Claude Layani

Ministre du culte à Fribourg en Suisse durant 33 ans, j'étais aussi bibliothécaire scientifique à la Bibliothèque cantonale et universitaire, comme responsable des acquisitions. J'étais aussi journaliste à la Gazette juive de Bâle ainsi que dans wochenblatt de Zürich pendant de longues années. En fait avec Alliance j'ai eu la joie et le privilège de continuer mes activités littéraires et mes fonctions rabbiniques en publiant le commentaire de la sidra. Engagé dans les relations judéo-chrétiennes, il m'arrivait de faire des conférences à l'Université catholique de Fribourg sur le judaïsme. Pratiquement toutes les écoles et les collèges sont venus visités notre synagogue et le résultat de ce travail, la communauté juive avait une place non négligeable . Nous étions invités toutes les années à la présentation des vœux auprès du gouvernement et de l'évêché. A mon départ à la retraite je laisse une communauté pas loin de l'extinction faute de fidèles. A Nic e je me suis investit dans la rédaction du journal Nitzan, au Bné Brith Loge Côte d'Azur dans le secteur de la culture.
Voici ces quelques lignes qui tracent un parcours engagé pour la communauté et pour le judaïsme qu'il faut faire connaître car nous sommes le ferment ,le sel pour l'humanité. Nous sommes encore présent aujourd'hui car nous avons la mission de délivrer le message divin.

Les articles de Claude Layani

Livre juif : L'antisémitisme expliqué aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans et aux antisémites

L'antisémitisme expliqué aux juifs, aux chrétiens, aux musulmans et aux antisémites

Cet essai est l’aboutissement de plusieurs décennies d’observations et de réflexions, en quelque sorte une anatomie psychologique des antisémites.

Il ne s’adresse qu’à celles et à ceux dont la logique est le fondement même de leur liberté de conscience, et entreprend de démontrer, à l’instar de tout chercheur rigoureux, que le christianisme et l’islam ne sont pas, sémantiquement parlant, deux religions légitimes, mais deux impostures.

Les deux dogmes, une usurpation abâtardie du judaïsme, sont les véritables racines de l’antisémitisme.

Eugenio Scalfari, célèbre journaliste fondateur de La Repubblica a eu la satisfaction de recevoir une réponse du pape François, à sa question : Le Dieu des chrétiens pardonne-t-il les péchés de ceux qui ne croient pas et ne cherchent pas la foi ? Et l’honnête Pape de reconnaître : « La miséricorde de Dieu n’a pas de limites si on s’adresse à Lui d’un cœur sincère et contrit, la question pour celui qui ne croit pas en Dieu est d’obéir à sa propre conscience. »

Aucun éditeur avant les éditions Auteurs du Monde n’avait accepté de publier ce manuscrit, deux pavés dans la mare, explosifs de par leur pertinence.

Il est donc encore possible et jamais trop tard de dire les choses comme elles sont, afin de contribuer à moins ajouter du malheur au monde.

Au nom de quoi et de qui nous restreindrions-nous,d’expliquer, de prouver et de dénoncer les crimes anciens du christianisme, et ceux, passés, actuels et futurs de l’islam religieux et politique ?

Par crainte de discréditer leur dogme, de heurter et d’ébranler les convictions religieuses de leurs adeptes ? Et, en nous taisant, piétiner la mémoire des millions de victimes dont le seul tort fut et demeure toujours de ne pas croire en ce qui est faux, farfelu et absurde ?

L’on exhume et juge les crimes génocidaires de l’Histoire et l’on étoufferait l’histoire tragique des Juifs ? Pour que le mal se revête d’une conscience politiquement correcte ? L

a seule justice, le seul dédommagement que l’on puisse accorder aux Juifs et à Israël est de dire les choses comme elles sont, partout où la liberté de pensée et de parole est encore en vigueur.

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Livre juif : Shabbat dinners d'hier et d'aujourd'hui de Vanessa Zibi

Livre juif : Shabbat dinners d'hier et d'aujourd'hui de Vanessa Zibi

Face à l'accélération du temps et des distractions, le shabbat marque une pause. Le dîner du vendredi offre un rituel précieux de communion et de partage avec les siens et fait l'objet d'une préparation et d'une attention particulières en cuisine.

