Jérusalem : Comment 60 Palestiniens illégaux ont franchi la barrière sans être inquiétés -vidéo-

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Jérusalem : Comment 60 Palestiniens illégaux ont franchi la barrière sans être inquiétés -vidéo-

Jérusalem exposée : 11 kilomètres sans obstacle, une barrière inachevée et une inquiétude sécuritaire majeure

Une vidéo virale, une inquiétude réelle

Début février 2026, une vidéo relayée par le compte d’alertes israélien Push affirme que 60 personnes auraient franchi la barrière de sécurité jusqu’aux abords de Jérusalem sans être inquiétées. Le chiffre exact n’a, à ce stade, pas été confirmé par un communiqué officiel de la police ou de Tsahal.

Mais réduire cette alerte à une simple rumeur serait une erreur. Le fond du problème, lui, est solidement documenté.

Le constat officiel : une barrière incomplète

Selon une enquête publiée par N12 et fondée sur les données du Contrôleur de l’État d’Israël, la barrière de séparation autour de Jérusalem n’est achevée qu’à 61 % de son tracé.

Plus grave encore : 11 kilomètres continus sont totalement dépourvus de tout obstacle physique – ni mur, ni clôture, ni système de détection.

Ces segments non protégés ne sont pas théoriques. Ils se situent dans des zones connues, à proximité d’axes stratégiques, permettant un passage rapide vers la capitale.

Des passages quotidiens documentés

Le quotidien Ynet a confirmé à plusieurs reprises, fin 2025 et début 2026, que des milliers de personnes entrent chaque jour en Israël sans permis, notamment via ces brèches.

Les chiffres évoqués dans la presse israélienne parlent de dizaines de milliers de personnes en situation illégale présentes sur le territoire, un phénomène devenu structurel et non plus marginal.

Les zones les plus sensibles évoquées par les médias incluent les secteurs des routes 443 et 60, véritables couloirs d’accès vers Jérusalem.

Une faille aggravée par des dérives internes

L’inquiétude ne repose pas uniquement sur l’infrastructure. En janvier 2026, la chaîne publique KAN a révélé une affaire particulièrement troublante :

quatre policiers de la police des frontières (Magav) sont soupçonnés d’avoir facilité le passage illégal via des checkpoints autour de Jérusalem, en échange de pots-de-vin.

Même si cette affaire ne couvre pas l’ensemble du phénomène, elle confirme une vulnérabilité à plusieurs niveaux : physique, organisationnelle et humaine.

Une inquiétude stratégique désormais assumée

Dans le contexte sécuritaire post-7 octobre, ces données ne peuvent plus être relativisées. La question n’est plus de savoir si une vidéo virale exagère un chiffre, mais de comprendre comment la capitale d’Israël peut rester pleinement protégée alors que son périmètre comporte des zones ouvertes, connues, identifiées et exploitées. L’inquiétude n’est plus spéculative. Elle est institutionnelle, chiffrée et documentée.

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