Albert SOUED s'est intéressé très tôt aux relations entre le "secret et le sacré", ce qui l'a amené à chercher à comprendre les messages reçus et transmis par les premiers hommes "spirituels". L'auteur est spécialisé dans la symbolique biblique.
Albert SOUED s'est intéressé très tôt aux relations entre le "secret et le sacré", ce qui l'a amené à chercher à comprendre les messages reçus et transmis par les premiers hommes "spirituels". L'auteur est spécialisé dans la symbolique biblique.
- Fondée en 2017, la startup Addionics développe des batteries électriques pour véhicules, avec une plus longue autonomie et un temps de charge plus court.
Plutôt que de se focaliser sur l’amélioration de la chimie des batteries, Addionics s’est concentrée sur la physique du collecteur de courant qui sert de substrat aux électrodes des batteries.
Ce sont de petites feuilles métalliques, semblables à du papier d’aluminium enroulé en de nombreuses couches empilées, en moyenne 40 couches de 50 à 100 microns d’épaisseur.
En les rendant poreuses de 70% à 95%, Addionics diminue le nombre de couches nécessaire, tout en augmentant l’autonomie et réduisant le temps de chargement. Sa technologie peut réduire de moitié le temps de charge et le réchauffement interne aussi, réduisant les risques d’explosion du véhicule.
Moshiel Biton, PDG: « Une batterie électrique ressemble à un sandwich. Le pain est le collecteur d’électricité et le fromage est la matière active. Chez Addionics nous alternons ces couches de fromage avec des couches de pain spongieux et poreux, en utilisant les nanotechnologies pour trouver des espaces mal utilisés et les rendre plus performants. Cela permet de minimiser la résistance interne et d’utiliser mieux le courant électrique ».
Selon Biton : « Il faut normalement 5 années de test pour l’industrie automobile, les premiers véhicules électriques incluant notre technologie devraient donc être sur le marché en 2026 ».
La start-up DeepOptics développe des lunettes connectées capables de modifier la correction en temps réel, en fonction de l’image que l’on regarde.
La prouesse technique réside dans la capacité à intégrer une couche transparente de cristaux liquides dans le verre, tout en conservant une qualité optique optimale et sans distorsions. Selon le co-fondateur, Yariv Haddad, la sortie du premier prototype est prévue d’ici 2 ans.
- Un robot serpent « Snakebot » a été développé Pr Alon Wolf qui dirige le laboratoire de biorobotique et biomécanique du Technion. Snakebot a été conçu pour localiser et sauver les survivants d’une catastrophe naturelle, grâce à sa capacité à se mouvoir dans les décombres.
Une version à visée médicale et nommée « Flex® Robotic System » a été développée par Medrobotics, cofondée par le Professeur Alon Wolf. Grâce à sa flexibilité, le robot effectue des chirurgies dans des organes difficiles à atteindre par le praticien.
Ces deux versions du robot serpent ont été lauréates du prix « an innovation that will shape the future », littéralement, « une innovation qui façonnera l’avenir ».
- Une startup basée à Pardes Hanna, appelée AIR (anciennement Porality Mobility), et créée en 2017 par Chen Rosen, un expert, a mis au point un véhicule "volant", un avion électrique à décollage et atterrissage vertical, appelé « Air One », un eVTOL biplace, destiné aux particuliers. Il a une autonomie de 177 km, à des vitesses allant jusqu'à 250 km par heure, avec une durée de vol d'une heure. L'appareil est doté d'ailes repliables pour faciliter le stationnement et peut décoller ou atterrir sur toute surface plane.
- Des électrodes très sensibles, et plus tard une caméra à distance, suivent les micro-mouvements des muscles faciaux et « lisent » les visages pour repérer les menteurs dans 73% des cas.
L’information est transmise à un outil d’intelligence artificielle. Pr Dino Levy de l’université de Tel Aviv, membre de l’équipe qui développe la technologie :
« La précision de notre test augmentera au fur et à mesure que nous le développerons, et nous espérons qu’à terme, après développement et tests approfondis, il pourra constituer une alternative sérieuse aux tests polygraphiques ….