Shabbat dinners rend hommage à l'immense diversité de la cuisine juive et propose un voyage initiatique et gourmand à vocation universelle. Il fait revivre aux uns les émotions et saveurs des souvenirs de shabbat de l'enfance, apporte un souffle neuf dans les repas du vendredi soir ; et permet aux curieux de découvrir la richesse de ces spécialités.

Avec plus de 90 recettes de shabbat (de famille, d'amis ou de chefs), ce livre est un répertoire culinaire authentique qui conjugue des recettes traditionnelles iconiques séfarades et ashkénazes, et des plats plus modernes, inspirés du courant israélien, dont certains ont été spécialement pensés pour les enfants.

S'y ajoutent des recettes pour les fêtes du calendrier juif (Pessah, Rosh Hashana, Chavouot...), et des pas à pas pour réaliser les indispensables hallot (pains tressés) et autres pains de shabbat.

Plus qu'un livre de recettes, Shabbat dinners s'enrichit de reportages inédits mettant en scène ces nourritures inspirées, dans lesquels des personnalités comme Perla Servan-Schreiber ou Florence Kahn font table ouverte et nous invitent à partager leur repas de shabbat...

La magie du shabbat est ainsi mise à la portée de tous, avec toute la symbolique et la joie du partage qui entourent ce moment de fête. Shabbat shalom !

Livre juif : La Belle de Jérusalem de Sarit Yishai-Levi

Livre juif : La Belle de Jérusalem de Sarit Yishai-Levi

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Ermoza, les peines de coeur se transmettent de mère en fille. Même la belle Luna, sa mère, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se plonge dans le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère. Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes,...

RÉSUMÉ

Gabriela est issue d’une lignée de femmes maudites : chez les Ermoza, les peines de coeur se transmettent de mère en fille. Même la belle Luna, sa mère, qui fascinait tout Jérusalem par sa liberté et sa joie de vivre, a fini prisonnière d’un mariage sans amour.

Alors que cette dernière vient de disparaître prématurément, Gabriela se plonge dans le passé de celle qu’on surnommait la Belle de Jérusalem, et qu’elle n’a connue que froide et amère.

Peu à peu se dessine sous ses yeux le portrait de quatre générations de femmes, malmenées par l’histoire, le poids des traditions, des superstitions et des secrets.

Sur fond de bouleversements historiques, de la gouvernance turque à la création de l’État d’Israël, une saga magistrale où les destins d’un peuple et d’une famille se confondent. « Beau, envoûtant... un livre enchanteur. » Haaretz

Sarit Yishai-Levi est une journaliste et autrice israélienne. Son premier roman, La Belle de Jérusalem, un best-seller en Israël, a reçu plusieurs prix littéraires, dont les très prestigieux Prix Or et Platine de la Publishers Association et Prix Steimatzky du meilleur livre de l’année.

Le récit étonnant d'une femme tombée en amour avec le judaïsme

Le récit étonnant d'une femme tombée en amour avec le judaïsme

Le récit étonnant d'une femme tombée en amour avec le judaïsme.

Pourquoi moi ?
Ma vie chez les Juifs hassidiques

Par l'auteure Lise Ravary

 

La journaliste et blogueuse Lise Ravary est tombée amoureuse du judaïsme au point de vouloir se convertir. Élevée dans la religion catholique, éduquée en grande partie par les religieuses, elle a cessé de croire à l'adolescence. Comment était-il alors possible qu'elle ressente l'appel de cette foi millénaire et étrangère ? Cette foi qui refuse plus de candidats à la conversion qu'elle n'en accepte.

Comment se faisait-il qu'elle se sente chez elle au pied du mur des Lamentations, à Jérusalem ? Et surtout, pourquoi ça, pourquoi elle et pourquoi à ce moment-là ? Ce récit raconte les cinq années que Lise Ravary a passées au sein de deux communautés hassidiques de Montréal, dans les années 1990. Ce sont des Juifs ultra-orthodoxes de Montréal qui l'ont éduquée. Elle a été reçue, bichonnée, nourrie, admirée par des hommes et des femmes hassidiques, principalement de la communauté Loubavitch.

Ses deux filles, qui n'avaient nullement l'intention de se convertir, ont elles aussi été accueillies à bras ouverts dans ces maisons aux portes closes. L'auteure déborde inévitablement sur sa vie mouvementée précédant cette période afin de donner un sens à cette rencontre déterminante et aux années pendant lesquelles elle a été pratiquante.

Les hassidim connaissent beaucoup plus de choses sur notre monde que nous sur le leur. Truffé d'anecdotes et dans un style propre à l'auteure, ce livre tente de rétablir l'équilibre.

ISBN : 9782764808214
Date de parution : mars 2013
Sujet : Littérature québécoise
Nombre de pages : 248 pages
Statut : Manquan

Livre juif : Juifs par les mots de Amos Oz

Livre juif : Juifs par les mots de Amos Oz

"Le judaïsme est une civilisation. Et l’une des rares civilisations à avoir laissé sa marque sur toute l’humanité."

La religion est une dimension centrale de la civilisation juive, peut-être même son origine, mais cette civilisation ne peut pas être présentée comme rien de plus qu’une religion.

De la source religieuse de cette civilisation se développèrent des manifestations spirituelles qui intensifièrent l'expérience vécue du religieux, la modifièrent, voire agirent en réaction contre elle : des langues, des coutumes, des styles de vie, des sensibilités caractéristiques (ou qui le furent, devrait-on peut-être dire), et une littérature, un art, des idées, des opinions.

Tout ceci forme le judaïsme. La révolte et l’apostasie dans notre histoire, en particulier au cours des générations récentes, aussi. C’est un héritage vaste et profus.»

L’écrivain Amos Oz et l’historienne Fania Oz-Salzberger s’entretiennent avec humour et érudition de la filiation juive.
Si elle n’est pas génétique peut-être est-elle géologique comme l’écrit le grand poète Yehuda Amichaï?
Le peuple juif se perpétue avec «des failles, des effondrements, des couches sédimentaires et de la lave incandescente», il s’agit d’un peuple dont la continuité réside dans les livres et les mots, pour se nourrir des discussions à l’origine même de sa transmission. Ce magnifique livre écrit par un père et sa fille en est un exemple saisissant.

Canada : Une odeur de cendres et de barbarie quand les livres brûlent

Une odeur de cendres et de barbarie quand les livres brûlent

Ils ont expliqué que c’était une « cérémonie de purification par les flammes ». Les cendres des livres bannis de leurs bibliothèques scolaires ont servi d’engrais pour planter un arbre et « tourner du négatif en positif ».

Ils ont fait ça, disent-ils, « dans un but éducatif ».

Ils ont brûlé des livres. Des romans. Des bandes dessinées. Des encyclopédies. Des biographies. Ils les ont jetés au feu.

Comment n’ont-ils pas réfléchi au message que leur geste fou allait renvoyer à la population ?

Quand des livres brûlent, on ne pense pas à une cérémonie de purification. On pense à Fahrenheit 451. On pense à autodafé des livres d’auteurs juifs, communistes ou dégénérés par les nazis. On pense à Franco en Espagne. À Pinochet au Chili. Aux talibans en Afghanistan.

C’est à tout ça qu’on pense, quand des livres brûlent.

Pas à « tourner du négatif en positif ».

Une enquête de Radio-Canada a révélé mardi que près de 5000 livres jeunesse avaient été retirés des bibliothèques de 30 écoles francophones du sud-ouest de l’Ontario. Ils ont été jetés, parfois même brûlés, dans un geste de « réconciliation avec les peuples autochtones ».

Des albums de Tintin, de Lucky Luke et d’Astérix font partie du lot. Ils ont été mis à l’Index. Il n’y a pas d’autre façon de le voir, pas d’autre façon de le dire.

Je suis tout à fait d’accord avec l’idée de dépoussiérer nos bibliothèques scolaires et d’enseigner aux enfants une version moins glorieuse – et plus juste – de l’histoire du Canada. J’admets volontiers que le stéréotype des bons cowboys et des méchants Indiens a fait son temps. Mais il y a la manière.

Le « comité d’évaluation » du Conseil scolaire catholique Providence, en Ontario, a tout jeté dans le même panier, pour ne pas dire dans la même poubelle.

Il ne s’agissait pas d’œuvres intrinsèquement racistes. Le comité a retiré des encyclopédies pour des mots qui avaient mal vieilli, des bandes dessinées pour des dessins qui n’étaient pas assez représentatifs des Autochtones, des romans jeunesse qui ne passaient pas le test de cet obscur tribunal de l’Index.

Bibliothèque et Archives Canada n’a que du bon à dire de L’affaire du collège indien. Son auteure, Sylvie Brien, y « aborde avec justesse le sujet des pensionnats où les jeunes autochtones, arrachés à leur famille, étaient éduqués loin de leurs parents et de leurs traditions ».

