Adi Marom, l’étoile culinaire d’Israël qui inspire à s’aimer soi-même !

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Adi Marom, l’étoile culinaire d’Israël qui inspire à s’aimer soi-même !

Adi Marom : la prêtresse des fourneaux qui a appris à s’aimer

De l’abondance numérique à la paix intérieure, le parcours bouleversant de l’influenceuse culinaire israélienne la plus suivie

Dans un pays où les influenceurs culinaires pullulent, Adi Marom s’est hissée tout en haut de l’affiche avec une aisance désarmante. Plus d’un million d’Israéliens suivent au quotidien ses recettes alléchantes, ses vidéos léchées et son univers sucré-salé.
Pourtant, derrière l’image lisse et contrôlée, se cache une femme qui a traversé des tempêtes intimes, une femme qui aujourd’hui ose dire : « J’ai traversé un processus, et aujourd’hui je peux dire que je vis en paix avec moi-même. »

À seulement 23 ans, Adi Marom est devenue une figure incontournable de la scène culinaire israélienne, mais rares sont ceux qui savent à quel point son rapport à la nourriture a été douloureux.
« Quand on pense à la nourriture toute la journée, on la cherche aussi, on est pris dans une sorte de folie et de quête perpétuelle. Il y a eu des moments où j’avais des difficultés avec mon image corporelle, ce qui a entraîné une sorte de trouble alimentaire. Mais aujourd’hui, je peux dire que j’ai lâché prise. Je peux manger sainement, faire du sport, être belle et réussir. Rien ne me limite. »

Sortir du cercle vicieux

Comment êtes-vous sortie de cet engrenage ?

« J’ai arrêté de considérer la nourriture comme quelque chose d’interdit. Je ne la vois plus comme une punition ou une mauvaise chose. À partir du moment où je me suis autorisée, je mange ce que je veux, avec modération. Quand on regarde quelque chose qui vous est interdit, on en a encore plus envie. Aujourd’hui, je n’ai plus peur de la nourriture. Je n’ai plus peur de photographier des recettes, je n’ai plus peur de manger. »

Les commentaires sur votre apparence sont-ils pesants ?

« On me complimente souvent, mais je trouve problématique qu’on se focalise autant sur mon apparence. Ce n’est pas parce que je crée des recettes que je dois en manger des pots entiers. Je peux cuisiner et manger sainement, ou pas. Aujourd’hui, je m’accepte à 100 %, que j’aie pris ou perdu un kilo, que j’aie un bouton ou non. Intérieurement aussi, je m’aime, je suis ma meilleure amie. Dieu merci. »

Une reconstruction intérieure guidée par la foi

On a l’impression que vous avez trouvé un certain équilibre.

« Absolument. Il y a eu des choses qui m’ont déviée de ma trajectoire, mais Dieu m’a envoyé ma coach il y a un an, et ma vie a changé. Je peux aujourd’hui gérer mes problèmes, rester seule sans me sentir seule, et me concentrer sur moi-même. »

C’est durant la pandémie de Covid que le phénomène Marom a explosé. Sa page “a.bake and cake” devient virale grâce à des vidéos soignées et réconfortantes, mais elle reste longtemps anonyme. « Je faisais ça pour le plaisir. J’achetais les meilleurs produits, je m’investissais à fond dans chaque vidéo. Je crois que quand on vit dans l’abondance, elle revient à nous. Le Créateur m’a bénie. »

Tout s’enchaîne alors : les abonnés affluent, les campagnes publicitaires aussi. Elle abandonne ses gâteaux faits maison et son poste au restaurant pour se consacrer entièrement à la création de contenu. « J’ai compris que c’était ma voie. »

Quand avez-vous décidé de vous montrer à l’écran ?

« Quand je me suis sentie prête. Les réactions ont été si positives que ça m’a donné envie. J’ai eu envie de m’habiller, de me lever, d’être cool. Travailler chez soi, c’est un art. »

Instagram : entre lumière et solitude

Marom devient rapidement une célébrité. Mais une fois les caméras éteintes, c’est seule qu’elle termine ses journées. « On vous prend en photo, on vous couvre d’amour, mais en réalité, vous êtes seul. Sur Instagram, tout est parfait : tout le monde est mince, beau, riche, heureux. Et je me disais : pourquoi pas moi ? »

Et pourtant, ce même reproche pourrait vous être fait.

