Israël a exigé du Qatar une augmentation des fonds au Hamas juste avant le 7 octobre

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Israël a exigé du Qatar une augmentation des fonds au Hamas juste avant le 7 octobre

Réunion secrète à Jérusalem : Israël presse le Qatar d'augmenter les fonds au Hamas

En septembre 2023, une réunion discrète s'est tenue dans un hôtel de Jérusalem réunissant des responsables israéliens et un haut émissaire qatari. Les représentants de l'État hébreu y ont explicitement demandé une augmentation des transferts financiers qataris vers la bande de Gaza, sachant que ces fonds profiteraient directement au régime du Hamas et non à la population civile.

Au-delà de la tolérance : une demande d'amplification

Jusqu'alors, des enquêtes, notamment celle du New York Times en décembre 2023, avaient révélé qu'Israël autorisait le Qatar à maintenir ces versements. Des documents et témoignages récents montrent cependant que Jérusalem est allée plus loin : face aux menaces d'escalade du Hamas, elle a activement plaidé pour une hausse de ces transferts.

L'émissaire qatari au centre du dispositif

L'invité principal était Mohammed Al-Emadi, responsable qatari chargé depuis des années de transférer des centaines de millions de dollars au Hamas avec l'accord des gouvernements israéliens successifs. La rencontre intervenait dans un contexte de tensions accrues à la frontière, alimentées par des rumeurs de reprise des « Marches du retour ».

Signaux d'alerte avant la réunion

Fin août 2023, les services de sécurité israéliens avaient reçu des informations, relayées par l'Autorité palestinienne et la presse locale, indiquant que le Hamas réinstallait des « camps du retour » au nord-est de Gaza et les équipait de matériel lourd.

Composition de la délégation israélienne

Côté israélien, étaient présents le chef de la région sud du Shin Bet (surnommé Oscar), le coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général de division Rassan Alian, ainsi que des représentants d'autres organismes sécuritaires. L'objectif affiché : apaiser les revendications du Hamas pour préserver le calme.

Contexte stratégique : une évaluation unanime

Les services de sécurité israéliens estimaient à l'unanimité que le Hamas évitait une confrontation ouverte, utilisant les tensions frontalières comme levier pour obtenir des allègements économiques.

Préparation qatarie sur le terrain

Un mois plus tôt, un autre émissaire qatari avait rencontré Yahya Sinwar et Rawhi Mushtaha à Gaza. À l'issue de ces discussions, Doha avait transmis à Israël le message suivant : le Hamas souhaite la stabilité, mais Sinwar exige une augmentation des livraisons de carburant pour la centrale électrique durant la canicule, ainsi qu'un doublement des achats de fuel égyptien financés par le Qatar (de trois à sept millions de dollars mensuels). Les Qataris avaient initialement refusé.

Mécanisme financier détourné

Depuis fin 2021, un système circulaire avait été mis en place avec l'accord d'Israël, du Qatar et de Sinwar : Doha achète du carburant en Égypte, livré gratuitement aux autorités du Hamas, qui le revendent ensuite aux stations-service de Gaza. Ces transactions, apparemment modestes (entre trois et dix millions de dollars), génèrent en réalité des profits substantiels pour le Hamas, utilisés pour payer ses fonctionnaires plutôt que pour soulager la pauvreté.

Interprétation israélienne des manœuvres du Hamas

Les services de renseignement – Shin Bet, Aman et renseignement militaire – voyaient dans la reprise des Marches du retour une tactique de pression destinée à obtenir plus d'argent. Tous les rapports convergeaient vers la visite imminente d'Al-Emadi.

Demande explicite lors de la réunion

Lors de la rencontre de septembre, les responsables israéliens ont pressé Al-Emadi d'accroître les achats de fuel égyptien au bénéfice du Hamas afin de maintenir le calme frontalier. L'émissaire qatari n'a pas pu donner son accord immédiat.

Intervention du chef du Mossad

Peu après, le directeur du Mossad, Dadi Barnea, s'est rendu à Doha pour valider la poursuite et l'augmentation des transferts. Comme l'avait révélé le New York Times, les Qataris ont demandé confirmation écrite. Sur instruction directe du Premier ministre Benyamin Netanyahou, Barnea a acquiescé – malgré l'opposition farouche de l'appareil sécuritaire, y compris de son prédécesseur et de l'actuel chef du Shin Bet.

Une stratégie de l'apaisement à tout prix

Cette politique reposait sur l'évaluation erronée que le Hamas recherchait réellement la quiétude tout en pratiquant l'extorsion. En définitive, le gouvernement israélien n'a pas seulement toléré les flux qataris vers le Hamas : il a œuvré à leur renforcement, cédant aux exigences de Sinwar dans l'espoir d'acheter une paix illusoire.

Aucune réaction n'a été obtenue du bureau du Premier ministre, du Shin Bet ni du Coordinateur des activités gouvernementales dans les territoires.

Ces révélations, notamment la demande israélienne d'augmentation des fonds en septembre 2023, ont été corroborées par des enquêtes indépendantes, dont celles du Times of Israel et d'autres médias internationaux.

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