Pourtant, le roman jeunesse est passé à la trappe, lui aussi.

La conquête de l’Ouest a été retiré à cause du mot « conquête » dans le titre. Le comité d’évaluation, pardon, le tribunal de l’Index, a jugé qu’on voulait « rabaisser une population ».

On a banni un livre de bricolages, du genre : « Fabriquez votre propre coiffe de chef, les enfants ». C’était de l’appropriation culturelle.

On a retiré une biographie de l’explorateur Étienne Brûlé pour « fausse information historique ». Les auteurs, diplômés en histoire, s’étaient pourtant inspirés d’une thèse de doctorat de l’archéologue Bruce G. Trigger pour l’écrire. Leur travail de recherche avait été rigoureux.

Tant pis. Le tribunal de l’Index a décidé que c’était du toc.

On a même banni une légende racontant la vie des Micmacs sous prétexte que les auteurs… n’étaient pas eux-mêmes micmacs !

Pour ce frileux tribunal, les fictions qui mettent en scène des personnages autochtones doivent être écrites par des auteurs autochtones, faute de quoi elles sont bonnes à être jetées aux ordures.

« Jamais à propos de nous sans nous. »

C’est ce qu’a expliqué Suzy Kies au journaliste Thomas Gerbet, de Radio-Canada. Un livre sur les Autochtones ne devrait jamais être écrit par un non-Autochtone, selon elle, à moins qu’un Autochtone ait révisé l’œuvre ou y ait collaboré.

Suzy Kies est la « gardienne du savoir » autoproclamée qui a accompagné le Conseil scolaire dans sa grande épuration littéraire. Elle se présente comme une Autochtone urbaine d’ascendance abénaquise et montagnaise.

Le Conseil scolaire qui l’a embauchée affirme qu’elle possède « des connaissances approfondies sur plusieurs différentes nations autochtones ».

Suzy Kies n’a pas répondu à ma demande d’entrevue. À Radio-Canada, elle a raconté avoir mémorisé les connaissances transmises oralement. Selon elle, cette méthode est plus fiable que les archives écrites, eurocentristes.

« Je suis la petite-fille des pins, je viens du territoire de la confédération Wabanaki et je suis du clan de la tortue », commence-t-elle dans une vidéo où elle explique la cérémonie de purification par les flammes.

Jacques T. Watso n’en croit pas un mot.

Administrateur au Grand Conseil de la Nation Waban-Aki, il a vérifié les listes des membres de deux bandes abénaquises au Québec. Le nom de Suzy Kies n’y figure pas. « Elle n’est pas Abénaquise », tranche-t-il.

Sur Facebook, l’ethnologue huronne-wendat Isabelle Picard s’emporte contre cette « mascarade ». À propos de la cérémonie de purification par le feu, elle écrit : « C’est bien peu connaître nos cérémonies et en avoir peu de respect. »

Et, en s’adressant à Suzy Kies : « La réconciliation, chère madame, ne se fera certainement pas de cette façon. »

Justin Trudeau a déclaré mardi qu’il n’était « pas d’accord personnellement » avec les autodafés de livres, tout en prenant soin d’ajouter que ce n’était pas à lui de dire aux Autochtones ce qu’ils devaient faire ou comment ils devaient se sentir.

Ça tombe bien, c’est pour cette raison précise qu’existe la Commission des peuples autochtones du Parti libéral du Canada.

Pour permettre aux leaders de ce parti politique d’écouter ce que les Autochtones ont à dire. Pour leur permettre de comprendre comment ils se sentent.

Et qui est la coprésidente de cette commission ?

Je vous le donne en mille. Suzy Kies.

Je ne dis pas qu’il n’existe aucun préjugé envers les Autochtones dans les livres – ou dans la société. Il y en a, à la pelle. On le sent bien, le temps est venu de réviser ce qu’on nous a appris sur les bancs d’école.

Et peut-être, surtout, ce qu’on ne nous a pas appris.

Mais ce n’est pas en brûlant des livres ni en déboulonnant des statues qu’on réussira à faire ce douloureux travail d’introspection. Plutôt que de chercher à effacer l’histoire, il faut la mettre en contexte.

Il faut s’ouvrir, s’informer. Lire des reportages de fond, comme celui, remarquable, de ma collègue Fanny Lévesque2, publié mardi en manchette de La Presse. Elle y raconte l’histoire d’enfants autochtones morts après avoir été admis à l’hôpital, au Québec, dans les années 1960.

