Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Le Train des Enfants de Viola Ardone

Livre juif : Le Train des Enfants de Viola Ardone

Après la Seconde Guerre mondiale, à l’initiative du Parti Communiste, des milliers de petits napolitains vivant dans la misère, sont accueillis, pour reprendre des forces, par des familles du Nord de l’Italie.

Naples, 1946. Amerigo vit seul avec sa mère Antonietta, dans un basso napolitain. Convaincue par une militante du Parti Communiste, Antonietta va accepter de laisser partir son fils, de le laisser monter dans ce train des enfants, pour lui assurer un avenir meilleur.

Envoyé dans la région de Bologne, Amérigo va découvrir une nouvelle vie, plus gaie, plus facile, une nouvelle famille et surtout la musique qui deviendra sa vocation. Déchiré entre ces deux familles, Amérigo devra choisir sa voie. A travers le destin d’Amérigo, Viola Ardone, nous raconte l’histoire de l’Italie, et aussi avec une extrême sensibilité, l’histoire d’un amour manqué entre un fils et sa mère.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Angoisses d'Avraham

Livre juif : Les Angoisses d'Avraham

Éminente traductrice de l’hébreu et directrice de la collection “Lettres hébraïques” d’Actes Sud depuis plus de quinze ans, Rosie Pinhas-Delpuech propose ici un voyage dans l’espace et dans le temps, d’Orient vers l’Occident.

Une histoire d’immigration contrariée, faite de malentendus, de chagrins d’amour fou pour une langue, un pays, le français de France, puis l’hébreu d’Israël et une exploration géographique et intellectuelle autour d’un centre inexistant et impossible à cerner : comment l’hébreu, pourquoi l’hébreu, pourquoi Israël, pourquoi juif. Et surtout comment devient-on étranger, un statut difficile mais passionnant, qui interroge en profondeur notre actualité mondiale.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La petite fille du Vel d'Hiv

Livre juif : La petite fille du Vel d'Hiv

6 juillet 1942, la petite Annette a 9 ans. Après avoir vécu l'enfer du Vel d'Hiv, elle est internée avec sa mère et son jeune frère Michel à Beaune-la -Rolande.

Elle connaît le sort terrible des milliers d'enfants juifs internés dans les camps du Loiret, cruellement séparés de leur mère, puis envoyés à Auschwitz d'où aucun n'est revenu. Annette, elle, échappe à la déportation. Elle est l'une des rares enfants du Vel d'Hiv qui ont survécu.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Philosophie de la Shoah

Livre juif : Philosophie de la Shoah

Penser une philosophie de la Shoah consiste à donner à voir la Shoah dans ses structures. Structures de la modernité qui désintègrent et obligent à un réexamen de la question de la modernité, de l'homme, de l'existence, du langage et même de l'Etre.

Une philosophie de la Shoah est développée par certains des rescapés des camps et par les morts qui ont pu laisser un témoignage. "Elle constitue leur grandeur tragique, leur part d'immortalité, la part d'immortalité de tous les morts qu'on ne pourra jamais enlever, ni avec des fusils, du gaz d'échappement ou du zyklon B ;

ni en les enterrant, en les mettant dans des fours crématoires ou en les transformant en engrais." Ainsi, s'édifie une nouvelle civilisation, dont on n'a pas pris la mesure, la démesure qui désintègre le monde au profit de l'immonde.

Optique qui donne à voir, non système dogmatique. Cette optique opère la synthèse des grands textes philosophiques (Adorno, Heidegger, Arendt, etc.), littéraires (Levi, Pahor, Rousset, Hilsenrath, Borowski, Kertész, etc.), sociologiques (Bauman), historiques (Hilberg) et des oeuvres autour de la Shoah (Lanzmann, Olère, etc.) Prendre la mesure du problème de la Shoah : une Philosophie de la Shoah.

Choix du Claude Layani

Livre juif : Les Rendez-Vous de Gobelins

Les rendez-vous de Gobelins

Arrivée de sa Russie natale à huit ans, chassée par les pogroms, Rosa Ajivanski s'installe à Paris, où elle apprend le français. Le début d'une histoire de vie à laquelle vient s'accoler la grande Histoire, récit romancé par sa petite-fille, Martine Gozlan.

Telle cette femme mystérieuse qui s'invite dans la vie de la narratrice, journaliste, en l'abordant dans un café des Gobelins.

Surgie d'une autre époque, elle va pourtant se révéler très proche et l'entraîner dans une enquête où remonter le temps, de la Russie natale à l'ancien cours de la Bièvre, la rivière parisienne enterrée, fief des tanneurs juifs, puis à l'Algérie où l'enchaîna un amour malheureux.

