Artiste juive : Shira Mushkin et les cimetières juifs

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Artiste juive : Shira Mushkin et les cimetières juifs

Shira Mushkin et les cimetières juifs

Shira Mushkin est attirée dès son enfance par les cimetières juifs qu'elle saisit en Israël comme lors de ses divers voyages . Elle les a photographiés entre autre dans son exposition "Mémoire vivante" qui a remporté le premier prix à Barcelone du concours international de photographie "Julia Margaret Cameron Award for Women Photographers".

Pour la plupart, les cimetières sont jugés trop effrayants ou tristes pour les enfants, mais son père  incluait le cimetière juif de Rose Hill (Commerce City - Colorado) lors de leurs vacances annuelles. Il y avait là  de sa part un retour vers ses grands parents d’origine russe qui arrivèrent dans l’Ouest américain dans les années 1860.

Et Shira Mushkin de raconter : "Nous faisions le tour du cimetière, rendant visite à une arrière-grand-mère, à des tantes, à des oncles, à des cousins et, bien sûr, aux arrière-arrière-grands-parents qui faisaient partie des familles pionnières qui ont fondé la communauté juive de Denver". L'enfant au delà de la mélancolie était séduite par ces chaudes visites estivales. Sous les arbres du lieu elle écoutait son père raconter des histoires sur chaque personne près de sa pierre tombale.

Le cimetière n’était donc pas pour elle un lieu de tristesse. Et l'artiste rappelle qu'elle souriait toujours sur ces premières photographies où elle plissait les yeux face au soleil. Elle s’en est souvenue lorsqu’elle a fait son premier voyage en Europe de l’Est pour visiter les sites des ghettos et des camps de concentration en Pologne.

Les émotions quoique différentes gardent le même impact de tombe en tombe à Varsovie, Cracovie, etc., elle tentait d’imaginer la vie de celles et ceux qui ont vécu et sont morts avant l’Holocauste. Elle a lu les inscriptions, a noté les détails – certains austères, d’autres élaborés et colorés.

Elle a rempli sa carte mémoire et sa propre mémoire d’images. Son projet de cimetière était né. Aujourd’hui, elle a plusieurs milliers de photographies de tombes. Quand elle est rentrée chez elle en Israël, elle a rempli autant d’histoires qu’elle le pouvait à partir du peu d’informations.

Dans sa série mémoires "Mémoire vivante" chacune des images montre à la fois une tombe et une photographie de la vie avant la Shoah. Les photos sont choisies à partir d’une cache découverte il n’y a pas longtemps, des négatifs sur verre, cachés de manière appropriée dans un grenier de Lublin.

 Il s’agissait probablement des archives stockées par Abram Zylberberg, photographe d’événements locaux.

Les pierres tombales sont en couleur, les photographies de la vie quotidienne sont en noir et blanc.  "Il y a tellement d’histoires à raconter, mais je veux que le spectateur essaie de créer son histoire" dit la photographe. Son but est avant tout  de célébrer la beauté de la vie quotidienne qui a pulsé à travers les communautés juives avant la guerre. Pour elle ce travail revient à raconter des histoires de vie pour la célébrer.

 

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