De Rishon LeZion au plateau tibétain : l’Israélienne qui filme l’impensable

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De Rishon LeZion au plateau tibétain : l’Israélienne qui filme l’impensable

Enterrement céleste : le témoignage d’une voyageuse israélienne

Une expérience extrême au bout du monde

Depuis deux ans, Sivan Bar-Lev, 24 ans, originaire de Rishon LeZion, sillonne seule la planète, explorant des territoires reculés et s’immergeant dans des expériences extrêmes. Sur Instagram et TikTok, elle documente ses aventures, offrant à ses abonnés des récits et images saisissantes.

Il y a deux semaines, l’une de ses vidéos a déclenché un flot de réactions : filmée en Chine, elle immortalise un enterrement céleste, un rituel funéraire séculaire où le corps du défunt est exposé au sommet d’une montagne pour être dévoré par des vautours. Ce geste, profondément ancré dans la tradition bouddhiste, symbolise la libération de l’âme et un ultime acte de bienveillance envers toutes les créatures vivantes.

« Aujourd’hui, j’ai vu un corps dévoré par des vautours », raconte Sivan face caméra. La séquence, visionnée plus de 100 000 fois, a provoqué un mélange de fascination et de dégoût dans les commentaires.

Un rite millénaire encore pratiqué

Principalement observé sur le plateau tibétain et dans les montagnes himalayennes de Chine, l’enterrement céleste est encore autorisé sous contrôle gouvernemental. Des variantes existent dans certaines zones isolées du Népal, du Bhoutan et de l’ouest de l’Inde. Les zoroastriens de Mumbai et d’Iran perpétuent aussi une tradition similaire, déposant leurs morts dans des « tours du silence », malgré la chute dramatique de la population de vautours qui menace la pratique.

Aujourd’hui, la législation moderne, l’urbanisation, le voyeurisme et la raréfaction des charognards ont freiné ces rites. Mais dans les régions où le sol gelé et l’absence d’arbres rendent l’inhumation difficile, ils demeurent une solution à la fois pragmatique et sacrée.

Deux années de voyage et de dépassement de soi

Pour Sivan, cette cérémonie n’est qu’un épisode parmi tant d’autres dans un périple entamé il y a deux ans, ponctué de brefs retours en Israël. Elle se trouve actuellement en Mongolie, où elle voyage en auto-stop et dort sous la tente.

« À chaque voyage, j’essaie de repousser toujours plus mes limites », confie-t-elle à Ynet. « J’ai commencé par un premier vol vers l’Europe pour une semaine… et je suis restée quatre mois, tellement j’étais tombée amoureuse de ce mode de vie. Lors du troisième voyage, j’ai compris que ce serait ma vie à long terme. »

Son parcours l’a déjà menée en Allemagne, République tchèque, Italie, Espagne, Portugal, Autriche, Slovénie, Bosnie, Monténégro, Albanie, Croatie, Thaïlande, Inde, Sri Lanka, Vietnam, Taïwan, Corée du Sud, Chine, Mongolie, Suède et Londres.

Une vocation qui devient un projet de vie

Sivan ne voyage pas uniquement pour elle. « J’y suis, je veux aider plus de filles à voyager seules de cette façon », explique-t-elle. Si ses parents craignent qu’elle ne devienne une éternelle routarde, elle, n’envisage pas d’arrêter.

« Je comprends que c’est ma passion. Ces voyages m’ont appris que tout vient à point nommé, que je sais encaisser les coups et saisir les opportunités que le monde m’offre, et je n’ai pas peur. »

Voyager seule en tant qu’Israélienne

Le passeport israélien suscite parfois des appréhensions chez les voyageurs, mais Sivan affirme n’avoir rencontré que des réactions chaleureuses. « Chaque fois que je dis que je suis Israélienne, je crains une réaction négative, et c’est presque toujours l’inverse : ‘Waouh, c’est magnifique, j’ai un lien avec Israël’. J’obtiens beaucoup de réactions positives. »

La solitude comme école de vie

Si elle reconnaît que le voyage en solo n’est pas exempt de difficultés, elle y voit un outil puissant de transformation personnelle.

« Il y a des moments difficiles, et pour moi, ils constituent une part importante de mon parcours. Au début, je cherchais surtout à rencontrer des gens, mais apprendre à être seule était une leçon que je voulais apprendre. Parfois, je me forçais à faire des choses seule pour devenir ma meilleure amie. Au final, c’est un voyage de développement personnel, qui vous apprend bien plus que les cultures que vous découvrez. »

 

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