Dans une banque, lors d’un interrogatoire de police, à l’aéroport ou lors d’un entretien d’embauche en ligne, des caméras haute résolution entraînées à identifier les mouvements des muscles faciaux seront capables de distinguer les déclarations véridiques des mensonges.
Pour l’instant, la tâche de notre équipe consiste à achever la phase expérimentale, à former nos algorithmes et à supprimer les électrodes ».
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Distinctions & performances en Israël
- L'Institut des sciences Weizmann de Rehovot a été classé par le « Centre for Science and Technology Studies (CWTS) » de Leyde au 8ème rang mondial pour ses performances.
- La nageuse israélienne Anastasia Gorbenko a remporté l’or lors des Championnats d’Europe de natation en bassin court 2021, au 200 mètres quatre nages individuel, à Kazan, en Russie.
- Le prix d’économie Hugo Ramniceanu pour l’année 2021 a été remis au Dr. Orna Berry, informaticienne, pionnière du secteur de la haute technologie, et première femme scientifique en chef du ministère de l’économie et de l’industrie en Israël.
- La judoka israélienne Gefen Primo a obtenu une médaille d’or lors du Grand Slam de Paris, dans la catégorie des - 52kg. Il s’agit de la troisième médaille obtenu par Gefen Primo cette année.
- Raz Hershko et Gefen Primo, 2 judokas israéliennes remportent l’or et l’argent au Grand Chelem à la prestigieuse compétition internationale de judo, et Inbar Lanir a pris la 3ème place.
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Fadah Jassem, une ancienne journaliste d’Al Jazeera, a récemment été embauchée en tant que nouvelle responsable de la rédaction éditoriale de Twitter pour les informations sur le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Jassem sera responsable de la conservation des récits que Twitter affiche sur sa plate-forme.
Dans ce qui semble être une tentative de dénoncer l’État d’Israël, lors de la publication de sa nomination pour le poste, Jassem, cette antisioniste notoire, a inclus les drapeaux de tous les pays de la région, à l’exception d’Israël.
Jassem n’hésite pas non plus à partager des théories du complot antisémites sur la domination juive dans le monde, comme un tweet dans lequel elle a laissé entendre qu’Israël contrôle les États-Unis comme une marionnette.
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Israël
Israël est fermement convaincu que l'Iran est désormais très proche du seuil nucléaire. Après les dernières violations connues, Israël se prépare au plan B.
Le gouvernement a affecté 5 milliards $ aux préparatifs liés au plan B et a demandé au Pentagone d'accélérer la livraison de 4 avions de ravitaillement KC-46 utilisés pour les missions longue distance des avions de guerre F-16, F-15 et F-35.
L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a annoncé à Vienne que la surveillance du programme nucléaire iranien n'est plus complètement réalisable, du fait de caméras endommagés, du refus de l’Iran des visites sur certains sites et de la poursuite de l’enrichissement d’uranium sur de nombreux sites inconnus.
Le Mossad a déjoué plusieurs attentats anti-israéliens qui visaient des citoyens israéliens en Afrique. Grâce à son information, les forces de sécurité de Tanzanie, du Ghana et du Sénégal ont arrêté cinq suspects, détenteurs de passeports africains, qui agissaient pour le compte de la Force Al Qods, bras armé de l’Iran pour les « opérations extérieures ».
Ces tentatives s’ajoutent à la découverte d’une cellule terroriste iranienne en Ethiopie. Quinze personnes avaient alors été appréhendées alors qu’elles préparaient un attentat contre l’ambassade des Emirats arabes unis à Addis Abeba et recueillaient des informations sur les ambassades israélienne et américaine.
Du côté des Etats-Unis , Nikki Haley, ancienne ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, a averti Israël de ne pas compter sur les États-Unis pour arrêter l'Iran.
"Si Israël prend la grave décision que sa sécurité dépend de l'élimination de cette menace, il ne doit pas attendre un feu vert américain", a-t-elle déclaré lors de la réunion annuelle des dirigeants de la Coalition juive républicaine. "En matière de vie et de mort, il vaut mieux être fort et critiqué que faible et ignoré".
