Israël et les États-Unis s’attaquent au programme pétrochimique du régime

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
régime

Israël et les États-Unis s’attaquent au programme pétrochimique du régime

Après le nucléaire, l’uranium et le plutonium enrichis, et avant éventuellement les infrastructures vitales du pays, la coalition israélo-américaine s’en prend aux centrales pétrochimiques iraniennes, cœur battant du régime, afin de porter des coups à ses moyens financiers.

Après le site pétrochimique de Boucher la semaine dernière, Israël s’attaque ce lundi 6 avril à la plus grande centrale pétrochimique d’Iran, à Asaloueyeh, dans le centre du pays, mais cette fois-ci seul. Jusqu’à présent, il s’agissait d’attaques conjointes avec l’armée américaine, dont les bombes sont utiles pour perforer les sites enfouis en profondeur.
Ce programme constitue une rente financière majeure, car les exportations de ces deux sites représentent environ 85 % de celles du pays et rapportent des dizaines de milliers de dollars aux Gardiens de la Révolution.

Endommagés mais pas détruits

Bien qu’endommagés, les sites ne sont pas détruits. De plus, les installations ne sont pas totalement hors service et les Gardiens de la Révolution disposent sûrement d’autres sites pour compenser ces attaques.
Les exportations devraient être considérablement ralenties, rendant très difficile une reprise rapide après les pertes financières.

Cependant, il faudra maintenir la pression, car après le pétrole et le gaz, la pétrochimie constitue la principale ressource financière du régime. Elle permet d’alimenter la fabrication d’armes, d’assurer le train de vie des pasdarans et de maintenir des liens avec le reste du monde.
Sans exportations de pétrole, le régime des mollahs s’isole de plus en plus.

Cette méthode semble plus efficace que des sanctions internationales facilement contournables.
Les frappes sur les sites constituant la principale manne financière représentent un véritable « game changer », rapprochant le régime du point où il ne pourra plus s’autofinancer.

Une stratégie longuement réfléchie

Loin d’être une simple opération isolée, les frappes sur les sites pétrochimiques s’inscrivent dans une stratégie globale israélienne visant à atteindre l’objectif de « créer les conditions de la chute du régime ».

La Chine et la Russie ne pourront pas soutenir indéfiniment l’Iran, et privé de ses ressources financières, le régime sera à bout de souffle.

Même si cela implique de s’en prendre à des infrastructures civiles, comme le ferroviaire évoqué récemment, et jusqu’au « train de 21 heures » selon les avertissements du porte-parole de Tsahal en langue persane.
Dans le même temps, l’armée américaine a de nouveau frappé l’île de Kharge et ses sites pétroliers.

Une stratégie pensée depuis des mois vise à asphyxier les Gardiens de la Révolution, désormais pierre angulaire du régime et seuls maîtres à bord.

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi