Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

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Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

Offensive terrestre de Tsahal au sud-Liban en cours : incursions ou invasion ?

Ce lundi 16 mars 2026, le ministre de la Défense israélien Israël Katz a officiellement annoncé le commencement d’une opération terrestre limitée au sud-Liban, avec l’objectif affiché de mettre fin à la menace qui pèse sur le nord d’Israël. Problème : ce type de manœuvre a déjà été mené en 2024 sans succès, car l’armée régulière libanaise a échoué dans la mission de désarmement du Hezbollah qui lui avait été confiée. Cette fois-ci, la dernière guerre du Liban devra se terminer par une victoire décisive.

Lundi 16 mars 2026 au matin, le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé le « début d’une opération terrestre limitée au sud-Liban », comme son prédécesseur Yoav Gallant l’avait fait le 1er octobre 2024. Sans s’y méprendre, et bien que nous n’ayons pas encore le nom de cette opération, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à une « opération Flèche du Nord 2 », un bis repetita.

En novembre 2024, le Hezbollah avait déjà été chassé du sud-Liban, et les forces de Tsahal étaient arrivées jusqu’au Litani ainsi que dans la région montagneuse de Salouki. Puis le cessez-le-feu est intervenu, et l’armée israélienne a dû stopper sa progression, laissant à l’armée libanaise le soin de désarmer le Hezbollah ainsi que les autres groupes armés. Force est de constater qu’il s’agissait d’une erreur, car la menace est toujours là et bien présente.

Le véritable objectif de cette nouvelle manœuvre

Cette fois, le terme est clair : il s’agit bien d’une manœuvre terrestre. Après deux semaines de préparations intenses, avec des frappes et des raids terrestres ciblés, l’armée passe à l’offensive avec une incursion, si toutefois celle-ci en est encore à ses prémices.

Avec la brigade Golani, on s’attend à ce que les forces actuellement engagées dans la bande de Gaza cèdent la place à une force internationale et viennent rejoindre les combats dans le nord. Le ministre Eli Cohen annonce que l’objectif est de créer une zone tampon jusqu’au Litani.

Néanmoins, l’offensive pourrait aller au-delà, vers le centre voire le nord du Liban. Le Hezbollah possède en effet des bastions dans la vallée de la Bekaa, notamment dans la ville de Baalbek, son fief régional et siège de son quartier général politique. Dans cette zone, le désarmement de l’organisation chiite n’a pas du tout été réalisé, ni par Israël ni par le gouvernement de Beyrouth.

Conquête du sud-Liban ?

Pour mettre fin à une guérilla, il faut lui retirer son territoire. Bien que le Hezbollah ait été considéré comme une armée, après les coups qu’il a reçus, il est entré dans la clandestinité et reprend des méthodes proches de celles du Hamas.

Pour atteindre cet objectif, Tsahal pourrait capturer certains villages aux mains des milices chiites plutôt que de les détruire systématiquement. Une fois cette tâche terminée, des négociations avec les autorités libanaises pourraient enfin s’ouvrir, y compris sur l’épineuse question des frontières.

Ce n’est qu’une fois que le Hezbollah n’existera plus en tant que force armée que la situation pourra évoluer. La destruction de sa branche militaire est en bonne voie, et lors des prochaines élections (initialement prévues en mai, mais probablement reportées à cause de la guerre), les Libanais pourraient s’occuper de sa branche politique. Même au sein de la communauté chiite et chez son allié, le mouvement Amal, les activités du groupe commencent à susciter des tensions.

Une opération spéciale limitée ne sera pas suffisante

Le terme lui-même pose question. Selon Raphaël Jerusalmy, spécialiste sécuritaire et ancien officier de l’unité 8200, « déclarer une opération spéciale limitée ne sera pas suffisant, le Hezbollah est une machine ».

Se limiter à cela, c’est prendre le risque d’un retour en arrière. Après être passé des raids à l’incursion, serait-il possible qu’après la fin du front iranien, l’armée décide de passer à une invasion d’une grande partie du Liban ?

On pourrait alors voir des manœuvres stratégiques similaires à celles menées dans la bande de Gaza. Une chose est sûre : la guerre Israël–Hezbollah est peut-être un front bien plus important qu’il n’y paraît.

Les jours et les semaines à venir seront décisifs et marqués par un élargissements de ces opérations terrestre en cour au moment où nous Ecrivons ces lignes.

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