7 octobre 2025 évacuation des Palestiniens de la bande de Gaza , prise de contrôle d'Israël

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7 octobre 2025 évacuation des Palestiniens de la bande de Gaza

« Vous avez condamné à mort nos otages »

La date fatidique du 7 octobre, cinq années de guerre en perspective, et la colère brûlante des familles

 Le plan Netanyahou validé malgré les alertes : une stratégie à haut risque

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé, à une très large majorité, un plan militaire massif proposé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou pour prendre le contrôle de la bande de Gaza, sans jamais utiliser le terme juridiquement compromettant d’« occupation ».
Ce choix sémantique n’a pas empêché un haut responsable israélien de reconnaître que « sur le terrain, il s’agit bel et bien d’une occupation ».

La première phase de cette stratégie prévoit l’évacuation totale des civils de Gaza vers le sud avant le 7 octobre, une date symbolique. Ensuite, un siège sera imposé aux derniers bastions du Hamas. Israël lancerait alors un ultimatum au mouvement islamiste pour qu’il dépose les armes. En cas de refus, Tsahal entamera une offensive terrestre sur la ville de Gaza.

 « Une condamnation à mort » : la détresse des familles des otages

Ce vote du cabinet a déclenché une vague de colère au sein des familles des otages encore détenus à Gaza. Leur quartier général a publié une déclaration fulminante :

« Le gouvernement israélien a prononcé hier soir une condamnation à mort pour les personnes enlevées encore vivantes, et une condamnation à la disparition pour les personnes décédées. »

Accusant l’exécutif de « négligence morale et sécuritaire impardonnable », les familles dénoncent un abandon sciemment orchestré :

« Ce gouvernement, sous le mandat duquel s’est produite la plus grave catastrophe pour le peuple juif depuis la Shoah, a fomenté ce soir une nouvelle catastrophe. »

Elles appellent le peuple israélien à faire obstacle à ce qu’elles considèrent comme une « manœuvre suicidaire », plaidant pour un accord global comme unique solution au retour des otages.

« Finies les guerres futiles. Finies les négligences délibérées. »

 Des mois d’opérations, voire cinq années de guerre

Selon des sources sécuritaires citées par le New York Times, Tsahal estime que la prise totale de contrôle de la bande de Gaza nécessitera plusieurs mois d’opérations, suivies d’une présence militaire pouvant durer jusqu’à cinq ans pour établir un système de sécurité similaire à celui en vigueur en Judée-Samarie. Cette durée s’inscrit dans le cadre de la vision de Netanyahou, qui entend reprendre le contrôle de toutes les frontières de Gaza, « pour ensuite les transférer aux civils ».

D’après CNN, un million de Palestiniens devraient être déplacés vers le sud de Gaza, où Tsahal implanterait des camps d’accueil. Des images satellite dévoilées par NBC confirment le regroupement massif de troupes et de matériel militaire israélien près de la frontière.

Une offensive au prix fort : risques humains et politiques

Plusieurs sources américaines et occidentales expriment de fortes inquiétudes :

« Une attaque terrestre serait extrêmement périlleuse. Le Hamas est enraciné, il est impossible de tous les éliminer. »

Le risque est réel que les otages soient utilisés comme boucliers humains, ou tout simplement exécutés si le Hamas se sent acculé. Selon ces mêmes sources, les forces israéliennes disposent d’indications sur l’emplacement approximatif des otages, probablement dans le centre de la bande de Gaza.

« Ils n’ont plus beaucoup de temps », a confié l’une d’elles, en référence aux vidéos atroces diffusées récemment montrant Rom Breslavsky et Eviatar David.

 Les cinq « principes » du gouvernement : vers une recomposition de Gaza

Le communiqué du cabinet présente les « cinq principes pour mettre fin à la guerre » :

  1. Désarmer le Hamas

  2. Rapatrier tous les otages, vivants ou morts

  3. Démilitariser entièrement la bande de Gaza

  4. Garantir un contrôle sécuritaire israélien

  5. Établir une gouvernance civile alternative, ni le Hamas ni l’Autorité palestinienne

Ce plan écarte catégoriquement le projet d’une « ville humanitaire » temporaire pour les Gazaouis. Toutefois, des sources indiquent que les États-Unis devraient proposer sous peu un programme d’aide massif, incluant jusqu’à 16 centres de distribution alimentaire.

Vives dissensions au sein du gouvernement

Malgré l’approbation majoritaire, le vote a révélé des fractures. Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a rejeté l’ensemble des clauses. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, s’est montré favorable à la prise de contrôle de Gaza, mais s’est opposé à toute aide humanitaire et à la création de nouveaux centres d’assistance. Tous deux ont également contesté les cinq principes du plan.

Les ministres Gideon Sa’ar et Ze’ev Elkin se sont abstenus sur une des clauses.

Tempête politique : l’opposition charge Netanyahou

La classe politique s’est rapidement emparée de la décision.

Yaïr Lapid (Yesh Atid) a tonné :

« C’est un désastre qui en entraînera d’autres. »

Avigdor Lieberman (Yisrael Beytenu) a dénoncé :

« Le Premier ministre du 7 octobre sacrifie à nouveau la sécurité d’Israël pour son poste. »

Yaïr Golan (Les Démocrates) a prévenu :

« C’est une condamnation à mort pour les personnes enlevées et une claque aux familles endeuillées. »

Tollé international : Israël sommé de faire marche arrière

La communauté internationale n’a pas tardé à réagir. L’Australie a été la première :

« Nous exhortons Israël à ne pas s’engager dans cette voie, cela ne ferait qu’aggraver la crise humanitaire », a déclaré la ministre Penny Wong.

En Grande-Bretagne, le Premier ministre Keir Starmer a été tout aussi clair :

« Intensifier l’offensive est une erreur. Cela ne contribuera ni à mettre fin à la guerre, ni à sauver les otages. Cela ne fera qu’engendrer davantage de massacres. »

 Le Hamas et Ramallah dénoncent une stratégie de provocation

Une source du Hamas, interrogée par Asharq Al-Awsat, voit dans le plan israélien une manœuvre cynique :

« C’est un argument de vente pour arracher des concessions, mais cela pourrait faire capoter les négociations. »

La même source accuse Netanyahou d’instrumentaliser la guerre :

« Il préfère l’escalade militaire à une trêve sans bénéfice politique direct. »

Elle affirme que les dirigeants comme Ben-Gvir et Smotrich misent sur cette guerre pour restaurer leur légitimité politique, dans un pays profondément fracturé.

Enfin, un haut responsable palestinien de Ramallah, cité par la chaîne Al-Hadath, s’est montré catégorique :

« Ce qui se passe, c’est une réoccupation pure et simple. Le silence américain est un feu vert donné au projet de Netanyahou. »

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