Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : La Gloire en exil de Francis Guibal

Livre juif : La Gloire en exil de Francis Guibal

Choix de Claude Layani

Emmanuel Levinas n'a jamais fait mystère de ses origines juives ni du fait qu'il y avait là pour lui des ressources qui lui apparaissaient inépuisables de signification.

Attelé à un travail d'écriture proprement philosophique, il ne renie aucun horizon, n'écarte aucune source de pensée : les " écritures ", reconnues comme saintes dans sa tradition religieuse d'origine, dialoguent en lui avec le Logos venu de la sagesse des Grecs.

Source de fécondité que ce dialogue ininterrompu : la tradition philosophique occidentale garde aux yeux de Levinas son " droit au dernier mot " et " tout doit être exprimé dans sa langue ".

La raison se doit de reconnaître pourtant qu'à l'intérieur de cet espace " la première parole n'est jamais de nous, ce qui nous interdit de prétendre à aucun dernier mot ".

Ainsi ce philosophe singulier honore-t-il l'exigence de se mouvoir et de demeurer dans l'espace d'intelligibilité commune qui nous a été ouvert par les Grecs mais " en introduisant dans cette mesure de la raison commune la venue et l'excès, l'au-delà et l'autrement, d'un Infini qui la provoque et la relance ".

L'enjeu est bien de philosophie et même de radicalité philosophique : comment porter cette raison au plus haut de sa vigilance interrogative, comment l'éveiller ou la réveiller pour l'ouvrir ou la laisser s'ouvrir à ce qui l'appelle sans qu'elle puisse le maîtriser ?

Francis Guibal écrit pour partager sa conviction " qu'il n'est guère possible de philosopher aujourd'hui sans avoir au moins entendu, écouté et médité, ce qu'a avancé Levinas, sans avoir été "touché" par le timbre et la résonance de cette voix et de cette écriture ". Son essai emporte l'adhésion, invite à la rencontre et, par sa limpidité, en facilite grandement le déroulement. -

Livre juif : Jeunesse de Pierre Nora

Livre juif : Jeunesse de Pierre Nora

Depuis des années, mes amis me pressent, en m’écoutant raconter mes histoires, d’écrire mes Mémoires. Je me suis toujours refusé à cette tâche que je sentais pourtant, moi-même, nécessaire.

Les souvenirs ici réunis ne s’apparentent donc pas à des Mémoires, au sens classique du terme, mais à un mélange de ce que j’ai baptisé « lieux de mémoire » et « ego-histoire ». Pour mieux dire, ils relèvent de ce que l’on appelait autrefois un roman d’apprentissage.

Je me suis spontanément concentré sur les traits singuliers de mes jeunes années : la guerre de neuf à treize ans pour un enfant juif ; une famille faite d’individualités fortes ; une impossibilité à me plier aux normes universitaires sans pouvoir cependant m’en détacher ; une initiation amoureuse des moins banales ; une ouverture à plusieurs types de vie qui n’a pas été offerte à tous. Une jeunesse qui m’a fait ce que je suis.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Présence du messianisme juif

Livre juif : Présence du messianisme juif

Choix de Claude Layani

Le messianisme, projection d'une fin dans la temporalité humaine, fut sans doute à la source de nombreux bouleversements. Il peut inciter au quiétisme, mais il peut aussi se retourner vers l'activisme le plus effréné. L'idée d'une « fin de l'histoire », sous une face libérale ou démocratique, ne peut être qu'un leurre.

Depuis deux siècles, soit depuis Hegel, l'Occident sécularisé a pu croire l'avoir atteinte ; or, depuis lors, l'histoire s'est déchaînée avec une violence inédite. Les Juifs se méfient de tout discours d'« accomplissement historique », lequel débouche souvent sur la tragédie.

Le messianisme juif, à rebours de toute idéalisation, suggère que l'histoire ne s'achève jamais, qu'elle est toujours à reprendre dans la mise en oeuvre d'une « réparation » destinée à retrouver l'ordre originel de la Création. L'histoire est toujours ouverte vers une potentialité de justice non encore accomplie, et toujours à réaliser.

Livre juif : La révolution française et l'émancipation des Juifs de France

Livre juif : La révolution française et l'émancipation des Juifs de France

Les éditions d’Histoire sociales (E.D.H.I.S) en 1968 ont reproduit en fac-similé, le corpus des textes les plus importants, relatifs à l’émancipation des juifs par la Révolution.

