Smotrich et Ben Gvir ont saboté la libération des otages : révélations explosives de Gallant

Actualités, Alyah Story, Antisémitisme/Racisme, Contre la désinformation, International, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Smotrich et Ben Gvir ont saboté la libération des otages : révélations explosives de Gallant

Dans une interview exclusive accordée à Nadav Eyal pour « Yediot Aharonot », l’ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, a révélé des détails inédits sur les négociations visant à libérer les otages détenus par le Hamas. Il a notamment accusé des membres de la coalition gouvernementale d’avoir entravé ces efforts, compromettant ainsi le retour des captifs.

Les coulisses des négociations pour la libération des otages Un accord avorté au printemps 2024

Au printemps 2024, l’establishment de la défense israélien avait élaboré un accord prévoyant la libération partielle des otages sans cesser les hostilités, incluant l’évacuation de l’axe Netzarim.
Cette proposition, discutée en avril lors d’une réunion du cabinet de guerre, avait reçu une approbation unanime.
Gallant précise : « Un mandat a été reçu pour orienter les négociations. Selon ce mandat, l’accord visait 33 kidnappés, et pourrait descendre à 18 au minimum, dans le cadre des négociations. Et sur ce point, il y avait une unanimité totale au sein de l’ensemble des services de sécurité et de tous les ministres. Et le Premier ministre l’a accepté. C’était l’après-midi, le jour de la Pâque. »

Une fuite compromettante

Quelques heures après cette décision, une réunion du cabinet s’est tenue où le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré : « Il y a un accord sur le 18 et nous quitterons le gouvernement si cela se produit. »
Gallant souligne que Smotrich n’était pas censé être au courant de ce chiffre, et que sa divulgation a rapidement filtré dans les médias.
Cette fuite a eu des conséquences directes sur les négociations, le Hamas ajustant ses exigences en conséquence, ce qui a conduit à l’échec de l’accord initial.

Des opportunités manquées

Gallant affirme que des occasions de libérer les otages ont été manquées en raison de considérations politiques internes.
Il déclare : « Cet accord aurait pu être conclu même après le discours du président Biden, après que nous ayons convenu des deux parties de l’accord, ce qu’on appelle les articles 8 et 14.
Le 3 juillet, le Hamas y a répondu. Et j’ai dit moi-même aux familles des kidnappés que les conditions étaient réunies.
Et je pense que les conditions étaient réunies à ce moment-là. Nous n’avons pas répondu !  Nous avons répondu soit dit en passant que le 28 juillet soit 3 semaines plus tard.
Le 28 juillet, l'axe de Philadelphie a été ajoutée (comme condition d’Israël).
En fait, j’ai dit à Netanyahou : si le Hamas nous répond qu’il est prêt, et que nous allons donner une réponse à laquelle il y aura forcément uneréponse négative, nous la donnerons le lendemain. Pourquoi perdre trois semaines ? Pourquoi retarder le temps ? Nous devons le faire rapidement. »

Les tensions au sein du gouvernement

Gallant critique ouvertement les ministres Smotrich et Itamar Ben Gvir pour avoir influencé le cabinet à rejeter des accords potentiels de libération des otages. Il déclare :
« Ils ont entraîné le cabinet dans leur direction. Et à mon avis, c’était une erreur. » Il exprime également sa déception face au départ de Benny Gantz et Gadi Eizenkot du gouvernement, estimant que leur absence a déséquilibré les prises de décision.

Les critiques envers le chef d'état-major

Gallant défend le chef d’état-major, Herzi Halevi, face aux attaques politiques qu’il a subies. Il affirme : « Le chef d’état-major est une personne courageuse, calme, calculée et très déterminée. Je pense qu’il a agi dans des conditions très difficiles. »

Les défis de la guerre et de la politique
La nécessité d'une alternative politique à Gaza

Selon Gallant, une victoire militaire ne suffit pas sans une solution politique. Il plaide pour la mise en place d’une alternative au gouvernement du Hamas à Gaza, impliquant des forces palestiniennes non affiliées au Hamas et soutenues par des observateurs internationaux. Il déclare : « Pour changer un gouvernement, il faut une alternative. Si vous labourez la terre encore et encore, et que vous n’y plantez pas une seule graine, rien d’autre ne pourra pousser. »

Les enjeux du service militaire

Gallant aborde également la question du service militaire des Haredim, soulignant que 25 % des recrues juives chaque année proviennent de cette communauté. Il insiste sur la nécessité de recruter tout le monde ou la grande majorité, surtout en temps de guerre, pour répondre aux besoins nationaux.

Optimiste malgré tout

Yoav Gallant exprime son optimisme quant à l’avenir d’Israël, malgré les défis actuels. Il déclare : « Je crois en l’éternité d’Israël. Je tire une grande force de la capacité du public israélien. Et je pense que nous, également en termes de lutte pour la démocratie, de récit et de toutes les autres choses, stabiliserons les choses et réparerons ce qui doit être réparé. »

Cette interview offre un aperçu rare des dynamiques internes du gouvernement israélien et des défis complexes liés à la sécurité nationale et aux négociations avec des groupes terroristes.

 

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi