Judée-Samarie : La Cour Internationale de justice condamne, Israël réplique avec l’histoire

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Judée-Samarie : La Cour Internationale de justice condamne, Israël réplique avec l’histoire

La Cour internationale de justice (CIJ) a récemment statué que la présence israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie est illégale et doit cesser.

La Cour estime que les actions d'Israël en Cisjordanie équivalent à une annexion de fait et a appelé à la fin du contrôle israélien sur ces territoires. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a vivement critiqué cette décision, affirmant que « le peuple juif n'est pas un occupant sur son propre territoire ».

La CIJ a conclu que "les politiques de colonisation" d'Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est violent le droit international. Elle avance qu'Israël a effectivement annexé de grandes parties de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est, où sa domination semble permanente.

La Cour demande à Israël de mettre fin à cette situation, de cesser toute nouvelle colonisation, d'abroger les législations et mesures discriminatoires, et de réparer les dommages causés. En outre, tous les États membres de l'ONU sont tenus de ne pas reconnaître les changements apportés par Israël et de ne pas soutenir la domination israélienne sur ces territoires.

De plus, La Cour a ordonné à Israël d'abroger toute législation et mesure discriminatoire contre le peuple palestinien dans ces territoires. Elle souhaite également qu'Israel fournisse des réparations pour les dommages causés par ses actions illégales.

Pour comprendre les réactions israéliennes, il est essentiel de considérer l'histoire et les origines juives de la Judée-Samarie, connue aujourd'hui sous le nom de Cisjordanie.

Ces régions sont au cœur de l'histoire juive depuis des millénaires.

La Judée-Samarie, ou la Cisjordanie, est mentionnée dans les textes bibliques comme le lieu de nombreux événements clés de l'histoire juive.

Par exemple, Hébron, l'une des villes les plus anciennes du monde, est le site du Caveau des Patriarches, où sont enterrés les patriarches et matriarches du peuple juif : Abraham, Isaac, Jacob, Sarah, Rebecca et Léa.

Hébron est donc un lieu de pèlerinage et de profonde signification religieuse et historique pour le peuple juif.

Bethléem, autre ville de la région, est mentionnée dans la Bible comme le lieu de naissance de David, le deuxième roi d'Israël, et le lieu où le prophète Samuel l'a oint roi.

De nombreux autres sites de la région sont liés à des figures bibliques et des événements historiques importants pour le judaïsme.

Historiquement, la région de Judée-Samarie faisait partie du Royaume d'Israël et du Royaume de Juda. Après la destruction du Premier Temple en 586 avant notre ère et la destruction du Second Temple en 70 de notre ère, les Juifs ont été exilés de leur terre, mais la connexion spirituelle et historique avec ces territoires n'a jamais été rompue. Pendant des siècles, les Juifs ont continué de prier pour retourner en Terre d'Israël, et la région de Judée-Samarie a toujours occupé une place centrale dans ces prières et espoirs.

L'importance historique et religieuse de la Judée-Samarie pour les Juifs est également reconnue dans des textes religieux tels que le Talmud et d'autres écrits rabbiniques.
De plus, des communautés juives ont existé en Judée-Samarie tout au long des siècles, même après les différentes expulsions et conquêtes par les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, les Mamelouks et les Ottomans.

La connexion moderne entre le peuple juif et la Judée-Samarie a été renforcée après la guerre des Six Jours en 1967, lorsque Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie.

Pour de nombreux Juifs, cela a été perçu comme une réunification avec des territoires bibliques et historiques. Les noms bibliques de Judée et Samarie sont couramment utilisés en Israël pour désigner la Cisjordanie, reflétant cette connexion historique profonde.

La décision de la CIJ de déclarer la présence israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est illégale est rejetée par Israël, en grande partie en raison de la profonde signification historique et religieuse de ces territoires pour le peuple juif. .

Cette perspective historique explique en partie pourquoi les autorités israéliennes et de nombreux citoyens rejettent les conclusions de la CIJ et considèrent ces territoires comme une partie intégrante de leur patrie ancestrale.

L'Autorité palestinienne, de son côté, a salué cette décision comme une victoire pour la justice et a demandé qu'Israël soit contraint de la mettre en œuvre. Le Hamas a également soutenu la décision, appelant à une action internationale pour mettre fin à l'occupation israélienne.

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