Leurs parents n’ont jamais revu leurs corps. Après toutes ces années, ils ne savent même pas s’ils sont vraiment morts.

Il faut écouter ces histoires-là, même si elles sont pénibles à entendre, même si nos ancêtres n’y paraissent pas toujours bien. Il faut écouter les histoires que les Autochtones se tuent à nous raconter depuis trop longtemps.

Mais il ne faut pas brûler des livres.

Brûler des livres, ça ne règle rien, ça ne purifie rien. Au contraire. Ça pollue l’air ambiant. Ça laisse flotter une odeur de cendres et de barbarie.

Source : https://www.lapresse.ca/actualites/chroniques/2021-09-08/une-odeur-de-cendres-et-de-barbarie.php

Livre juif : Parent 1 - Parent 2 L'enjeu anthropologique

Livre juif : Parent 1 - Parent 2 L'enjeu anthropologique

Depuis des temps immémoriaux, l’identité d’un être humain s’est inscrite dans une généalogie conjuguant la maternité et la paternité en les enroulant dans une longue suite de générations que la mémoire devait conserver aussi longtemps que possible.

La création de l’homme est ainsi suivie dans le Livre de la Genèse du rappel des générations d’avant et d’après le déluge.

Cette institution a bien sûr des dimensions biologiques, mais elle est avant tout culturelle et l’on peut aller jusqu’à dire que toute la condition humaine repose sur elle, non seulement comme dispositif assurant la vie de la société, mais surtout sur le plan du sens.

Quel est le sens de cette mémoire pour l’humanité de l’homme ? C’est la question que pose cet ouvrage. Aujourd’hui, ces fondements sont en effet susceptibles d’être remis en cause par l’évolution technologique et par des doctrines politiques, voire l’action de l’État et de la Justice.

Que représenterait un tel développement pour la condition humaine mais aussi pour la société dans laquelle il se verrait instituer ? Une très grave rupture s’annonce dans les sociétés démocratiques, où ce scénario se répète. Qui a l’autorité de s’arroger la maîtrise de la définition de l’humain ?

Une contribution à une réflexion sur la figure du père et de la mère à la lumière du judaïsme et de la pensée juive confrontés aux défis contemporains.

LES AUTEURS : Thierry Alcoloumbre, Mickaël Benadmon, Oury Cherki, Viviane Chetrit-Vatine, Francine Kaufmann, Rony Klein, Nelly Las, Monique Liberman, Nidra Poller, Daniel Sibony, Elyakim Simsovic, Guylain-David Sitbon, Sandrine Szwarc, Shmuel Trigano, Monette Vacquin, Mickaël Wygoda, Shmuel Wygoda.

Choix de Claude Layani

Livre juif : 1001 merveilles de la sagesse juive

Livre juif : 1001 merveilles de la sagesse juive

Choix de Claude Layani

Il est des travaux que les sages qualifient de sagesse et d'autres qu'ils définissent comme labeur. S'agissant de repérer les perles, enfouies ça et là dans l'océan de la littérature juive, une telle anthologie, du fait de l'absence de commentaires et d'analyses, ne constitue a priori rien d'autre qu'un fastidieux travail.

À ce stade la touche personnelle de l'auteur se situe avant tout dans le choix des aphorismes. Fruit d'années d'études en ce domaine, il ne s'agit pas dans ce travail de repérer des citations arbitraires, mais de proposer un aperçu de lectures, qui m'ont particulièrement marquées, telle une vitrine représentative de la sagesse juive.

C'est ainsi qu'on peut y lire un échantillon de tous les domaines de la vie : religieux, philosophique, mystique, scientifique, morale etc.. Se faire ainsi une idée de la vision qu'avaient les maîtres du Talmud sur le monde et la nature, souvent empreinte d'imaginaire et d'humour, dont s'inspirera plus tard la littérature juive, et qu'il serait absurde de toujours prendre au premier degré. Les proverbes, une fois tombés dans le domaine public, ne définissent rien d'autre qu'une vision du monde et renferment une sagesse, qui n'a rien à envier aux plus belles oeuvres littéraires.

C'est pourquoi, à mon avis, pour entendre une citation il faut se mettre avant tout dans une disposition d'écoute, semblable à une note de musique.

