Scandale antisémite en Argentine : un cercueil frappé du drapeau israélien brandi par des supporters

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Scandale antisémite en Argentine : un cercueil frappé du drapeau israélien brandi par des supporters

Scandale antisémite en Argentine : un cercueil frappé du drapeau israélien brandi par des supporters, drapeaux iraniens à la main

Un match sous haute tension entre un club juif et des ultras politisés

Le 28 juin 2025, à Buenos Aires, la rencontre entre le Club Atlético Atlanta, historiquement lié à la communauté juive argentine, et All Boys, club voisin, a dégénéré bien avant le coup d’envoi.
À l’entrée du stade Islas Malvinas, un groupe de supporters d’All Boys a exhibé un cercueil recouvert du drapeau israélien, mimant un enterrement symbolique de l’État d’Israël. Autour d’eux flottaient des drapeaux palestiniens et iraniens, dans une mise en scène glaçante.

Un geste de haine lourdement symbolique

La vidéo montre les supporters déguisés, tenant un cercueil noir, entourés d’oriflammes évoquant le soutien au régime iranien. L’image, diffusée sur les réseaux sociaux, a immédiatement été dénoncée par la DAIA (Délégation des Associations Israélites Argentines), qui parle d’un acte antisémite flagrant et prémédité.

« C’est une incitation à la haine, à la violence, à la mort », dénonce le communiqué de l’organisation.

Réactions politiques et colère populaire

La ministre argentine de la Sécurité, Patricia Bullrich, a réagi avec vigueur sur X :

« Je demande aux autorités de Buenos Aires de poursuivre les responsables. Sinon, je le ferai moi-même. »

Cette intervention souligne la gravité politique de l’incident, dans un pays encore marqué par les attentats contre l’AMIA et l’ambassade d’Israël, attribués à des réseaux liés à l’Iran.

Un antisémitisme footballistique récurrent

Ce n’est pas la première fois qu’un match Atlanta – All Boys dégénère. En 2018, des chants appelant à « tuer les Juifs pour en faire du savon » avaient été scandés par des supporters d’All Boys. Là encore, des drapeaux iraniens et palestiniens accompagnaient la scène.

L’absence de sanctions à l’époque a laissé la porte ouverte à la répétition de ces actes. Aujourd’hui, le silence des dirigeants d’All Boys fait craindre une complaisance structurelle.

Une communauté sous le choc, des appels à l’action

La communauté juive argentine, la plus importante d’Amérique latine, se dit « choquée mais pas surprise » par ce nouvel épisode. Les réseaux sociaux se sont embrasés :

« Ce n’est pas du football, c’est une répétition morbide de l’Histoire », commente un internaute.

« Ils ne s’attaquent pas à Israël ici. Ils s’attaquent à leurs voisins, aux enfants juifs d’Argentine », écrit un autre.

Un cercueil, des drapeaux, et un avertissement

Ce cercueil n’est pas un simple accessoire de supporters. Il incarne la résurgence d’une haine primitive, recyclée à travers les passions sportives et les idéologies mortifères. Le football argentin, dont les tribunes sont souvent politisées à l’extrême, se retrouve une nouvelle fois le théâtre d’une dérive inquiétante.

Il appartient désormais aux autorités sportives, judiciaires et politiques de réagir avec force, pour que le stade ne devienne jamais le théâtre d’un pogrom symbolique.

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