Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : La 7ème guerre d'Israël

Livre juif : La 7ème guerre d'Israël

Cinq ans après le déclenchement de la deuxième Intifada, les auteurs, grands reporters israéliens, tentent d'expliquer ce qui est arrivé à leur pays. Disposant d'informations de première main, ils décrivent et analysent au jour le jour les événements qui ont bouleversé le Moyen-Orient depuis septembre 2000 jusqu'au retrait de Gaza à la mi-août 2005.

Confidences des responsables politiques et militaires palestiniens et israéliens, reportages au coeur des combats, immersion dans la société palestinienne leur ont permis de mieux saisir la réalité d'un conflit qui a pris un tour nouveau avec l'entrée en scène des kamikazes.

Ainsi les chefs du Hamas leur ont-ils confié pourquoi les déclarations de la gauche israélienne les avaient encouragés à commanditer des attentats-suicides.

Comment le confident d'Arafat a fêté l'élection d'Ariel Sharon dans le bureau du plus proche collaborateur du Premier ministre, et comment ce soir-là les deux hommes ont esquissé un accord entre Sharon et Arafat. I

Ils détaillent les dramatiques erreurs commises par les services de renseignements israéliens, pour lesquelles le pays a souvent payé le prix fort. Et, pour la première fois, ils nous font partager le va-et-vient dans les coulisses de Ramallah et de Paris aux derniers jours d'Arafat. Salué dès sa parution comme un ouvrage de référence, La Septième Guerre d'Israël nous permet de comprendre, à l'heure où la région connaît un bouleversement sans précédent, comment Israël a perdu la guerre contre les palestiniens et pourquoi il l'a perdue.

Livre juif : Le premier mot -Au commencement-

Livre juif : Le premier mot -Au commencement-

Toutes les Bibles du monde font commencer « la » Bible par l’expression
« Au commencement ». L’expression est devenue tellement usuelle qu’il peut sembler parfaitement incongru de préciser qu’en hébreu, le mot Bereshit, premier mot de la Torah hébraïque, n’a pour sa part jamais signifié « Au commencement ».

C’est tout simplement un mot qu’aucune langue ne peut réellement traduire, on ne le trouve qu’une unique fois dans l’ensemble du livre, aucune autre référence ne permettant de circonscrire son sens littéral. A l’aide du commentaire de Rashi, célèbre rabbin et exégète du xiie siècle, Pierre-Henry Salfati mène l’enquête.

Il nous éclaire sur le contresens qui a émergé après la traduction grecque de la Tora, la Septante, et sur ses conséquences considérables dans l’imaginaire collectif occidental, et tente ici de restituer le sens du texte originel.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le sacrifice interdit Freud et la Bible

Livre juif : Le sacrifice interdit Freud et la Bible

Choix de Claude Layani

Depuis longtemps, Marie Balmary lit l'oeuvre de Freud et la Bible en même temps. Indifférente aux diverses traditions intellectuelles qui ont décrété l'hétérogénéité radicale de ces deux univers, elle s'efforce d'explorer les profondes analogies des récits fondateurs qui renvoient à l'expérience de l'inconscient et à celle de la Révélation.

Certes, Freud s'était passé de Dieu pour dire l'homme, et la religion, souvent, se plaît à faire l'économie de l'humain pour révéler Dieu. Mais ne fallait-il pas tenter l'aventure d'une réflexion double et susceptible de saisir ce qui - dans le Testament dévoilé par Freud, l'inconscient, comme dans les Écritures - peut parler d'une même voix?

Tel est l'objet de ce livre... On y trouvera donc Adam et Ève, l'épisode de Babel, l'histoire d'Abraham dans ses étapes les plus décisives, de son départ à la guérison de Sarah et l'élévation d'Isaac... et, en résonance, des passages évangéliques; tous écoutés à partir de leur langue, comme un psychanalyste écoute un rêve. Il ne s'agit pas ici de traduire Freud dans le langage de ce qu'il tenait lui-même pour une "illusion".

Il a semblé plus urgent de bâtir une exégèse ouverte et multiple, ce dont cet essai s'acquitte avec rigueur et pertinence.

Livre juif : Aux sources juives de l'histoire de France

Livre juif : Aux sources juives de l'histoire de France

Les Juifs seraient absents de la mémoire historique de la France. À contre-courant de cette idée, ce livre propose de relire le processus de construction de l'histoire des Juifs de France en partant à la recherche de ses sources. Centré sur le XIXe siècle, il prend pour point de départ les ardents débats relatifs à la citoyenneté des Juifs sous la Révolution française.

Tandis que la recherche historique se voit portée en France, à partir des années 1830, par la volonté politique de mise en ordre du passé archivé au sein des dépôts publics, de nombreux documents se voient identifiés, classés, inventoriés et publiés. Parmi eux, des documents relatifs à l'histoire des Juifs. Certains sont disséminés dans les fonds des archives locales, d'autres au contraire sont retrouvés au coeur même des collections les plus prestigieuses de la royauté française.