Ils ont regroupé les trois discours récompensés par la Société de Metz, et signés de l’Abbé Grégoire (254 p.), de l’avocat Nancy Thierry (105 p.) et de Zalkind-Hourwitz, Juif d’origine polonaise (100 p.) ; et ils ont ajouté les séries de textes suivantes :

• Les mémoires et pétitions des Juifs eux-mêmes.
• Les État-Généraux en faveur des Juifs, jusqu’aux Observations d’Aaron Ravel sous l’an III.
• Les discours, adresses rapports, procès-verbaux émanant de la Commune et des districts de Paris en 1790-1791.
• Les textes de l’Assemblée nationale (1789-1791) qui définissent et illustrent la nouvelle législation.
• Les publications diverses de 1787 à 1806 (concernant, en particulier, les Juifs d’Alsace et de Lorraine, et ceux d’Avignon). Il ne reste que très peu d’exemplaires de cette édition présentées en 8 tomes.

Ces deux volumes, uniques en leur genre, permettent donc une vision globale de l’Histoire telle qu’elle fut vécue de 1787 à 1806. Ils sont le corpus le plus complet jamais publié sur le sujet.

Introduction d'Ariel Goldmann, président de la Fondation du Judaïsme Français. Préface de Perrine Simon-Nahun, directrice de recherche au CNRS (ENS) et chargée de mission à la culture à la Fondation du Judaïsme Français.

Choix de claude Layani

Livre juif : La Bible de Rachi

Livre juif : La Bible de Rachi

C'est au Moyen Âge, en Champagne, que le rabbin Rachi a donné le commentaire de la Bible que tous les juifs du monde ont lu depuis. Voici la grande édition révisée de ce monument figurant au patrimoine de l'humanité. Et le deuxième volume, "Les Prophètes", de ce classique.

Parmi les commentaires de la Bible, celui du rabbin Rachi, né à Troyes vers 1040, est sans doute le plus célèbre. Depuis presque mille ans, toutes les générations de juifs et toutes les mouvances hébraïques ont fait de ce commentaire une obligation de l'étude. Son importance est telle que certains exégètes chrétiens, dont Luther, s'en sont inspiré pour leur propre traduction.
Plonger dans Les Prophètes en profitant des explications lumineuses de Rachi, c'est redécouvrir la profondeur des textes sacrés, participer à la révélation des grands récits, s'étonner parfois de l'audace et de la justesse des interprétations. Peut-être parce que Rachi s'est toujours attaché à dégager des textes sacrés le sens le plus pratique, le plus conforme à la logique et à la raison quotidienne.
Ce classique de la bibliothèque universelle, à nouveau disponible, sera bientôt suivi d'un troisième volume, comprenant le commentaire des Prophètes (2/2) et des Hagiographes.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Un monde sur mesure de Nathalie Skowronek

Livre juif : Un monde sur mesure de Nathalie Skowronek

Choix de Claude Layani

Des marchés où s’était épuisée notre arrière-grand-mère aux magasins de prêt-à-porter montés par nos parents, tout nous ramenait aux tailleurs juifs des shtetls de Pologne.

Quatre générations plus tard, on ne se fournissait plus dans le Sentier, à Paris, mais chez d’invisibles intermédiaires qui ramenaient la marchandise du Bangladesh, du Pakistan ou de Chine.

Qu’importait la provenance des pièces, qui les avaient confectionnés et comment, nous devions reconnaître parmi les vêtements entassés les articles susceptibles de plaire. Il fallait être rapide, choisir juste. Nous prenaient de cours ces nouvelles enseignes qui ouvraient dans toute l’Europe. Le shmattès yiddish allait bientôt disparaître. »

Au cœur de l’histoire familiale de la narratrice, le vêtement : d’un côté le magasin de son inconsolable grand-mère, peuplé des fantômes de la Shoah, de l’autre les flamboyants qui, tournant le dos à la tragédie, jouent le jeu de leur époque avant d’être dépassés par le succès.

Entre eux, une jeune femme veut exister sans renier ses origines et les évoque avec une acuité sensible.
La fin d’un monde, et peut-être la vraie fin du Yiddishland.

Livre juif : Le dernier testament de Maurice Finkelstein

Livre juif : Le dernier testament de Maurice Finkelstein

Maurice et Gisèle Finkelstein sont très vieux, très riches et ils n’ont pas d’enfant.
Toute la famille s’impatiente en attendant la grande kermesse finale chez le notaire.

« Ils vont bien finir par mourir », se dit souvent Sophie Delassein, alias Sophinette, journaliste à L’Obs et nièce préférée du couple, en pôle position sur le testament des octogénaires.

Elle fait moins la maligne à l’été 2019, quand elle découvre que son oncle se meurt dans un hôpital de la Côte d’Azur. Elle pourrait laisser filer, elle décide de le sauver en se souvenant du jour où Maurice lui avait fait promettre de s’occuper de lui et de sa femme en cas de problème. Et là, gros problème il y a.

En les plaçant dans un EHPAD près de chez elle, la journaliste chanson fait une entrée fracassante dans le monde de la gériatrie qu’elle observe en pissant de rire - sûrement pour ne pas pleurer.

Le Dernier Testament de Maurice Finkelstein est une tragi-comédie dont les mots-clefs sont : famille, bas de contention, vautour, ta gueule, héritage, jambes entières/maillot/aisselles, aide-soignante, Covid-19, Céline Dion.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Les souvenirs de David Foenkinos

Livre juif : Les souvenirs de David Foenkinos

Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, Maintenant. Je peux le lui dire, là. »

David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.

Cultiver la mémoire des instants heureux, c'est le sens du roman de David Foenkinos Les Souvenirs, qui invite à la méditation sur l'instant présent.

L'auteur nous offre un portrait poétique et délicat au travers des rites de passage qui ponctuent la vie : le mariage et la vie à deux, les enfants, la vieillesse... Ces thèmes universels parlent au plus grand nombre et rendront nostalgique plus d'un lecteur.

Un roman qui traite avec justesse et légèreté de la vie et ses dynamiques sociales.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Le roman de Jérusalem

Livre juif : Le roman de Jérusalem

Choix de Claude Layani

Jérusalem ! S'agit-il uniquement d'une ville ou est-ce aussi un mythe, un rêve, où se confondent passé et présent, où se sont croisés des destins d'hommes hors normes, tel Moïse qui parla avec l'Eternel et Jésus qui devint le Christ ?

Ne doit-on pas penser également à Jérusalem comme à un noeud qui réunit les fils conducteurs de trois religions et de nombreuses sectes, toutes soucieuses d'entrevoir ce qui éternellement se dérobe à l'homme ?

Ce mystère, les Hébreux ont cru le toucher du doigt, par l'intermédiaire du Temple qui abritait l'Arche de l'Alliance et avait scellé le pacte d'un peuple avec Dieu.

Mais de part et d'autre les promesses ne furent pas tenues.

Depuis deux mille ans les Juifs pleurent la destruction de ces saintes reliques en s'inclinant devant un mur demeuré intact et dont les pierres, taillées avec une précision d'orfèvre, se sont laissées dorer par le temps.

C'est aussi à Jérusalem, Antioche. Alexandrie et Rome que s'élabora lentement la doctrine chrétienne (Ier-IVe siècles), à travers des luttes passionnées, des formes de pensées et courants différents. Enfin, la Ville sainte fut le théâtre d'affrontements majeurs entre chrétiens et musulmans - les croisades - dont elle a gardé des traces.

Livre juif : La Haggadah de Pessah de Paul Pinhas Fitoussi

Livre juif : La Haggadah de Pessah de Paul Pinhas Fitoussi

Choix de Claude Layani

Cette Haggadah se veut être une Haggadah de "Transmission" Elle porte le sous-titre "et tu raconteras à tes enfants". Elle comprend la version hébraïque ainsi qu'une transcription phonétique, des indications quand à la pratique du Séder et des commentaires rédigés par Paul Pinhas Fitoussi.

Depuis 3500 ans, le peuple juif a développé une liturgie de la transmission autour de la table familiale. Cela lui donne la possibilité de faire revivre les évènements, de se remémorer, et non pas simplement de commémorer son asservissement et sa libération. La Haggadah de Pessa'h de Paul Pinhas Fitoussi reprend cette liturgie avec pédagogie dans sa version hébraïque avec une transcription phonétique.