La Start-Up Nation et le Tikoun olam

Actualités, Alyah Story, High-Tech, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Comprendre Israël à travers son dynamisme

Ces sociétés israéliennes de haute technologie reculent sans cesse les limites du possible : à chaque problème quasiment insurmontable, une solution technologique est apportée par de jeunes entrepreneurs israéliens hyper créatifs. Ce succès a même amené certains à qualifier à juste titre Israël de Start-up Nation.

Les plus enthousiastes ne manquent pas de rappeler que ce miracle technologique ne fait que concrétiser une prédiction d’Albert Einstein : « Israël ne pourra survivre qu’en développant la connaissance et la technologie ». Et dire que la présidence de l’Etat d’Israël lui avait été proposée en 1952, suite au décès de Haïm Weizmann. Einstein avait décliné l’offre et ce refus poli a mis fin à l’embarras de Ben Gourion qui se posait la question suivante « Que faisons-nous s’il accepte ? ».

Si les Israéliens ont scrupuleusement suivi le conseil d’Einstein, les formidables prouesses technologiques de la Start-up Nation comportent pourtant une énigme troublante : le développement de ce tissu économique fondé sur la créativité, l’ouverture sur le monde et les interconnexions n’a pas été accompagné d’un élan de progrès sociétal, d’un rejet du nationalisme exacerbé, d’une laïcisation accrue de la société, ni d’une remise en cause de l’occupation et de la colonisation des territoires palestiniens.

Ce foisonnement d’intelligence et de génie créatif n’a pas permis aux Israéliens de découvrir le moyen de régler une fois pour toutes le conflit dans lequel Israël s’enfonce depuis trop longtemps. Grâce à leur implication majeure dans le développement des sciences, des technologies et des flux d’informations, les Israéliens ne seraient-ils pas susceptibles de bâtir une société plus ouverte à l’altérité et d’accepter la création d’un Etat palestinien.

Cette contradiction n’empêche pas les dirigeants israéliens comme Benjamin Netanyahou ou Naftali Bennett, lui-même ayant créé une start-up spécialisée dans la lutte contre la fraude sur internet, de proclamer qu’avec son industrie high tech, Israël s’acquitte d’une version 2.0 du Tikkoun Olam (littéralement « répandre le bien »).

Ce constat est limpide et factuel cependant l'auteur de cette analyse, Nicolas Zomersztajn, ajoute en substance qu'Israël est autiste et ne répond pas aux valeurs de justice morale vis à vis du conflit avec ses voisins.

Je reprend donc ma plume 🙂 et j'ajoute qu'il n'y a rien de plus faux que d'affirmer qu'Israël ne cherche pas et ne trouve pas de solutions, cependant il serait utile également de prendre en compte que  le conflit est bien plus complexe aujourd'hui qu'il ne l'était il y encore 15 ans.
Si Israël est créatif c'est qu'il sublime la peur inexorable d'être peut-être définitivement rayé demain.

Tout artiste veut laisser une empreinte , une touche d'immortalité.
La créativité, l'intelligence d'Israël ne sont pas des facteurs de dominations, ils sont des facteurs de survie.

Le pari humaniste et universelle dont parle l'auteur dans son article, ne peut-être au détriment de la propre existence d'Israel, je serais même tenté d'ajouter "Apportez nous la preuve que nos voisins n'ont qu'un seul désir :vivre avec nous, ensemble dans un même projet dynamique de construction, économique et éducatif et demain la paix sera signée !
Claudine Douillet

pour lire l'article complet cliquez-ici


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi