Alya, avec un grand A par Bernard Zanzouri

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Vous l'avez tous remarqué bien sûr, mais il est temps de consacrer à ce phénomène, tout de même assez marginal, quelques lignes amusées.


Je veux parler de la façon d'orthographier le mot Alya.


Et si vous pensez que ce n'est pas un problème, amusez-vous à googeliser ( comment écrire googeliser?) le terme, et vous allez vous rendre compte que même les grands organismes traitant du phénomène du retour en Israël au quotidien, n'arrivent même pas à accorder leurs violons sur la façon d'ordonner ces quelques lettres.


D'aucuns mettront un h à la fin d'alya. D'autres un i à la place du y mais sans h. Certains ne peuvent l'envisager sans dire "a-li-yah", en insistant par écrit sur ce que l'oral sous-entend: un i et un y à la suite. Peut-être bien. Mais avec un h à la fin ou non?


À vous, amis lecteurs, la question semble triviale et sans intérêt. Mais pour moi qui avais mis vingt ans, après mille atermoiements, pour adopter définitivement le choix de l'association AMI, savez-vous dans combien de journaux ou magazines pour lesquels j'ai écrit, j'ai retrouvé en final un h à la fin ou un i au milieu de ma prose?


Et tout cela sans parler de la version à deux l, qui prend de l'avance sur l'avion qui vous conduira en terre sainte. En résumé, traumatisme de taille, à chacun de mes articles concernant l'immigration vers Israël ( j'aime bien ce terme, ça repose), j'ai sans cesse l'impression d'entendre le rire moqueurs d'amis linguistes en filigrane.


Et c'est pourquoi, à défaut de prétendre mettre un jour fin à la polémique, je veux soumettre aujourd'hui une proposition à tous les sites internet du monde qui pense que le sujet est au goût du jour; l'alya est une telle révolution dans notre vie, un tel souffle qui nous porte contre tant de vents et tellement de marées, qu'il faut impérativement, dans tous les cas de figure et en toute circonstance, écrire ce petit mot, deux mille ans attendu, avec un grand A.
Un très grand A.

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