22 mois de prison pour une arabe israélienne qui souhaitait rejoindre Daesh

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Ayman Kandjo, une arabe israélienne résidente de Shefa-‘Arm,  a voyagé en Turquie avec son père avant de disparaître. Lors de leurs recherches, les forces de sécurité turques ont découvert qu’elle avait tenté de passer la frontière avec la Syrie pour rejoindre Daesh.

La court de district de Haifa a condamné aujourd'hui (mardi) à 22 mois de prison, Ayman Kandjo, 45 ans, mère de cinq enfants et étudiante en doctorat d’études islamiques, qui avait tenté de rejoindre les forces de Daesh en Syrie pour éduquer la jeunesse de l'organisation terroriste à la théorie de la charia. Un acte d’inculpation avait été prononcé à son encontre en septembre dernier.

Kandjo, éducatrice, résidente de Shefa-‘Arm a été arrêtée à la fin du mois d’Août 2015 après avoir voyagé en Turquie avec son père en vue d’une visite familiale. Elle a ensuite subitement disparu.

Des terroristes de Daesh

Des terroristes de Daesh

Le père a contacté son mari et lui a fait part de son inquiétude quant à sa disparition. C’est alors que les forces de police et les services secrets israéliens sont intervenus et, avec la coopération des forces de sécurité turques, ils ont arrêté la prévenue juste avant qu’elle ne franchisse la frontière syrienne, dans la région de Kilis en compagnie de 30 autres personnes natives entre autres d’Australie, d’Afghanistan et de Tchétchénie.

Kandjo a été ramenée en Israël et arrêtée à son arrivée à l’aéroport Ben Gurion par les enquêteurs de l'unité centrale du Nord, en collaboration avec le Shin Bet.

Ayman Kandjo a avoué lors de son interrogatoire que, depuis plusieurs années, elle cherchait à vivre sous la domination musulmane qui applique la loi islamique dans la pratique, à l’image de Daesh.

Elle avait alors commencé à publier les mises à jour de l’Etat Islamique sur Facebook et Twitter, l’assurant de son soutien et faisant ainsi connaissance avec un membre de l’organisation qui lui a promis de l’aider à entrer en Syrie.

La police a transmis que pendant son interrogatoire, l’accusée avait exprimé son lien profond avec l’idéologie et la religion et souhaitait transmettre cette culture aux jeunes qui rejoignaient l'organisation meurtrière.

Son époux, professeur en théorie de l’islam, également connu parmi les habitants de Shefa-‘Arm, a affirmé n’avoir rien su de ses intentions. La famille n’a aucun passif criminel.

Source : nrg.co.il

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