108 minutes sous tension : le plus long discours de Donald Trump l’Iran dans le viseur

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108 minutes sous tension : le plus long discours de Donald Trump l’Iran dans le viseur

Donald Trump avertit qu’il « aurait tort de douter » des plans iraniens

Le président des États-Unis, Donald Trump, s’est adressé mercredi matin à une session conjointe des deux chambres du Congrès lors de son discours annuel sur l’état de l’Union. L’allocution, diffusée en direct par les médias américains, a porté principalement sur des sujets intérieurs et économiques qui préoccupent l’opinion américaine à l’approche des élections de mi-mandat, mais Trump a réservé une partie de son intervention aux tensions croissantes avec l’Iran et à ce qu’il a qualifié d’ambitions militaires dangereuses de Téhéran. 

108 minutes : un discours historique et très élargi

Le discours de Trump a battu un record d’ampleur : il a duré 108 minutes, bien au-delà de la durée habituelle de l’état de l’Union. Si l’essentiel de l’intervention s’est focalisé sur la situation intérieure américaine, le président a évoqué l’Iran plus d’une heure après le début de son allocution. Il a insisté sur la priorité qu’il accorde à une résolution diplomatique du différend avec la République islamique, tout en certifiant qu’il n’autorisera jamais l’acquisition d’un armement nucléaire par Téhéran. 

Accusations contre Téhéran : « ils travaillent sur des missiles visant les États-Unis »

Trump a déclaré que l’Iran avait déjà développé des missiles capables de menacer l’Europe et les bases américaines à l’étranger, et qu’ils travaillaient à la création de vecteurs qui pourraient atteindre les États-Unis. « Ce sont des gens terribles », a-t-il affirmé en faisant référence à la répression d’un vaste mouvement de protestation en Iran le mois dernier, lors duquel, selon lui, 32 000 manifestants ont été tués. 

Diplomatie ou menace militaire : la ligne de fracture

Le président a souligné préférer une solution diplomatique à la crise, mais a averti qu’il ne permettrait jamais à la « principale source mondiale de financement du terrorisme » de se doter d’un arsenal nucléaire. « Aucune nation ne doit douter de notre détermination », a-t-il dit, vantant la puissance militaire américaine après avoir approuvé un budget de la défense d’un trillion de dollars. Il a résumé sa stratégie par l’expression « paix par la puissance ». 

Références aux conflits récents et aux hostilités

Dans son discours, Trump a évoqué l’opération « Hammer of Midnight » (le « Martèlement de minuit »), l’attaque américaine contre les installations nucléaires iraniennes lors de la guerre des 12 jours l’année précédente, et a déclaré que malgré cet avertissement, l’Iran cherchait à relancer son programme nucléaire. 

Sur le front intérieur : économie, immigration et politique

Avant de parler de l’Iran, Trump a rythmé son discours de thèmes strictement intérieurs : il a proclamé que l’Amérique renaissait grâce à ses politiques, citant une économie revue à la hausse, l’inflation sous contrôle et une frontière désormais « sécurisée ». Il s’est félicité d’une baisse des entrées de migrants illégaux, affirmant qu’aucun n’entrait sans autorisation tout en permettant une immigration « légale ». 

Tensions avec les démocrates présents au congrès

Plus tard dans son discours, Trump a attaqué les démocrates, en particulier sur la question de l’immigration et de l’application de la loi. Des élues démocrates, dont Ilhan Omar et Rashida Tlaib, ont interrompu l’allocution avec des protestations. Trump les a raillées, déclarant aux deux parlementaires qu’elles « devraient avoir honte » de ne pas soutenir ses politiques. 

État des sondages et contexte politique

Ce discours intervient alors que la popularité de Trump reste faible dans les sondages nationaux, avec seulement 39 % d’Américains satisfaits de sa performance globale, selon un sondage récent de Washington Post et ABC News. Ces chiffres préoccupent les républicains à l’approche des élections de mi-mandat, où le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat est en jeu.

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