Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Les Juifs et le Concile Vatican II

Livre juif : Les Juifs et le Concile Vatican II

Choix de Claude Layani

« Le comte Léon de Montaigne de Poncins (1897-1976) est un journaliste et essayiste français. Fervent catholique, il dénonça les mouvements révolutionnaires, le sionisme et la franc-maçonnerie. Il a collaboré à de nombreux journaux et écrit une trentaine d’ouvrages dans lesquels il s’attaque tour à tour au communisme, à la Société des Nations ou aux réseaux d’influence, en particulier dans les plus hautes sphères de l’Église.

En 1965, il publie une brochure, Le problème juif face au Concile, qui fut distribuée aux évêques avant la quatrième et dernière session du concile Vatican II, et dans laquelle il dénonce les pressions juives pour que soient modifiés la perception du judaïsme au sein de l’Église catholique et ses rapports avec lui.

Il y déplore « de la part des Pères conciliaires une méconnaissance profonde de ce que constitue l’essence du judaïsme » dont le catholicisme est le contre-pied absolu. Un rapprochement entre les deux religions ne peut donc se faire sans une dénaturation totale du message de Jésus et du Nouveau Testament : c’est une trahison et une soumission.

Mais c’est hélas ce qui se passa lors de ce Concile, bien que les mises en garde de Léon de Poncins aient influé sur le vote final et permis de freiner les ambitions destructrices des juifs infiltrés et des cardinaux acquis à leur cause, cardinaux dont l’oreille était sensible au chant des sirènes de la modernité : affaiblissement du dogme, œcuménisme, prépondérance de l'humain sur le divin. On en voit aujourd’hui le résultat dans le vide des églises.

L’ouvrage que nous éditons ici comprend cet opuscule, largement augmenté de textes inédits sur le même sujet et gracieusement mis à notre disposition par Emmanuel Ratier. »

Livre juif : Juifs et Protestants

Livre juif : Juifs et Protestants

 

2017 fut une année importante pour les protestants et juifs allemands.

Les premiers ont commémoré les 500 ans des thèses de Martin Luther, considérées comme le point de départ de la Réforme.

Les seconds ont célébré le bicentenaire de l’inauguration de la synagogue réformée de Hambourg, parfois considérée comme le début de la « Réforme juive » et de l’avènement du judaïsme libéral en Allemagne.

Ces deux dates anniversaires sont ici l’occasion de faire le point sur la relation et l’histoire complexes et hautement chargées en émotions entre juifs et protestants dans les espaces germanophone et francophone où les deux groupes n’ont pas toujours connu le même sort.

De l’incompréhension qui peut engendrer la persécution, à la tolérance, jusqu’à l’ébauche d’un dialogue, voire de projets interreligieux, ce volume mettra en lumière, par le regard croisé et comparatif, les « proximités complexes » entre les représentants de ces deux religions.

Choix de Claude Layani

Livre juif : L'incroyable plaidoyer du Pr. David Khayat

Livre juif : L'incroyable plaidoyer du Pr. David Khayat

Qui n'a jamais prononcé ces paroles après une soirée trop arrosée, un repas trop copieux, sans parler de la dernière cigarette du paquet ?

Les interdits sont partout, d'où cette culpabilité qui s'est généralisée. Il est temps de retrouver notre liberté de santé.

De récentes études le confirment : la culpabilité est le pire ennemi de notre santé.

Profil par profil, nous allons découvrir ensemble comment il est possible de gérer dans la vie de tous les jours nos péchés mignons et autres excès. Oui, je l'affirme, nos petites faiblesses peuvent devenir nos atouts. Alcool, tabac, sucre, sel, soleil, écrans, tout est possible aujourd'hui.

Bien vivre sans se priver n'est pas une promesse, mais votre assurance santé. Si j'y suis arrivé, pourquoi pas vous ?

Choix de Claude Layani

Livre juif : Jours Anciens de Michel Winock

Livre juif : Jours Anciens de Michel Winock

«En avançant dans notre obscur voyage», comme dit le vers de Lamartine, le temps transforme nos paysages familiers, si bien qu’à la longue on finit par se demander ce qui reste de nos jours anciens. Le vent des années siffle sur nos vies.

Tout change, tout se métamorphose et nos souvenirs en miettes deviennent les traces d’un autre monde. C’est cet écart entre aujourd’hui et le monde d’hier que j’ai voulu franchir.

Ce livre s’ouvre sur une époque quasi oubliée, comme un village submergé par la construction d’un barrage.

Je ne relate pas mes jeunes années dans l’illusion d’un paradis perdu.

Je ne veux donner ici ni à admirer un autrefois qui n’est plus ni à en réprouver les travers.
J’invite simplement à la découverte d’un passé disparu mais qui nous parle encore.
Le temps de mon enfance et de mon adolescence c’est celui de l’après-guerre et de la IVe République, les années précédant tout juste les «Trente Glorieuses».

Des fils qui traversent ce récit on pourrait retenir la méritocratie scolaire et le rayonnement de l’héritage républicain, des mœurs surannées, la prégnance encore de la religion, l’optimisme et l’énergie d’une génération issue de la Seconde Guerre mondiale et, pour moi, une précoce passion politique.
Sans vouloir rien démontrer, j’ai raclé mon violon sur mes photos sépia.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Des coutumes qui font vivre

Livre juif : Des coutumes qui font vivre

Choix de Claude Layani

Les " traditions populaires juives " constituaient pour les tenants de la science du judaïsme (Wissenschaft des Judentums) un domaine marginal en comparaison des études historiographiques, philosophiques et littéraires juives érudites.

Les savants allemands entreprirent néanmoins un vaste travail de collecte, d'analyse et de réflexion théorique autour du folklore juif qui contribua à jeter les bases de la discipline.

Du XIXe siècle jusqu'à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, rabbins, folkloristes amateurs, artistes, collectionneurs et érudits nouèrent ainsi, autour d'enquêtes, de questionnaires, d'inventaires, d'éditions critiques et de l'analyse des sources, de nombreux contacts scientifiques à travers l'Europe, de Paris à Berlin, de Vienne à Budapest...

Cet ouvrage éclaire cette histoire, trop peu étudiée, du folklore juif à travers les études ethnographiques, les collections privées, la création de musées, les oeuvres littéraires dans le cadre de la naissance des " littératures nationales " et des combats identitaires.

L'expérience mystique de Avraham Aboulafia

L'expérience mystique de Avraham Aboulafia

Dans l’océan textuel et conceptuel de la tradition cabalistique, la figure d’Abraham Aboulafia surgit, portée par une biographie en forme d’auto­biographie qui étonne autant qu’elle fascine.

Né à Saragosse en 1240 de l’ère commune, Abraham ben Samuel Aboulafia rend compte dans ses ouvrages de ses pérégrinations méditerranéennes qui le porteront jusqu’aux remparts de Saint-Jean d’Acre à la recherche du fleuve Sambatyon.

Mais, dans le parcours de cette vie vagabonde entre la Grèce et l’Italie, Byzance et l’Espagne, l’événement sans précédent qui marquera les esprits et la chronique, c’est la non-rencontre avec le pape Nicolas III en 1280.

Les visions qu’il décrit alors, la «mission messianique » dont il se dit porteur, la mort soudaine du pontife au moment de l’arrivée d’Aboulafia à Rome, son emprisonnement, puis sa libération qui signe le début d’années fructueuses sur les terres siciliennes, où disciples et détracteurs se succèdent, enfin son excommunication et sa disparition mystérieuse sur la petite île de Comino dans l’archipel maltais tout cela scelle à jamais un destin hors du commun dans le ciel de la pensée juive.

Lumière de l’intellect (’Or ha-Sekhel), écrit à Messine vers 1283, édité, traduit et annoté ici à partir de trois de ses plus importants manuscrits, est sans doute l’œuvre la plus complexe et complète d’Aboulafia.

