Exile to Hollywood : un acte de mémoire et de célébration à vivre en concert le 23 juin

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Exile to Hollywood : un acte de mémoire et de célébration à vivre en concert le 23 juin

Un album, un duo, une histoire qui bouleverse.

Huit compositeurs juifs arrachés à l'Europe par la barbarie nazie. Une fuite vers l'inconnu qui allait, contre toute attente, enfanter le plus grand âge d'or de la musique de cinéma. Exile to Hollywood, le nouvel album d'Isabelle Durin et Michaël Ertzscheid — paru chez NoMadMusic et déjà salué par France Inter et France Musique — ressuscite en quinze arrangements originaux pour violon et piano toute la splendeur de ce répertoire hors norme.
Un disque qui est bien plus qu'un disque : un acte de mémoire autant qu'une célébration. À écouter absolument et à vivre en concert le 23 juin au Festival des Cultures Juives.

Exile to Hollywood : quand des compositeurs juifs en exil ont inventé le son du cinéma américain

Un nouvel album du duo Isabelle Durin et Michaël Ertzscheid rend hommage aux génies de la musique de film hollywoodienne — et à l'histoire bouleversante qui se cache derrière leurs chefs-d'œuvre.

Il y a dans certains disques bien plus qu'une simple tracklist. Exile to Hollywood, paru chez NoMadMusic, est de ceux-là. Derrière les mélodies familières de Autant en emporte le vent, Fenêtre sur cour ou Ben-Hur se dissimule une histoire collective d'une intensité rare : celle de compositeurs juifs arrachés à l'Europe par la montée du nazisme, contraints à l'exil, et qui allaient, depuis les studios hollywoodiens, forger le son d'une époque entière.

De Vienne à Hollywood, l'exil comme destin

Franz Waxman, violemment agressé en pleine rue par des SA en 1934, quitte Berlin le lendemain même. Erich Wolfgang Korngold, dont la carrière est alors au sommet, se retrouve aux États-Unis au moment de l'Anschluss — un contrat avec la Warner Bros lui sauve littéralement la vie.
André Previn, enfant, fuit l'Allemagne en 1938, quelques semaines avant la Nuit de Cristal. Miklós Rózsa, Max Steiner, Irving Berlin, Dimitri Tiomkin : ils sont russes, autrichiens, hongrois, polonais, ukrainiens — et tous juifs. Tous partagent ce même déracinement brutal, cette même traversée de l'ombre vers la lumière.

L'Amérique leur tend les bras. Hollywood s'impose comme une nouvelle terre promise, fantasmée et bien réelle à la fois, où tout semble soudain possible. Ces héritiers de Wagner, Mahler et Strauss — Korngold et Steiner avaient tous deux été adoubés par Mahler en personne — vont y inventer quelque chose d'inédit : le symphonisme hollywoodien, alliance du post-romantisme germanique et du creuset culturel américain.
Du jazz de Broadway aux idiomes hongrois de Rózsa, des accents yiddishs d'Irving Berlin au lyrisme slave de Tiomkin dans ses westerns, leur musique est un syncrétisme éblouissant. En trois décennies à peine — les années 1930 à 1950 —, leurs noms sont gravés en lettres d'or dans l'histoire du 7e Art.

Un duo au service d'un répertoire hors norme

C'est cette épopée que la violoniste Isabelle Durin et le pianiste Michaël Ertzscheid ont choisi de faire revivre dans Exile to Hollywood, quatrième collaboration discographique d'un duo dont la complicité artistique n'est plus à démontrer. Quinze arrangements originaux — signés par les deux musiciens eux-mêmes — traversent les œuvres majeures de huit compositeurs : de la valse envoûtante de Jezebel à la suite épique de Ben-Hur, du thème hitchcockien de Fenêtre sur cour à la grandeur de Gone with the Wind. La palette est immense, le projet musical ambitieux et cohérent.

Enregistré en février 2025 aux studios de l'Orchestre national d'Île-de-France, l'album a déjà suscité l'enthousiasme de France Inter, France Musique et de nombreux médias spécialisés.

À ne pas manquer

Le concert du 23 juin à 20h30, précédé d'un apéro dînatoire à 19h45, dans le cadre du Festival des Cultures Juives — une soirée qui promet d'être aussi festive qu'émouvante. L'album est disponible sur toutes les plateformes.

Située à la croisée du monde d'hier et de la modernité américaine, leur musique restera pour ces hommes un passeport universel. De leur exil, ils ont su tirer une force ; de leur judéité, non plus un destin d'anéantissement, mais un élan vital et créateur — au pays du Happy End.

🎙On en parle:

 France Inter/ Laurent Delmas:

https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/delmas-fait-son-cinema/delmas-fait-son-cinema-du-samedi-09-mai-2026-1106748

France Musique: Max Dozolme:

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/le-concert-du-soir/michelle-merrill-et-l-ondif-dans-un-programme-americain-avec-stravinski-gershwin-et-amy-beach-8672476

France Musique/ Musique Matin: Jean-Baptise Urbain:

https://www.radiofrance.fr/francemusique/podcasts/la-table-ronde-du-vendredi/la-table-ronde-du-vendredi-du-vendredi-22-mai-2026-4966994

Sababa medias

https://sababa-medias.com/2026/05/25/exile-to-hollywood-les-traces-dune-histoire-collective/

https://sababa-medias.com/2026/04/20/isabelle-durin-portrait-dune-presence/

Blog Jean-Christophe Manuceau: https://lightofmylife.fr/

Pizzicato journal: https://www.pizzicato.lu/eingespieltes-duo-fur-filmmusik-des-goldenen-zeitalters/

A venir: Total Trax , interview - Olivier Desbrosses et Rafik Djoumi. pour les abonnés ici: 

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