, c’est dangereux. On l’a vu en Israël avec l’Intifada, aux Etats-Unis avec la chute du dollar», explique Ben-Zaken dans son bureau aux étagères bourrées de guides œnologiques, et qui remplace désormais l’ancien poulailler. Ses crus sont pourtant plutôt chers : 60 euros à Paris pour le Castel Grand Vin (rouge). Issu de quatre cépages bordelais (cabernet-sauvignon, merlot, petit verdot, cabernet franc), c’est un nectar élégant et équilibré, qui ne pèse pas sur la mâchoire à la différence de tant de vins israéliens.

En 2003, il passe au vin casher pour avoir un meilleur accès aux marchés américain et français. Du coup, il ne peut plus toucher ses crus jusqu’à ce qu’ils se retrouvent en bouteille. «Cela n’a pas changé ma façon de faire mais apporté des contraintes. Avant, la famille venait au travail, maintenant, ce sont des employés religieux dont la présence est obligatoire du moment qu’il y a une possibilité de fermentation», explique-t-il. «Il n’y a pas de contradiction entre vin casher et bon vin, renchérit Daniel Rogov, le temps des vins casher pasteurisés qui ressemblaient au sirop pour la toux est révolu.» Modeste, Ben-Zaken précise : «On ne peut pas dire qu’on est arrivé. Les vignes sont jeunes, les vignerons le sont relativement aussi. C’est sûr qu’on peut faire mieux.» Le classement du critique américain Parker vient de lui rendre hommage : son Castel Grand Vin a été noté 92 (sur 100), son blanc, 91, et son Petit Castel, 90.

D’autres Israéliens ont tenté l’aventure. En dix ans, 150 vignerons se sont lancés sur le marché, au point qu’il y a maintenant une «route des vins» en Israël. «Je ne sais pas comment ils font, il y en a partout en Galilée, en Judée, même dans le Néguev. Ils ne s’en sortent pas tous, explique le critique d’Haaretz, tous ne font pas de bonnes choses.» Parmi les bons, Daniel Rogov cite le Clos de Gat qui fait notamment un chardonnay à la fois sec et parfumé ou Margalit qui produit un cabernet très racé. La survie de ces vignerons indépendants est d’autant plus difficile que les Israéliens achètent surtout leur vin en supermarché dominé par quelques gros producteurs comme Yarden, Golan Heights ou Carmel. «Mais là aussi, ils ont fait d’énormes progrès», reconnaît le critique d’Haaretz qui a commencé en 1978 à parler des vins locaux.

«Plaisirs de la vie». «Bien manger et bien boire fait désormais partie des plaisirs de la vie en Israël», poursuit Rogov dont le guide des vins en est cette année à sa sixième édition. De fait, l’Israël, Tel-Aviv notamment, n’est plus un désert gastronomique et des endroits comme Manta Ray à Tel-Aviv ou Yo’ezer à Jaffa présentent cartes inventives et listes des vins originales. «Nous devons jouer de tous nos atouts méditerranéens, dit le spécialiste, pour la nourriture mais aussi les vins, comme en Provence.»