Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

Israël demande aux civils libanais de s'éloigner de la frontière

            Israël demande aux civils libanais de s'éloigner de la frontière

Préparant une possible offensive terrestre contre le Hezbollah au Liban, Israël, qui aurait mobilisé des bataillons de réservistes, a demandé vendredi aux civils de quitter les villes et villages libanais proches de la frontière.

De son côté, Beyrouth a fait savoir que l'armée libanaise défendrait son territoire en cas d'invasion.

Dix jours après le déclenchement du conflit, Israël n'est toujours pas parvenu à arrêter les tirs de roquettes du Hezbollah sur le territoire israélien. Trois projectiles se sont encore abattus vendredi en milieu de journée sur Haïfa, une ville du nord d'Israël. On faisait état d'au moins deux blessés.

L'aviation israélienne a largué vendredi au-dessus du Sud-Liban des tracts demandant aux civils de quitter les villes et les villages proches de la frontière.

"Il est possible que nos opérations terrestres soient plus importantes dans les prochains jours", a dit le général Alon Friedman au journal Maariv.

L'armée israélienne a d'ailleurs ordonné vendredi à plusieurs bataillons de réservistes de rejoindre leurs casernes, a-t-on appris de source militaire.

Tsahal a confirmé vendredi que quatre soldats avaient été tués jeudi en territoire libanais et que plusieurs autres avaient été blessés. Le Hezbollah a pour sa part annoncé qu'il avait perdu deux hommes dans les combats.

Dans la nuit, tandis que se poursuivait l'évacuation maritime de milliers de ressortissants étrangers, deux hélicoptères israéliens sont entrés en collision à une dizaine de kilomètres au sud de la frontière libanaise. Un pilote a été tué, trois autres militaires ont été blessés.

Depuis le début de l'offensive, 312 personnes au moins ont été tuées au Liban, dont une écrasante majorité de civils. L'Onu évoque par ailleurs un demi-million de personnes déplacées, auxquelles s'ajoutent les milliers de ressortissants étrangers en voie d'évacuation.

Côté israélien, le bilan est de 34 morts, dont 15 civils.

SOUTIEN MASSIF DE LA POPULATION ISRAELIENNE

Interrogé par Maariv sur la durée de l'offensive, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, a répondu: "Jusqu'à ce que nous atteignons le point où l'utilité marginale d'une poursuite de l'opération militaire n'en vaudra plus le coût".

Il bénéficie du soutien d'une écrasante majorité de ses compatriotes dans cette entreprise, à en croire un sondage publié vendredi par Maariv. 90% des Israéliens souhaiteraient que l'offensive militaire se poursuive jusqu'à ce que le Hezbollah soit chassé du Sud-Liban.

Jeudi soir, tandis que Kofi Annan appelait au cessez-le-feu devant le Conseil de sécurité des Nations unies, Olmert a autorisé l'entrée de l'aide humanitaire au Liban.

Mais les chasseurs israéliens sont de nouveau entrés en action à l'aube, visant les faubourgs sud de la capitale libanaise, le Sud-Liban et la plaine orientale de la Békaa, deux bastions du Hezbollah. Ils ont également frappé un pont sur la route principal entre Beyrouth et Damas. D'autres raids ont visé Baadba, une banlieue chrétienne de Beyrouth.

A l'Onu, Kofi Annan a de nouveau proposé jeudi des solutions diplomatiques mais les Etats-Unis ont de nouveau rejeté l'idée d'un cessez-le-feu immédiat. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a annoncé qu'elle se rendrait au Proche-Orient la semaine prochaine. Le chef de la diplomatie française, Philippe Douste-Blazy, se trouve actuellement à Beyrouth pour discuter avec les dirigeants libanais.

Mais le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a averti que son mouvement resterait insensible aux pressions internationales.

Il a aussi mis en garde les Israéliens contre toute velléité d'offensive terrestre. "Ce serait un désastre pour l'armée israélienne", a-t-il menacé.

Une grand-mère grecque doit accoucher de son petit-enfant

            Une grand-mère grecque doit accoucher de son petit-enfant

Une quinquagénaire grecque devrait accoucher dans quelques mois de son petit-enfant, la justice ayant donné son feu vert à ce qu'elle porte l'enfant de sa fille, a rapporté la presse grecque.