« Il est indispensable de publier ... tous les livres d’Abraham Aboulafia, la personnalité la plus importante parmi les cabalistes qui nous sont connus à ce jour.

Il faut en tout cas commencer par ... le ’Or ha-Sekhel... » écrivait Gershom Scholem à H. N. Bialik en 1925. C’est aujourd’hui chose faite.

À partir de cinq éléments fondamentaux qui sont : l’influx divin, l’homme, la connaissance, le monde et la langue hébraïque, Aboulafia nous dit que l’influx informe l’homme de ce qu’est la totalité du monde, mais que cette connaissance est cachée. Elle est cachée dans la langue sous tous ses aspects.

Lettres de l’alphabet (formes, ordres, permutations, combinaisons, fontes, etc.) signes des voyelles (durée, sonorité, place etc.), grammaire, syntaxe, temps des verbes, indiquent tel ou tel aspect du monde, sans pour autant en dévoiler le secret, auquel aura accès toutefois l’homme qui intellige.

Et se dessine alors les contours d’une « foi de l’intellect » fondée sur l’intelligence du livre dans ses formes les plus ­multiples qui fonde une théorie du langage sur les principes de la cabale.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Pleurons les , les Juifs de Paris et les commémorations de la Shoah

Livre juif : Pleurons les , les Juifs de Paris et les commémorations de la Shoah

On n’en parlait pas », se souviennent de nombreuses personnes ayant grandi dans la France de l’après-Seconde Guerre mondiale au sein de foyers intimement marqués par les persécutions antisémites et la destruction des Juifs d’Europe.

Cette difficile transmission intrafamiliale des épreuves endurées sous l’Occupation a cependant cohabité après la guerre avec un large éventail d’initiatives prises dans le monde juif pour commémorer ce que l’on n’appelait pas encore la Shoah. Et parmi ces initiatives figuraient en bonne place les cérémonies du souvenir qu’organisèrent notamment, dès l’automne 1944, des associations juives établies dans la capitale.

C’est l’histoire de ces commémorations – entre la Libération et la Guerre des Six Jours – que retrace ce livre.

Se déployant dans tous les secteurs de la judaïcité parisienne et plébiscités par un public souvent nombreux, les rassemblements dédiés à la mémoire tant des victimes du génocide que des résistants et soldats juifs engagés dans la lutte contre l’Allemagne nazie constituaient un rituel sociopolitique, un vecteur de mémoire et une ressource identitaire de première importance pour les organisations qui les mettaient en œuvre et pour les personnes qui y assistaient.

Les commémorations participèrent ainsi pleinement à la reconstruction de la collectivité juive, aux évolutions qu’elle connut dans différents domaines et aux conflits qui la divisèrent sur fond de Guerre froide. C’est autour de ses morts que « l’archipel juif de Paris » revint à la vie au lendemain de la Shoah.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les Juifs en Pologne

Livre juif : Les Juifs en Pologne

L’histoire des Juifs polonais remonte au Xe siècle. Pendant mille ans, la présence juive en Pologne deviendra progressivement la plus importante du monde européen, une référence incontournable de la culture juive. Certes, les persécutions ont aussi émaillé cette histoire mais jamais au point de rayer de la carte des millions d’hommes, femmes et enfants, un peuple. Et puis vint l’impensable, la Shoah.

Ce livre associe deux histoires. La première est celle d’un jeune couple qui enfermé dans le ghetto de Varsovie, arrive à survivre aux rafles, aux déportations, aux camps. En 1945, négligeant les démons profondément enracinés dans la société polonaise, il décide de revenir à Varsovie parce qu’il croit à la promesse d’un avenir meilleur…

La deuxième histoire est celle de l’auteure à qui, enfant, on n’a rien dit pour la protéger, mais aussi pour mettre l’Histoire au service de l’auto-justification d’un régime totalitaire. À vingt ans, elle sera confrontée à la brutalité d’un antisémitisme d’État, mais c’est bien des années après, en France, qu’elle s’emploiera à comprendre les mémoires de son père qui retracent les années de la guerre et celles de la construction du régime communiste en Pologne. 50 ans après avoir quitté la Pologne, elle y retourne en quête de documents archivés au ministère des Affaires étrangères, aux archives de la police politique et à l’Institut de l’histoire juive.