Elle a ajouté : "Si un politicien soutient l'accord désastreux avec l'Iran, s'oppose au transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem et est embrassé par des antisémites qui soutiennent le mouvement BDS -- boycott, désinvestissement et sanctions --, alors un groupe pro-Israël ne devrait absolument rien avoir à faire avec lui."
Pour preuve l'administration Biden s'est abstenue au lieu de rejeter une résolution de l'Assemblée générale affirmant le droit au retour des réfugiés palestiniens en Israël.
Elle a rompu ainsi avec le schéma de vote sur Israël établi par l'ancien président américain Donald Trump, dans lequel tous les textes de ce type recevaient un "non" automatique.
Joe Biden est conseillé par les anciens spécialistes pro-Frères musulmans d’Obama.
Jacques Benillouche, politologue : « Le 5 novembre 2021, le coup de grâce a été donné à la droite et à son leader Benjamin Netanyahou. Personne n’aurait pu croire qu’un pays qui vote à plus de 60% pour la droite, depuis une quinzaine d’années, puisse être éliminé du pouvoir aussi facilement.
Les historiens analyseront cet événement en essayant d’évaluer les responsabilités de ce cataclysme. La population n’est pas coupable ; les militants ne sont pas coupables. Mais les dirigeants du Likoud ont trop surfé sur leur assurance, voire leur morgue, en confiant les clefs de leur parti à un leader inquiet de ses questions judicaires au point de ne s’intéresser qu’à sa personne et non au pays.
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Iran
Après avoir tant investi dans un rêve de gloire et de restauration d’un empire perse, l’Iran, appauvri par les sanctions, par son programme nucléaire, par une course à l’armement dans un but hégémonique, se transforme jour après jour en cauchemar avec plus de 500.000 morts du Covid-19, sans qu’aucune lueur d’espoir ne soit en vue.
L’axe Iran-Irak-Syrie-Liban se disloque. L’Iran et son Hezbollah responsable de la situation catastrophique du Liban n’y sont plus les bienvenus.
Les Libanais cherchent à se libérer de ce mouvement shiite, corrompu et sanguinaire. Une fois la menace sunnite réduite, la Syrie cherchera à se débarrasser elle aussi de l’Iran, raison pour laquelle son véritable allié, la Russie autorise Israël à frapper les troupes iraniennes en Syrie.
En Irak, le même rejet entraîne la violence. Après des heurts à Bagdad entre forces de sécurité et partisans de groupes pro-Iran, le 1er ministre élu Moustapha al-Kazimi échappe à une attaque au drone de sa résidence. Les brigades du Hezbollah et d’Assaïb Ahl al-Haq, une faction pro-Iran faisant partie du « Hachd el-Chaabi » seraient à l’origine de cet attentat. Après les élections législatives d’octobre, le parti Hachd était en déroute au Parlement, au profit du courant dirigé par l’influent leader shiite national Moqtada al Sadr.
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Autorité Palestinienne (AP) & Hamas
Khaled abou Toameh, journaliste : « Les verdicts prononcés contre les "marchands de terre" en Cisjordanie et les "collaborateurs" présumés dans la bande de Gaza montrent que les Palestiniens sont très loin d'accepter Israël, et encore moins de faire la paix avec lui ». Le public palestinien soutient généralement les condamnations à mort et les exécutions extrajudiciaires de personnes soupçonnées d'être des "marchands de terre" et des informateurs.
Pour le Hamas et de nombreux Palestiniens, la paix avec Israël ou toute forme de collaboration avec l'ennemi sioniste est un acte de trahison passible de mort.
Tant que l'AP et le Hamas puniront les Palestiniens qui travaillent avec Israël ou sont disposés à vendre des biens immobiliers à des Juifs israéliens - souvent en les condamnant aux travaux forcés ou à la mort - l'espoir de relancer le "processus de paix" sera une perte de temps et d'efforts.
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Les récits de la Shoah ont été bien documentés pour les Juifs d’Europe – mais beaucoup moins de choses ont été écrites concernant la manière dont l’influence de l’Allemagne a décimé les populations juives du Moyen-Orient pendant et après la Seconde Guerre mondiale.
Daniel Sasson, Israélien d’origine irakienne, raconte les ghettos juifs et les pelotons d’exécution du dictateur Rashid Ali-Gaylani, enhardi par Hitler, au Moyen-Orient
Né Riad Izzat Al-Sassoon Mualem à Diwaniya, en Irak, Daniel Sasson explique : « Il faut que cette histoire soit connue et qu’on souligne véritablement le lien entre les ghettos nazis d’Europe et le ghetto en Irak. » Sasson, 85 ans, s’est entretenu avec «le Times of Israel » depuis son domicile situé à Ramat Gan, une banlieue de Tel Aviv, désireux de mettre en lumière ces faits estompés par l’Histoire que lui et d’innombrables autres Juifs irakiens ont pourtant subis.
Sasson a également récemment raconté ces événements dans un livre intitulé : « L’histoire tue : Le premier et dernier ghetto en Irak », qui est disponible en hébreu.
Dans son ouvrage, il dépeint son enfance en Irak et narre comment une alliance conclue entre Hitler et le Premier ministre irakien Rashid Ali al-Gaylani avait temporairement modifié l’équilibre des pouvoirs dans le pays.
En raison de cette alliance, l’Irak avait soumis ses 150 000 Juifs à un antisémitisme importé d’Allemagne. Les Juifs avaient été forcés de vivre dans un ghetto et ils avaient finalement été massacrés lors d’un pogrom, le Farhoud, qui avait été lui aussi inspiré par les nazis.
Si la famille royale irakienne soutenait les Britanniques – qui avaient géré précédemment un mandat en Irak – al-Gaylani, nationaliste ardent, s’était aligné pour sa part sur les forces de l’Axe, cherchant à minimiser l’influence de l’Angleterre dans son pays. Le Royaume-Uni avait imposé des sanctions économiques dures en représailles.
La relation entre al-Gaylani et Hitler avait entraîné des répercussions antisémites qui avaient mené à un pogrom qui s’était produit en 1941, le Farhoud, et qui avait été suivi par l’exode final de la communauté juive forte de 2 500 personnes – et notamment celui de la famille de Sasson, qui s’était enfuie vers la terre d’Israël.
Sa famille, si elle était considérée comme importante et établie dans sa localité, n’avait pas été pour autant épargnée par les atrocités quand al-Gaylani avait ordonné qu’un ghetto juif soit établi à Diwaniya, petite ville située à 158 kilomètres au sud de Bagdad.
« Une histoire tue »
La maison du grand-père de Sasson avait été un premier choix pour accueillir le ghetto. Une belle et imposante demeure qui mesurait 750 mètres de long, elle était à cette époque-là la plus grande habitation privée de Diwaniya. Elle avait hébergé les 600 Juifs de la ville, plus 70 autres venus de Bagdad et d’autres localités, pendant tout le mois de mai de l’année 1941. « J’avais cinq ans », raconte Sasson, « mais je me souviens de tout, comme si c’était hier ».
En 1937, le père de Sasson avait construit une maison à Diwaniya. Le nouveau maire, un antisémite notoire qui portait le nom de Khalil Azmi, avait déclaré que cette construction était illégale, sous de faux prétextes et l’avait détruite. Il n’en était rien resté.
Ne se laissant pas dissuader, la famille était temporairement partie pour Bagdad et le père de Sasson avait embauché un avocat reconnu pour poursuivre la municipalité de Diwaniya.
Le procès a été gagné en 1941 et le gouvernement a été placé dans l’obligation de souscrire à la reconstruction de la demeure. « Après cet événement, nous avons compris qu’il n’y avait pas d’avenir pour nous en Irak », a déclaré Sasson.
La maison du grand-père de Daniel Sasson à Diwaniya, transformée en un ghetto pendant un mois en 1941.
Dès que la famille était revenue à Diwaniya, elle avait été accueillie par des policiers armés. La peur s’était emparée de Sasson quand la police avait reconnu son père, un homme respecté. Les hommes avaient arrêté la voiture, sorti ses occupants de l’habitacle et les avait empoignés, les jetant « comme des sacs de farine » dans la demeure qui appartenait au grand-père de Sasson.
« Un comportement de ce type à l’égard d’un homme réputé était très inhabituel », explique l’octogénaire. La propriété toute entière était surveillée par la police et il était apparu clairement alors qu’elle servirait de prison pour la population juive de la ville.
A l’intérieur du ghetto de Diwaniya
Sasson note qu’installer un plus grand ghetto dans la localité aurait gêné la population musulmane qui y résidait et que le gouvernement d’al-Gaylani avait donc choisi de regrouper les Juifs sous un seul toit et de les assigner à domicile.
« Il y avait des difficultés à l’intérieur du ghetto. On avait faim. La police était armée de lances quand nous étions arrivés et cela a été un mois très dur », dit-il.
Là-bas, se nourrir consistait en quelques olives quotidiennes, avec du pain volé certains jours. La faim avait épuisé les corps. Les femmes s’étaient installées à l’arrière du bâtiment, et les hommes étaient confinés sur le devant. Les communications entre les deux groupes étaient restreintes. Les hommes avaient été affectés aux travaux forcés, de 7 heures du matin à 19 heures, arrosant les arbres qui poussaient le long de la rivière.
Un ami d’enfance de Sasson, Khaled Moussa, était Juif mais il portait un nom arabe. Lui et sa mère avaient échappé au ghetto quand une famille musulmane leur avait offert l’hébergement.
« La rivière nous séparait, la famille de Khaled Moussa et la nôtre. De l’autre côté du balcon, depuis la maison, nous pouvions apercevoir la leur. Il n’y avait que 200 petits mètres – seulement la rivière nous séparait de leur maison. Des voisins arabes musulmans avaient caché Khaled Moussa et sa mère pendant un mois ; mais son père et ses oncles avaient été envoyés au ghetto », raconte Sasson. « Et personne ne savait combien de temps cet enfermement allait durer ».
Le grand-père de Sasson, qui avait souvent servi de juge et d’arbitre entre les tribus de Diwaniya, avait appris par la police que le Premier ministre pro-nazi al-Gaylani avait l’intention d’installer de nouveaux ghettos entre Bagdad et Basra, dans le sud du pays. Selon les policiers, de nombreux ghettos supplémentaires allaient être créés – une réalisation des aspirations d’Hitler, mais hors d’Europe.
Le ghetto avait été divisé en trois sections. Dans la première et plus importante se trouvaient les hommes ; les femmes et les enfants étaient rassemblés dans la deuxième et la dernière servait de base d’opération pour les policiers qui montaient la garde.
Un tank de l’armée, installé à l’angle du jardin, assurait une surveillance 24 heures sur 24. Il y avait aussi une patrouille entre le camp des hommes et celui des femmes qui interdisait tout contact entre les deux groupes. Mais Sasson, qui était alors jeune, parvenait à se déplacer entre les sections avec une facilité relative.
Daniel et Shulamit Sasson sur une photo non-datée.
Un jour, Sasson avait aperçu une femme pleurer et il lui avait demandé si elle avait besoin de son aide. Elle désirait transmettre un message à son mari, de l’autre côté de la maison, et Sasson s’était offert de le faire. Alors qu’il était sur le point d’entrer dans la section des hommes, il avait été arrêté par le chef de la police.
Sasson se souvient lui avoir dit : « C’est ma maison. Vous n’avez pas le droit de me dire ce que je dois faire. Ma mère est ici et mon père aussi, et je veux pouvoir les voir tous les deux ».
Le chef l’avait laissé passer.
Sasson se souvient de la faim intense – en particulier la nuit. Les policiers interdisaient aux Juifs l’accès à la cuisine pour préparer les sacs de pommes de terre qui étaient posés au sol, explique-t-il, et il les mangeait donc crues. D’autres enfants n’avaient pas cette chance et il les entendait souvent pleurer la nuit, réclamant désespérément de quoi se nourrir.
