Que reste-t-il de Jérusalem aux Juifs?

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Dépossession, négation, refus d’exister, tant de termes qui ont résonné ces derniers jours au sujet de la résolution de l’UNESCO de couper tous les liens entre le peuple juif et son patrimoine historique à Jérusalem.

Ce texte ne fait référence qu’aux noms musulmans des sites religieux, en évitant par exemple l’expression Mont du Temple pour l’esplanade des Mosquées. En semblant nier les liens historiques et spirituels du judaïsme avec ce lieu, l’Unesco a provoqué une condamnation unanime de la part des dirigeants du pays, qui fustigent la partialité anti-israélienne de la plupart des forums multilatéraux.

La résolution désigne Israël sous l’expression « puissance occupante ». Elle dénonce la poursuite de fouilles archéologiques à Jérusalem-Est, en particulier à l’intérieur et autour de la vieille ville. Elle appelle à la « restauration du statu quo en vigueur jusqu’en 2000 » sur l’esplanade des Mosquées, qui était exclusivement gérée par les administrateurs jordaniens de la Waqf. Le texte déplore « l’escalade d’agressions et de mesures illégales » contre ses membres ainsi qu’à l’encontre des croyants musulmans souhaitant se rendre à la mosquée Al-Aqsa, lieu régulièrement « pris d’assaut par les extrémistes de la droite israélienne ». Le mur des Lamentations est désigné sous l’expression arabe place Al-Bouraq, ce qui pour les médias israéliens constitue une sorte d’expropriation sémantique.

La question se pose : Que reste-t-il de Jérusalem aux Juifs ?

Le professeur Nissim Dana du Département des affaires du Moyen Orient à l'Université Ariel a récemment donné une interview sur l'attitude islamique envers la connexion entre Jérusalem, Israël et le judaïsme.

Dana a déclaré qu'il avait enquêté sur les sources islamiques précoces et avait même publié un livre sur le sujet intitulé « To Whom Does This Land Belong? »( A qui cette terre appartient-t-elle ?)

Le Coran

Le Coran

Nouveau regard sur le Coran révélant que l'islam n’a absolument aucune créance  sur la Terre d'Israël - même selon ses propres normes - car il reconnaît les Juifs comme les propriétaires de ce pays et de Jérusalem.

De nos jours, cependant, explique Dana, les musulmans semblent suivre la maxime « Ne nous confondez surtout pas avec les faits». Il est de fait est impossible de changer les croyances qu'ils ont assimilées au cours des dernières générations, même en leur présentant des preuves émanant de leurs propres sources.

Selon Dana : « l'islam est né au VIIe siècle de l’ère commune et le Temple juif existait depuis de nombreuses années, de sorte qu'il est impossible de confondre ces faits historiques. Des centaines d'années avant l'Islam, un lien existait entre les Juifs et Jérusalem."

Si l'Islam est au courant des événements historiques qui l'ont précédé, comment peut-il transformer la ligature d'Isaac en celle d'Ismaël?

Le professeur Dana convient que cela pose un problème. «Environ 25% du Coran renferme des histoires puisées dans la Bible. Certaines sont fidèlement citées et d'autres sont attribuées à des musulmans. L'une d'entre-elles est l'histoire de la ligature d’Isaac, la « Akeida » biblique, qui a  été attribuée à Ismaël. L'islam n'a pas honte de modifier l’histoire.

Dana ajoute que le plus grand commentateur du Coran, Tabari, mort au début du VIIIe siècle, a franchement déclaré qu’il s’agissait d’Isaac.

Cependant le professeur Dana ajoute que, par souci d'honnêteté, nous devons mentionner que le Dr Sari Nusseibeh, un des chefs de l'Université Al-Quds à Jérusalem, a reconnu le fait que le Mont du Temple abritait à l'origine le Temple de Jérusalem avant la construction  des mosquées. Il a d’ailleurs failli payer de sa vie un article écrit à ce sujet.

Les musulmans ne réalisent-ils pas la connexion linguistique entre "Quds" et le mot hébreu "Kodesh" (saint) ainsi qu'entre  l'expression Beit El-Muqads qui est presque identique au terme hébreu Beit Mikdash (Saint Temple)? N'est-ce pas un témoignage flagrant du fait que les sites islamiques saints sont construits sur des lieux qui l'étaient à l'origine pour les Juifs?

Le Prof. Dana conclut : "La logique voudrait que tel soit bien le cas, mais les musulmans ne sont pas concernés par les faits qui contredisent la croyance islamique répandue, affirmant qu'ils vivaient ici et que nous les avons chassés, comme les Cananéens qui étaient des Arabes. Ils se considèrent comme les descendants des Cananéens ". Ceci est, bien sûr, impossible car les Cananéens étaient des adorateurs d'idoles païennes qui ont disparu des siècles avant que l'Islam surgisse.

Alors que reste-t-il de Jérusalem aux Juifs? Tout. Ce n'est pas écrit noir sur blanc, c'est simplement gravé dans la pierre.

Source: Arutz 7 - Le Monde

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