Israël demande la fermeté face au nucléaire iranien

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JERUSALEM  - Israël demande aux grandes puissances, qui ont repris ce mardi à Genève leurs négociations sur le nucléaire iranien, d'exiger le démantèlement de ce programme, avec la fermeture pure et simple des installations d'enrichissement d'uranium et l'envoi à l'étranger des matières fissibles détenues par Téhéran.

Dans un communiqué publié après une réunion de son conseil de sécurité, le Premier ministre Benjamin Netanyahu exhorte la communauté internationale à ne pas assouplir prématurément les sanctions économiques qui visent l'Iran en se contentant de promesses symboliques.

Les délibérations du conseil de sécurité israélien sont habituellement tenues secrètes et il est très rare qu'un communiqué soit ensuite diffusé.

Le chef du gouvernement israélien, dans ce texte "approuvé à l'unanimité" par les sept ministres présents, ne renouvelle pas ses menaces d'intervention militaire contre l'Iran si ce pays poursuit son programme nucléaire.

Pour l'Etat hébreu et les Occidentaux, Téhéran cherche à se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme civil.

"Ce serait une erreur historique de ne pas tirer tout l'avantage des sanctions en faisant des concessions avant de s'être assuré du démantèlement du programme nucléaire militaire iranien", souligne le communiqué.

"Les négociations reprennent à un moment où le régime iranien subit de fortes pressions en raison des sanctions et tente désespérément de les faire lever (...) Ces sanctions ne doivent pas être assouplies alors qu'elles sont sur le point d'atteindre le but recherché."

"PAS DE CONCESSIONS COSMÉTIQUES"

Israël met en garde la communauté internationale contre le piège de "concessions cosmétiques" de la part de la République islamique, concessions qui ne remettraient pas en cause les projets militaires prêtés à l'Iran.

L'élection en juin à la présidence iranienne du modéré Hassan Rohani, qui semble décidé à rompre l'isolement diplomatique de son pays, a ravivé les espoirs d'un règlement à court terme du contentieux nucléaire sans dissiper les inquiétudes israéliennes.

Illustration de cette "détente", notamment dans les relations entre Téhéran et Washington, et du fait que les Etats-Unis songent peut-être à un assouplissement des mesures de rétorsion prises contre l'Iran, l'un des plus grands experts américains en matière de sanctions fait partie de la délégation américaine à Genève.

Les discussions entre la délégation iranienne et les représentants du groupe "P5+1", formé des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine et Russie) et de l'Allemagne, dureront mardi et mercredi.

Dans les faits, tout semble indiquer que Téhéran n'a aucune intention de renoncer à l'enrichissement de l'uranium, comme l'exigent les résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.

Depuis les premières sanctions en 2006, plus de 19.000 centrifugeuses, pièces essentielles de l'enrichissement qui permettent de produire aussi bien du combustible civil que militaire, ont été installées en Iran, selon les rapports de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

Les stocks d'uranium faiblement et moyennement enrichi (3,5% et 20%) sont passés respectivement à 6,8 tonnes et 186 kg, ce qui est largement suffisant pour plusieurs bombes, à condition d'achever l'enrichissement.

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