La décision a été rendue par le tribunal de Corinthe, saisi par la mère âgée de 52 ans, sa fille de 29 ans et le mari de cette dernière. La loi grecque autorise les mères porteuses à condition que les parties concernées passent entre elles un un accord excluant des compensations financières. Au vu des problèmes de santé de la fille, l'empêchant de mener une grossesse à son terme, le tribunal a même consenti une exception, la loi imposant en principe un âge maximum de 50 ans aux mères porteuses. La grand-mère portera des embryons de sa fille obtenus à partir d'ovules fécondés par son beau-fils.

Une Libanaise baptise son bébé du nom d'un missile du Hezbollah

         Une Libanaise baptise son bébé du nom d'un missile du Hezbollah

Raad est né. Pas le missile de longue portée lancé contre Israël par le Hezbollah, mais un bébé libanais dont la maman voulait rendre hommage par ce nom au combat du parti chiite libanais contre l'Etat hébreu.

"Ce matin, ma femme a donné naissance à un garçon. Elle va voulu l'appeler Raad en l'honneur de la résistance, du Hezbollah et de (son chef) Sayyed Hassan Nasrallah," a déclaré son mari, Mohammad al-Khaled. Toujours souffrante à l'hôpital Labil de la ville de Saïda, au Liban sud, son épouse, déjà mère de sept autres enfants, a ajouté: "Et j'ai l'intention d'avoir aussi un Raad 2 et un Raad 3". Elle a pourtant eu une césarienne difficile, selon son époux qui a raconté leur arrivée dans une école de Saïda pour fuir leur village de Marwahine dans le sud "où beaucoup de civils ont été tués dans les attaques israéliennes". Le Hezbollah a tiré pour la première fois des missiles anti-chars de longue portée iranien du nom de Raad contre des villes du coeur d'Israël, dont Haïfa, à une quarantaine de kilomètres de la frontière libanaise depuis le début du conflit avec l'Etat hébreu le 12 juillet.

Special Cuisine

Ouvrages présentés dans l'émission du 28 mai 2006

Salades et fraîcheur de tante Agathe

Jacques Bertinier

            Les beaux jours arrivent, il est temps de se remettre aux fourneaux dans une ambiance conviviale et chaleureuse et envoûtante par toutes les bonnes odeurs !

Pour savourer chaque instant, Jacques Bertinier, nous offre les conseils avisés de tante Agathe en nous dévoilant des secrets familiaux et des astuces pour mettre tout le monde d'accord !

En suivant le code des saisons, il nous apporte la fougue, le goût la tendresse et la gentillesses sur un plateau d'argent !

 

            Mais qui a eu la bonne idée de décliner cet ouvrage en vert ? Choix très judicieux.

Qui a pensé à insérer les couverts à salade de couleur orange sur la première de couverture ? Choix réfléchi qui allie l'utile à l'agréable !

Et qui a pensé à cette simplicité pour inciter à cuisiner toutes ces bonnes salades ans la bonne humeur ? Celui-ci est un génie que nous adorons tous !

Enfin ce livre de cuisine sans prises de tête, nous donne des aies pour satisfaire une joie éternelle !

Bien évidemment en attendant l'été à consommer sans modération !

 

La cuisine juive en Alsace

            Après Pessah, nous voici en route pour accueillir la fête de Shavouth, dans une célébration peu commune et comme à chaque fois es questions se posent sur les repas de fête !

Cette année, la vie va vous paraître plus belle avec cet ouvrage hors du commun qui oscille entre l'histoire, la littérature et le culinaire !

 

            Tout d'abord, abordons les point historiques de ce livre : On nous raconte l'histoire des juifs d'Alsace, grande et belle aventure historique qui a réussi à brasser des juifs de tous horizons dans une région assez bousculée par plusieurs découpages de territoire !

Ensuite, d'un point de vue littéraire, chaque mot, chaque définition nous ouvrent les portes d'un monde ancestral perd à jamais mais qui renaît tel un phénix dans des cuisines débordantes de convivialité !

Puis culinaire, car ce livre nous dévoile des secrets éternels de douceur, de partage, d'hospitalité et de surprises !


            Que ce soit au travers les fêtes, les moments forts de la vie juive, les occasions à ne pas rater, les célébrations de mariage et bien d'autres encore !

Pas à pas nous découvrons la diversité des lats, des odeurs, des ingrédients et des mélanges qui naviguent entre l'orient et l'occident !

Un ouvrage essentiel pour mieux comprendre ne communauté riche, ambitieuse et remplie d'histoires !

Eloge de ma petite touche perso ou comment bricoler en "faits maison" des plats déjà cuisinés

Pour en finir avec la cuisine de mémé

La cuisine des fées ou comment faire des merveilles sans être une magicienne

Anna Pavlowitch, Raphaëlle Vidaling et Annie Pavlowitch

            Pour ce spécial cuisine, il nous fallait la touch' d'exception pour s'évader dans un univers familier et à la fois inconnu, c'est ce que nous propose d'ailleurs Anna Pavlowitch, avec ces trois ouvrages qui vont révolutionner le monde de la cuisine !

            L'auteur nous explique qu'avec un peu d'imagination, de subtilité et de passion, on peut réaliser des miracles sur des plats déjà cuisinés !

Prenons par exemple les bouchées d'œufs de saumon au tzatziki, rien que des les voir ça donne envie de les dévorer mais une fois que vous aurez lu la recette, il vous paraîtra évident que pour recevoir vos amis, il faudra la réaliser en deux temps, trois mouvements, dans un esprit calme et serein, tellement c'est simple et bon !

Mais, cet ouvrage regorge de 1000 merveilles que vous découvrirez avec vos yeux d'abord, vos nez ensuite, pour finir avec vos bouches et vos estomacs !

Ce livre ne fait pas l'apologie du comment tromper vos amis en leur racontant des tas d'histoires sur votre grand savoir faire culinaire, mais tout simplement en les bluffant avec des produits déjà cuisinés, mais améliorés avec soin !

            Comment rendre la cuisine de mémé plus accessible aux jeunes et les moins jeunes, en fait comment redonner du punch à une cuisine ancestrale que l'on n'ose plus présenter aux amis, de peur de faire un peu vieillot !

Des recettes très inventives sont proposées avec une modernité certaine et souvent déconcertante mais bonne et agréable à souhait comme l'écume de Coca-cola sur chips de bacon !

            Ce troisième ouvrage est magique, ensorceleur et unique !

Il vous donne l'envie de devenir la bonne fée de Peau d'Ane, la magicienne universelle ou bien encore la maman parfaite qui se révèle à ces enfants et son homme !

Avec de l'imagination, un brin de folie et beaucoup d'amour, ce livre va vous emporter dans un univers imaginaire qui nous donne la force de se retrouver comme des enfants en demande de légèreté et d'innocence !

            A lire, à créer et à déguster sans aucune modération !!

Gourmande et j'aime ça !

Je cuisine et c'est bon !

Saveurs méditerranéennes de Palmyre Tiano

         Dans cette spéciale cuisine qui sent bon l'été, les saveurs exotiques, le soleil et les voyages, voici trois livres des éditions Solar qui vont faire plaisir aux petits et surtout aux grands !

Que l'on soit gourmand ou non, savoir manger est un art que l'on partage seul ou à plusieurs, dans la convivialité et la douceur !

Ces trois ouvrages nous dévoilent le comment faire des choses très compliquées avec des choses simples de la vie qui font à caque instant revivre es bons souvenirs d'enfance avec des petites notes culinaires qui nous renvoie à notre enfance !

 

            Avec ne couverture en plastique rose qui sent bon le cocon familial, ce livre nous emporte au pays des saveurs simples et douces de la vie qui regorge des trésors comme des charlottes ou encore des soufflés tout en rondeurs !

Avec ces 400 recettes faciles, voici le remède à la morosité aux difficultés de la vie quotidienne des mamans qui ne avent plus quoi faire à leurs enfants !

Surprenantes et légères, les recettes virevoltent au son d'un taboulé au melon, de petits farcis ou bien de mini muffins au chocolat pour envoûter nos tables toute l'année !

Pour découvrir les saveurs méditerranéennes, il suffisait d'un petit rien mais qui fait beaucoup dans nos assiettes. Voici donc les clés d'une réussite assurée qui se conjugue sur les vagues de l'Espagne, de l'Italie, du Maghreb, de Grèce e du sud de la France !

 

Des bons livres pour savourer chaque jour de vacances !

