Albert SOUED s'est intéressé très tôt aux relations entre le "secret et le sacré", ce qui l'a amené à chercher à comprendre les messages reçus et transmis par les premiers hommes "spirituels". L'auteur est spécialisé dans la symbolique biblique.
Albert SOUED s'est intéressé très tôt aux relations entre le "secret et le sacré", ce qui l'a amené à chercher à comprendre les messages reçus et transmis par les premiers hommes "spirituels". L'auteur est spécialisé dans la symbolique biblique.
Freddy Eytan, politologue : On différencie le terrorisme en Europe de celui observé en Israël, en soutenant que la violence palestinienne est surtout politique, fondée sur une lutte nationale motivée par des intérêts et des objectifs nationalistes ; tandis qu’en Europe, le terrorisme est plutôt inscrit dans les mœurs et la civilisation, et il ne serait pas politique.
Bien naïf de penser que la terreur palestinienne s’estompera le jour où les objectifs nationalistes seront atteints. Une erreur grave, car elle nie le but final des Palestiniens et néglige le fanatisme religieux.
Les Islamistes à Paris, à Londres ou à Jérusalem sont inspirés par les mêmes motivations religieuses, par la même haine, la même idéologie extrémiste et par le culte de la mort.
Un autre phénomène très inquiétant est le lien direct entre le banditisme, la drogue et la criminalité au sein de la société arabe israélienne avec le terrorisme palestinien. Certaines régions et quartiers sont devenus dangereux, insupportables à vivre. Un marché florissant d’armes et de drogue que la police israélienne n’est toujours pas capable de saisir et de maitriser.
Les chancelleries et la presse internationale devront d’abord étudier et respecter l’Histoire et connaître ainsi tous les aspects du conflit, avant de se prononcer ou voter des résolutions condamnant le seul Etat démocratique de la planète qui combat seul et depuis plusieurs décennies pour sa survie.
- Vivant à Gaza, Manar al-Sharif a construit un nouveau réseau, comprenant de nombreux amis israéliens qui sont venus lui rendre visite dans sa nouvelle maison ou discuter avec elle en ligne.
Al Sharif, 24 ans, a été arrêtée en avril 2020 pour avoir accueilli et participé à un appel Zoom entre Israéliens et Gazaouis, un crime qui, selon un tribunal militaire de Gaza, "affaiblissait l'esprit révolutionnaire".
Sharif a passé trois mois dans une prison pour femmes. "Si une fille fait quelque chose de mal dans cette société - si elle a des relations avec un homme ou autre chose - ils l'arrêtent et l'emprisonnent", dit-elle. "Et bien sûr, il y avait des femmes qui volaient ou qui tuaient. Mais tout le monde savait que j'étais emprisonnée parce que j'essayais de travailler à la normalisation. Et ils voulaient savoir qui payait pour moi, si Israël payait pour moi…. Je ne suis pas de Gaza, et pour eux, ce que je faisais à Gaza était vraiment dangereux", poursuit-elle. "Ils ne croyaient pas que j'essayais de les aider. Ils ne comprenaient pas."
Pendant la période où elle était là, ils ne l'ont pas laissée appeler un avocat ou parler à sa famille. Finalement, qualifiée de "personne dangereuse", elle a été transférée en Égypte, où sa famille vivait à l'époque.
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Autorité Palestinienne (AP)
En 2 semaines, Tsahal a arrêté plus de 100 membres du Hamas qui prévoyaient de mener des attaques terroristes dans la région d'Hébron.
L’attentat manqué d’un membre du Hamas âgé de 16 ans, armé d'un fusil M-16, à l'entrée d'Efrat, a conduit les Forces de Défense d’Israël et le service de sécurité Shin Bet à réaliser que des cellules du Hamas, ayant des armes de qualité militaire, opéraient dans la région d'Hébron, sous la direction de Saleh al-Arouria, chef adjoint du groupe terroriste et agent en Turquie.
Le Hamas cherche à mener des attaques en Cisjordanie et en Israël, tout en maintenant un calme relatif dans la bande de Gaza.
- Où vont réellement les milliards de dollars d'aide étrangère à Gaza ?
De 2014 à 2020, les agences des Nations unies ont dépensé près de 4,5 milliards $ dans la bande de Gaza. Plus de 80 % de ce financement est acheminé par l'intermédiaire de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) ; 75% de la population de Gaza sont des « réfugiés ». Quelque 280 000 enfants de Gaza fréquentent des écoles gérées par l'Unrwa, qui fournit également des services de santé et une aide alimentaire.
Le Qatar a fourni 1,3 milliard de dollars d'aide à Gaza depuis 2012 pour la construction, les services de santé et l'agriculture. L'aide du Qatar est également destinée aux familles dans le besoin et au paiement des salaires du gouvernement du Hamas.
Par ailleurs, les dirigeants du Hamas bénéficient du fait que les pays étrangers paient la facture des écoles, des hôpitaux et des infrastructures, ce qui leur permet de conserver les autres ressources, notamment les dons, les taxes et les droits de douane qu'il perçoivent pour financer la terreur et la déstabilisation de la région.
De 2019 à 2021, les Arabes palestiniens ont construit 5097 nouvelles structures illégales dans des zones sous juridiction israélienne (Zone C), soit une moyenne de sept nouvelles structures illégales par jour.
Au cours de cette période, l'Autorité palestinienne (AP) a créé des zones agricoles pour prendre le contrôle de 712 ha de terres publiques, sur un total de 9307 ha.
En plantant des centaines de milliers d'arbres dans les espaces ouverts, non développés de la zone C, en créant des routes agricoles de plusieurs dizaines de kilomètres chaque année, en creusant des puits, des citernes et des systèmes d'irrigation, l'AP continue d'exploiter une faille dans la loi foncière ottomane, toujours en vigueur en Judée et Samarie, pour extirper des droits fonciers à l'État d'Israël et établir son contrôle de facto.
Et ceci, avec l’aide de l’Union européenne (UE) qui intervient à 2 niveaux : la guerre juridique pour empêcher l'application de la loi contre les structures illégales nouvelles et existantes, et les projets agricoles qui permettent des gains territoriaux bien plus importants avec un investissement financier bien moindre que les structures illégales.
Ehoud Yaari, politologue : « Un tournant politique important s’opère aujourd’hui dans l’arène palestinienne, une alliance étroite qui se forme, pour la première fois, entre le Hamas et le Front populaire pour Libération de la Palestine. Ce processus cause beaucoup de maux de tête à Abu Mazen et à ses collaborateurs du Fatah, mais à ce stade, il semble trop myope pour arrêter ce mariage, qui jusqu’à récemment était considéré comme imaginaire et impossible ».
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Occident VS Orient
- En Occident par culpabilité attardée, par philo-islamisme ou par haine de soi on a commencé à déboulonner des statues érigées en l'honneur de héros ou de personnalités remarquables ou symboliques du passé.
Pendant ce temps, en Orient radical, on dynamite les bouddhas de Bamyan, les statues érigées à Palmyre et toute autre sculpture évocatrice d’une civilisation ou d’une culture différente.
Ne serait-ce pas un signe d’un changement d’époque et de moeurs ?
Gabriel Abensour, enseignant et cofondateur du Beth Hamidrash “Ta-Shima” :
« Les règles énoncées par Rabban Gamliel sont :
. Premièrement, aucune statue ne possède de force intrinsèque. Elles n'ont que le pouvoir que veulent bien leur prêter leurs adorateurs et leurs dynamiteurs.
. Deuxièmement, on peut souvent détruire une idole sans toucher à la pierre, l'indifférence qu'on lui porte étant une forme bien plus subtile et pertinente de neutralisation que la dynamite.
. Enfin, chaque statue a une connotation particulière, qu'il convient d'interroger.
L'Aphrodite devant laquelle on se prostituait à Chypre n'est pas celle qu'on faisait trôner dans les thermes, pas plus qu'elle n'est celle qu'on expose aujourd'hui dans les musées. Si la première pose un profond problème à la tradition juive, celle-ci est indifférente aux deux dernières ».
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Selon l’Ifop, 65 % des lycéens musulmans placent l’islam au-dessus des lois de la République.
Selon une étude de l’Ifop pour la Licra, 47 % des lycéens déclarent avoir assisté à des revendications religieuses au sein de leur établissement.
Ceux qui sont scolarisés dans les zones d’éducation prioritaires y sont particulièrement confrontés. Parmi les apprentissages les plus contestés : l’éducation sexuelle et les questions d’égalité hommes-femmes, et les cours de natation.
« Traoré refusait de se faire soigner par une infirmière de confession juive par crainte d’être repris par ses démons et recommencer … Kobili Traoré ne prend pas de traitement, il n’est pas malade, c’est un grand simulateur », selon le journaliste Christophe Dansette, citant une source de l’hôpital, au cours de son audition dans le cadre de la commission d’enquête sur l’affaire Sarah Halimi, présidée par le député UDI Meyer Habib.
Selon sa source confirmée, « le meurtrier fume toujours du shit et dealait au sein de l’hôpital… Il a eu des permissions de sortie et a pu se rendre tout un week-end chez sa famille, i accompagné ». Cette source a également précisé qu’il regardait beaucoup la télé, ne manquait jamais une des cinq prières de la journée et qu’il s’énervait facilement”.
Pour se qualifier au second tour du congrès LR, Valérie Pécresse avait devancé Michel Barnier, le troisième, de 1 209 voix seulement.
Selon des informations de Mediapart, Valérie Pécresse a pu compter sur le soutien de centaines d’électeurs étrangers pour remporter le scrutin interne, organisé lors du congrès des Républicains (LR).
Ces électeurs, rameutés par un élu francilien de la communauté franco-asiatique, ont pu adhérer au parti dans la dernière ligne droite de la campagne interne, les statuts de LR n’interdisant pas aux étrangers de participer au vote.
Guy Millière, journaliste et écrivain : « Les élections du printemps 2022 verront une poursuite de l’effondrement de la gauche officielle. Le parti socialiste est en voie de disparition, et le fait d’avoir choisi comme candidate Anne Hidalgo, qui a saccagé Paris et fait de la ville une poubelle, accélère le glissement du parti vers sa disparition.
Le parti communiste quant à lui, il a quasiment disparu, et ses militants pourraient se réunir dans une cabine téléphonique, s’il y avait encore des cabines téléphoniques.
Le principal mouvement de gauche subsistant est « La France insoumise », un conglomérat de gauchistes, d’anciens léninistes, et d’islamistes. Juste derrière ce parti, qui devrait s’appeler la France soumise à l’islamo-gauchisme, on trouve « les Verts pastèque », anti-capitalistes qui sèment la peur d’un dérèglement climatique anthropique, inexistant, pour broyer toutes les libertés et de prôner l’avènement d’une société stérile et le retour à l’âge de pierre ».
- Après avoir rallié 40 % des voix au deuxième tour du Congrès de LR, face à Valérie Pécresse, Eric Ciotti : « Si mes idées n'ont pas la place accordée par les militants, nous n'aurons aucune chance de gagner …. Le pays n'a jamais autant penché à droite… L'élection se joue de ce côté-ci. Il faut être là pour l'emporter ». Éric Ciotti a invité Valérie Pécresse à reprendre certaines des idées, comme la suppression des droits de succession, la baisse massive de l'impôt sur le revenu, le retour de la double peine, la mise en place de conditions différentes d'acquisition de la nationalité française.
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Iran
- À Vienne, le 7ème cycle de négociations a repris pour persuader les États-Unis et l’Iran de revenir à l’accord nucléaire, après le retrait de l’ancien président américain Donald Trump de l’accord. La reprise ne dura pas longtemps, rien qu’une heure.
De hauts responsables de la Défense américaine et israélienne discutent d’éventuels exercices militaires pour se préparer au pire des cas – la destruction des installations nucléaires de l’Iran – si la diplomatie échoue et si les dirigeants à Washington et à Tel Aviv le demandent.
Il est peu probable que les Etats-Unis se joignent à Israël, si celui-ci décidait d’une attaque contre les installations nucléaires d’Iran. Biden a refusé le réapprovisionnement américain des avions en cours de mission contre l’Iran. Le Mossad a rejeté une demande américaine de l’informer à l’avance de toute attaque contre l’Iran.
- Nadav Tamir, directeur de « J Street Israel », conseiller pour les affaires internationales au « Centre Peres pour la paix et l'innovation » et membre du comité directeur de « l'Initiative de Genève » : « L'option militaire vendue au public israélien est une illusion.
Le projet nucléaire iranien est complexe, largement dispersé et plus fortifié que ceux que nous avons attaqués en Irak et en Syrie. Qui plus est, l'Iran a accumulé un savoir-faire scientifique et technologique qui ne peut être défait. Cela signifie qu'Israël pourrait probablement retarder le programme nucléaire iranien, au prix de terribles conséquences pour notre pays, mais pas le détruire."
Les États-Unis sont le seul pays capable de prendre des mesures efficaces contre l'Iran, mais ni l'administration, ni l'opinion publique américaine ne veulent retourner dans le bourbier du Moyen-Orient, après y avoir été aspirées pendant de nombreuses années en Afghanistan et en Irak, investissant des ressources et des vies humaines, sans en voir le retour.
Les Américains comprennent que le programme iranien ne peut être éliminé par une frappe aérienne chirurgicale, et Israël doit veiller à ne pas donner l'impression d'essayer d'entraîner les États-Unis dans une guerre dont ils ne veulent pas ».
- Freddy Eytan, journaliste et politologue : "L’Iran continue de développer des missiles balistiques à longue portée qui lui permettront de les doter d’ogives nucléaires et de pouvoir les lancer non seulement sur Israël, mais aussi vers des cibles européennes."
Jusqu’à ce jour, le président Biden hésite à brandir l’option militaire. Pis encore, malgré des vagues déclarations et les promesses sur ce sujet, les Etats-Unis, comme d’ailleurs les autres pays signataires de l’accord, n’ont malheureusement pas étudié sérieusement un plan B.
Comment-vont-ils réagir en cas d’échec des pourparlers de Vienne ?
N’étant pas partie d’aucun accord avec les Iraniens, Tsahal et le Mossad se préparent sérieusement à des opérations contre le projet nucléaire. Seule l’option militaire est capable de dissuader le régime islamiste d’abandonner son projet atomique ou du moins le retarder de plusieurs années.
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Pays arabes
Shraga Blum, journaliste israélien : « L’ancien Premier ministre Binyamin Netanyahou avait déjà averti que les pays du Golfe reconsidèrent leur attitude vis- à-vis de l’Iran parce qu’ils sentent de la faiblesse à Washington et à Jérusalem. Il est allé jusqu’à estimer que l’alliance tripartite USA-Israël-Pays du Golfe face à l’Iran est en train de se fendiller et que les Accords d’Abraham risquent d’être en danger à terme….
En voyant comment se déroulent les pourparlers à Vienne et comment l’Iran arrive à tenir tête aux puissances occidentales, les responsables des pays du Golfe se posent certainement la question s’il ne vaut pas mieux rétablir et renforcer leurs liens avec leur voisin oriental plutôt que de faire confiance à Joe Biden, héritier de la doctrine Obama…La politique étrangère irresponsable des Démocrates américains risque de jeter les pays du Golfe dans les bras de l’Iran ! »
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Sur le plan économique, il est patent qu’Israël manque d’espace, mais manque moins de ressources depuis la découverte du gaz off-shore.
J’ai toujours pensé qu’Israël ne devait rendre les territoires acquis, lors de guerres imposées par ses voisins arabes, que parcimonieusement et contre une véritable paix entre des peuples qui doivent renoncer à une mutuelle destruction.
Or cela n’a jamais été le cas depuis la paix signée avec l’Egypte en 1977 et avec la Jordanie en 1994. Encore moins avec les retraits unilatéraux du Liban méridional et de la bande de Gaza qui ont entraîné une guerilla permanente. Encore moins avec les accords d’Oslo de 1993 qui ont redonné des espoirs aux dits Palestiniens de détruire Israël de l’intérieur.
En fait, Israël se trouve devant une double impasse territoriale : la nécessité de reconquérir de l’espace pour pouvoir renégocier éventuellement une paix réelle et véritable et pour pouvoir survivre avec une forte natalité juive et ne pas être submergé par une population qui ne cherche que sa destruction.
Par ailleurs, après 74 ans d’existence, il est manifeste qu’Israël n’est pas désiré dans un Moyen Orient considéré comme islamique.
Et tous les accords signés ou pas, suivis de concessions, ne font qu’affaiblir le pays sur le plan géopolitique. Même les accords d’Abraham sont d’une grande fragilité, si les peuples voisins ne sont pas convaincus de la pérennité d’Israël.
Il suffit d’analyser la position de pays arabes dits modérés, notamment ceux qui ont signé les accords précités, vis-à-vis de l’Iran, un pays voué à la perte d’Israël, pour des raisons aussi bien religieuses qu’hégémoniques.
Comprendre la stratégie Arabe envers Israël
Trois cas de stratégie par étapes dans le contexte du conflit israélo-arabe prolongé, mettant en lumière les principales personnalités arabes qui ont fait preuve de sophistication et de créativité, avec une bonne dose de duplicité.
Par Dr Mordechai Nisan - a enseigné les études du Moyen-Orient à l'Université hébraïque de Jérusalem. Il a beaucoup écrit sur des sujets politiques. Repris de « New English Review ».
Clausewitz a écrit dans « De la guerre » que « la guerre était une simple pousuite de la politique par d'autres moyens », un instrument politique virtuel. De la même manière, la politique elle-même est une méthode de guerre. Non pas la guerre comme un événement isolé, mais plutôt la guerre comme un long vecteur stratégique de la victoire. Même dans ce cas, la stratégie adoptée n'implique pas nécessairement une guerre violente, car les instruments de la politique peuvent suffire à submerger l'ennemi.
Habib Bourguiba
Habib Bourguiba, président de la Tunisie de 1957 à 1987, a tiré le premier coup de feu politique, pour une approche par étapes, visant à vaincre l'État juif d'Israël. Voici une personnalité arabe qui propose, en 1965, un plan de paix fondé initialement sur les Nations unies et la légitimité internationale. La résolution 181 de 1947 laisserait à Israël un territoire inférieur à ses frontières d'après 1948 ; et la résolution 194 de 1948 inonderait Israël de centaines de milliers de réfugiés arabes palestiniens. Si Israël rejetait ces mesures de résolution du conflit, la position arabe gagnerait une légitimité mondiale. La légitimité politique et juridique d'Israël s'éroderait.
Alors que la création de l'OLP en 1964 a suscité un appel à la guérilla révolutionnaire, Bourguiba a proposé une solution pacifique avec une vision des Arabes et des Israéliens vivant en harmonie. Son plan était raisonnable, il évitait la démagogie et abandonnait la guerre. Le monde arabe, avec à sa tête le président Nasser d'Égypte, résonne d'horreur à la mention de la paix avec Israël, dénonçant Bourguiba pour avoir recommandé que "nous [les Arabes] devions respecter les étapes". S'appuyant sur son expérience personnelle et nationale dans la longue et fructueuse lutte tunisienne pour l'indépendance, et l'expulsion du colonialisme français, Bourguiba a conclu que la dissolution d'Israël nécessitait du temps et de la patience.
Après la guerre des Six Jours en juin 1967, avec la perte arabe, Cecil Hourani, un ancien conseiller du président Bourguiba, a développé le thème de l'endiguement, de l'arabisation et de l'orientalisation d'Israël comme stratégie optimale. Une combinaison de pressions étrangères et intérieures convaincrait les Juifs de préférer un retour à leur statut, sous domination arabe, plutôt que de poursuivre le rêve impossible d'un État juif sûr et reconnu en Palestine.
En 1974, Boutros Ghali, universitaire égyptien qui fut ensuite nommé ministre d'État aux Affaires étrangères sous Sadate, considérait la défense de la souveraineté d'Israël comme "une attitude très raide."
Nous examinerons 3 cas de stratégie par étapes qui ont suivi, dans le contexte du conflit israélo-arabe prolongé, en mettant en évidence les principales personnalités arabes qui ont fait preuve de sophistication et de créativité, avec une bonne dose de duplicité. Le point commun est la prise de conscience que l'analyse rationnelle doit remplacer l'exaltation émotionnelle, ou le profond désespoir, dans le choix de la politique, plutôt que de la guerre, au moins dans la phase initiale de l'entreprise.