Enfant espiègle et agile, Sasson se rappelle qu’il grimpait aux murs pour monter sur la terrasse, sur le toit, pendant la nuit. Il apercevait les pièces remplies d’enfants sanglotant, mourant de faim, incapables de s’endormir. Il allait souvent sur le toit et il regardait les hommes travailler, transportant des seaux d’eau depuis et vers la rivière voisine. Chaque jour, les corps étaient plus faibles, plus malades. Les nuits étaient toutes les mêmes – avec les gémissements continus des enfants qui hantaient toute la demeure.
Les exécutions
La libération des Juifs était survenue soudainement et sans avertissement préalable. Sasson se souvient avoir rêvé, une nuit, qu’Hitler l’avait attrapé et qu’il l’emmenait. Il s’était réveillé en sueur et il était grimpé sur le toit pour se calmer.
Regardant la rivière, le petit garçon avait vu les pêcheurs dans leurs bateaux – et pourtant, quelque chose paraissait différent. Et, en observant la propriété, il avait remarqué que les gardiens qui se tenaient là en permanence étaient partis. Il était redescendu en hâte prévenir les hommes et, passant à côté de l’endroit où se tenaient d’habitude les policiers, il avait constaté que ces derniers avaient, eux aussi, abandonné leur poste.
Un charnier de victimes du Farhud
Les Juifs devaient apprendre ultérieurement que les soldats britanniques avaient envahi le pays et qu’al-Gaylani avait été destitué. En milieu de matinée, le 31 mai 1941, le groupe tout entier avait chanté la prière de Shema à l’unisson et il avait quitté les lieux. A ce moment précis où chacun retournait ou s’apprêtait à retourner chez lui et à reprendre son quotidien, Sasson avait observé les visages – ils étaient abîmés, les barbes avaient poussé, les vêtements étaient devenus beaucoup trop grands.
Le même jour, la famille du petit garçon avait décidé de se rendre dans l’habitation d’un oncle qui était située dans la ville de Shaamiya, à 35 kilomètres. Le jour suivant, le 1er juin 1941, c’était la fête juive de Shavuot.
Sasson s’était installé à la fenêtre pour découvrir son nouvel environnement. Soudainement, le bruit assourdissant d’un tir s’était fait entendre et l’oncle de l’enfant, qui se trouvait devant la fenêtre, était tombé au sol, mort.
Plus de 200 Juifs avaient été massacrés en Irak, ce jour-là – des milliers avaient été blessés et les femmes violées. Les entreprises appartenant aux membres de la communauté avaient été démolies, les propriétés pillées, les commerces incendiés et saccagés.
Les agresseurs avaient utilisé toutes les armes imaginables, n’hésitant pas à écraser les Juifs avec leurs véhicules. Certains Juifs avaient été accueillis par leurs voisins musulmans qui, à ce moment-là, avaient accepté eux aussi de se mettre en grand danger.
Ce qu’il s’était passé est encore considéré comme un tournant pour la vie juive en Irak. Le Fahroud est l’un des événements les plus traumatiques dans la mémoire collective des Juifs irakiens. Comme cela avait été le cas pour les pogroms de la Nuit de Cristal en Allemagne et en Autriche, au mois de novembre 1938, les Juifs avaient été hantés par des attaquants motivés par une idéologie pro-nazie. Premier incident en son genre à avoir normalisé les persécutions des Juifs en Irak, le Farhoud avait été un moment charnière dans l’histoire juive du pays et un signal d’alarme pour un grand nombre des membres de la communauté qui avaient alors réalisé qu’il n’y avait pas d’avenir pour eux sur ce territoire.
Après le meurtre de l’oncle de Sasson à Shaamiya, la famille était retournée à Bagdad, où elle a vécu pendant six ans. Son père avait ouvert une briqueterie qui avait employé plusieurs centaines de personnes.
Puis, en 1951, Sasson et son frère étaient partis pour Israël.
Un sionisme florissant
Après le Farhoud, des groupes sionistes clandestins avaient commencé à se multiplier et chaque ville disposait de sa propre section. Le frère aîné de Sasson enseignait l’hébreu et aidait de nombreux Juifs à émigrer vers le territoire qui était alors désigné sous le nom de Palestine mandataire.