Apprendre ainsi à l'accueillir, au-delà de la critique, telle une respiration qui se vit de l'intérieur, un air musical qui nous berce et qui alimente notre inconscient. Il ne s'agit pas d'adhésion, mais tout simplement de jouer le jeu d'accepter de se laisser dérouter par ce qui est dit.

Il en est de même des contradictions, pour mieux apprécier la richesse de la pensée juive et ses multiples facettes, une proposition n'implique pas forcément une lecture figée et peut aussi s'inverser : « Les paroles des uns et des autres, disent les sages, sont les paroles du Dieu vivant » (Talmud Erouvin 13, b).

La plupart du temps, une citation se fabrique, aucun auteur ne sait à l'avance qu'une de ses phrases sera séparée d'un texte et deviendra une citation à part entière.

Par conséquent, bien que le contexte soit important pour mieux apprécier l'intention de l'auteur, ce qui est exigé ici c'est, au contraire, d'isoler la phrase de sorte qu'elle puisse constituer à elle seule une idée indépendante.

Parfois plusieurs citations les unes à côté des autres forment un tout cohérent. Souhaitons que ces mille et une merveilles donnent aux lecteurs l'envie d'approfondir d'en savoir plus sur ce que constitue la part universelle de la sagesse juive.

A propos de l'auteur : Hervé Élie Bokobza : né en 1967 à Boulogne-Billancourt.

Après une formation supérieure talmudique et rabbinique en France, et aux Etats-Unis, il publie quatre ouvrages en hébreu consacrés au Talmud et aux Sages d'Israël - ouvrages salués par les plus hautes autorités religieuses juives.

Il est enseignant et conférencier à Paris auprès de plusieurs centres d'études juives et universitaires, dont l'Institut Catholique, le Collège des Bernardins, et le centre Sèvre.

Livre juif : Freud, l'humour et le rire

Livre juif : Freud, l'humour et le rire

On croit à la fois bien connaître l’œuvre de Freud et sa vie. Mais que sait-on réellement de l’homme, de ses goûts, de son sens de l’humour ?

C’est ce Freud-là, saisi « sur le vif » que nous invite à découvrir cet ouvrage qui révèle des
facettes méconnues de l’homme et du chercheur. Quel statut accordait-il au rire et comment
en caractérisait-il les variétés ? L’homme Freud en était-il un amateur et praticien éclairé ?
Quelles fonctions reconnaissait-il au mot d’esprit et à l’humour ? Pourquoi leur usage est-il si répandu dans la vie sociale ? Quelle nécessité psychique pousserait donc les rieurs ?

La psychanalyse n’est pas sortie toute armée de la tête de Sigmund Freud : elle est le
résultat de sa propre expérience vécue. Celle d’un homme parmi les hommes, un être bien
vivant, avec lequel on ne peut que partager cet ordinaire familier dont il a su, lui, extraire
les lois universelles qui régissent les conduites humaines.

Choix de Claude Layani

Livre juif : Un monde sans prophètes de Marek Halter

Livre juif : Un monde sans prophètes de Marek Halter

Le vieux Samuel, le dernier des juges d'Israël avait eu l'idée de créer la première école de prophètes : on y enseignait tant aux hommes qu'aux femmes doués d'un charisme exemplaire comment rappeler le peuple à l'ordre et les rois au respect de leurs promesses et de leurs devoirs.

Une sorte de contre-pouvoir, un antidote à toute velléité d'idolâtrie et de totalitarisme. En hébreu, " prophète " se dit 0 de l'akkadien nabû : crier, invoquer ordonner produire. Le prophète c'est l'homme qui crie : un lanceur d'alertes avant la lettre mais d'une formidable envergure ! Il y a les prophètes bibliques parmi lesquels Abraham, Moïse, Isaï et Jésus.

Et puis leurs lointains successeurs Gandhi, Jaurès, l'abbé Pierre. Vivons-nous aujourd'hui dans un monde sans prophètes ?

De ces êtres doués d'une étonnante présence, d'un incroyable courage, d'une force d'âme à toute épreuve et qui souvent finissent expulsés ou assassinés par les pouvoirs qu'ils ont dénoncés.

C'est le point de départ de la réflexion de Marek Halter qui aura pour mérite
de remettre à leur juste place la multitude des faux prophètes qui fourmillent aujourd'hui dans les gazettes et sur les plateaux TV et de décoder à la fois l'impressionnant silence et le terrible brouhaha qui composent la bande son de notre planète, en ce début de troisième millénaire.

Choix de Claude Layani