Les destins des deux femmes se croisent au passé et au présent dans ce roman irrigué par la magie du Paris secret, la vie quotidienne d'un journal et les ressacs de la mémoire, de la Lituanie au Constantinois.

Sur les pas de Rose, la frontière s'efface entre le possible et l'impossible, le songe et la réalité, pour une traversée de la condition féminine sur un siècle, de l'enfermement à la liberté.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Livre de la miséricorde de Leonard Cohen

Livre juif : Livre de la miséricorde de Leonard Cohen

La fin des années 1970 est difficile pour Leonard Cohen. Deuil de sa mère, séparation d’avec la mère de ses enfants, approche de la cinquantaine. Il opère alors un retour au judaïsme et explore sa relation à l’Éternel, tout en se méfiant de toute religion qui prétendrait à l’exclusivité.

L’écriture des psaumes l’amène à « renoncer à sa petite volonté » pour entrer dans un dessein plus grand, beaucoup plus grand, qui permet une réunification de l’être en réparant ce qui a été brisé. Il se sauve ainsi du désespoir, et souhaite que ses psaumes en fassent autant pour ses lecteurs.

Les psaumes contemporains de Book of Mercy (Livre de la Miséricorde) chantent la plainte humaine et passionnée d’un homme à son Créateur. Ancrés au cœur du monde moderne, ces poèmes résonnent avec une tradition de dévotion plus ancienne, biblique notamment.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La vie joue avec moi de David Grossman

Livre juif : La vie joue avec moi de David Grossman

Elles sont trois : Véra, sa fille Nina, sa petite-fille Guili, soudées par les liens du sang et déchirées depuis des décennies par un terrible secret. Le jour du quatre-vingt-dixième anniversaire de Véra, célébré avec faste au kibboutz, Guili, brûlant de mettre au jour l’histoire de sa famille, décide de tourner un film sur sa grand-mère.

Et voici les trois femmes embarquées pour un long voyage vers la Croatie natale de Véra et ses lieux de souffrance. Pendant leur périple, celle-ci livre pour la première fois le récit de son existence. Que s’est-il réellement passé, lorsqu’elle a été condamnée à trois ans de travaux forcés sur l’île-goulag de Goli Otok par la police secrète de Tito ?

Et pourquoi, refusant de trahir la mémoire de son mari Milosz, exécuté comme espion stalinien, a-t-elle dû abandonner sa fille Nina, alors âgée de six ans, laquelle, jamais remise de la blessure, a abandonné plus tard sa propre fille, Guili ?

C’est par la voix de cette dernière et l’écho de quelques autres que nous cheminons à rebours, sur les traces d’un destin tragique, à la croisée de ces moments de l’Histoire qui forcent les individus à faire des choix impossibles.

Le douzième roman de David Grossman explore de façon magistrale les rapports mère-fille, la question du silence et de la transmission. Au fil des révélations, le livre nous emporte dans un crescendo qui culmine avec une rare intensité émotionnelle et s’achève avec grâce sur le pardon, dans un élan d’amour et de compassion.

Traduit de l’Hébreu par Jean-Luc Allouche

David Grossman, né à Jérusalem en 1954, est l’auteur acclamé d’essais engagés qui ont ébranlé l’opinion israélienne et internationale ainsi que de douze romans abondamment primés, dont Une femme fuyant l’annonce (prix Médicis étranger 2011). Lauréat du prix de la Paix des libraires allemands, du prix Frère et soeur Scholl et du Man Booker international Prize, il est officier de l’ordre des Arts et des Lettres.

 

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le parjure et le pardon de Jacques Derrida

Livre juif : Le parjure et le pardon de Jacques Derrida

Le Parjure et le Pardon
volume II. Séminaire (1998-1999)

Jacques Derrida

Jacques Derrida poursuit dans le second volume de son séminaire sa réflexion sur l’inconditionnalité du pardon, une notion qui ne saurait être confondue avec l’excuse, l’amnistie, la prescription ou la grâce. Si le pardon est hérité de diverses traditions (judéo-chrétienne, coranique et grecque), il ne leur est pas réductible : il excède les modalités du « comprendre », de la mémoire et de l’oubli, d’un certain travail de deuil aussi. Hétérogène à la phénoménalité, à la théâtralisation, voire au langage verbal lui-même, il suspend, comme une « violente tempête », l’histoire, le droit et le politique. Inconditionnel, le pardon fait l’épreuve de l’impossible : c’est pourquoi il doit rester exceptionnel, sans calcul ni finalité, à l’écart de tout échange et de toute transaction.