Anwar Sadat
Anwar el-Sadate, président de l'Égypte de 1970 à 1981, a choisi la diplomatie en 1977 après avoir attaqué Israël lors de la guerre du Kippour en 1973.
Dans les années 1970, diverses personnalités intellectuelles, culturelles et politiques égyptiennes ont introduit la nouvelle pensée dans la question israélo-arabe. Mohammad Sa'id Ahmed a commencé son livre « When the Guns Fall Silent » par une déclaration stimulante : "Le temps est venu de penser à ce que nous n'osions pas penser". Il plaide en faveur de l'adoption de la paix avec Israël, comme méthode basée sur le modèle de la détente des superpuissances dont l'aboutissement n'est pas la résolution du conflit en tant que tel. L'objectif final, écrit Sa'id Ahmed, est "l'extinction de l'entreprise sioniste avec l'absorption du sionisme dans l'étendue arabe." Le changement par approches successives et la lutte, la pression internationale et le dépérissement d'Israël de l'intérieur, servent de repères pour parvenir à une paix qui ne marquerait pas la fin du conflit, mais la fin d'Israël.
D'autres personnalités égyptiennes dignes d'intérêt ont fait miroiter l'idée d'une paix accompagnée d'une normalisation des relations avec Israël, notamment Naguib Mahfouz et Ali Salam, mais ils semblaient vraiment vouloir accepter pleinement Israël. La rage, le boycott et les agressions ont éclaté contre cette trahison d'un consensus arabe qui niait le droit d'un État juif au milieu du monde arabe. Sadate, cependant, avait d'autres idées en tête, tandis que son personnage séduisant rayonnait de l'arôme du théâtre politique.
Sadate s'est rendu en Israël en novembre 1977 et a lancé sa soi-disant "initiative de paix" pour tracer une nouvelle voie dans l'histoire politique du Moyen-Orient. Sa stratégie, lorsqu'elle a été dévoilée, comprenait un stratagème qui pouvait piéger Israël pour le soumettre.
Sadate avait laissé entendre, dans des conversations privées avec des compatriotes arabes, qu'il signerait un traité de paix - comme il l'a fait en 1979 - si c'était le seul moyen de récupérer la péninsule du Sinaï. En outre, le traité de paix de Camp David comprenait un plan d'autonomie arabe palestinienne en Judée, en Samarie et à Gaza [soi-disant Cisjordanie et bande de Gaza], qui servirait de voie politique vers la création d'un État palestinien. L'objectif essentiel d'un tel État est la plate-forme fournie pour la perturbation, l'invasion et la déstabilisation irrédentistes en Israël. Dans son discours à la Knesset à Jérusalem, Sadate a fait référence à la nécessité pour Israël de se retirer sur les lignes du 4 juin 1967 et à la nécessité de résoudre la question palestinienne. Vraisemblablement, cette dernière question nécessitait une capitulation israélienne supplémentaire pour avancer vers la paix.
Sadate a habilement placé Israël sur un vecteur politique de retrait territorial. La paix israélo-égyptienne est restée froide, aucune paix de peuple à peuple n'a évolué, l'antisémitisme était le récit populaire dans la société et la culture égyptiennes. Dans l'accord, l'Égypte a obtenu le Sinaï et, comme Sadate l'a fait remarquer avec mordant au sujet du Premier ministre israélien : "Menachem [Begin] a obtenu un morceau de papier". Pourtant, la signification profonde de l'initiative de Sadate était le précédent sous-jacent des retraits futurs sur d'autres fronts. L'habile président égyptien avait déclaré dans une interview en 1975 : "La tâche de notre génération est de revenir aux frontières [d'avant] 1967 ; par la suite, la génération suivante en portera la responsabilité."
Yasser Arafat
Yasser Arafat prend la tête de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), une organisation à plusieurs factions créée en 1964. Son pacte stipule que la Palestine est une terre arabe, que le sionisme est un envahisseur étranger et que les Juifs ne sont pas un peuple. Le seul moyen de libérer la Palestine est la "lutte armée" (article 9) contre l'État raciste, fasciste et nazi d'Israël.
En 1974, une décennie plus tard, l'OLP a formulé son "plan par étapes" pour persévérer sur la voie de la libération, mais sous la forme d'un processus par étapes. Elle commencerait par l'établissement d'une "autorité nationale combattante" sur tout territoire libéré d'Israël, puis progresserait vers la fondation d'un État palestinien démocratique sur toute la Palestine, à la place d'Israël. La déclaration d'indépendance palestinienne de 1988, tout en mentionnant le plan de partage de 1947 avec l'implication inquiétante d'Israël, cédant des zones de sa victoire de 1948, semblait un signe de modération et d'acceptation d'Israël. Cependant, cette interprétation très généreuse - l'année où un soulèvement arabe palestinien militant et violent a frappé Israël - a manqué de validation.
Par la suite, l'accord d'Oslo en 1993 a lancé le plan par étapes de l'OLP sur la scène internationale et politique. Israël reconnaît l'OLP et les droits des Arabes palestiniens, et accepte des arrangements provisoires pour l'autonomie palestinienne en "Cisjordanie" et dans la bande de Gaza. Le contrôle militaire d'Israël sur le terrain s'est transformé en retraits territoriaux progressifs en 1994, 1995, 1997 et 1998.
Malgré cela, la réponse globale d'Arafat était incompatible avec la réconciliation : il a appelé au jihad, rappelant l'épisode de 628 Hudaybiyyah dans l'histoire musulmane ancienne, lorsque le prophète Mohammad a violé son accord avec les Mecquois - ce qui préfigure la violation par Arafat de son accord avec les Israéliens. Il a autorisé des opérations terroristes meurtrières contre la population civile israélienne. Le Premier ministre Rabin s'est perdu dans une confusion morale lorsqu'il a incarné la dérive politique d'Israël par rapport au bon sens en qualifiant les victimes israéliennes du terrorisme de "sacrifices pour la paix".
Arafat a osé prendre la grande idée de la Palestine et la loger, comme l'a écrit Fouad Ajami, dans la saleté et la misère de la bande de Gaza. Il a mis en place une administration, formé une force de police et rêvé que le drapeau de la Palestine flotte sur les murs de la vieille ville de Jérusalem. Des personnalités palestiniennes telles que Mahmud Darwish et Edward Said sont scandalisées par ce qui est à leurs yeux la trahison de la grande idée par Arafat ; après tout, Israël ne s'effondre pas et ne dépérit pas, et Arafat sourit et cajole l'ennemi. Ils le considéraient comme un traître pour ce qui était à leurs yeux la reddition de la Palestine. Cependant, Arafat était bien placé pour le savoir, il s'adressait au public israélien et international et faisait preuve d'un goût prononcé pour l'art dramatique (kafiyyeh, barbe en lambeaux et tout le reste) : il a exigé, pris et demandé encore. Il a conçu un nouveau jeu politique et mis en œuvre le plan par étapes de l'OLP.
