Shoah : la mémoire bien vivante

Actualités, Antisémitisme/Racisme, Israël - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest
Yad Vaschem , la Shoa et les jeunes transmission de l'indicible

La Shoah est l'événement de l'histoire du peuple juif qui le relie, malheureusement, bien plus que la Torah.

A Yad Vashem devant la carte du nombre de Juifs avant leur extermination, il arrive encore d'être réveillé de ce cauchemar par des questions, au premier abord, naïves.
Ces  questions posées par des plus jeunes qui découvrent cet univers étrange , macabre, irrationnel, qu'est le  monde la Shoah.

Ici une Mongole venue avec son groupe visiter Yad_Vaschem

Ici une Mongole venue avec son groupe visiter Yad_Vaschem

Comme celle de Sophie,  figée devant  cette carte " Il y avait tant de Juifs plus de trois millions en Russie ...Pourquoi une armée de Juifs n’a t’elle pas été crée ?"

Question naïve ? pas si sûre.
Essayons d'aller au-delà de la réponse "impossible !" ou du moins d'expliquer pourquoi ce n'était pas possible.

A cette époque et même aux époques précédentes, les Juifs vivaient dans des pays différents, gouvernés pas les lois de ces pays.

Les Juifs devaient donc en tant que citoyens de ces différents pays accepter ces lois, il n'y avait aucune autre possibilité de changer la donne, et encore moins la possibilité de créer une armée pour les défendre. La seule défense était la prière. Cette prière existe d'ailleurs.

Mais finalement cette question nous renvoie à la réalité d'aujourd'hui et  de l'importance d'Israël , Aujourd'hui les Juifs ont cette armée.  Elle s'appelle Tsahal elle est l'armée de tous les Juifs.

Cette armée que suggérait Sophie existe et c'est même pour cela qu'elle y a pensé !
Ce qui semble être une évidence pour elle, ne traversait pas même l'esprit des plus illuminés de l'époque de Theodor Herzl fondateur de l'état d'Israël.

Yad Vashem a également proposé pour les jeunes de Masa la projection du film Israélien d’Avi Nesher, The Matchmaker (2010): Haïfa, été 1968, l’adolescent Arik, trouve un job d’été auprès d’un survivant de l’Holocauste, Yankele, devenu agent matrimonial.

Cet été, Arik s’initiera aux différentes facettes les plus intimes de l’amour grâce à une curieuse palette de personnages. Des personnages qui se reconstruisent au rythme d’un pays qui se construit, rythmé par les aventures de ce garçon qui tombe amoureux pour la première fois…

D’une manière moins brutale, cette projection a permis de souligner des réalités sur Israël et l’après guerre à des jeunes habitués à une approche plus scolaire de la Shoah. Le réalisateur s’est ensuite prêté au jeu des questions réponses avec l’audience afin de faire entendre les enjeux de son film et ses inspirations en parlant de manière très touchante mais positive de son vécu, de sa mère, ou encore de la mystérieuse Tamara (personnage central de ce film, nous n’en dirons pas plus).

Pour Yom Hashoah*, des ateliers ont par ailleurs été mis en place afin de favoriser l’échange entre étudiants, qui ont pu en apprendre un peu plus sur les différents aspects du devoir de mémoire dans l’Histoire.
*Journée de commémoration de la Shoah

 


Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi