Israël : nouvelles conditions pour l'accord avec le Hamas

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Israël suspend les négociations sur les otages pour inclure les nouvelles exigences du Premier ministre dans l'accord proposé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a récemment introduit de nouvelles exigences dans les négociations pour un cessez-le-feu avec le Hamas, demandant notamment que le corridor de Philadelphie et le poste frontière de Rafah restent sous contrôle israélien pour empêcher la contrebande d'armes.

En conséquence, l'équipe de négociation israélienne a suspendu les pourparlers pour intégrer ces nouvelles clauses, et attend l'approbation de Netanyahu avant de reprendre les discussions.

Les négociateurs israéliens ont rédigé des modifications pour répondre aux demandes de Netanyahu, qui souhaite également empêcher les groupes armés de retourner dans le nord de Gaza lorsque les civils déplacés reviendront.

Ces modifications doivent être approuvées par Netanyahu et ses principaux ministres, puis transmises aux médiateurs américains, qataris et égyptiens, avant d'être présentées au Hamas.

Les négociations indirectes, initialement basées sur une proposition du 27 mai, ne prévoyaient pas le contrôle israélien du corridor de Philadelphie et du poste frontière de Rafah, ni un mécanisme pour empêcher le retour des combattants armés dans le nord de Gaza.

Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, travaille également avec les médiateurs égyptiens et américains pour résoudre ces problèmes de sécurité.

Malgré l'approbation initiale de la proposition par Netanyahu et le cabinet de guerre démantelé, la situation a évolué, et le chef du Mossad, David Barnea, n'a pas encore prévu de date pour se rendre à Doha pour la reprise des pourparlers.

Les négociateurs pensent que les nouvelles clauses pourraient débloquer les discussions, mais estiment que finaliser les détails prendra encore plusieurs semaines.

Pendant ce temps, d'anciens otages et leurs familles pressent le gouvernement de conclure l'accord rapidement, exprimant leur inquiétude pour la sécurité des otages restants. Trois anciens otages libérés en novembre ont tenu une conférence de presse à Tel-Aviv, accusant le gouvernement d'abandonner les otages et demandant une action urgente.

Des sources anonymes au sein du cabinet ont critiqué Netanyahu, l'accusant de retarder délibérément l'accord pour assurer la survie de sa coalition ou pour présenter le Hamas comme le camp du rejet. Ces sources estiment que la position de Netanyahu met en danger l'accord.

En réponse à ces critiques, Netanyahu a affirmé que la pression militaire sur le Hamas est nécessaire pour parvenir à un accord favorable. Il a déclaré que des frappes militaires plus intenses pourraient pousser le Hamas à accepter les conditions israéliennes.

En parallèle, une tentative des États-Unis de trouver un compromis avec Israël concernant le contrôle du passage de Rafah se heurte à des obstacles. L'envoyé de la Maison Blanche, Brett McGurk, a demandé à l'Autorité palestinienne de retirer sa demande de contrôle du passage, proposant à la place une supervision conjointe des États-Unis et de l'Égypte. Cependant, les conseillers du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ont refusé cette proposition, insistant sur un rôle significatif dans la gouvernance de Gaza après la guerre.

La persistance de l'Autorité palestinienne pourrait compliquer les négociations entre Israël et le Hamas, les deux parties refusant de considérer un retour de l'Autorité palestinienne à Gaza. Les discussions restent donc dans l'impasse, avec une pression croissante pour trouver une solution rapide.

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