L'interaction sociale et économique entre les Israéliens et les Palestiniens après 1967 a offert un mécanisme politique pour défaire l'intégrité de l'État juif. Avec l'émergence de l'Autorité palestinienne en 1994, la coopération a acquis un fondement officiel et institutionnel. Cela a donné aux porte-parole arabes palestiniens l'idée qu'en fin de compte, un seul État pouvait être considéré comme un seul et même pays. La disparition d'Israël et l'avènement d'un État démocratique laïque comprenant l'Israël d'avant 1967 et les territoires d'après 1967 seraient présentés comme un triomphe pour l'égalité, la réconciliation et la justice.
Ziad Abu Ziad, Faisal Al-Husseini, et Abu Iyad, sont parmi les personnalités palestiniennes qui ont prôné la solution d'un seul État. Un arrangement de souveraineté partagée selon George Abed, ou un cadre cantonal dans un seul État selon Emile Nahle, sont quelques-unes des formulations que les Palestiniens ont élucidées. L'esprit de ces propositions est sous-tendu par le caractère partiel et provisoire des accords d'Oslo. Nabil Shaath, négociateur principal de l'OLP, a ouvertement déclaré que tout accord obtenu n'était que temporaire et non obligatoire, tout en poursuivant l'objectif d'émasculer la condition géostratégique décroissante d'Israël.
Dans le même temps, compte tenu du goulet d'étranglement sur le terrain politique de la "Cisjordanie", dont la caractéristique principale est la colonisation et la domination militaire israéliennes, l'OLP/AP s'est acharnée à demander une solution à deux États. Ce mouvement tactique, avec son air de modération et de concession palestinienne, a mobilisé l'opposition internationale à l'"occupation" israélienne en cours. En soi, un État palestinien en "Cisjordanie", contigu à Israël, offrirait à l'OLP sa piste Ho Chi Minh sur la voie de la conquête de Tel Aviv.
Oslo, en somme, était une stratégie de guerre permanente, en partie violente et en partie diplomatique, plutôt que de parvenir à une paix authentique. En novembre 2021, une confirmation de la position de l'OLP-Fatah, en prévision du 104e anniversaire de la Déclaration Balfour, est apparue dans un journal de l'Autorité palestinienne qui appelait explicitement à la nécessité de "mettre fin au projet sioniste colonialiste [Israël]". Même si les Arabes palestiniens ont trompé les Israéliens, à d'autres moments, ils n'ont pas hésité à dire la vérité.
Mansour Abbas
Mansour Abbas (à ne pas confondre avec Mahmoud Abbas/Abu Mazen, président de l'Autorité palestinienne), chef adjoint de la branche sud du Mouvement islamique en Israël, a dirigé son parti Ra'am (Liste arabe unie) lors des élections législatives israéliennes de mars 2021, obtenant un nombre louable de quatre sièges. Il est ensuite devenu un partenaire et un participant du gouvernement de coalition dirigé par Bennett et joue un rôle inattendu et essentiel dans la politique israélienne.
Le Mouvement islamique contemporain en Israël est l'une des nombreuses ramifications idéologiques dans le monde des Frères musulmans fondés en Égypte en 1928. Son doctrinaire patron exige le militantisme et la guerre pour établir l'Islam comme "l'ensemble de la vie", selon les mots de Bernard Lewis. Le secret et l'insurrection font partie du modus operandi des Frères. Cependant, la branche israélienne à l'intérieur des frontières d'avant 1967, consciente de l'anomalie que constituait la prédominance des non-musulmans sur les musulmans dans l'État juif, a choisi de se concentrer sur des questions apparemment bénignes et sans objection : la réislamisation de l'identité arabe par la prière, l'éducation et les activités sociales, modulées par un comportement respectueux de la loi pour soutenir les citoyens palestiniens qui se définissent eux-mêmes.
Mansour Abbas a raconté qu'il avait été élevé dans l'esprit du cheikh Abdallah Nimr Darwish, qui a fondé le Mouvement islamique en Israël. Un recueil des écrits et des sermons de Darwish, traduits de l'arabe en hébreu, est paru en 2021 sous le titre « L'islam est la solution ». Ces quatre mots constituent la quintessence du thème formulé par le fondateur des Frères musulmans, Hasan al-Banna. C'est le slogan du Mouvement islamique, et il revient fréquemment lorsque Darwish explique que l'islam, en tant que religion de paix et de justice, est le seul véritable guide et remède à tous les maux de la civilisation. La révélation coranique et la charia qui en découle fourniront un cadre pour la coexistence et l'harmonie entre les musulmans et les non-musulmans (en particulier les juifs et les chrétiens), sans oppression, ni occupation, ni terreur. Darwish présente l'Islam comme une religion humanitaire et un bastion de la tolérance et de l'égalité, ignorant que le Coran (Ch. 9 : verset 33) oblige les musulmans à faire triompher la vraie foi "sur toutes les religions." En effet, le cheikh a déclaré avec assurance que la daa’wa islamique missionnaire/propagandiste assure que "l'avenir appartient à cette religion."
Mansour Abbas a porté la rhétorique des slogans de Darwish au premier plan d'une campagne publique au printemps 2021. Ceci, avec l'entrée de Ra'am dans la coalition gouvernementale dirigée par Naphtali Bennett, leader du parti de droite Yamina, a signalé un développement révolutionnaire pour la présence arabe dans la politique israélienne. Abbas a relégué en marge de la discussion les thèmes arabes conventionnels et controversés que sont la création d'un État palestinien, la libération de Jérusalem, la fin de l'occupation israélienne et l'appel au retour des réfugiés. Il a ramené la discussion aux aspects pratiques non politiques du gouvernement arabe local, de la sécurité personnelle et du contrôle des armes à feu, des services essentiels et des infrastructures. Darwish avait demandé à ses disciples de respecter l'État et d'éviter toute violence.
Ces enseignements du mentor, et maintenant de l'étudiant, étaient destinés à favoriser un environnement de modération et d'accommodement, à promouvoir la compréhension entre Juifs et Arabes et à faire progresser l'intégration de la minorité arabe dans la société israélienne à majorité juive. Cela contrastait fortement avec le langage politique strident, crachant des attaques au vitriol contre Israël et son armée, typique de la Liste arabe commune alternative (JAL) et de ses membres de la Knesset hargneux et conflictuels.
À la base, Mansour Abbas a choisi d'adopter une stratégie politique qui permet, pour reprendre une expression de Fouad Ajami, "aux citoyens palestiniens conquis d'Israël en 1948 de sauter dans le wagon de l'entreprise sioniste réussie". Cela ne signifiait pas l'acceptation du sionisme, car un large consensus arabe n'a jamais accepté le renouveau national juif et son aboutissement dans le statut d'État. Le récit arabe considère le sionisme et sa victoire de 48 comme la cause de la catastrophe arabe (Nakba). Contrairement au député Ahmad Tibi du JAL, dont l'arrogance lui a permis de dire en face au président Rivlin en septembre 2019 : "Nous [les Arabes] sommes les propriétaires de cette terre", Abbas a méticuleusement évité le langage impérieux et insultant. Pour l'instant, il a ostensiblement gelé la question palestinienne, la laissant pour une étape ultérieure. En public, il a préféré le pragmatisme à l'idéologie.
Pourtant, la réticence a ses limites. Lors de son discours d'ouverture de la Knesset, le 13 juin 2021, avec le lancement du nouveau gouvernement, Mansour Abbas a évoqué "l'injustice historique qui a été notre sort [arabe palestinien] au fil des ans à cause de la politique [israélienne] de discrimination". Pour lui, la fondation même d'Israël en Palestine en 1948 n'était-elle pas l'injustice centrale ? Le 27 juin, Abbas a accordé une interview au journal Al-Quds Al-Arabi dans laquelle il a orienté ses réflexions actuelles vers "la réalisation de nos droits civils, nationaux et religieux [arabes]" dans l'Israël de 1949. Faisant écho à la vision de son mentor, Abbas attendait l'égalité civile pour les citoyens arabes, sans soumission ni infériorité, dans la paix et la sécurité mutuelle, avec la coopération et la tolérance entre les deux peuples [juif et arabe]. Le langage et le ton étaient enveloppés d'un voile de secret autour de l'objectif à long terme du Mouvement islamique. Boualem Sansal, un romancier algérien remarquable, avait mis en garde le public contre l'islam en France - ce qui convient peut-être aussi à l'islam en Israël - en disant qu'au départ, "la menace est invisible".
Plus de soixante-dix ans après la création de l'État juif, les progrès exceptionnels enregistrés par Israël offraient aux citoyens arabes la possibilité de participer aux avantages d'une société moderne. En contrepartie du rôle central de Ra'am dans l'obtention par Bennett d'une majorité à la Knesset, le budget 2021-22 a engagé la somme énorme de 35 milliards de shekels pour le développement du secteur arabe. Israël n'a jamais exigé des Arabes qu'ils sacrifient leurs multiples identités musulmanes et palestiniennes en signe d'allégeance à l'État, ou comme condition au financement de l'État. En bref, intégration "oui", assimilation "non".
Le Mouvement musulman en Israël déclare son engagement envers Israël comme une affirmation formelle et légaliste, mais un récent reportage d'octobre 2021 a rapporté que deux membres importants du Ra'am géraient un fonds appelé de manière révélatrice "48 Aid" qui transférait de l'argent à une organisation du Hamas. L'engagement du mouvement envers l'Islam est en effet absolu. La démocratie n'est pas la solution - parce que l'Islam est la solution. Les drapeaux verts de l'Islam, symboles des Frères musulmans et du Mouvement islamique, ont orné la scène lors d'un discours de MK Mansour Abbas à ses partisans le 3 avril, après le succès spectaculaire de Ra'am aux élections israéliennes de mars.
Abdallah Darwish a cité le Coran (ch. 16) selon lequel, avec l'aide d'Allah, les musulmans doivent être patients. Abbas ne boycotte pas Israël et ne le dénigre pas publiquement. Il pense simplement qu'elle n'a pas le droit d'exister en tant qu'État juif tel que défini dans la Loi fondamentale de 2018 : Israël l'État-nation du peuple juif. Mansour Abbas a laissé entendre que certaines questions, comme celle d'un État palestinien, devraient être laissées pour plus tard. Néanmoins, alors que son parti et son programme électoral s'attaquent aux problèmes de la vie arabe locale en Israël, en s'occupant des routes et des transports, de l'électricité et du logement, Abbas a parlé de questions politiques avec le roi Abdallah II lorsqu'il a répondu à une invitation à se rendre à Amman début novembre.
Tromperie et illusion
Les politiques cumulées de Sadate, d'Arafat et d'Abbas au cours des dernières décennies constituent un modèle, de multiples maillons d'une stratégie par étapes visant à diminuer, démoraliser et finalement démolir l'État juif.
La campagne arabe globale s'articule autour de 3 cercles. L'Égypte représente le cercle externe, auquel nous attribuons le retrait du Sinaï, ainsi que le retrait du Sud-Liban en 2000, et le transfert de terres à la frontière orientale de la Jordanie en 2018. Les Palestiniens représentent le cercle interne avec le retrait de certaines parties de Gaza et du saillant de Jéricho en 1994 ; puis des villes, villages et zones rurales de Judée et de Samarie en 1995, d'Hébron en 1997, de certaines parties de la Samarie en 1998 ; puis le retrait total de la bande de Gaza en 2005, y compris des zones du nord de la Samarie.
Les Arabes d'Israël proprement dit représentent le cercle intérieur intermédiaire, lançant une érosion politique du socle sioniste de l'existence d'Israël. Aujourd'hui, les fondements idéologiques et nationaux d'Israël vacillent avec les concessions faites au Mouvement islamique et l'acceptation de sa participation au cœur des affaires politiques.
L'élément interne trace le cercle jusqu'à la source des choses dans la Grande Stratégie arabe. Il constitue la phase finale, atteignant le point culminant et pointant vers le final. Les Arabes se tournent vers l'avenir, alors qu'Israël est attaché au présent. Mansour Abbas serait d'accord avec le cheikh Abdallah Azzam, un Palestinien qui a voyagé de la Jordanie à l'Afghanistan pour prêcher le djihad contre l'invasion soviétique, qui a écrit que "la Palestine est le principal problème islamique". Cependant, ce problème peut être résolu par la politique et pas nécessairement - ou uniquement - par la guerre.
Grâce à Nietzsche, nous pouvons mieux comprendre comment une démocratie - comme celle d'Israël - subit une perte de volonté. Un excès de tolérance et de pluralisme, sans valeurs sacrées dures, dilue le jugement et absorbe l'énergie des dirigeants. Quelle que soit la bizarrerie de la demande, les dirigeants d'une démocratie sont sensibilisés à dire "oui" à tous les groupes mécontents et insatisfaits. La combinaison de la victimologie et de l'endoctrinement remplit les chambres d'écho, et les médias se livrent à un lavage de cerveau au nom du prétendu opprimé - les Arabes. Dans la lignée de John Stuart Mill et de Lord Acton, les activistes et les propagandistes énumèrent les avantages de la liberté et de la vitalité qui s'épanouissent dans un pays composé de nombreuses nationalités, logées dans une union commune.
