Israël classé avant-dernier dans le monde, un classement sans lien direct avec l’antisémitisme

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Israël classé avant-dernier dans le monde, un classement sans lien direct avec l’antisémitisme

Israël relégué au bas du classement mondial de son image internationale

Israël est classé 49ᵉ sur 50 pays dans un important indice international évaluant l’image des États dans le monde. Ce classement, publié fin décembre, est établi par le Nation Brand Index en coopération avec le projet israélien BrandIL. Israël ne devance qu’un seul acteur figurant dans l’étude, tandis que des pays comme la Russie et l’Ukraine apparaissent juste au-dessus de lui dans le classement global.

L’enquête a été menée entre août et septembre auprès de 40 000 personnes dans 20 pays, représentant environ 70 % de la population mondiale.

Une méthodologie fondée sur six critères précis

Le classement repose sur six paramètres principaux : la gouvernance et la politique, la culture, la société, les exportations, la migration et les investissements, ainsi que le tourisme. Sur l’ensemble de ces critères, Israël se situe à l’avant-dernière place.

Les résultats montrent que la dégradation de l’image d’Israël est constante et qu’il s’agit de la deuxième année consécutive où le pays se retrouve dans une position aussi basse.

Les catégories où Israël obtient les scores les plus faibles

Israël enregistre ses pires résultats dans trois domaines spécifiques. Le premier concerne le « sentiment humain », qui englobe la compassion, la sympathie et la confiance envers la population du pays. Le deuxième touche à la perception d’Israël par la génération Z, c’est-à-dire les 18-24 ans. Le troisième concerne l’image des exportations israéliennes à l’étranger.

Selon l’étude, « l’étranger perçoit aujourd’hui l’Israélien comme personnellement responsable de ce qui se passe à Gaza, faisant d’Israël une persona non grata ».

Une perception particulièrement négative chez les jeunes occidentaux

Le rapport souligne que, pour une grande partie des jeunes en Occident, Israël est perçu comme « un symbole colonialiste déconnecté des valeurs libérales ». Il est également indiqué que la distinction entre les décisions du gouvernement et les opinions des citoyens israéliens a quasiment disparu dans l’opinion publique internationale.

Le conflit comme facteur de sanction automatique

L’étude insiste sur un phénomène récurrent observé dans les classements internationaux. Selon ses auteurs, « le monde punit automatiquement les pays impliqués dans un conflit, sans faire de différence entre l’attaquant et celui qui se défend ». Cette logique expliquerait la proximité des classements de pays pourtant opposés militairement, comme la Russie et l’Ukraine.

Un contraste limité dans le domaine scientifique et technologique

Un seul indicateur offre à Israël un positionnement moins défavorable. Dans le domaine de la science et de la technologie, le pays se classe 36ᵉ. Le rapport précise toutefois que l’image de « nation start-up » reste essentiellement une perception interne. À l’étranger, cette réputation est beaucoup moins ancrée qu’elle ne l’est en Israël même.

Antisémitisme ou effet de guerre : que mesure réellement ce classement ?

Ce classement ne prétend pas mesurer l’antisémitisme. Il n’évalue ni les préjugés religieux ni la haine des Juifs en tant que tels. Il mesure une chose précise : l’image d’un pays dans l’opinion mondiale, à un instant donné, à travers des notions de confiance, de sympathie et de perception générale.

Selon les auteurs de l’étude, tout pays engagé dans un conflit armé est pénalisé, quelle que soit la nature du conflit. C’est ce qui explique que des États très différents, comme la Russie et l’Ukraine, se retrouvent eux aussi fortement dégradés dans ce type de classement. Dans cette logique, Israël est perçu avant tout comme un pays en guerre, et cette réalité pèse lourdement sur son image.

Cependant, le rapport montre aussi que, dans le cas d’Israël, la frontière entre le gouvernement, l’armée et les citoyens disparaît dans l’opinion internationale.
La responsabilité du conflit est projetée sur la population elle-même, ce qui aggrave la chute dans les catégories liées à la sympathie humaine et à la confiance.

Le classement ne permet pas de dire si cette hostilité relève uniquement du contexte du conflit ou s’inscrit dans un rejet plus profond et spécifique d’Israël. Cette question n’est ni tranchée ni mesurée. Ce que montre en revanche l’étude, c’est que l’image d’Israël est aujourd’hui jugée à travers le prisme du conflit, sans distinction, sans nuance, et sans séparation entre politique et société.

En clair, le classement traite Israël comme un pays en guerre, mais il ne permet pas de déterminer si l’hostilité spécifique envers Israël relève uniquement du conflit ou s’inscrit dans un climat plus large de rejet ciblé. Cette distinction n’est ni tranchée ni évaluée dans la méthodologie du classement.

Les pays en tête du classement

En tête du classement mondial figurent notamment le Japon, l’Allemagne et le Canada. L’étude note également l’amélioration significative de l’image internationale de certains pays, dont l’Arabie saoudite, au cours de l’année écoulée.

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