 

 

Livres présentés fin juin

Nous vous souhaitons une bonne lecture avec les livres suivants :

Jérusalem, 3000 ans d'histoire de Renée neher Bernheim chez Albin Michel

Coffret de l'histoire de l'Affaire Dreyfus de joseph Reinach aux éditions robert Laffont, collection bouquins
Les livres de Batya Gour : Meurtre en direct et meurtre sur la route de Bethléem aux éditions Gallimard

Livres de juillet

Nonno, un juif d'Egypte

Fortunée Dwek

            Ce livre magnifique et émouvant nous emporte dans cette Egypte imaginaire, rêvée et accueillante d'autrefois et qui a su à cette époque être une terre promise !

Fortunée Dwek nous emporte dans une saga familiale intemporelle et grandiose pour honorer la mémoire d'un père époustouflant, étonnant et toujours en avance sur son temps !

            De la naissance d'Edmond, à son mariage avec Reine, sa vie en Egypte, son travail, la naissance de ses enfants et son départ précipité vers la France, Fortunée avec justesse et émotion nous délivre le parcours d'une vie d'apatride et de labeur intense !

En arrivant en France, la vie n'est pas aussi simple qu'ils l'avaient imaginé, c'est d'ailleurs pour cela, qu'ils décideront assez rapidement de partir vivre en Israël. Mais encore une fois, la vie est dure et la famille Dwek retourne en France pour s'installer à Villiers-Le-Bel, mais avant de quitter la terre de Sion, un autre enfant aura agrandi la famille.

            La vie reprend son cours avec cette nostalgie, que la mère de Fortunée entretient au quotidien. Nonno, lui s'intègre dans ce paysage, c'est un homme sûr, qui parle peu, mais chacune de ces interventions est remarquable et prête à réflexion !

Ce bel Hymne à la vie que nous décrit l'auteur est un journal de bord authentique et véridique d'un trajet humain hors du commun qui refoulé de son pays, parce que juif, a su prendre la bonne voie pour les siens afin de rendre leur vie moins amère et plus festive.

            Un livre à découvrir sans plus attendre pour comprendre ce que l'exil signifie pour les juifs d'Egypte, et pour tous les autres qui ont du fuir leur pays !

Merci à Fortunée de ce témoignage extraordinaire, en quelque sorte : Un peu de finesse dans ce monde de brutes !!!

                                    Ouvrage présenté dans l'émission du 9 juillet 06

 

Phaenomen

Erik L'Homme

            Cet ouvrage est notre coup de cœur des vacances !

Pourquoi et comment sommes nous tombés sous le charme de cette écriture envoûtante, de cette histoire intemporelle et entraînante, de cet auteur grenoblois au grand cœur qui nous offre son regard attendri sur des enfants d'un nouveau genre, mais si attachants !

En fait, tous les ingrédients sont réunis pour vivre la plus grande et la plus belle des expériences avec un Erik L'Homme nouveau et émouvant !

            Violaine, Claire, Nicolas et Arthur vont devenir des héros des temps modernes, parce qu'une fois dans leur triste vie d'enfant singulier et différent, un professeur, Pierre Barthélemy, va porter sur eux un regard remplie d'humanité !

Alors, le jour où il disparaît mystérieusement, par des individus bizarres et inquiétants, ils prennent la décision de quitter la clinique ou ils sont internés pour secourir ce père de substitution !

Commence pour ce club des 4, un road-movie dans toute la France avec à leurs trousses des agents qui ont toujours une longueur d'avance sur eux, mais ce qui les motivent avant tout, ceux sont les énigmes que le Professeur a laissé pour que le monde entier, découvre enfin, un des plus grands mystères du siècle dernier !

            Cette ascension du Mont Aiguille par ces 4 mômes sera l'apothéose du livre et il vous faudra lire l'ouvrage pour découvrir si ……

Un livre époustouflant qui laissera le lecteur angoissé et tourmenté jusqu'au prochain épisode où nous redécouvrirons avec grand plaisir ces enfants nous emporter dans un monde plus qu'extraordinaire !

S'il vous plait Erik, ne nous laissé pas trop attendre, car ce genre d'écriture ne peut nous faire que du bien !!!!

            Ouvrage présenté dans l'émission du 16 juillet 06

 

Quelque 650 juifs français arrivent en Israël pour s'y installer

                     Quelque 650 juifs français arrivent en Israël pour s'y installer

AEROPORT BEN GOURION, Israël- En plein conflit entre Israël et le Hezbollah, 650 juifs français sont arrivés mardi à l'aéroport Ben Gourion de Tel Aviv pour s'installer dans l'Etat hébreu. C'est la seconde vague importante d'arrivées d'immigrants depuis le début de l'offensive israélienne sur le Liban.

Un premier avion en provenance de France transportait 150 immigrants. Quelque 500 autres ont débarqué d'autres vols en provenance de Paris, portant le total des arrivées à 650, le plus grand nombre d'immigrants français arrivés en une journée depuis 1970. La semaine dernière, 230 Américains et Canadiens étaient arrivés pour s'installer dans l'Etat hébreu.

Le millier de roquettes tirées par le Hezbollah sur le nord d'Israël depuis deux semaines n'a pas altéré l'enthousiasme des nouveaux arrivants, accueillis par des responsables israéliens au son du chant traditionnel de bienvenue. Le grand rabbin sépharade Shlomo Amar a béni les nouveaux arrivants, salués par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. "Nous sommes un peuple fort et nous avons l'endurance pour une longue bataille", leur a-t-il lancé.

Sabrina et Gérard Saban arrivaient par un vol de Marseille avec leur fils de dix mois. "Nous faisons confiance à nos soldats et notre pays", expliquait Gérard. "Ils nous protégeront".

Seuls 11 des nouveaux arrivants devaient prendre la direction du nord d'Israël, où les quelque 1.300 roquettes tirées par le Hezbollah depuis le 12 juillet ont tué 18 personnes.

Certains immigrants disaient avoir été confortés dans leur choix par la crise. "La guerre avec le Hezbollah m'a donné encore plus de courage", déclarait Johanna Sebag, arrivée de Nice pour s'installer dans la ville d'Ashkelon, à la portée des roquettes tirées par les militants palestiniens depuis la Bande de Gaza. "Nous devons montrer au monde que nous n'avons pas peur de nous installer dans notre pays".

"On ne voulait pas agir comme des lâches et annuler nos projets quand la guerre a éclaté", expliquait Meir Boubli, venu s'installer en Israël avec son épouse. "On y a même pas pensé une seconde".

Selon l'Agence juive, l'organisme quasi-gouvernemental qui gère l'immigration en Israël, un total de 3.500 Français s'installeront cette année dans l'Etat hébreu, contre 3.005 l'an dernier.

L'immigration française s'est accrue depuis 2002. En 2004, le Premier ministre israélien de l'époque Ariel Sharon avait exhorté la communauté juive de France à rejoindre "aussi vite que possible" l'Etat hébreu pour échapper à "la montée de l'antisémitisme le plus violent".

Les familles des soldats israéliens enlevés souhaitent une intervention de Paris

Les familles des soldats israéliens enlevés souhaitent une intervention de Paris

mere.jpgLes familles des soldats israéliens enlevés par le Hezbollah chiite libanais, arrivées mercredi à Paris, souhaitent "que le gouvernement français use de son influence" auprès des autorités de Beyrouth pour "obtenir des preuves de vie de leurs enfants" et "leur libération".

