Des plantes médicinales susceptibles d'interagir avec des médicaments anti-cancéreux

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Près des deux tiers des médicaments à base de plantes utilisés par les patients atteints de cancer au Moyen-Orient présentent des risques potentiels pour la santé, selon une nouvelle étude israélienne.

Ces plantes en apparence inoffensives sont susceptibles d’interagir avec les médicaments anticancéreux conventionnels et avec la chimiothérapie.

L'étude, dirigée par le professeur Eran Ben-Arye de l'Institut technologique Technion, a été récemment publiée dans la prestigieuse revue scientifique "Cancer". Elle conclut que les remèdes à base de plantes telles que le curcuma peuvent augmenter les effets toxiques de certaines chimiothérapies, tandis que le ginkgo biloba et les thés verts seraient susceptibles d’augmenter les risques de saignement chez certains patients.

Au total, 29 des 44 produits à base de plantes les plus populaires dans 16 pays du Moyen-Orient - de la Turquie jusqu’à la Tunisie - ont été associés à des préoccupations liées à la sécurité.

Des plantes médicinales susceptibles d'interagir avec des médicaments anti-cancéreux

Des plantes médicinales susceptibles d'interagir avec des médicaments anti-cancéreux

Les pays où le taux d'utilisation des plantes médicinales sont les plus élevés sont la Turquie, l'Autorité palestinienne et le Qatar. L'Ortie, l'ail, le cumin noir et le curcuma sont les herbes les plus utilisées, suivis par d'autres produits également naturels tels que le lait de chamelle et le miel.

Les médecins ont généralement une vision sceptique de ces médecines alternatives mais Ben-Arye souligne que, «dans la majorité des cas, les patients cherchent à combiner le meilleur des deux mondes et ne perçoivent pas la phytothérapie comme une véritable alternative aux soins en oncologie moderne."

Cependant, dans de nombreux cas, il y a un manque de communication entre le patient et son médecin. Selon l'étude, plus de 20% des patients qui combinent les médecines complémentaires et traditionnelles, y compris les produits à base de plantes, "sont souvent réticents à divulguer cette pratique à leur professionnel de santé conventionnel."

Les chercheurs espèrent que cette nouvelle étude incitera les médecins à offrir des conseils "ouverts, sans-jugement" sur l'efficacité de la médecine à base de plantes et à améliorer la communication médecin-patient.

Espérons en parallèle que les résultats permettront de sensibiliser le public aux effets néfastes de certains produits à base de plantes pour les patients cancéreux recevant un traitement conventionnel.

Source : nocamels.com

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