L'expérience israélienne, qui se déroule encore aujourd'hui, a une signification alternative et inquiétante. Le fait que les citoyens arabes pèsent lourdement dans les proportions démographiques de la criminalité et de la violence à l'encontre des autres Arabes et des Juifs est un signe menaçant. Les résultats de sondages révélant le rejet par les Arabes d'un État à majorité juive n'attirent guère l'attention du public. Parallèlement, l'emploi des Arabes dans des postes de haut niveau, des professeurs aux pharmaciens, sans aucune pratique d'embauche discriminatoire, est une réalité sociale notable. Le soutien actif de la gauche israélienne combiné au soutien tacite de la droite israélienne accélère le péril émergeant pour l'intégrité de l'État-nation juif. Les Juifs se sentiront de moins en moins en sécurité, chez eux dans leur propre pays.
Shmuel Trigano a écrit de manière convaincante sur le potentiel destructeur de l'idéologie du multiculturalisme, du post-modernisme sans vérités, des droits des minorités pour tous et de la politique identitaire, en tant que danger immédiat, présent et futur pour l'État d'Israël. Le maire de la ville arabe de Taibe, proche de Mansour Abbas, a donné sa voix à ce qui est évident pour lui et ses compatriotes palestiniens : "Taibe fait partie de la Palestine", ajoutant : "Vous [Israël] ne pouvez pas effacer notre identité."
La mémoire est à la base de l'identité. Elle peut aussi servir d'impulsion à l'action. Il devient inacceptable de pardonner ce qui est un vieux grief brûlant que les générations futures doivent traiter. Rappelez-vous la lutte pour la justice dans l'histoire du roi d'Amon dans le livre des Juges, qui, après trois cents ans, est entré en guerre contre Israël pour avoir conquis ses terres longtemps auparavant. La stratégie arabe des étapes contre Israël est résolue et inlassable. Est-il trop sévère de dire que l'étape actuelle de la stratégie arabe vise la jugulaire politique d'Israël ?
Le succès d'une tromperie sournoise dépend non seulement de l'habileté du trompeur mais aussi de l'indiscrétion de celui qui est trompé. Sadate a trompé Begin qui pensait qu'il y aurait une paix chaleureuse avec l'Égypte. Arafat a trompé Rabin qui pensait qu'il y aurait une paix avec les Palestiniens. Abbas trompe maintenant Bennett qui pense qu'il sera bénéfique pour Israël de concilier et d'intégrer les Arabes en Israël.
La roue tourne et s'arrête toujours avec l'incompréhension d'Israël
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Le taux de fécondité élevé d'Israël et la médiocrité de son système éducatif font grimper le coût de la vie.
Les économistes disent que le coût de la vie continue d'augmenter, entre autres, en raison des monopoles, de la hausse du shekel - qui a vu les prix israéliens augmenter de 22% par rapport au dollar - et des salaires relativement bas.
Des taux de fécondité supérieurs à la moyenne, un système éducatif peu reluisant et la complaisance des consommateurs à l’égard des fournisseurs sont à l'origine de la flambée du coût de la vie en Israël, selon les économistes.
La semaine dernière, l'indice mondial du coût de la vie de « l'Economist Intelligence Unit (EIU) » a classé Tel Aviv comme la ville la plus chère du monde.
La ville côtière a devancé des villes comme Paris, Zurich, Hong Kong et New York pour la première fois, après avoir été classée 5ème dans l'indice de l'année dernière.
Parmi les raisons invoquées par l'EIU pour justifier cet honneur indésirable figure la forte appréciation du shekel par rapport au dollar américain, qui, selon l'EIU, est intervenue dans le sillage de la campagne de vaccination COVID-19, menée avec succès dans le pays.
Le mois dernier, le shekel a atteint sa valeur la plus élevée par rapport au dollar depuis 25 ans.
Tel-Aviv,avec sa situation centrale, ses plages populaires et sa vie nocturne animée attire depuis longtemps de nombreux Israéliens, en particulier ceux qui travaillent dans le secteur des hautes technologies. Mais les classements ne donnent pas une image complète de la situation, selon les économistes israéliens.
Le professeur Dan Ben-David, président de la « Shoresh Institution for Socioeconomic Research » et économiste au département de politique publique de l'université de Tel Aviv, a déclaré que les taux d'inflation israéliens sont parmi les plus bas du monde.
"Ce n'est pas que les prix ici ont soudainement monté en flèche, c'est le contraire", a déclaré Ben-David. "Les prix ici ont à peine augmenté par rapport à presque tous les pays de l'OCDE [Organisation de coopération et de développement économiques]."
Au contraire, l'économie israélienne - soutenue notamment par le secteur des hautes technologies - est forte et, par conséquent, le shekel israélien a pris de la valeur en même temps.
Selon M. Ben-David, le shekel s'est apprécié de 22 % par rapport au dollar américain au cours des 5 dernières années, ce qui signifie que les prix israéliens sont devenus 22 % plus chers en dollars au cours de la même période.
"C'est ce seul fait qui nous place en tête de liste dans The Economist", a-t-il ajouté. "[Les prix] sont chers pour nous parce que nous ne gagnons pas non plus beaucoup".
De plus, la productivité est faible en Israël en partie à cause d'un système éducatif médiocre. En fait, Ben-David estime que l'éducation est l'un des facteurs les plus importants en ce qui concerne le coût de la vie en Israël. "La moitié des enfants en Israël reçoivent ce qui est essentiellement une éducation du tiers-monde et ils appartiennent aux parties de la population qui connaissent la plus forte croissance", a-t-il déclaré, faisant référence aux secteurs arabe israélien et ultra-orthodoxe. "Lorsqu'ils entrent sur le marché du travail, leur capacité à maintenir une économie moderne est faible, de sorte que la bouée de sauvetage est le [domaine] de la haute technologie."
Le facteur éducation est encore exacerbé par une population en croissance rapide et un manque d'espace.
Israël est déjà l'un des pays les plus densément peuplés du monde et devrait devenir encore plus congestionné dans les décennies à venir.
Pour cette raison, Ben-David a fait valoir qu'il est important de faire baisser le taux de fécondité élevé d'Israël, qui s'élevait à 3,1 en 2019. Cela signifie qu'une femme israélienne a en moyenne 3,1 enfants ; en revanche, la moyenne de l'OCDE est de 1,6. "Nous ne pouvons pas avoir une population en croissance exponentielle sur un territoire de la taille du New Jersey, dont la moitié est en fait un désert ou des zones d'entraînement pour l'armée", a-t-il déclaré.
D'autres économistes ont déclaré que le consommateur israélien était en partie responsable de la flambée des prix.
Alex Coman, spécialiste en économie à « l'Adelson School of Entrepreneurship » du centre interdisciplinaire israélien de Herzliya, a déclaré que Tel Aviv est chère en raison d'un problème d'offre et de demande. En raison de la taille réduite du marché israélien, la concurrence est bien moindre et plusieurs monopoles contrôlent les prix d'un large éventail de biens de consommation.