Visiblement éprouvés par "les nuits blanches" et "l'angoisse qu'elles vivent" depuis la capture de "leurs enfants" -Ehud Goldwasser (31 ans) et Eldad Reguev (26 ans) par le Hezbollah le 12 juillet-, les familles de ces soldats affichent la même tonalité en éludant nerveusement les questions sur l'offensive militaire menée depuis par l'armée israélienne au Liban. "Je suis venue ici (à Paris) pour que les autorités françaises nous aident en usant de leur influence sur le gouvernement de Beyrouth pour que nous puissions avoir des preuves de vies de nos enfants", et "pour obtenir leur libération", a déclaré, lors d'une conférence de presse, Malka, la mère d'Ehud Goldwasser. "Je ne peux plus vivre comme cela, sans savoir, je sens que je suis en train de me briser", dit-elle.
Agée d'une cinquantaine d'années, constamment soutenue par son fils cadet, Gadi, elle a appris "l'enlèvement d'Ehud alors qu'elle se trouvait à Durban". "Depuis qu'il a été capturé, je n'ai aucune nouvelle de lui", dit-elle en brandissant une photo de mariage de son fils, montrant un jeune homme souriant et enlaçant sa jeune épouse, Karnit. "Il m'est très difficile de m'adresser aux ravisseurs mais tout ce que je souhaite c'est qu'ils respectent les conventions sur les prisonniers. Ils (les combattants du Hezbollah) sont responsables de leurs vies", déclare-t-elle, avant de plaider que son "fils n'est pas un guerrier (...) c'est un écologiste, il travaille pour la beauté de l'environnement, il aime la littérature, la poésie".
Visage grave, Regev, frère d'Eldad Reguev, abonde dans le même sens: "Ce que nous espérons du gouvernement français, c'est qu'il nous aide à obtenir un signe de vie, une preuve de vie de nos soldats en usant de son influence avec les contacts qu'il a avec le Liban". "Je sais que l'armée (israélienne) fait de son mieux pour ramener nos fils à la maison, mais nous les familles nous ne pouvons rester assises à la maison. Nous devons essayer par tous les moyens, diplomatiques, officiels, non officiels, de tout faire pour les ramener", renchérit Omri Avni, beau-père d'Ehud Goldwasser.
Interrogé sur la question de savoir s'il souhaitait que le gouvernement français entame des négociations avec le Hezbollah, il a répondu "qu'il ne pouvait pas parler au nom du gouvernement israélien". "Nous sommes tous venus ici pour demander de l'aide pour que nos enfants soient libérés", dit-il. "Toute cette situation a commencé avec une embuscade du Hezbollah. Moi, en tant que mère tout ce que je souhaite c'est de voir mes trois fils à la maison, je suis sûre que beaucoup de Libanais ne veulent pas de cette guerre", ajoute la mère d'Ehud.
Des parents du caporal israélien Gilad Shalit, enlevé le 25 juin par un commando palestinien à la lisière de la bande de Gaza, sont également arrivés mercredi à Paris mais n'ont pas assisté à la conférence de presse "pour des raisons de santé", selon les organisateurs. En France pour une visite de quelques jours sur l'invitation de l'association Siona, qui se présente comme un "mouvement juif sioniste" comptant quelque 6.500 membres, les familles des soldats israéliens enlevés espèrent pouvoir s'entretenir avec les plus hauts responsables politiques français. La délégation de parents sera reçue jeudi matin par le chef de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères mercredi soir.

Neuf soldats de Tsahal morts au sud -Liban

                               Neuf soldats de Tsahal morts au sud -Liban


Le corps à corps entre soldats israéliens et miliciens du Hezbollah a été très violent hier dans le secteur de Bint Jbeil dans le sud Liban

Neuf militaires de Tsahal ont été tués, apparemment pris dans une embuscade. C'est dans l'hôpital de Haïfa en Israël que beaucoup de blessés du front arrivent. C'est aussi là que se trouve toujours l'un des soldats pris dans l'accrochage qui a déclenché le conflit le 12 juillet. "La journée était très calme jusqu'à ce que nous tombions dans une embuscade, raconte le soldat. Nous avons été assaillis de toutes parts." En plus des huit tués hier, dont plusieurs officiers, vingt-deux militaires ont été blessés. Depuis le début du conflit, 33 soldats de Tsahal ont trouvé la mort dans les combats. Enfin, c'est en France que se sont rendues des parents des deux soldats de Tsahal capturés il y a quinze jours, un voyage destiné à gagner le soutien des autorités françaises pour retrouver les deux jeunes militaires. Omri Avni, beau père de l'un des deux soldats : "Nous avons le sentiment qu'ici en France, nous aurons le soutien que nous ne trouvons pas en Israël. Nous devons savoir si ils vont bien et si quelqu'un peut aider à les ramener à la maison". La famille de Gilad Shalit, le soldat toujours prisonnier lui du Hamas depuis le 25 juin, doit arriver aujourd'hui en France également.

Israël pilonne le Liban après avoir subi des pertes

                        Israël pilonne le Liban après avoir subi des pertes

L'aviation et l'artillerie israéliennes ont bombardé jeudi matin des cibles au Sud-Liban et au nord de Beyrouth après la mort de neuf soldats dans les combats les plus meurtriers pour Tsahal depuis le début de son offensive contre le Hezbollah il y a seize jours.

Les participants à la conférence internationale qui s'est tenue mercredi à Rome n'ont pas réussi à s'entendre pour réclamer un cessez-le-feu immédiat, et un haut responsable militaire israélien, le général Udi Adam, a déclaré que les combats continueraient sans doute "plusieurs semaines".