Ce départ avait été loin d’être surprenant – mais il avait toutefois semblé marquer un changement dans ce qui avait toujours été considéré comme la norme jusque-là. Si Sasson et sa famille avaient toujours eu une identité juive forte, ils entretenaient également un lien profond avec l’Irak, le pays où ils étaient nés.
« Nous avions des relations avec les personnes les plus aisées de la ville », dit-il. « Nous avions grandi et nous étions allés à l’école là-bas… et l’Etat d’Israël n’existait pas encore. Nous avons eu le sentiment que l’Irak n’était plus notre pays au moment de la guerre de 1948 [de l’indépendance israélienne] et des pogroms et des tensions antisémites qui ont agité l’Irak en réponse à l’établissement d’Israël. Il y avait un Etat israélien et notre avenir était dorénavant là-bas ».
Il y avait des shlichim — des émissaires d’Israël – dans toutes les villes d’Irak pour aider à faciliter l’immigration, et Sasson explique que le départ avait été inéluctable. « Nous savions que nous allions partir, la seule chose que nous ne savions pas, c’était où exactement », indique-t-il.
« Naturellement », confie Sasson au Times of Israel, « la maison et le quartier de mon enfance me manquent. Je pense que nous éprouvons tous de la nostalgie en pensant à l’endroit où nous avons grandi, et que nous souhaitons tous le revoir. J’avais des amis arabes, à l’école, qui n’avaient aucun problème avec les Juifs. Nous avions aussi des voisins arabes dans notre ville natale qui nous ont aidés, et j’aurais aimé les revoir. Il y avait des périodes de tensions entre Juifs et Arabes irakiens, mais la majorité des arabes, dans la population, étaient de bonnes personnes et nous n’avions aucun problème les uns avec les autres. »
Après s’être installé au sein de l’Etat juif à l’âge de 15 ans, Sasson a servi au sein de Tsahal et était devenu ingénieur. Aujourd’hui, à 85 ans, il vit encore en Israël avec sa famille.
Sasson a été interviewé à plusieurs occasions par le Centre du patrimoine juif babylonien. Ses mémoires écrites en hébreu sont également disponibles au centre, qui est situé à Or Yehouda.
Sasson explique qu’il a voulu partager ses expériences parce qu’une majorité de personnes ignorent qu’il y avait un ghetto en Irak.
Un avion transportant des Juifs irakiens à son arrivée à l’aéroport de Lod, aux abords de Tel Aviv, au début de l’année 1951.
« Lorsque nous étions dans le ghetto, nous savions qu’il avait été créé parce qu’il avait été inspiré par les nazis et que si les choses continuaient ainsi, les ghettos deviendraient des abattoirs qui serviraient à expulser et à faire disparaître les Juifs du Moyen-Orient ; nous savions que le ghetto irakien avait été inspiré par les ghettos européens et qu’il se passerait encore beaucoup de choses », a-t-il dit. « Si Hitler avait gagné la guerre, nous aurions tous été placés dans des ghettos ».
Sasson note que la plus grande partie des enfants qui avaient été internés dans le ghetto irakien ne sont plus en vie aujourd’hui et qu’il a été impératif, à ses yeux, de faire connaître une histoire qui l’a profondément affecté – et ce, tant qu’il est encore capable de le faire.
« Quand nous étions jeunes, nous étions de nouveaux immigrants. On travaillait dur, on tentait de se construire une vie dans un nouveau pays. Si j’avais écrit ce livre en 1950, qui l’aurait lu ? », dit Sasson. « Les Juifs d’Irak s’efforçaient de gagner de l’argent, ils trouvaient du travail, ils tentaient de se créer une nouvelle vie. Quand j’étais jeune, je faisais aussi mes études, je voulais faire carrière. Je tentais seulement de survivre », s’exclame-t-il.
« Cette histoire est racontée 70 ans trop tard », dit-il. « Mais même maintenant, c’est encore le bon moment ».
Par Daniel Sasson, Israélien d’origine irakienne, raconte les ghettos juifs et les pelotons d’exécution du dictateur Rashid Ali-Gaylani, enhardi par Hitler, au Moyen-Orient
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Europe
Giulio Meotti, politologue et journaliste italien : « La population européenne est en train d'être remplacée - et la France est en tête de file »
Le grand historien René Grousset : « Aucune civilisation n'est détruite de l'extérieur sans s'être préalablement détériorée, aucun empire n'est conquis de l'extérieur, sans s'être préalablement autodétruit »
67 % des Français y voient un motif d'inquiétude et 61 % pensent que le Grand Remplacement va se produire. 44 % de l'augmentation de la population provient de l’immigration et, en 2006, elle était de 28%, soit une augmentation de1,6 point/an
Dans son livre "La France Interdite", le journaliste Laurent Obertone observe : "Les Européens sont en train de disparaître, comme des dinosaures".
Selon l'Institut Montaigne, les minorités visibles (Asie, Maghreb, Afrique) sont 14 millions, soit environ 20 % de la population française. "Il faut deux enfants pour renouveler la génération. Aujourd'hui 100 Français auront 65 enfants, demain 42, puis ils en auront 27..... Chaque génération sera presque réduite de moitié".
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Dans son vibrant plaidoyer en faveur de ceux qui ont aidé à faire refluer l’impérialisme russe, dans son livre paru chez Gallimard, « Un Occident kidnappé. Ou la tragédie de l’Europe centrale », Milan Kundera parle des intellectuels juifs auxquels il rend hommage, sans la moindre réserve :
« Et tous ceux que je viens de nommer sont juifs… C’est pourquoi je les aime et je tiens à leur héritage avec passion et nostalgie, comme si c’était mon propre héritage personnel. Une autre chose me rend la nation juive si chère ; c’est dans son destin que le sort centre-européen me semble se concentrer, … En effet, que sont-ils les juifs, sinon une petite nation, la petite nation par excellence, la seule de toutes les petites nations de tous les temps qui ait survécu aux empires et à la marche dévastatrice de l’Histoire ? »
Milan Kundera est un écrivain tchèque naturalisé français. Ayant émigré en France en 1975, il a obtenu la nationalité française le , peu de temps après l'élection de François Mitterrand2.
Milan Kundera a écrit ses premiers livres en tchèque, mais utilise exclusivement le français depuis 1993.
Il reçoit le prix Médicis étranger en 1973 pour La vie est ailleurs, le prix Jérusalem en 1985, le prix Aujourd'hui en 1993 pour Les Testaments trahis, le prix Herder en 2000, le grand prix de littérature de l'Académie française pour l'ensemble de son œuvre en 2001, le prix mondial Cino Del Duca en 2009 et le prix de la BnF en 20123. Son nom a été plusieurs fois cité sur les listes du prix Nobel de littérature4. Son œuvre est traduite dans plus d'une quarantaine de langues.
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Mark Zuckerberg, président du groupe Facebook déclare « Progressivement, les écrans, hologrammes, casques de VR et lunettes de réalité augmentée sont censés permettre des déplacements fluides d’univers virtuels en lieux physiques, comme des téléportations »
Lire l'article sur ce qui ce cache derrière ce changement de nom
Le groupe « Facebook » a changé de nom pour tenir compte de ces ambitions relatives aux réseaux sociaux, et la création d’une réalité virtuelle, engageant le corps vivant, ses émotions et ses sensations. Il a choisi le nom « Metavers », ou « au-delà de l’Univers »,
une sorte de doublure du monde physique, accessible par Internet et les interfaces connectées, et dans lequel on devrait pouvoir exister sous forme d’avatars.
Le « Real Facebook Oversight Board », un groupe de surveillance axé sur l'entreprise, ne semble pas impressionné par ce changement de nom :
« Changer leur nom ne change pas la réalité. Facebook détruit notre démocratie et il est le principal colporteur de désinformation et de haine dans le monde… Le changement de nom est dénué de sens et ne doit pas détourner l'attention de l'enquête, de la réglementation et de la surveillance réelle et indépendante nécessaires pour tenir Facebook pour responsable »
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