La Pologne est toujours hantée par un antisémitisme vivace, comme un mal incurable.

 

Alexandra Subrémon est née Krobicka en 1947 à Strasbourg. Sa mère, employée au consulat général de Pologne, retournera avec elle à Varsovie, peu après sa naissance. Vingt ans plus tard, la Pologne est à nouveau en proie à une campagne antisémite. Les Juifs quittent massivement le pays. Ses parents l’envoient en France où une lointaine famille est prête à l’accueillir. Elle y poursuit ses études de droit, travaille au Conseil de l’Europe, au Parlement européen, à la Commission européenne, à l’Assemblée nationale, avant de rejoindre l’administration française.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Leur seconde guerre mondiale de Bruno Halioua

« Où étiez-vous pendant la guerre ? » Cette question, Bruno Halioua l'a posée aux artistes, aux intellectuels, aux politiques, aux comédiens, aux écrivains et aux personnalités qui ont marqué nos mémoires depuis 1945.

Il nous raconte l'évasion de Léon Zitrone d'un camp de prisonniers, le quotidien de la professeure Simone de Beauvoir, les débuts dans le music-hall d'Yves Montand, la vie mondaine d'Arletty ou le moment où Serge Gainsbourg a découvert qu'il était juif...

En croisant les témoignages laissés par ces grands du XXe siècle, il met en lumière une foule d'histoires méconnues qui sont aussi celles de chacun des quarante millions de Français qui ont vécu l'Occupation.

De Jacques Chirac à Pierre Bellemare en passant par Barbara et Françoise Sagan ou Romain Gary, Bruno Halioua nous donne les clés pour comprendre à quel point la guerre a marqué leur vie... et la nôtre.

Choix de Claude Layani

Livre juif : La fuite en Suisse

Livre juif : La fuite en Suisse

Choix de Claude Layani

 

Les Juifs à la frontière franco-suisse durant les années de «  la Solution finale  » Itinéraires, stratégies, accueil et refoulement

À l’été 1942, «  la Solution finale de la question juive  » est déclenchée aux Pays-Bas, en Belgique et en France. Des milliers de Juifs prennent la fuite en direction de la Suisse, à travers la zone occupée ou la zone libre. Beaucoup sont arrêtés pendant leur voyage et déportés. Certains atteignent néanmoins la frontière helvétique.

La Suisse, attachée à sa politique d’immigration ultra-restrictive à tonalité antisémite, se voit acculée à l’adoption de mesures d’urgence  : elle entrouvre ses portes à certaines catégories de fugitifs. Mais son attitude, chaotique et peu lisible, reflète des tensions internes. Plus de 12  500 Juifs venus de ou à travers la France sont accueillis.

Près de 3  000 sont refoulés et abandonnés à leur sort –  tous, cependant, ne périront pas en déportation.

Cet ouvrage est le premier à s’appuyer sur les archives conservées de part et d’autre de la frontière  : dossiers helvétiques des réfugiés, dossiers préfectoraux français, archives des organisations d’entraide et sources mémorielles.

Il retrace ce périlleux voyage vers la Suisse, qui perdure jusqu’à la Libération, malgré les régimes changeants des territoires traversés et, au bout, l’inconnu de l’accueil ou du refoulement. Il dessine aussi les profils des acteurs qui se croisent alors  : les Juifs qui se décident pour la fuite  ; les exécutants et collaborateurs de la politique d’extermination  ; les responsables suisses à la ligne politique (hélas  !) fluctuante. I

l fait revivre enfin les réseaux, payants ou bénévoles, de passeurs, que viennent peu à peu renforcer les solides réseaux de la résistance juive, pour qui la Suisse devient un outil de la panoplie de sauvetage.