Mais si Washington a insisté pour attendre que toutes les conditions d'une trêve soient réunies dans ce conflit qui a déjà fait 433 morts au Liban et 51 en Israël, des diplomates estiment que les bases d'une progression en ce sens ont été jetées. Le prix payé par les civils accroît de jour en jour l'inquiétude dans le monde.

La crise du Proche-Orient semble devoir figurer en bonne place à la conférence de l'Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) organisée en Malaisie, où sont attendus notamment le chef de la diplomatie iranienne, Manouchehr Mottaki, et la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice.

Des chasseurs israéliens ont détruit jeudi matin des pylônes de télécommunications dans la région d'Amchiit, au nord de Beyrouth, et ont attaqué trois camions acheminant médicaments et vivres en direction de l'est. Deux conducteurs ont été tués, a-t-on rapporté de source proche de la sécurité libanaise.

Israël accuse la Syrie de fournir des armes au Hezbollah.

SOLUTION POLITIQUE EN DISCUSSION

Des frappes aériennes ont également été effectuées au Sud-Liban contre des villes et des villages que prenaient aussi pour cibles des unités d'artillerie israéliennes postées de l'autre côté de la frontière.

Plusieurs roquettes du Hezbollah se sont écrasées sur le nord d'Israël, mais sans faire de victimes, ont annoncé les services de secours israéliens.

Mercredi, des activistes du Hezbollah ont tué neuf soldats israéliens lors d'affrontements autour d'une ville frontalière et d'un village voisin.

Le conflit, provoqué par un raid transfrontalier du Hezbollah dans lequel deux soldats israéliens ont été enlevés et huit autres tués, a en grande partie éclipsé les opérations militaires qu'Israël mène aussi dans la bande de Gaza. Un obus israélien y a causé la mort d'une femme de 75 ans jeudi, au lendemain de la mort de 24 Palestiniens dans des accrochages avec Tsahal, ont rapporté les services d'urgence palestiniens.

A Rome, les ministres des Affaires étrangères présents à la conférence internationale se sont engagés à travailler d'urgence à un cessez-le-feu "durable, permanent et viable", mais n'ont pas appelé à une cessation immédiate des hostilités comme le demandaient le Liban et ses alliés arabes.

Condoleezza Rice a adressé mercredi une mise en garde à l'Iran et à la Syrie, principaux alliés du Hezbollah, en faisant savoir qu'ils risquaient un isolement diplomatique accru s'ils entravaient les efforts pour forger une paix durable entre Israël et le Liban. "C'est une crise entre le Liban et Israël", a-t-elle souligné en se rendant de Rome en Malaisie.

Selon des diplomates, des éléments clés d'une solution politique ont été énumérés lors d'un entretien privé entre Rice, le porte-parole de la diplomatie européenne Javier Solana, le secrétaire général de l'Onu Kofi Annan et le Premier ministre libanais Fouad Siniora.

LE CONSEIL DE SECURITE DIVISE

Il s'agit notamment d'une résolution de l'Onu pour un cessez-le-feu, d'un échange de prisonniers entre Israël et le Hezbollah, d'un règlement du différend frontalier sur les fermes de Chebaa occupées par Israël, d'initiatives pour le désarmement du Hezbollah et du déploiement au Sud-Liban d'une force internationale de paix dominée par l'UE.

L'ambassadeur de Syrie à Londres, Sami Khiyami, a proposé que Rice se rende à Damas pour des pourparlers. "Si les Etats-Unis ne changent pas de politique au Proche-Orient, tout le Proche-Orient s'enflammera", a-t-il déclaré à la BBC.

Contrairement à Rice, Annan a jugé souhaitable que l'Iran et la Syrie soient associés aux efforts pour mettre fin à la guerre.

Les membres du Conseil de sécurité ne sont pas parvenus à s'entendre mercredi soir sur une déclaration condamnant le raid israélien dans lequel ont été tués mardi quatre observateurs militaires de l'Onu au Sud-Liban.

Israël a présenté des excuses et exprimé sa "profonde tristesse" au sujet de la mort des quatre observateurs de la Finul, mais il a nié que cette frappe ait pu être "délibérée", comme l'avait laissé entendre Kofi Annan. L'Australie compte retirer douze militaires du Sud-Liban à la suite de ce raid.

Selon un sondage publié jeudi par le quotidien Maariv, une majorité écrasante d'Israéliens soutient toujours l'offensive engagée contre le Hezbollah au Liban, mais la petite minorité qui souhaite un arrêt des combats est en augmentation.