Haifa ville palestinienne ? Yosef Haddad accuse Lina Makhoul de soutenir le terrorisme palestinien

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Haifa ville palestinienne ? Yosef Haddad accuse Lina Makhoul de soutenir le terrorisme palestinien

Lina Makhoul : la voix douce d’une hostilité amère contre Israël

La polémique enfle autour de la chanteuse israélo-arabe Lina Makhoul, dénoncée publiquement par l’activiste arabe pro-israélienYosef Haddad pour ses positions ouvertement anti-israéliennes.

Dans un message publié il y a quelques heures sur ses réseaux sociaux, Haddad, figure engagée dans la défense d’Israël auprès des populations arabophones,
n’a pas mâché ses mots :

« Lina Makhoul est une chanteuse qui soutient le terrorisme, pour qui Haïfa est une ville palestinienne et, en réalité, pour qui tout Israël appartient à la Palestine. Il est regrettable qu’on lui permette encore de se produire en Israël. Si elle ne reconnaît pas l’existence de l’État d’Israël, il est temps de lui retirer sa citoyenneté israélienne ! »

Un propos qui tranche, mais qui s’appuie sur des prises de position publiques de la chanteuse.

De “The Voice” à la controverse

Révélée en 2013 en remportant The Voice Israël, Lina Makhoul incarnait, pour beaucoup, le visage d’une possible coexistence culturelle. Née à Haïfa dans une famille chrétienne arabe, elle avait su séduire un large public par sa voix envoûtante et son timbre unique, mêlant pop internationale et accents orientaux. Mais derrière l’icône pop se cachait une militante aux convictions bien trempées.

Depuis plusieurs années, Lina Makhoul multiplie en effet les déclarations où elle nie la légitimité de l’État d’Israël, affirmant notamment que sa ville natale, Haïfa, serait une “ville palestinienne occupée”. Sur ses comptes sociaux, elle partage des contenus glorifiant la “résistance”, parfois jusqu’à la frontière de l’apologie du terrorisme, selon ses détracteurs.

Son affiche pour promouvoir son concert indique HAIFA-Pal pour Palestine 

Quand l’artiste se fait militante

Plus discret dans les médias traditionnels israéliens, ce virage idéologique n’en est pas moins assumé. Lina Makhoul n’hésite pas à se produire dans des événements pro-palestiniens à l’étranger, et à exprimer son soutien à des mouvements très critiques d’Israël, voire affiliés au BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions). Certaines de ses chansons et clips sont parsemés de symboles appelant au “retour” des Palestiniens “sur toutes les terres”, y compris celles au cœur d’Israël reconnu.

En 2021, elle avait déjà créé un malaise en déclarant que « l’occupation ne prendra jamais nos âmes » lors d’une interview accordée à une chaîne arabe internationale, sans jamais distinguer les territoires disputés de l’État d’Israël dans ses frontières de 1948.

Une citoyenneté remise en question ?

La déclaration de Yosef Haddad relance un débat brûlant en Israël : un citoyen peut-il bénéficier des droits que lui octroie la démocratie israélienne tout en niant l’existence même de l’État ? Si la liberté d’expression est jalousement protégée, l’incitation au terrorisme et le soutien à des organisations ennemies sont passibles de sanctions sévères.

Il est à noter que plusieurs précédents existent : la Cour suprême israélienne a validé, dans certains cas extrêmes, des procédures de retrait de citoyenneté pour des individus ayant activement collaboré avec des organisations terroristes.

Dans le cas de Lina Makhoul, bien qu’aucune preuve d’une telle collaboration n’ait été présentée à ce jour, la colère populaire monte. Nombre d’Israéliens, y compris issus des communautés arabes loyales à l’État, voient dans ses prises de position une trahison morale.

Le dilemme d’une société ouverte

Cette affaire met en lumière un paradoxe profond : Israël, État démocratique et pluriel, tolère en son sein des voix qui, parfois, œuvrent contre son existence même. Cette tolérance est l’une des preuves de la solidité de ses institutions, mais aussi l’un de ses talons d’Achille les plus périlleux.

Faut-il, au nom de la démocratie, permettre à une artiste de dénigrer et délégitimer le pays qui l’a fait naître et l’a portée vers la célébrité ? Ou faut-il tracer une ligne rouge, au risque de heurter les principes fondateurs de liberté ?

Le cas Lina Makhoul pourrait bien être un prélude à d’autres remises en cause, dans un contexte de plus en plus polarisé entre fidélité nationale et droits individuels.

 

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