Islamisme urbain : comment le Hezbollah tente de pénétrer Kiryat Shmona de l’intérieur

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Islamisme urbain : comment le Hezbollah tente de pénétrer Kiryat Shmona de l’intérieur

Kiryat Shmona sous pression : accusations d’infiltration immobilière liée au Hezbollah

Une alerte lancée au cœur du gouvernement

Lors d’une réunion officielle du gouvernement israélien, Yitzhak Wasserlauf, ministre du Développement de la périphérie, du Néguev et de la Galilée, a formulé une accusation lourde de conséquences : selon lui, des Arabes israéliens auraient acquis des appartements à Kiryat Shmona sur instruction du Hezbollah, dans le but explicite de « prendre le contrôle de la ville de l’intérieur ».

Cette déclaration, jusqu’ici absente des grands titres internationaux, a été confirmée dans des cercles gouvernementaux et municipaux israéliens, et s’appuie désormais sur des éléments relayés par des sources sécuritaires et locales.

Le Shin Bet évoque une stratégie d’“urbanisation idéologique”

Selon des responsables sécuritaires cités en interne, le Shin Bet (Shabak) est conscient depuis plusieurs années d’actions menées par des mouvements islamistes visant à transformer certaines villes juives en villes dites “mixtes”, par des mécanismes discrets mais structurés : déménagements coordonnés, achats immobiliers ciblés, changements administratifs d’adresse.

Dans le cas précis deaKiryat Shmona, une enquête est en cours pour déterminer si une partie des acquisitions immobilières a été réalisée sous l’orientation directe d’une organisation terroriste, en l’occurrence le Hezbollah libanais.

À ce stade, aucune inculpation publique n’a encore été annoncée, mais les autorités parlent d’indices suffisamment sérieux pour justifier une vigilance accrue.

Un chiffre qui alarme la municipalité

Des sources au sein de la municipalité de Kiryat Shmona confirment un fait précis et vérifiable :

environ 50 citoyens arabes israéliens ont changé leur adresse officielle vers Kiryat Shmona au cours du seul dernier mois.

Dans une ville partiellement évacuée à cause de la guerre au nord, ce chiffre est jugé anormalement élevé, et d’autant plus sensible que la zone est en première ligne face au Hezbollah, depuis le début des affrontements transfrontaliers avec le Liban.

Une ville stratégique, déjà fragilisée par la guerre

Située à quelques kilomètres de la frontière libanaise, Kiryat Shmona est depuis des décennies une cible privilégiée des tirs du Hezbollah. Depuis le déclenchement de la guerre au nord, une grande partie de sa population juive a été évacuée, laissant un tissu urbain fragilisé, propice à des changements rapides de composition démographique.

C’est précisément ce contexte que, selon Wasserlauf, le Hezbollah chercherait à exploiter, non plus seulement par la roquette ou le drone, mais par une stratégie d’implantation civile indirecte, beaucoup plus difficile à contrer juridiquement et politiquement.

Entre sécurité nationale et bombe politique

L’affaire est explosive. Elle touche à la fois :

à la sécurité intérieure,

à la question des loyautés et de l’ingérence étrangère,

et à un sujet ultrasensible : le statut des citoyens arabes israéliens, dont l’immense majorité n’a évidemment aucun lien avec des organisations terroristes.

C’est pourquoi, à ce stade, les autorités avancent avec prudence. Mais le fait même que le sujet ait été évoqué en réunion gouvernementale, et relayé par des sources sécuritaires et municipales, indique qu’il ne s’agit plus d’une simple rumeur.

Ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas

Les faits établis sont clairs :

– une déclaration officielle du ministre Wasserlauf,

– une vigilance confirmée du Shin Bet sur des stratégies d’“islamisation urbaine”,

– une enquête en cours sur des achats immobiliers orientés,

– un afflux inhabituel de changements d’adresse vers Kiryat Shmona.

Ce qui reste à démontrer judiciairement :

– l’existence d’un pilotage direct du Hezbollah,

– les circuits financiers utilisés,

– et l’ampleur réelle du phénomène.

Une nouvelle forme de guerre

Si ces soupçons étaient confirmés, ils marqueraient un tournant stratégique majeur : la guerre ne se jouerait plus uniquement aux frontières ou dans les airs, mais au cœur même des villes israéliennes, par le béton, les baux et les registres de population.

Pour l’instant, Israël observe, enquête, et se prépare.

Le front nord n’est plus seulement militaire. Il est aussi civil, urbain et silencieux.

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