Proche-Orient: Olmert tend la main à Abbas et Siniora

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                  Proche-Orient: Olmert tend la main à Abbas et Siniora

JERUSALEM  - Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a tendu lundi la main au président palestinien Mahmoud Abbas et à son homologue libanais Fouad Siniora, se disant une nouvelle fois prêt à négocier la paix avec les deux dirigeants.

M. Olmert a lancé cet appel à la veille de son départ pour Moscou où il doit rencontrer le président russe Vladimir Poutine. Le Premier ministre israélien a également annoncé qu'il se rendrait à la Maison Blanche en novembre. "Abou Mazen (Mahmoud Abbas) est un partenaire légitime. Je suis prêt à le rencontrer immédiatement s'il le souhaite afin de discuter de la Feuille de route", le dernier plan de paix international en date, a déclaré M. Olmert à l'ouverture à Jérusalem de la session d'hiver du parlement. Le président palestinien s'est dit à maintes reprises disposé à rencontrer M. Olmert à condition qu'une telle rencontre débouche sur des résultats concrets. Les deux hommes se sont rencontrés de façon informelle le 22 juin en Jordanie.

M. Olmert a en revanche dit qu'Israël n'engagerait pas de dialogue avec l'actuel gouvernement palestinien contrôlé par le mouvement islamiste Hamas tant que celui-ci n'aurait pas reconnu le droit d'Israël à l'existence et les accords israélo-palestiniens passés comme l'exige la communauté internationale. L'appel du Premier ministre israélien survient au lendemain de menaces d'Israël de durcir encore ses opérations militaires dans la bande de Gaza avec l'objectif déclaré de mettre fin aux tirs de roquettes palestiniennes ainsi qu'à la contrebande d'armes en provenance d'Egypte. "Nous faisons la distinction entre le gouvernement Hamas et Abou Mazen", a dit M. Olmert.

Sur le volet libanais, M. Olmert a appelé le Premier ministre Fouad Siniora à une rencontre "directe" pour parler de paix, après la guerre destructrice de 34 jours menée entre Israël et le Hezbollah chiite libanais (12 juillet-14 août). "J'appelle Fouad Siniora à une rencontre directe sans intermédiaire pour sceller la paix entre Israël et le Liban", a-t-il dit. "Il faut surmonter les méfiances et les préjugés" entre les deux pays, selon lui. Dans une réaction immédiate, le bureau de M. Siniora a rejeté implicitement dans un communiqué l'offre de M. Olmert, affirmant que "le Liban sera le dernier pays arabe à signer la paix avec Israël".

Après la fin de la guerre au Liban, M. Olmert avait affirmé avoir lancé de "multiples appels" pour une rencontre avec M. Siniora. Mais le bureau de M. Siniora avait rétorqué "que de telles invitations n'ont jamais été transmises et qu'elles seraient, dans tous les cas, catégoriquement rejetées". Les deux pays sont toujours officiellement en guerre depuis 1948, en dépit de la signature d'un accord d'armistice en 1949. M. Olmert a par ailleurs dénoncé "la menace nucléaire iranienne", soulignant qu'il évoquerait ce dossier à Moscou et à à Washington. "La menace nucléaire iranienne est une menace pour l'existence d'Israël et pour la paix du monde.

La communauté internationale doit empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Je m'entretiendrai de ces questions avec le président (russe) Vladimir Poutine et le mois prochain avec le président américain George W. Bush", a dit le Premier ministre israélien. "La communauté internationale doit empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire. Il n'y pas de place ici au bégaiement. Elle doit faire preuve de fermeté et de détermination", a-t-il martelé au sujet des réserves notamment russes et chinoises d'imposer des sanctions à l'Iran qui affirme que son programme nucléaire est destiné à des fins pacifiques. M. Olmert avait rencontré M. Bush le 24 mai, quelques semaines après son entrée en fonction à la tête du gouvernement israélien.

L'ouverture de la session d'hiver de la Knesset s'est tenue pour la première fois en l'absence du président israélien Moshé Katzav impliqué dans une affaire de harcèlement sexuel pour laquelle il risque une peine de 3 à 16 ans de prison.

 

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