La petite communauté juive yéménite gagnée par la peur

Antisémitisme/Racisme - le - par .
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Raida (Yémen), - Ils ont fermé leurs trois synagogues et les deux écoles juives de la ville, se font le plus discret possible et évitent les rassemblements: les quelque 260 juifs yéménites vivant dans la région de Raïda, au nord de Sanaa, ont peur.

A l'origine, le meurtre le 11 décembre d'un membre de cette petite communauté, Masha Yaïche Nahari, un père de neuf enfants, par un résident appartenant à la tribu musulmane locale des Kharef, Abdel Aziz Yahia al-Abdi. Son procès se déroule actuellement à Amran, chef-lieu de la province du même nom, à 50 km au nord de la capitale du Yémen et à quelques kilomètres de Raïda.

Le meurtrier, qui revendique avec fierté son crime, affirme que les juifs yéménites doivent choisir entre se convertir à l'islam, quitter le pays ou être tués. Le verdict sera rendu le 2 mars et le procureur a demandé la peine de mort. Le Yémen est un pays musulman où les sunnites sont dominants, mais qui compte aussi une importante communauté chiite, majoritaire dans le nord.

Sur les quelque 60.000 juifs qui vivaient au Yémen lors de la création de l'Etat d'Israël, en 1948, quelque 48.000 sont partis pour l'Etat hébreu durant les trois années qui ont suivi. Les effectifs de la communauté n'ont cessé de diminuer depuis, au point qu'ils ne sont maintenant guère plus de 400, mais ils vivaient encore récemment en harmonie avec leurs voisins musulmans.

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