Fuite massive des criminels israéliens : la peur de Trump vide Miami

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Fuite massive de criminels israéliens : la peur de Trump vide Miami

« Trump nous a achevés » : fuite massive de criminels israéliens face à la politique migratoire implacable des États-Unis

Installés illégalement sur le sol américain, plusieurs dizaines de criminels israéliens – certains fichés comme cibles prioritaires par la police israélienne – ont pris la fuite vers le Canada, le Mexique ou encore la Colombie. En cause : la répression brutale et ciblée du président Donald Trump contre l’immigration clandestine.

Les visages sont tendus, les valises chargées à la hâte, les billets d’avion achetés au dernier moment. Depuis quelques semaines, un exode discret mais massif s’organise depuis les États-Unis vers l’Amérique latine.
Ce ne sont pas des réfugiés politiques, ni des migrants économiques ordinaires. Ce sont des criminels israéliens, souvent installés depuis plusieurs années aux États-Unis, qui ont menti lors de leur demande de visa en affirmant ne pas avoir de casier judiciaire, et qui fuient aujourd’hui ce qu’ils considèrent comme une chasse à l’homme ordonnée depuis la Maison Blanche.

« On assiste à une fuite massive de criminels, dont des Israéliens, qui se trouvent illégalement aux États-Unis, par crainte d’être arrêtés pour séjour irrégulier et fausse déclaration sous serment », confie D., un fugitif récemment exfiltré au Mexique.
« Ils craignent le président Trump, qui a envoyé la police fédérale et des unités spéciales pour traquer les immigrants illégaux dans les rues, les commerces et les appartements, et adopte une ligne dure à leur encontre. »

Des centres de détention au cœur des marais peuplés d’alligators

Ce qui a mis le feu aux poudres, c’est une décision présidentielle digne d’un scénario de film noir : l’installation de centres de détention en pleine réserve naturelle de Floride, réputée pour ses marécages infestés d’alligators. Une mise en scène radicale, perçue comme une déclaration de guerre psychologique.
Résultat :
les criminels vivant à Miami et dans ses environs ont commencé à fuir précipitamment vers le Canada, le Mexique ou même Cuba, souvent pour se cacher dans des appartements en construction afin d’échapper à la police.

« Le président Trump nous a achevés. Nous avons investi des millions de dollars dans des entreprises ici et il a fait de nous des réfugiés », déplore Y., un Israélien entré illégalement sur le territoire américain il y a deux ans, après avoir dissimulé son passé judiciaire.
« Certains d’entre nous ont vendu leurs entreprises à perte pour ne pas se retrouver sans rien. Sa décision de créer une prison pour immigrants illégaux entourée de crocodiles nous a effrayés, et quelques amis et moi avons décidé de fuir au Mexique. J’en connais d’autres qui ont même fui à Cuba et en Colombie. »

Une coopération entre Israël et les États-Unis qui s’intensifie

Selon les témoignages recueillis, la panique a été amplifiée par le fait que la police israélienne transmettrait désormais des informations précises sur ses ressortissants recherchés à leurs homologues américains.
Une collaboration judiciaire renforcée, qui expose les fugitifs à une arrestation immédiate pour faux témoignage sous serment, un crime fédéral particulièrement lourd aux États-Unis. Certains auraient déjà été arrêtés le mois dernier et seraient aujourd’hui détenus dans des conditions jugées inhumaines.

Le média Mako révèle que les services de l’immigration américains ont récemment ouvert des enquêtes visant exclusivement des ressortissants israéliens, notamment pour avoir menti sur leur passé criminel au moment de l’obtention du visa.
Beaucoup d’entre eux avaient élu domicile en Floride, à New York ou à Los Angeles, investissant dans des
terrains, des concessions automobiles de luxe, ou des restaurants huppés.

L’un des cas les plus emblématiques est celui de Baruch Bukkel, figure de la pègre de Netanya, arrêté et actuellement engagé dans une bataille juridique acharnée pour tenter de rester sur le sol américain. D’autres n’ont pas eu cette chance : ils ont été expulsés sans procès, parfois vers Israël, parfois vers des pays tiers.

Le 4 juillet sans feux d’artifice : la peur au ventre

Le climat de peur a atteint son paroxysme à l’occasion de la fête nationale américaine. Le 4 juillet dernier, alors que le pays célébrait l’Independence Day, des centaines de criminels israéliens sont restés cloîtrés chez eux, refusant d’aller saluer des amis ou d’assister aux feux d’artifice.

« Ici, les gens sont paniqués, surtout les criminels. Nous ne sommes pas sortis fêter l’Indépendance américaine avec nos amis. Tout le monde a très peur. Ils savent qu’ils seront arrêtés et pris. Ils perdront tous leurs biens, iront en prison, puis seront expulsés », témoigne un Israélien vivant à Miami.
« Tout le monde cherche le moyen le plus sûr de fuir les États-Unis sans se faire prendre et au moins de vendre ses biens sans se retrouver sans rien. Certains criminels ont investi des dizaines de millions de dollars et pourraient se retrouver sans un sou, voire en détention. »

La fin d’une ère : la politique de Trump redessine la carte de l’exil

Derrière les déclarations dramatiques et la fuite précipitée des malfrats israéliens, un constat s’impose : la politique migratoire de Donald Trump, brutale et sans nuances, redéfinit le paysage de l’immigration clandestine. Ce qui hier encore était un eldorado pour les criminels bien connectés devient un piège de plus en plus mortel.

Et si l’on peut s’indigner du cynisme de ces fugitifs ayant bâti des empires illégaux sur le sol américain, on ne peut ignorer le basculement d’un pays qui fait de l’illégalité une cible de guerre, même lorsqu’elle porte un passeport ami.

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