Plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël : Tarabin al-Sana la perle du crime

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël : Tarabin al-Sana la perle du crime

La loi n’est qu’une recommandation : plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël

Ils trafiquent de la drogue par drones, gèrent des réseaux de protection à l’échelle nationale et servent de mercenaires aux organisations criminelles juives.
Une descente de 600 policiers ne les a pas intimidés, et tandis que le ministre de la Sécurité nationale posait sur le terrain, ils préparaient déjà leur « vengeance ». Découvrez le clan Tarabin al-Sana – cet endroit où la loi israélienne n’est que sur le papier.

Au cœur d’une opération policière exceptionnelle dans le Néguev, où 600 agents – incluant unités d’infiltration, Garde nationale et police aux frontières – ont investi le clan Tarabin al-Sana, la riposte n’a pas tardé.
Mardi à l’aube, un individu masqué a pénétré un parking de voitures dans la commune huppée de Lahavim, lancé des cocktails Molotov et incendié cinq véhicules.
Les pompiers ont évité de justesse des dommages plus graves, mais le message est passé : la police reste impuissante face aux membres du clan.

Les enquêteurs soupçonnent une « revanche » en réponse à cette vaste descente, mais l’embarras est total : l’incendie a eu lieu sous le nez des forces massivement déployées.
C’est la deuxième fois en quelques mois que ce parking de Lahavim est visé, soulignant l’audace des criminels.

« Les membres du clan sont très hermétiques et ne se laissent pas facilement intimider », confie une source haut placée dans la police israélienne.
« La loyauté y prime sur tout. Il est difficile de les infiltrer, de les briser. Impossible d’y introduire un informateur pour documenter leurs agissements. Ils ont failli tuer des agents doubles placés dans leurs cellules. Ils sont méfiants et extrêmement rusés. »

Selon cette source, certains membres agissent comme mercenaires pour des organisations criminelles juives du centre du pays, exécutant les tâches les plus sales.
« Ils se moquent de la loi. C’est le clan le plus dangereux du Néguev, et sans doute d’Israël. Il n’a pas fallu 600 policiers par hasard pour investir un groupe de moins de deux mille personnes. La plupart obéissent au “haq al-arab” – la loi bédouine – et n’hésiteraient pas à tuer des policiers en représailles. »

Contrebande par drones et milices à Gaza

Le clan Tarabin possède une longue histoire de criminalité transfrontalière.
Avant son installation en Israël il y a plusieurs décennies, il séjournait dans l’est du Sinaï, où la police égyptienne fermait les yeux sur ses activités.
Dans les années 1980 et 1990, ses membres ont organisé d’immenses trafics de haschich, de marijuana, de milliers de Kalachnikovs et de marchandises depuis le Sinaï, profitant de l’absence de barrière. Ils ont aussi été impliqués dans le trafic de femmes d’Europe de l’Est vers la prostitution, avec de graves maltraitances.

Aujourd’hui, le clan est implanté à des points stratégiques : du Néguev à Hébron, en Jordanie et en Arabie saoudite.
À Gaza, des centaines de ses membres ont formé des milices armées que même le Hamas redoute.
En Israël, ils ont modernisé leurs méthodes : trafic d’héroïne par drones, extorsion de fonds auprès d’entrepreneurs et commerçants du sud et du centre, vols de matériel lourd de chantier. Leur audace a culminé lorsqu’un délinquant du clan, libéré du tribunal, a volé une voiture dans le parking même du palais de justice pour rentrer chez lui.

Le clan a fait la une cette semaine après une attaque violente contre la localité de Givot Bar. Des individus masqués ont sectionné la clôture, incendié des véhicules et brisé des vitres. Les habitants ont exprimé leur colère : « Si la police savait qu’ils viendraient se venger, pourquoi n’y avait-il pas de patrouilles ? C’est un fiasco. Ils auraient tout aussi bien pu commettre un massacre. »

Au sein même de la police, les critiques fusent contre la gestion de l’opération, accompagnée d’une couverture médiatique intense par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.
« Au lieu d’une descente surprise de qualité, le ministre donnait des interviews avant même le début », déplore un agent.
« Nous avons perdu l’effet de surprise. Nous avons distribué des contraventions et des ordres de démolition comme de simples policiers de la route, alors qu’ils étaient préparés et immunisés. Je ne serais pas surpris qu’ils disposent de tunnels souterrains et de caches secrètes. »

Pini Badash, ancien maire d’Omer, connaît le clan de près depuis les années 2000, époque où il a supervisé son déplacement de la zone d’Omer vers son emplacement actuel
. « Ils n’agissent pas par motivations nationalistes », explique-t-il.
« Ils vivent du crime organisé. Le problème est l’absence de dissuasion. Les tribunaux les libèrent rapidement et ils retournent sur le terrain. C’est une perle du crime sur laquelle tout le monde s’est endormi. »

Badash appelle à des peines plus sévères, avec de longues années de prison pour les délits contre les biens : « La police fait ce qu’elle peut, mais la justice est trop clémente. Seule une répression dure stoppera le crime qu’ils exportent à l’extérieur. »

Un ancien officier du renseignement conclut sur une note pessimiste :
« Un siège ne résoudra rien. La police ne peut maintenir des centaines d’agents sur place indéfiniment. La solution réside dans des descentes surprises quotidiennes par des unités d’élite comme le Yamam et les infiltrés, sans relations publiques ni effets d’annonce. C’est la seule façon de démanteler ce nid de frelons. »

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi