Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Livre juif : Toute la lumière que nous ne pouvons voir

Choix de Claude Layani

 

Véritable phénomène d’édition aux États-Unis, salué par l’ensemble de la presse comme le meilleur roman de l’année, le livre d’Anthony Doerr possède la puissance et le souffle des chefs-d’œuvre.

Magnifiquement écrit, captivant de bout en bout, il nous entraîne, du Paris de l’Occupation à l’effervescence de la Libération, dans le sillage de deux héros dont la guerre va bouleverser l’existence : Marie-Laure, une jeune aveugle, réfugiée avec son père à Saint-Malo, et Werner, un orphelin, véritable génie des transmissions électromagnétiques, dont les talents sont exploités par la Wehrmacht pour briser la Résistance.

En entrecroisant avec une maîtrise éblouissante le destin de ces deux personnages, ennemis malgré eux, dans le décor crépusculaire d’une ville pilonnée par les bombes, Anthony Doerr dessine une fresque d’une beauté envoûtante. Bien plus qu’un roman sur la guerre.

Toute la lumière que nous ne pouvons voir est une réflexion profonde sur le destin et la condition humaine. La preuve que même les heures les plus sombres ne pourront parvenir à détruire la beauté du monde.

Livre juif : Le grand angle de Simone Somekh

Livre juif : Le grand angle de Simone Somekh

Choix de Claude Layani

Je sortis de mon sac noir des tirages des photographies qui m’avaient valu l’exclusion du lycée. Tante Suzie les regarda : «C’est qui?

– Malka Portman. La sœur d’un camarade de classe. Elle est belle, non? J’ai eu l’idée de la faire entrer en cachette à l’étage des garçons et je l’ai amenée dans les toilettes. Ce sont mes meilleures photos jusqu’à maintenant. Les garçons de la Yeshiva High School terminaient souvent le lycée sans avoir jamais regardé une fille dans les yeux. Moi, j’avais photographié les yeux de Malka Portman…»

Ezra, quinze ans, qui grandit dans une famille juive ultra-religieuse de Boston, veut devenir photographe. Il va devoir pour cela s’éloigner inexorablement de son milieu. Spécialisé dans le domaine de la mode, travaillant aussi la nuit dans un bar – et donc rejeté par son père et sa communauté –, il ne veut pas renoncer à la partie juive de son identité. Il partira un jour pour Tel Aviv, la «ville qui ne dort jamais», et là…

Livre juif : Le paradoxe juif de Hirsh Goldberg

Livre juif : Le paradoxe juif de Hirsh Goldberg

Choix de Claude Layani

 

Une loi bizarre gouverne l'existence juive à travers le temps : "Tout ce qu'on peut dire de faux sur les Juifs l'a été ou le sera un jour".

L'histoire ancienne et contemporaine des Juifs, le. traitement de l'Etat juif dans l'arène internationale, l'expérience quotidienne le vérifient aisément : toute perception des Juifs repose sur des mythes, des stéréotypes et des mensonges.

Exemple le plus trivial qui soit, le "nez juif". Il ne correspond à aucune réalité. Près de 60 % des Juifs ont des nez droits ou "grecs". 31 %o des Bavarois ont des nez aquilins 1 Mais la légende du nez juif colle, si l'on peut dire, au visage des "sémites"...

Un chercheur américain, Hirsh Goldberg  rapporte dans Le paradoxe juif (1) "ce qu'il y a de bizarre,, d'ironique, d'amusant, d'inimaginable et de provocateur dans l'image qu'on se fait des Juifs" et de tragique, puisque les préjugés n'ont pas simplement conduit à leur prg*er des nez qu'ils n'ont pas, mais droit à Auschwitz.

L'auteur démonte tous les préjugés, toutes les fausses vérités,

Il n'y a pas de "race" juive. Les Juifs ont les caractères ethniques des peuples parmi lesquels ils vivent. Il y a des Juifs blancs, noirs, jaunes et présentant tous les mélanges, car les Juifs sont la pseudo-race la plus métissée.

Ce qu'on colporte sur leur religion est faux.

Ils n'ont évidemment commis ni le déicide de Jésus, ni de profanations d'hosties ni de meurtres rituels. La "loi du Talion" n'est pas une loi de vengeance, mais une règle humanisée de réparation, qui a marqué "un progrès sur les anciennes pratiques de la revanche brutale". Les grandes idées morales et éthiques de la Bible hébraïque ont été annexées par d'autres civilisations, et l'on a accolé au "Testament originel" des juifs 'l'adjectif 'ancien' avec ses connotations de "dépassé" et . "révolu" " archaïque" tandis que "nouveau" suggère évidemment "fraîcheur", " modernité", "dynamisme", 'jeunesse'.Or "tu aimeras ton prochain" provient de 'l'ancien". Etc...