"Tel Aviv n'est pas un goulag ; les gens ne sont pas menottés et forcés de vivre là contre leur gré", a déclaré M. Coman. " L'offre n'est pas compétitive et Israël a également des exigences uniques comme la cacherout [les règles alimentaires juives] et la logistique [pour le sabbat], donc c'est plus cher. La demande n'est pas compétitive parce que les Israéliens sont complaisants. ... Ils ne font pas le tour du marché".
Si M. Coman a été surpris par le classement de « The Economist », il a admis que le pouvoir d'achat de l'Israélien moyen est nettement inférieur à celui de ses homologues dans la plupart des autres pays développés. "Les salaires en Israël sont généralement inférieurs aux salaires en Europe et à Singapour, qui a l'un des niveaux de vie les plus élevés au monde", a-t-il déclaré. "Cela rend Tel Aviv encore pire, car vous gagnez moins qu'à Singapour et vous payez plus."
La solution, selon Coman, est que les Israéliens eux-mêmes doivent exiger mieux et refuser de payer des prix scandaleux.
En 2014, une protestation en ligne a été déclenchée lorsque des Israéliens ont découvert que le prix d'une marque d'un yaourt au chocolat israélien appelée Milky était nettement inférieur à Berlin qu'en Israël !
par Maya Margit, écrivain, artiste et journaliste
The Media Line|12.10.21
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Le Pays Européen où l'Islam a Remplacé le Christianisme
C'est un pays où les soi-disant "églises mortes", peuvent être vues et achetées sur Internet. Même une synagogue est devenue une mosquée.
Par Giulio Meotti, journaliste italien de Il Foglio et écrit une colonne bihebdomadaire pour Arutz Sheva.
Il est l'auteur, en anglais, du livre "A New Shoah", qui reprend les histoires personnelles des victimes de la terreur en Israël, publié par Encounter et de "J'Accuse : le Vatican contre Israël" publié par Mantua Books, en plus de livres en italien. Ses écrits sont parus dans des publications telles que le Wall Street Journal, Gatestone, Frontpage et Commentar.
Mosquée
L'Église catholique des Pays-Bas est entrée dans une telle spirale, selon une étude du journal Trouw, que huit paroisses sur dix sont dans le rouge et devront être fermées.
De 1970 à 2008, 400 églises catholiques ont été démolies ou transformées. Depuis lors, le rythme s'est accéléré de façon spectaculaire. Deux églises, en moyenne, ferment chaque semaine. Un cinquième de toutes les églises de Hollande ont déjà été converties.
La Hollande compte encore six mille églises. Jusqu'à 80 % d'entre elles perdront leur fonction religieuse dans les années à venir. Il y a un manque d'argent et de fidèles et la démolition est imminente.
La cathédrale Sainte-Catherine d'Utrecht, achetée par le musée d'art religieux adjacent, a également été vendue. Depuis 1853, tous les prêtres de Hollande étaient consacrés dans cette cathédrale.
Il y a cinquante ans, les Pays-Bas comptaient 2,7 millions de catholiques "actifs". En 2016, ils étaient 173 000. En 2030, ils seront un peu plus de 63 000. Entre 1970 et 1985, le nombre de catholiques néerlandais a chuté de 70 %. À Eindhoven, une église a été transformée en lieu de rencontre pour les enfants. D'autres sont des gymnases, des piscines et des magasins de meubles. Le monastère dominicain de Nimègue a été abandonné et est maintenant un hospice.
Le cardinal Wim Eijk lui-même a expliqué au journal De Gelderlander que le christianisme en Hollande est proche de sa fin. D'ici dix ans, a-t-il dit, dans l'archidiocèse d'Utrecht, le plus grand et en théorie le plus actif de toute la Hollande, seules 15 des 280 églises actuelles continueront à célébrer la messe. Un cinquième de toutes les églises néerlandaises ont déjà été converties à d'autres usages. Et une étude de Trouw montre que 25 églises ont été converties en mosquées.
Les "églises mortes", comme on les appelle, peuvent également être vues et achetées sur Internet, sur des portails tels que www.redres.nl et www.replican.nl. L'église Saint Jacobus, l'une des plus grandes et des plus anciennes de la ville d'Utrecht, où les paroisses sont déjà passées de 316 à 49, a été transformée en résidence de luxe par le cabinet d'architectes Zecc, un groupe spécialisé dans la conversion d'églises en bâtiments de qualité dans le style Bauhaus. Dans la seule région d'Overijssel, au moins 20 églises fermeront leurs portes d'ici à 2025.
Un groupe de résidents locaux s'oppose à la démolition prévue de l'église catholique Theresia à La Haye. Selon le consultant immobilier Colliers International, 1 700 autres églises perdront leur fonction d'ici à 2030. Dans la province néerlandaise de Frise, 250 des 720 églises existantes ont été transformées ou fermées. La mosquée Fatih Camii d'Amsterdam était autrefois l'église Saint-Ignace.
Une synagogue de La Haye a été transformée en mosquée Al Aqsa.
De la Hollande, il faut maintenant passer à Chypre pour comprendre la disparition d'un monde.
"Quelques fois par an seulement, Ninos Josephides, un Chypriote grec, peut visiter son village natal dans la partie occupée par les Turcs de la Chypre divisée. Mais il ne peut pas visiter sa maison. Elle a été détruite il y a longtemps". C'est ainsi que s'ouvre un reportage de France Presse. Suite à la visite du pape François à Chypre, le maronite a obtenu une visite de la ville qu'il a dû fuir il y a 47 ans. " Ma maison était ici, en face de l'église. Elles ont été démolies. Il y avait beaucoup de maisons ici." Les autorités de la République turque autoproclamée de Chypre du Nord n'autorisent les maronites à se rendre à Agia Marina que cinq fois par an, lors des fêtes religieuses Maria Partella Stefani, 71 ans, raconte : "Ma maison (à Asomatos) a été construite trois mois avant l'invasion... maintenant elle est occupée par le commandant de l'armée", dit-elle.
Au 8e siècle, 80 000 Maronites vivaient dans 60 villages à Chypre, aujourd'hui il en reste 7 000. Selon Bartelis Hajji Faisal, maire d'Agia Marina qui vit maintenant dans le sud, "si rien ne change, ils disparaîtront complètement".
L'histoire de ces minorités nous concerne. Le risque est que nous devenions une minorité comme eux au cœur de la vieille Europe. Pieter Donner, juriste chrétien-démocrate et ministre néerlandais l'a dit avec beaucoup trop d'honnêteté intellectuelle : "Les groupes islamiques ont le droit d'accéder au pouvoir par la voie démocratique. Si deux tiers des Néerlandais voulaient introduire la charia, cette possibilité devrait être accordée. La majorité compte, c'est la démocratie ".
Existe-t-il une image plus significative pour indiquer la fin de civilisation actuelle ?
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