Consommation: Le coût de la vie en Israël est semblable àla Suisse

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aliment.jpgArticle paru dans "Israel valley"

Dans l'alimentation, l'écart de prix va jusqu'à 30% entre Israël et les pays occidentaux.
Il ne manquait que la confirmation de la Banque d’Israël à ce que tous les Israéliens savent depuis longtemps: le coût de la vie est plus élevé ici qu’ailleurs, notamment si l’on prend en compte les différences de niveau de revenu.

Les prix élevés en Israël sont le résultat de la combinaison d’un shekel fort avec l’absence de concurrence sur le marché de certains produits de base. Dans un rapport publié hier, la Banque d’Israël a relevé aussi des écarts de prix importants dans d’autres secteurs économiques, comme notamment l’hôtellerie et la restauration.

Les trois facteurs de hausse

En 2008, l’écart de prix du panier de base de la ménagère était de 15 % entre Israël et les pays à revenu par tête semblable. Pour certains produits, l’écart atteint 30%, comme le lait, le poisson et les boissons non alcoolisées. Pour éviter tout malentendu, la Banque d’Israël estime que « il est vraisemblable que ces écarts se soient élargis entre 2008 et 2011 ».

La Banque centrale avance trois explications à l’écart des prix de l’alimentation qui existe entre Israël et les principaux pays occidentaux:
- l’absence de concurrence: la plupart des marchés de produits de consommation courante sont constitués de monopoles, notamment la filière des produits laitiers;
- une TVA élevée: contrairement aux pays étrangers, il n’existe pas en Israël de taux de TVA réduit pour l’alimentation (fruits et légumes exceptés), ce qui renchérit les prix à la consommation de 16%;
- un shekel fort: en comparaison à un euro plus faible, le renforcement du shekel renchérit le coût de la vie. La Banque d’Israël a calculé que l’écart des taux de change euro/shekel va provoquer en Israël un renchérissement de 10% au cours des trois prochaines années.

Les économistes de la banque centrale ont constaté aussi que la réduction des droits de douane favorise la baisse des prix. Ils en donnent pour preuve le secteur de l’habillement et chaussure dont les prix se sont stabilisés à un niveau moyen du fait de la concurrence étrangère.

La Suisse du Proche-Orient

Les experts de la banque centrale ont également contrôlé les prix de l’hôtellerie et de la restauration. Leur conclusion est sans appel: en comparant les pouvoirs d’achat des différents pays occidentaux, les experts sont arrivés à la conclusion que les prix que les Israéliens paient pour les services hôteliers sont supérieurs de 30% à ceux existant en Suisse.

En revanche, la Banque d’Israël souligne un secteur qui a connu une baisse des prix significative au cours des dernières années: les télécoms. Jusqu’en 2008, les services de télécommunication étaient moins chers en Israël que dans les pays de l’OCDE, même si entre 2009 et 2011, les prix ont connu une tendance à la hausse.

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