La connaissance du judaïsme est donc entachée d'innombrables erreurs. Le regard posé sur les Juifs aussi. On tient par exemple pour axiomatique que les Juifs ne brillaient pas sur les champs de bataille. Le contraire est vrai "West Point , l' école ' militaire des Etats-Unis", affiche les neuf plus célèbres guerriers de l'histoire on y voit Josué, David et Juda Maccabée". Lors de la Première Guerre mondiale, 250 000 Juifs servirent dans les forces armées américaines, soit 5 % de la population juive, contre 3% des non-Juifs.

On tient pour évident que les Juifs ne brillent pas dans les sports.

Les palmarès disent également le contraire. Il n'existe pas de domaine de l'activité humaine où les chiffres, les faits, la vérité ne soient pas à l'opposé de la "vérité" professée sur les Juifs……….

Livre juif : Héritage de Dani Shapiro

livre juif heritage de Shapiro

Choix de Claude Layani

 

Dani Shapiro est née dans une famille juive new-yorkaise, entre une mère qu'elle fuit et un père qu'elle adore. Depuis toujours, elle se regarde dans le miroir, sans parvenir à chasser un sentiment d'étrangeté. Qui est cette petite fille blonde aux yeux bleus, qui ne ressemble à personne de sa famille ?

À 54 ans, devenue auteure à succès, elle découvre au hasard d'un test ADN que Paul Shapiro n'est pas son père biologique.

À la lumière de cette révélation, l'enfance de Dani Shapiro s'éclaire peu à peu, dessinant un portrait de famille empli d'ombres.
Héritage est une œuvre littéraire poignante sur la puissance universelle des secrets de famille, une lettre d'amour au père.

Livre juif : Le parrain et le rabbin

Livre juif : Le parrain et le rabbin

L'histoire vraie et extraordinaire d'enfants juifs sauvés par la Mafia.

Nous sommes en novembre 1943, à Milan, dans une école juive qui accueille clandestinement une quinzaine de jeunes garçons et un rabbin. Une nuit, les Allemands s'apprêtent à donner l'assaut à l'école. Par chance, un des élèves a pu donner l'alerte. Fuir, donc.

Mais pour aller où ?
Pendant plusieurs nuits, avec à peine de quoi survivre et dans des conditions météorologiques effroyables, le petit groupe va se retrouver en haute montagne avec pour ultime espoir de rejoindre la Suisse en passant la frontière à pied, et pour seuls compagnons le froid, la faim, le découragement et la sensation de la mort qui vient.

Pourtant, à des milliers de kilomètres de là, à Brooklyn, des comités de secours cherchent une solution pour organiser leur sauvetage.

Mais qui serait assez fou pour envoyer des hommes vers ce petit bout de terre perdu en Europe, où les nazis en pleine retraite minent le terrain et détruisent tout sur leur passage ? Dans l'impasse, et après bien des tergiversations, le rabbin se résout à passer contrat avec Joseph Bonanno, l'un des parrains de la Mafia new-yorkaise.

La fin justifie-t-elle les moyens ? Peut-on sans dommage faire appel au syndicat du crime pour sauver de jeunes Juifs piégés par l'Histoire ? Quel sera le prix de leur improbable alliance ?
Voici l'histoire folle et authentique de cette chasse à l'homme que nous rapporte Sam Bernett de son écriture à la fois trépidante, sensible et imagée.

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : Une faim d'abîme

Livre juif : Une faim d'abîme

Une faim d'abîme

La fascination de la mort dans l'écriture contemporaine

Le monde occidental s'interroge aujourd'hui sur la passion de la mort qui pousse de jeunes terroristes au suicide et au crime. Le présent essai traite d'une autre fascination, non moins troublante : celle qui travaille sourdement les grands textes de notre modernité.

Après Alexandre Kojève, l'écriture de Georges Bataille, de Maurice Blanchot, de Jacques Derrida ou de Jacques Lacan, laisse transparaître un lyrisme de la destruction, un engouement pour l'abîme, qu'il faut savoir reconnaître sous la rigueur de la pensée.

D'où vient cette esthétique du malheur ? Quels enjeux recouvre-t-elle ? Au fil d'une minutieuse lecture, l'auteur s'attache à dénuder un complexe de valeurs et d'affects qui remontent aux origines symboliques de notre civilisation. On entrevoit peu à peu que cette revendication de la mort pourrait bien n'être que le signe inversé de la grande protestation humaine, de sa soif d'infini et de son désir d'être.