« C’est vrai. Mais j’insiste : ce qu’on voit sur Instagram n’est pas réel. Chacun a sa crise, son histoire. Il faut garder du recul. »

Comment avez-vous compris cela ?

« Je sentais que les gens m’aimaient, me voyaient d’une certaine façon, mais moi je ne me reconnaissais pas. Je devais être parfaite, douce, mince, forte, cuisinière et sportive à la fois. Cette quête de perfection m’a fait perdre la tête, littéralement. Elle m’a fait bouger des hanches jusqu’au menton. »

Une maturité précoce nourrie par l’indépendance

Adi Marom a grandi à Petah Tikva, dans une famille religieuse de cinq enfants. « Mes parents nous ont appris l’autonomie. Je savais que si je voulais quelque chose, je devais me débrouiller : babysitting, couture, vente de gâteaux… même mon déodorant, je l’achetais moi-même. »

La cuisine, elle l’a toujours aimée. « Ma mère cuisinait par obligation. Moi, j’ai toujours adoré. À 15 ans, je me suis emparée de la cuisine. Ma mère a arrêté. »

Très tôt, elle se sent « adulte ». « Mon prof m’a dit : “Tu pourrais être la mère de toutes les filles ici.” J’ai toujours été mature, réfléchie, parfois un peu en décalage avec les autres. Je choisis mes amis avec précaution. Même si ça veut dire être seule. »

Et en amour ?

« Je crois que tout viendra au bon moment, avec la bonne personne. Je ne suis pas inquiète. Mon homme n’aura pas peur de m’approcher. »

Cherchez-vous l’amour activement ?

« Je prie. Je demande. Mais je ne me mets aucune barrière. »

Quand la cuisine devient un métier… et une distance

Contrairement à beaucoup d’influenceurs, Marom ne délègue rien. « Je filme, je nettoie, je monte, je range. Je suis une maniaque du contrôle. »

Pourquoi ne pas vous entourer d’une équipe ?

« Parce que je veux que tout soit fait exactement comme je l’imagine. »

Et toute cette nourriture, qu’en faites-vous ?

« Je la donne à mes proches. Il ne reste rien chez moi. Mais je mange rarement ce que je cuisine. C’est bizarre, je sais. Je goûte pendant le tournage, puis c’est fini. C’est comme une frontière mentale. Je sais que c’est délicieux, mais je ne peux pas le manger. »

La célébrité ne l’éblouit pas

Aujourd’hui, Marom vit confortablement. Mais elle garde les pieds sur terre. « Ce sac, peu importe son prix, reste un sac. Je suis une personne très immatérielle. »

Achetez-vous des marques ?

« Oui, j’aime ça. Mais ce n’est pas ça qui me fait vibrer. Ce qui m’émeut, c’est la bénédiction divine, le mariage, les enfants. Pas l’argent ni les célébrités. Tout peut s’effondrer en une seconde. »

Vous semblez très lucide sur votre succès.

« Ce succès n’est pas à moi. Il vient de Dieu. Si ça me rendait arrogante, ce serait terrible. C’est pour ça que je refuse toutes les émissions de télé-réalité. Ce n’est pas pour moi. Je ne veux pas être célèbre. Je veux être reconnue pour mon travail, et c’est tout. Je ne veux pas exposer ma vie. »

Un futur qui porte son nom

Quel est votre objectif professionnel aujourd’hui ?

« Avoir ma propre marque. J’ai eu des propositions, mais je veux que ce soit juste, vrai, parfait. Je ne veux pas coller mon nom sur un produit qui n’est pas de moi. »

Et un restaurant ?

« Non. Je veux être mère. Un restaurant me prendrait tout mon temps. J’ai besoin d’un métier qui me permette d’être aussi une épouse et une maman. »

Un chef qui vous inspire ?

« Cédric Grolet  un grand chef pâtissieur français. En Israël ? Personne en particulier. J’admire les talents, mais je n’idolâtre personne. J’ai vu Cédric en vrai, et je ne me suis pas évanouie. Personne n’est Dieu. »

Vous seriez ouverte à des collaborations ?

« Oui, mais seulement si elles sont sincères. Aujourd’hui, tout est devenu commercial. Beaucoup veulent juste se promouvoir. Ce n’est pas mon truc. On me dit souvent que d’autres m’imitent sur Instagram. Moi, ça me flatte. Ça veut dire que j’inspire. Mais je ne prétends pas avoir inventé le gâteau au chocolat. »

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