Se déplaçant du contexte européen d’après-guerre à l’Afrique du Sud et aux États-Unis, la dimension politique du pardon prend, au cours de cette seconde année du séminaire, un relief particulier alors que Jacques Derrida analyse la théâtralité des scènes de repentance en faisant comparaître successivement Hegel, Nelson Mandela, Desmond Tutu et Bill Clinton – sans oublier la portée singulière de la parole des femmes.

La trajectoire esquissée en 1998-1999 passe ainsi par la lecture de La Cité de Dieu de saint Augustin, des textes de Hegel sur le pardon, de certaines Lectures talmudiques de Levinas, de différents écrits de Mandela et de Tutu au sujet de la Commission Vérité et Réconciliation, notamment, ainsi que par l’analyse de scènes d’actualité – d’aveu ou de repentir – telles qu’elles se sont multipliées dans l’espace public, en France, en Afrique du Sud, au Chili et aux États-Unis, en particulier sous la présidence de Bill Clinton au sujet de l’esclavage, de la politique américaine en Amérique latine, ou encore du « Monicagate ».

Le texte de ce séminaire a été établi par Ginette Michaud, Nicholas Cotton et Rodrigo Therezo.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Intellectuels et Juifs en France aujourd'hui

Livre juif : Intellectuels et Juifs en France aujourd'hui

Qu’y a-t-il de commun entre Daniel Bensaïd, Alain Finkielkraut, Benny Lévy, Edgar Morin ou encore Shmuel Trigano ? Force est de constater que tous ont pris part, ainsi que d’autres intellectuels juifs français contemporains (et de même que bon nombre d’intellectuels non juifs), à la querelle du « nouvel antisémitisme » qui s’est fait jour au début de la décennie 2000 – fût-ce pour s’opposer avec virulence les uns aux autres.

Tiraillés entre la menace d’un « retour du théologico-politique » qui obsède la pensée politique contemporaine, et un scepticisme à l’égard du « modèle républicain français » qui est devenu irrévocable après 1945, ces intellectuels juifs ont marché sur la corde raide. Car il s’est agi pour eux de remettre en question ni plus ni moins que les principes philosophiques sur lesquels ont été bâtis les Etats-nations modernes, au risque de se voir accuser de vouloir revenir à des formes politiques pré-modernes, voire antidémocratiques – et ce alors même, paradoxalement, que la plupart ont entamé leur carrière dans des organisations qui furent à la pointe du combat révolutionnaire lors la décennie 1960.

A présent que les passions liées à la querelle des années 2000 semblent un peu apaisées, il est temps d’interroger la nouvelle appréhension de l’universalisme qu’ils mettent en œuvre afin d’éclairer le parcours d’intellectuels qui ont chacun à sa manière, avec des motifs certes divers et en restant toujours dans le cadre de la pensée critique, esquissé un surprenant mouvement de « retour » soit vers le judaïsme, soit vers la judéité.

Choix de Claude Layani

 

Livre juif : L'antisémitisme en toute liberté

Livre juif : L'antisémitisme en toute liberté

Choix de Claude Layani

 

Une pièce de théâtre, récemment écrite et jouée par une troupe de l’Université de La Rochelle, a été construite sur un ensemble de stéréotypes violemment antisémites. On y voit « le » Juif sous ses différents masques : dominateur, profiteur, censeur masquant ses turpitudes, esclavagiste de notre jeunesse, tirant tous les bénéfices de la Shoah, et dont la religion n’est qu’un paravent…

Cette pièce serait tombée dans l’oubli si toute une frange de l’opinion, en particulier universitaire et associative, n’avait pris fait et cause pour la troupe et les animateurs des ateliers de théâtre, en invoquant notamment la liberté d’expression et la liberté artistique.

Michel Goldberg a tenté de dialoguer avec ces responsables, et il analyse ici leurs arguments. Mais d’injures en manœuvres de diversion, de nombreuses attaques infamantes ont été menées à son encontre, via le forum universitaire et des sites internet. Les institutions en charge de la pédagogie et de la défense des valeurs de la République ont laissé se développer un climat délétère à l’université.

Ce livre analyse une dérive dangereuse de la pensée dans laquelle la violence verbale et le discours haineux s’expriment avec une totale désinvolture à l’université.

 

Michel Goldberg est maître de conférences en biochimie à l’université de La Rochelle, habilité à diriger des recherches. Il a exercé les métiers de charpentier, de diététicien et de biotechnologiste avant de devenir enseignant-chercheur.