 

Betty Rojtman, née à Paris, a dirigé le département de littérature française à l'université hébraïque de Jérusalem. Elle situe sa recherche au carrefour de la pensée contemporaine et de l'exégèse juive traditionnelle. Parmi ses publications : Feu noir sur feu blanc. Essai sur l'herméneutique juive (1986); Une grave distraction (préface de Paul Ricoeur, 1991) ; Une rencontre improbable (2002) et Moïse, prophète des nostalgies (2007).

 

Choix de Claude Layani

Livre juif : À pas d'aveugle de par le monde

Livre juif : À pas d'aveugle de par le monde

Ce chef-d’œuvre de la littérature yiddish s’ouvre au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, parmi les cendres, les corps disloqués, dans la froideur d’une terre sans Dieu. Le héros vogue de lieu en lieu.

Chaque ville fait naître des romans dans le roman, où se croisent des dizaines de personnages – ceux qui ont connu les Plaines, comme l’auteur nomme les lieux d’extermination, et les autres, les épargnés.

Les premiers tentent de vivre, mais demeurent à tout jamais des êtres de souvenir ; les seconds souhaitent juste oublier. Puis les bourreaux, à leur tour, resurgissent. Entre ces hommes, entre les morts et les vivants, se tissent des liens : des drames anciens ou nouveaux éclatent, les sentences tombent.

À pas aveugles de par le monde est un texte unique, mêlant avec une finesse et une puissance inégalées les registres de langue et de genre pour tenter de transmettre l’indicible, malgré tout.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Eloge de la vie humaine

Livre juif : Eloge de la vie humaine

Choix de Claude Layani

Dans cet ouvrage accessible à tous, Michel Dabi décrit la trame d'une vie humaine sur Terre. Dans une quête de spiritualité empreinte de philosophie, ancienne comme contemporaine, il met en exergue les richesses de l'existence et nous donne des pistes, des clés pour ouvrir les portes de la volonté, du lâcher-prise et du bien-être afin d'accéder au bien le plus sacré de l'être humain : le Bonheur. Le troisième millénaire sera spirituel ou ne sera pas !

Nous sommes solidaires, les uns des autres et de notre environnement. Nous ne sommes pas une coquille vide trimballée au gré des vagues au milieu d'un océan...

Livre juif : Qui écrira notre histoire ?

Livre juif : Qui écrira notre histoire ?

Choix de Claude Layani

 

En octobre 1939, Emmanuel Ringelblum, historien de formation, avait entrepris de rassembler systématiquement les documents touchant le sort des Juifs de Pologne et consitua autour de lui un groupe de bénévoles pour qui l'injonction à sa souvenir (Zokhar) était une forme élémentaire de résistance et qui se donna pour nom de code "Oyneg Shabes" : "Joie du sabbat", en yiddish.

Si Ringelblum et sa famille périrent en mars 1944, comme la majorité des quelque soixante membres de ce réseau — historiens, sociologues, économistes, éducateurs, écrivains, poètes, en sorte qu'aucun domaine de la vie ne soit ignoré —, le groupe réussit à travailler d'arrache-pied jusqu'au printemps 1943, pour écrire la chronique de la disparition de la communauté yiddish.

Sentant l'imminence d'une fin proche, les archivistes réussirent à cacher des milliers de documents dans des bidons de lait ou des boîtes en fer-blanc avant de les enterrer.

Servi par un talent de conteur qui n'est pas sans rappeler celui des Disparus, cet ouvrage est sans conteste un des livres les plus importants sur la Shoah à côté de ceux de Hilberg et de Friedländer.

Car au-delà de l'histoire magistrale d'une famille, d'un historien et d'un groupe, au-delà d'un tableau de la culture yiddish et de son inscription dans la culture polonaise et russe de l'époque, c'est véritablement l'histoire de l'Holocauste vécue par ses victimes contemporaines qu'offre ce livre.

Livre juif : La guerre de Franci

Livre juif : La guerre de Franci

La Guerre de Franci est la fascinante histoire vraie d’une jeune fille durant la Seconde Guerre mondiale : Franci Rabinek Epstein a survécu à trois camps de concentration nazis, au travail forcé et même à une rencontre avec le terrible Josef Mengele.

Après guerre, elle voudra laisser un témoignage, une trace de ce voyage en enfer dans un texte précis et détaillé où elle ne se se départit jamais de son humour ni d’une véritable élégance naturelle, qui ont résisté à l’épreuve de l’horreur.

Mais sa franchise sur ce qui advint aussi dans les camps, les relations sentimentales entre les êtres en même temps que les abus sexuels, venait trop tôt : elle embarrassa.

Les esprits n’étaient pas prêts et, lorsqu’elle mourut à New York en 1989, ses mémoires n’avaient toujours pas été publiés.

Sa fille, la journaliste Helen Epstein, auteure réputée pour son travail sur le traumatisme en héritage, a établi l’édition de ce récit puissant, qui paraît pour la première fois en français.

Choix de Claude Layani