ISRAEL EN GUERRE : quand la guerre se mêle au sport…

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Article paru dans "Israel Valley"

Le conflit s’exporte sur les terrains de sports. Et dans tous les sports.

En Espagne d’abord, où un joueur de Séville a montré un T-shirt « Palestine » lors d’un match de coupe. Frédéric Kanouté, joueur français formé à Lyon n’est pas à son premier coup d’éclat médiatique : il avait déjà décidé de cacher partiellement sur son maillot le logo du sponsor de son équipe, 888.com, un casino en ligne. Après avoir joué deux rencontres avec un maillot «retouché», le joueur a finalement changé d’avis et arborait normalement le logo du sponsor lors de la photo officielle du club.

Ce coup médiatique a été immédiatement repris par le conseiller de l’Autorité Palestinienne en Espagne qui s’est félicité de ce geste.

Frédéric Kanouté risque d’être sanctionné pour ce geste politique.

Le basket n’est pas épargné, le match de Coupe d’Europe de basket, entre Turk Telekom (Turquie) et les Bnei Hasharon (Israël), a été annulé par mesure en raisons de menaces de spectateurs turcs.

Même le tennis, pourtant moins populaire que les 2 sports précédents, a été le théâtre de problèmes politiques : de nombreux spectateurs ont perturbé la rencontre en criant et en s’agitant dans les tribunes du tournoi d’Auckland.

Nous préférons garder à l’esprit l’idée du sport comme rassembleur et faiseur de paix.

Souvenons-nous d’un article écrit par Pascal BONIFACE et Lilian THURAM (IRIS, 12 décembre 2007) il y a juste un an qui parait aujourd’hui de la science fiction :

« Il serait fantastique que la Coupe du monde de 2018 soit organisée conjointement en Israël et en Palestine, si un accord de paix juste et équitable est enfin conclu. Les infrastructures peuvent manquer pour l’instant, mais il sera plus facile de les construire une fois la paix réalisée.

La co-organisation de la Coupe du monde de 2018 sur le territoire des deux Etats dont les peuples étaient autrefois en guerre sera alors le symbole du sport au service de la paix. La perspective de voir la Coupe du monde de football se dérouler chez eux peut constituer une incitation supplémentaire pour les Israéliens et les Palestiniens pour parvenir à signer une paix qui n’a que trop tardé. Imaginons ces deux peuples travaillant main dans la main pour co-organiser le plus grand événement planétaire.” »

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