Lisbonne/Antisémitisme : graffitis, appels au meurtre, et boycott ciblé des commerces juifs

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Lisbonne/Antisémitisme : graffitis, appels au meurtre, et boycott ciblé des commerces juifs

Lisbonne, l’antisémitisme rampant : graffitis, appels au meurtre, et maintenant… le boycott ciblé des commerces juifs

Lisbonne, jadis terre de refuge, devient le théâtre d’une inquiétante recrudescence d’actes antisémites. Après les graffitis provocateurs signés “Henry” compte instagram et les appels à empoisonner les Israéliens lors du Boom Festival.

Une artiste se faisant appeler « Sarah » a infiltré un groupe privé WhatsApp d’activistes d’extrême gauche au sujet du Boom Festival, un festival de musique en juillet à Idanha-a-Nova. Elle y a découvert des appels à empoisonner les Israéliens présents (en leur procurant du strychnine via leurs drogues), à incendier leurs tentes, à profaner leur nourriture… Ces plans sinistres ont été rapportés à la police et aux organisateurs du festival — sans qu’aucune action concrète soit prise  .

Une nouvelle étape glaçante a été franchie : une liste noire de commerces juifs ou tenus par des Juifs circule sur les réseaux sociaux. L’appel est clair : ne plus acheter chez eux. Un témoin confie : « C’est comme en 40. »

Un climat délétère qui s’aggrave à vue d’œil

Les dernières semaines ont vu se multiplier les signaux d’alarme. À commencer par la prolifération des œuvres provocantes du graffeur anonyme Who the fuck is Henry, dont les slogans apparaissent sur des panneaux devant les institutions les plus symboliques du Portugal. Le 22 novembre 2023, son message peint devant l’Assemblée de la République faisait scandale :

« Let’s free all hostages: the 240 Israelis, the 2,3 million people of Gaza. »

Si l’intention se voulait peut-être universaliste, le relativisme immoral qu’il suggère a été largement dénoncé : mettre sur le même plan des civils enlevés et torturés par le Hamas et une population contrôlée par ce même groupe terroriste, c’est déjà nier la nature du crime.

Témoignage exclusif : une liste circule pour boycotter les commerces juifs

Mais la dérive ne s’arrête pas là. Selon des informations de première main, des habitants de Lisbonne ont découvert une liste de commerces identifiés comme étant “juifs” ou “cachers” circulant sur les groupes Facebook, WhatsApp et Telegram portugais. Cette liste appelle explicitement au boycott de ces enseignes.

« On reçoit des captures d’écran de groupes où sont listés les noms de ces magasins. Les gens sont incités à ne plus y entrer. Un véritable ciblage ethnique, comme au temps des lois de Nuremberg, » affirme notre source.

Une autre personne, membre de la communauté juive locale, confie dans un murmure :

« C’est comme en 40. Il ne manque plus que les étoiles jaunes sur les vitrines. »

Les autorités et la communauté alertées

Face à cette situation extrêmement préoccupante, les autorités portugaises ont été alertées, tout comme les plus hauts représentants de la communauté juive de Lisbonne. À ce jour, aucune déclaration officielle n’a été faite, mais des réunions de crise auraient eu lieu en interne, selon nos informations.

Ce silence pèse lourd. Car si les actes isolés de vandalisme ou les paroles haineuses sont déjà insupportables, le passage à un boycott organisé, ciblé, coordonné via les réseaux sociaux, marque un tournant dangereux. Un tournant qui rappelle les pages les plus sombres de l’Europe du XXe siècle.

Lisbonne n’est plus un havre

Alors que l’antisémitisme renaît dans toute l’Europe sous des formes nouvelles — parfois dissimulées sous le masque de la cause palestinienne —, le cas portugais mérite d’être dénoncé avec force.

Lisbonne n’est pas simplement une ville de cartes postales. C’est aujourd’hui un lieu où l’on peint des slogans haineux sur les murs, où l’on rêve de tuer des Israéliens dans des festivals, où l’on cible les commerces juifs comme en 1938.

L’Histoire est de retour. Et cette fois, elle frappe à la porte avec un spray noir, un smartphone, et le silence complice d’un trop grand nombre.

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