Parallèlement, la fièvre archéologique qui gagne les élites provinciales cherchant à célébrer les racines chrétiennes de la France, fait émerger, presque par hasard, des inscriptions hébraïques. Celles-ci sont néanmoins intégrées difficilement et marginalement au domaine alors florissant des antiquités nationales.

Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'un cercle restreint de savants ancre une histoire française des Juifs depuis le Moyen Âge, non pas séparée, mais intégrée à l'histoire de France.

Cette histoire « judéo-française », répondant à distance aux attaques antisémites de la presse nationaliste d'alors, permet de révéler la part juive insoupçonnée de l'histoire de France. Mais cette reconnaissance a un prix : la perte et la dislocation de nombreuses archives issues des anciennes communautés juives de France, fragilisant à terme la possibilité de reconstituer leur histoire « intérieure ».

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le prophète et la pandémie de Gilles Kepel

Livre juif : Le prophète et la pandémie de Gilles Kepel

L’AN 2020, marqué par la Covid-19 et l’effondrement du marché pétrolier, est celui de tous les bouleversements depuis le Moyen- Orient jusqu’aux banlieues de l’Europe.

Le conflit israélo-palestinien se fragmente avec, d’un côté, un pacte portant le nom du prophète Abraham, qui va des États-Unis à Abou Dhabi au Maroc et au Soudan en passant par Israël, agrège l’Égypte et l’Arabie, et lorgne l’Irak ; de l’autre « l’axe fréro-chiite » qui rassemble Gaza, Qatar, Turquie et Iran, avec le soutien ponctuel de la Russie.

Dans ces convulsions sismiques, Beyrouth explose, réfugiés et clandestins affluent en Europe, et le président turc Erdogan tente de refaire d’Istanbul le centre de l’islam mondial.

Enfin, le terrorisme frappe de nouveau, en France et en Autriche, au nom d’un jihadisme sans organisation. Il s’appuie sur une atmosphère créée par des entrepreneurs de colère, mobilisant foules et réseaux sociaux du monde musulman pour venger leur prophète face à l’Occident – tandis que Joe Biden doit restaurer la confiance des alliés de l’Amérique.

Poursuivant la réflexion engagée dans Sortir du chaos, succès français et international, Gilles Kepel propose, cartes et chronologie à l’appui, la mise en perspective indispensable de l’actualité pour comprendre et anticiper les grandes transformations de demain.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Falachas, Nègres errants du peuple juif

Livre juif : Les Falachas, Nègres errants du peuple juif

Choix de Claude Layani

En 1985 et 1991, Israël, après être longtemps resté indifférent au sort de cette population, décide d'accueillir des Noirs éthiopiens se réclamant du judaïsme. Organisées parle Mossad et baptisées Moïse et Salomon, ces opérations se révélèrent bien moins messianiques qu'elles n'affectaient de l'être.

Elles furent surtout l'occasion pour l'Etat hébreu de restaurer son image :son incroyable alliance avec l'Afrique du Sud de l'apartheid et les éclaboussures du massacre de Sabra et Chatila avaient ébranlé l'opinion. Les Nations unies venaient aussi d'assimiler le sionisme au racisme.

Les Falachas, ces Juifs noirs, auraient-ils servi de simples figurants dans un scénario de vaste manipulation de l'opinion internationale ?

En 2003, le gouvernement Sharon autorisait à nouveau près de 20 000 Ethiopiens, des Falachmouras cette fois, non reconnus jusque-là comme juifs, à immigrer. Israël, confronté à un enjeu démographique devenu vital, ne cherchait-il pas à opérer un gonflement de sa population, avant un possible règlement de la question palestinienne ?

Or, du fait de leur couleur et de leurs coutumes africaines, ces Juifs d'Ethiopie n'ont trouvé sur la Terre promise que misère, racisme et discrimination. Le sort qui leur a été réservé signifierait-il que le judaïsme, particulièrement hostile au métissage, est non pas un choix ou une adhésion, mais bel et bien un destin religieux et une condition " raciale " ?

Les Falachas, Nègres errants du peuple juif, est une enquête historique, la première en son genre, sur un drame de notre temps quasiment tabou et jusqu'à présent masqué ou escamoté

Livre juif : Les Pharisiens

Livre juif : Les Pharisiens

« Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! » La phrase terrible que l'évangile de Matthieu met dans la bouche de Jésus a pour deux millénaires déterminé l'image des pharisiens comme faux dévots, alimentant ainsi la polémique anti-judaïque.

Depuis seulement quelques décennies, l'exégèse chrétienne et le recours aux sources historiques anciennes, de Flavius Josèphe à la littérature rabbinique, ont permis de rendre justice à ce courant du judaïsme antique. La grande historienne de la période, Mireille Hadas-Lebel, fait le point sur ce que l'on sait et sur ce qui reste encore dans l'ombre.

Par quelles croyances et pratiques les pharisiens se distinguaient-ils des autres courants juifs ? Quelle était leur influence auprès des masses ? Les vifs débats que Jésus mène avec eux relèvent-ils d'une critique externe ou au contraire d'une controverse interne au mouvement pharisien - autrement dit, pourrait-on aller jusqu'à dire que Jésus lui-même était un pharisien ?

Choix de Claude Layani

Livre juif : La disputation d'Athènes

Livre juif : La disputation d'Athènes

L’épisode se passe à Athènes, au cœur de l’Académie de la cité. Les sages grecs y sont rassemblés et interrogent Rabbi Yehochoua’ ben ‘Hanania.

Les questions formulées sont surprenantes, inattendues. Elles dissimulent des intentions précises que Rabbi Yehochoua’ doit deviner et décrypter.

C’est en réalité, à une véritable disputation à laquelle on assiste, la disputation d’Athènes dont le récit est rapporté dans le traité talmudique Bekhorot (8b, 9a).

Cet ouvrage étudie ce débat aux enjeux considérables ainsi que d’autres textes talmudiques qui abordent différentes thématiques marquantes pour notre génération : - le lien qui unit le peuple juif à la méta-histoire, - le projet que la Torah porte pour dépasser les défaillances naturelles et sociétales de la civilisation humaine, - les défis contemporains que le judaïsme approche dans une perspective intemporelle.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Jésus et Judas de Amos Oz

Jésus et Judas. livre juif

Choix de Claude Layani

Le grand écrivain Amos Oz, récemment disparu, s’est intéressé à la figure du traître toute sa vie – comme son œuvre romanesque en témoigne. Dans un discours prononcé à Berlin en 2017, il a voulu revenir sur le plus célèbre d’entre eux, et réfléchir au rôle qu’a joué la prétendue trahison de Jésus par Judas dans la naissance de l’antisémitisme chrétien.

Il se fait conteur en nous présentant une version alternative de l’histoire connue, et en nous interrogeant sur les liens entre les deux grandes religions monothéistes que sont le judaïsme et le christianisme. Sa réflexion est iconoclaste, irrévérencieuse, romanesque, mais toujours nourrie d’une connaissance profonde des textes fondateurs des deux religions.

Cet ouvrage, le premier inédit publié depuis le décès d’Amos Oz en décembre 2018, condense une certaine philosophie du dialogue qui était au cœur de l’œuvre et de l’engagement d’Amos Oz. Sa parole demeure d’une actualité brûlante.

En préambule, la rabbin Delphine Horvilleur s’adresse directement à l’auteur disparu, dans une émouvante lettre. Elle nous offre un éclairage passionnant de la conférence d’Amos Oz, en nous parlant des prophètes et des traîtres, du rôle de la littérature dans nos vies, et du besoin de dialogue pour surmonter les fanatismes de toute sorte.

Livre juif : Le voyage interdit Alger-Jérusalem de Jean-Pierre Lledo

Le voyage interdit de jean pierre Lledo

Choix de Claude Layani

D'Israël, je ne savais rien. Là d'où je viens, l'Algérie et le communisme, Israël est un tabou, le plus grand. Le transgresser a été l'aboutissement d'un très long cheminement", écrit Jean-Pierre Lledo, cinéaste algérien né à Tlemcen en 1947.

En 1965 il proteste contre le coup d'Etat puis, à la tête d'un mouvement d'art et d'intellectuels il milite inlassablement pour le pluralisme, contre la centre et la torture et pour la reconnaissance du fait national berbère.

Son rêve d'une Algérie multiethnique est mis à mal par la "disparition" d'un million de personnes en 1962 et parce que, dans un pays arabe, un communiste juif n'est pas un communiste comme les autres.

Mais ce n'est qu'au moment de l'arrivée violente sur la scène politique des Frères musulmans que les menaces de mort l'obligent à quitter l'Algérie. Après la fin de la guerre civile, son nouveau film, Algérie, histoires à ne pas dire (2007) est attaqué par les idéologues et interdit par le régime algérien, car il révèle que la guerre d'indépendance fut dès son origine une guerre d'épuration et que ses violences initiales furent des violences religieuses contre les "mécréants".

Invisible en Algérie, ce film se trouve sélectionné par le Festival international de Jérusalem qui invite le réalisateur en Israël : c'est le début d'une remise en cause et d'une métamorphose qui le conduiront peu à peu à surmonter ses puissantes réticences à l'égard du "pays interdit" (jamais nommé dans le monde arabe), et à sortir du carcan idéologique qui l'avait presque obligé à ignorer sa judaïté.

Dans son nouveau (très) long métrage Israël, le voyage interdit, il raconte sa découverte de ce pays et comment il a appris à son contact à vaincre la "force du préjugé". Dans le film il est derrière la caméra, mais dans ce livre étonnant, il raconte et explique avec humour et avec franchise le parcours singulier mais significatif qui l'a ramené "la maison".