L'internet Hallal en Iran ...encore un petit effort ...

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Le ministère de l'information a annoncé fin septembre avoir achevé le premier noyau d'un intranet fait par et pour les Iraniens, entièrement contrôlé par le régime et capable de fonctionner sans le Web mondial.

Cet entre-soi, successivement baptisé "Internet national", "propre" ou "halal", puis "réseau de données national", regroupe l'essentiel des sites gouvernementaux et leurs services, les banques, les assurances, les grandes entreprises.

Quelques milliers de bâtiments administratifs y sont déjà connectés, selon l'ONG Freedom House. Quelques dizaines de milliers de fonctionnaires y surfent. Des écoliers l'essaient depuis plusieurs mois dans la région d'Ispahan. Le grand public n'y a pas encore accès. Selon le plan quinquennal en cours, 15 % des foyers doivent y être reliés d'ici à mars 2013, et 60 % d'ici à 2015.

Un rideau de fer descend-il sur le Golfe persique ?

Un Internet privé, qui remplacerait le réseau existant ? L'idée paraît absurde. On se demande si le guide suprême, Ali Khamenei, renoncerait à ses comptes Twitter (7 000 abonnés) et Instagram (1 100 abonnés) hébergés aux Etats-Unis. 

On écoute, incrédule, le président Mahmoud Ahmadinejad proposer, le 13 novembre, aux chefs d'Etat voisins, notamment ouzbek, turkmène et afghan, de rejoindre avec leur peuple l'Internet iranien, afin de "diffuser et promouvoir de sublimes, humaines et pacifiques pensées dans le cyberespace".

L'armée des gardiens de la révolution a beau affirmer que l'"Internet national" protégera le pays d'attaques étrangères, la plupart des experts doutent qu'un tel système puisse fermer la porte aux virus malveillants. 

Ainsi, le plus fameux d'entre eux, l'américain Stuxnet, semble avoir été introduit pour la première fois dans le réseau fermé du centre nucléaire de Natanz (province d'Ispahan) à l'aide d'une simple clé USB infectée, abandonnée volontairement dans les locaux, qu'un employé a fini par brancher sur un ordinateur.

Au mois de mars, Barack Obama s'inquiétait de voir tomber un "rideau numérique" sur l'Iran, façon rideau de fer. Depuis, les autorités iraniennes ont affirmé à plusieurs reprises que "l'Internet national" et le Web mondial pourraient cohabiter. En attendant, elles étendent discrètement leur contrôle du réseau.

Les petites mains dans les commentaires

Ainsi, depuis quelques mois, les Internautes iraniens ont la surprise de voir leur prose de plus en plus épurée par de discrets employés du ministère de l'information.

 Selon Mahmoud Enayat, créateur de Small Media, une société Internet basée au Royaume-Uni qui fournit une assistance technique aux activistes iraniens : "Le gouvernement demande de plus en plus aux fournisseurs d'accès de retirer précisément tel article sur tel site, et il met dorénavant la main jusque dans les commentaires, à la manière chinoise."

Autre signe, plus discret, de l'amélioration du contrôle de l'Etat sur le réseau : en février, mars et septembre, les services de Gmail et les VPN, ces systèmes sécurisés qui permettent d'accéder aux principaux sites bloqués par la censure, ont été interrompus pour la première fois. Les banques, qui utilisent les mêmes canaux informatiques sécurisés, n'ont pas subi de dérangement. C'est le signe d'une meilleure maîtrise de leurs outils par les censeurs.

Source Le Monde Lire la suite cliquez-ici

 

 

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