Les kibboutz israéliens : le défi du changement

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Les kibboutz israéliens : le défi du changement

C’était le cœur d’Ayelet-Hashahar. Dans ce kibboutz de Haute-Galilée (dans le nord d’Israël), la boulangerie demeure, plus de trente ans après la disparition de Salim Hayat qui a pétri, façonné et cuit deux cents pains chaque jour de 1950 à 1980.

Les kibboutz israéliens : le défi du changement

Les kibboutz israéliens : le défi du changement

A l’époque, les repas étaient servis trois fois par jour dans la salle à manger commune, les enfants ne dormaient pas chez leurs parents et le matin, après avoir déposé leur linge sale à la laverie, ils passaient au fournil pour recevoir des biscuits de Salim. A sa mort, l’immense four à pain est tombé en désuétude.

De toute façon, la salle à manger ne servait plus que le vendredi soir et les jours de fête. Jusqu’au jour où Nadav Yisreali et Mosh Harel, deux kibboutznik (habitants d’un kibbouz), décident de faire revivre la boulangerie.

Au centenaire d’Ayelet-Hashahar l’an dernier, le four est rallumé. "Certains avaient les larmes aux yeux en retrouvant les lieux tels qu’ils les avaient connus enfants" , se rappelle Nadav. De 1915 à 2015, la vie a en effet bien changé ici. Comme dans beaucoup de kibboutz en Israël.

Dès 1910, des communautés agricoles juives, les kibboutz (regroupement, en hébreu), ont été fondées en Palestine ottomane, puis mandataire (1920-1948). "C’était la manière meilleure d’établir une société juive alliant socialisme et justice" , explique Shlomo Getz, sociologue et ancien directeur de l’Institut de recherche sur le kibboutz à l’Université d’Haïfa. L’ambition de ces pionniers ashkénazes était de créer un "homme nouveau" et une société égalitaire. En 1948, les kibboutzniks représentent 7 % de la population du nouvel Etat israélien et jouent un rôle prépondérant à ses débuts.

Source libre.be

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