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L'Egypte interdit un pèlerinage juif annuel !

Pèlerinage juif du saint Abou Hassira interdit en Egypte,

Un tribunal égyptien interdit un pèlerinage juif annuel

REUTERS

La cour administrative d’Alexandrie a interdit la célébration de la fête annuelle du saint juif Abou Hassira dans la province de Beheira, au nord-ouest du Delta. Le tribunal a aussi ordonné le déclassement de la tombe du saint d’origine marocaine de la liste des antiquités égyptiennes.

La décision du tribunal d’Alexandrie reflète la détérioration constante des relations entre l’Egypte et Israël.

 

Ce sont des habitants du village où se trouve le mausolée d’Abou Hassira qui ont intenté le procès. Une action qu’ils ont justifiée par le refus de normaliser les relations avec Israël et les tracasseries policières auxquelles ils étaient soumis lors du pèlerinage de Juifs israéliens à l’occasion du « mouled » ou fête de la nativité du rabbin d’origine marocaine.

Le mouled d’Abou Hassira avait repris après les accords de Camp David entre l’Egypte et Israël en 1978 et était présenté comme un signe de paix entre Le Caire et Tel-Aviv.

Le mausolée avait été classé monument historique par les autorités égyptiennes en 2001 après une première décision de justice interdisant le pèlerinage. Un pèlerinage interdit à nouveau en 2012 « pour raisons de sécurité » quand les Frères musulmans et le Conseil supérieur de l’armée dirigeaient l’Egypte.

L’Egypte maintient des relations diplomatiques avec Israël, mais au niveau minimum. Le Caire a toutefois joué les médiateurs entre Palestiniens et Israéliens pour parvenir à une trêve à Gaza fin août.

Israël: La mère de la petite Adèle Bitton rejoint le parti de Naftali Benett

La mère de la petite Adèle Bitton, rejoint le parti de Naftali Benett " le foyer Juif", Adva Bitton avait été victime d'une attaque aux jets de pierres sur sa voiture à Ariel en 2013, où sa petite fille Adèle avait été grièvement atteinte à la tête et était restée dans le coma plusieurs semaines, malheureusement Adèle a subi de sévères atteintes à son cerveau et est handicapée depuis l'attaque.

" Je pense qu'il est grand temps de faire de l'ordre quant aux punitions infligés aux responsables des actes de terreurs en Israël", aurait-elle déclaré à la chaîne "OnLine" de Arouts 2.

 

 

 

 

 

אמה של הילדה אדל ביטון שנפצעה בפיגוע מצטרפת לבית היהודי

אדווה ביטון, אמה של הילדה אדל, שנפצעה אנושות בפיגוע יידוי אבנים סמוך לאריאל הודיעה כי היא מצטרפת למפלגת הבית היהודי. "אני מרגישה שהגיע הזמן לעשות סדר בכל מה שקשור לענישה במדינת ישראל כלפי הטרור", אמרה ביטון לחדשות 2 Online

Hanukkah, Made in USA par Francky Perez

Etre juif aux USA

Hanukkah, Made in USA 2014 marque la quarantiéme année depuis le premier allumage public aux Etats Unis à Philadelphie.
Des centaines d’évènements ont été organisés à travers le pays.

Une des plus grandes Ménorah du monde éclaire les nuits de Park Slope à Brooklyn. Haute de 32 pieds ( soit une dizaine de métres), atteignant la hauteur maximale autorisée par la loi juive, elle domine Grand Army Plaza depuis 1985 et son allumage est célèbré avec musique live, latkes chauds et cadeaux pour les enfants.

La cérémonie d'allumage de la National Menorah de Hanoukka, juste en face de la Maison Blanche à Washington, DC, s’est tenu symboliquement le 15 décembre à 16 heures.
En plus de la cérémonie, présentée par le Conseil National Menorah, des kits Menorah et toupies ont été distribués et la musique était assuré par l’orchestre de l’armée américaine.
Le président Obama a par ailleurs délivré hier son message annuel:

«Au cours des huit nuits de Hanoucca, les Juifs à travers l'Amérique, Israël et le monde se souviendront d’un ancien triomphe de la liberté sur l'oppression et renouvelleront leur foi en la realisation de miracles, grands et petits.

"Même durant les jours les plus courts et plus sombres de l’hiver, la Fête des Lumières regorge de possibilités et d'espoir. Le courage des Maccabées nous rappelle que nous aussi pouvons vaincre ce qui semble insurmontable.

"Les bougies de la Menorah nous rappele que même la plus petite lumière a le pouvoir de briller dans l'obscurité.

Et le miracle au cœur de Hanoukka, l'huile qui a duré huit nuits au lieu d'une seul - nous rappelle que même lorsque l’avenir est incertain, nos meilleurs jours sont encore à venir.

"Que ce Hanoukka nous enhardisse à faire ce qui est juste, répande de la lumière sur les miracles dont nous jouissons, et allume en nous tous le désir de partager ces miracles avec les autres.
De ma famille à la vôtre, Hag Sameah."
JLTV, la télévision juive américaine a également adressé ces voeux à 42 millions de foyers en appelant à soutenir les plus démunis, avec pour la première fois en conclusion, un clin d'oeil à la française

Ukraine : un Juif reconverti dans la fabrication de gilets pare-balles

Léonid tailleur juif coupe des gilet pare balles en Ukraine

 

Un tailleur Juif reconverti dans la fabrication de gilets pare-balles

Leonid, juif ukrainien pratiquant confectionne des uniformes et des gilets pare-balles pour les «  fascistes » du « Secteur Droit »et dans ces moments perdus prépare une collection de printemps qu’il doit présenter au festival de mode de Dniepropetrovsk dans quelques mois.

Les évènements qui se déroulent depuis une année en Ukraine ont d’une part brisé l’unité de la communauté juive et de l’autre pourri les relations entre les juifs ukrainiens et les juifs russes.

C’est le message que tente de faire passer Léonid dans une interview au journal juif
«  Lechaim »

Issu d’une «  famille juive soviétique ordinaire » de Donetsk (ville située dans l’est de l’Ukraine)
il fait des études d’ingénieur.

A la sortie  de l’institut ne trouvant pas de travail dans sa spécialité il décide de passer à autre chose et se lance dans la confection de vêtements pour hommes où il fait merveille .

L’arrivée des séparatistes pro-russes aux affaires change la donne ; L’entreprise de Léonid fait faillite et lui-même est arrêté et passe un certain temps derrière les barreaux.

Libéré à la suite d’un échange de prisonniers il réalise qu’il n’a plus rien à faire dans celle ville qui ressemble à « l’enfer tel que le voient les chrétiens »et décide de se réfugier dans la ville de Dniepropetrovsk, bastion du secteur droit et dirigée par le Juif Igor Kolomoïski

.Il est reçu à bras ouverts et se fait de nombreux amis … « les gens de secteur droit se moquent de la nationalité et de la religion à condition toutefois que tu partages leurs conviction sur la nécessité absolue de sauvegarder à tout prix l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine » explique-t-il.

De l’aide humanitaire à la confection de gilets pare-balles

Dès son arrivée à Dniepropetrovsk ,conscient qu’il avait beaucoup de chance de vivre enfin dans une région ou règne l’ordre et la paix civile ,Léonid se lance dans l’aide humanitaire mais est rapidement recruté par les militaires pour confectionner des uniformes et des gilets pare-balles .

Sur le plan politique il n’est pas très optimiste et pense que la guerre sera longue , par ailleurs il déplore la cassure avec les Juifs russes qui soutiennent la politique d’agression du Kremlin…. Reste que cela ne l’empêche pas de préparer sa collection de printemps….

Nathalie Ouvaroff

 

 

 

 

L'état-islamique frappe sa propre monnaie .

Etat islamique frappe sa propre monnaie afin de la libérer des mains des Juifs.

Libérer l’économie mondiale des mains des Juifs

L'état islamique veut frapper sa propre monnaie ce qui représente une nouvelle étape dans la réalisation de la vision radicale et révolutionnaire de l’Etat islamique et ses ambitions hégémonistes.

Avec la création d’un monnaie religieuse le régime islamique entend s’affranchir de « l’oppression économique satanique » et vise à « changer le système monétaire tyrannique » calqué sur les économies occidentales qui « asservissent les musulmans » et prendre la tête d’une déferlante mondiale qui répudirait le dollar américain afin d’échapper à l’hégémonie économique imposé par les Etats-Unis et » le Fonds monétaire international et la bande méprisable de Juifs « à la Banque mondiale qui « contrôle les marchés financiers mondiaux. » Selon cette théorie du complot, les Etats-Unis bénéficient actuellement d’un monopole sur la production de pétrole, « que Dieu a donné à la oumma musulmane. »

Il impose l’utilisation du dollar comme monnaie unique pour détermination les taux du pétrole dans le but de voler l’argent et les ressources des musulmans et de financer son économie, à leurs frais.

L’Etat islamique est une entité politique qui ne est pas reconnue par les pays souverains et a du mal à établir son autorité parmi ceux qui sont censés se voir comme ses sujets. Une monnaie indépendante appuiera sa revendication de souveraineté.

En outre, les symboles sur les pièces contribuent à sa propagande. Ils sont destinés à aider à inculquer aux individus ciblés, ceux qui sont sous sont autorité comme ceux qui sont à l’étranger, des messages relatifs à l’identité de l’Etat islamique, ses aspirations, ses frontières, et se veut guider l’éthique de sa politique.

Conquérir Jérusalem et libérer la mosquée Al Aqsa

Ces symboles sont divisées en deux groupes principaux, et reflètent la tension entre les objectifs mondiaux ambitieux de Daesh mais aussi de son inévitable besoin de la coopération des populations locales.

L’ une des pièces d’or porte le symbole de sept tiges de blé, mentionnées dans le Coran, tandis qu’une autre est frappée d’une carte du monde, référence à l’islam qui règnera sur le monde.

Une des pièces d’argent montre une épée et un bouclier, référence à la guerre sainte ou djihad tandis qu’une autre avec un minaret symbolise Damas mentionné dans l’un des hadith (paroles) du prophète Mahomet.

Une autre pièce porte le symbole de la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, où le Prophète (PSL) aurait prié.(ce qui est faux puisque Mahomet ne s’y est jamais rendu NDLR) .
La mosquée d'Al Aqsa est vénérée comme troisième lieu saint de l’islam (depuis tout récemment seulement puisque ce n’était pas la cas dans le narratif religieux musulman avant la  création de l’Etat d’ISraël NDLR).
Selon les publications officielles, les armes symbolisent le djihad pour Dieu, la lutte violente à travers laquelle se réaliseront ses ambitions territoriales.
Source Jerusalem plus

Les Juifs ça a de l'argent ! Lutte contre l'antisémitisme dés l'école.

Lutter contre l'antisémitisme ça s'apprend à l'école. L'éducation est la clé

"Les juifs, ça a de l'argent". C'est de cette manière que trois hommes se sont justifiés d'avoir violemment agressé un couple de confession juive, mercredi 3 décembre, à Créteil.
Selon le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, "le caractère antisémite de l'agression semble avéré".

Pour le sociologue Michel Wieviorka, auteur de "L'antisémitisme expliqué aux jeunes" (Seuil, 2014), ce préjugé liant juifs et argent existait "avant même l'antisémitisme".
Pourquoi persiste-t-il ? Comment le combattre ? Explications de Michel Wieviorka.

Jusqu'où remonte l'image stéréotypée associant les juifs à l'argent ?

- Les préjugés envers les juifs remontent, avant même l'antisémitisme, à l'antijudaïsme. Si l'argent n'était pas encore en jeu, la haine était religieuse : les chrétiens reprochaient aux juifs d’être un peuple déicide, d’avoir tué Jésus et de ne pas vouloir reconnaître la nouvelle religion.

Par la suite, au Moyen Age, les juifs ont souvent été, sinon expulsés, maltraités et confinés à des fonctions liées à l’argent, ce qui était mal considéré. Beaucoup travaillaient dans la banque. Ils ont alors commencé à subir des accusations de rapacité et d’avarice.

Ces reproches ont pris un tour nouveau au XIXe siècle, lorsque s'est construite la critique capitaliste : les juifs ont alors été accusés d’être les agents du capitalisme. Il ne leur était plus seulement reproché d’être avares, mais bien de ruiner le monde par l'argent. Là est véritablement né l'antisémitisme à proprement parler : les juifs ont été considérés comme une race, et associés à un complot d'envergure mondiale, le "Protocole des Sages de Sion".

Tous les juifs étaient-ils concernés ?

- Non, un petit nombre de personnes était visé pour des raisons politiques, alors que la grande majorité des juifs a toujours appartenu plutôt à des masses misérables, des communautés traditionnelles…

Au moment de la révolution industrielle, les juifs ont constitué des bastions importants du prolétariat ouvrier, notamment en Pologne. C’est donc une idée injuste que de réduire le monde juif à la banque, à la finance et à l’argent.

Pourquoi ce préjugé historique est-il encore si présent aujourd'hui ?

- L'agression du couple de Créteil, tout comme l'affaire Fofana, relèvent d'une criminalité mêlant crapulerie et antisémitisme. Mais ces actes s’inscrivent dans un paysage complexe et diversifié. La question israélo-palestinienne, l’islamisme radical, les propos et l’attitude de Dieudonné… Un ensemble de phénomènes excitent en même temps la société. On ne peut donc malheureusement pas isoler ces violences d’un contexte plus large.

Est-il possible d'en finir avec cette stigmatisation ?

- Les juifs se retrouvent dans toutes les catégories sociales, et ils ne sont pas spécialement riches. Mais le problème avec de tels préjugés, c’est que ceux qui les véhiculent sont tellement convaincus de leurs propos qu’ils ne sont pas sensibles au discours de la raison.

Essayez de convaincre les antisémites qu’ils ont tort : ils y verront une preuve de la malignité supérieure des juifs ! Ainsi, en voulant montrer que les juifs n’ont pas un rapport spécifique à l’argent, ceux qui sont convaincus du contraire diront que, d’une manière ou d’une autre, cela atteste de la suprême habilité des juifs à faire croire que nos idées sont fausses.

Alors comment au moins combattre ce préjugé ?

- Chaque fois qu’une catégorie de la société est susceptible d’être sensible à ces stéréotypes, des explications doivent être apportées sur la vérité. Le but est d'éduquer les gens qui pourraient basculer dans le cliché, mais qui peuvent encore entendre des explications raisonnables. Et comme il est difficile de convaincre les plus convaincus, les efforts doivent être fournis au plus tôt, dès l'école. Après, c'est trop tard.

Mais s’il s’agit d’éduquer, il faut aussi préparer les enseignants, qui sont parfois confrontés à des situations qu’ils maîtrisent mal.
Par exemple, un professeur d’Histoire qui parle de la naissance de l’Etat d’Israël, de l’antisémitisme et du nazisme, aura parfois des difficultés à faire cours devant des adolescents qui ont déjà des préjugés. Il est donc primordial de donner aux enseignants des outils pédagogiques qui leur permettent d’affronter des situations où les passions peuvent surgir.

Propos recueillis par Julia Mourri
Source Nouvel Obs

Il brûle sa carte d'identité suite au vote de la France

Après le vote de la France pour la reconnaissance d'un état palestinien , il brûle sa carte d'identité

 


On peut être choqué par son langage outrancier , mais encore une fois sachons regarder au-delà des apparences et du politiquement correct !N'est-ce-pas cette reconnaissance d'un état fantoche qui est outrancier ?

Car si cela ne change rien pour les principaux intéressés, à savoir Israël, et les Palestiniens ,avec un tel vote le résultat est connu d'avance, une marche de plus vers la violence, également à  l'arrogance des arabes en France et dans le monde!

Ce vote aurait du être une sanction vis à vis du terrorisme , la France a fait le mauvais choix.
Il est dommage qu'Israël ne soit pas un pays de terroriste car il y a fort à parier que le résultat aurait été bien différent.

La France a peur ,alors elle plie. Israël n'a pas peur et ne pliera pas.
Il ne peut plus avoir d'état palestinien, ce vote n'a donc aucune valeur , il est juste là pour calmer les menaces terroristes qui pèsent sur la France et son engagement contre l'Etat Islamique ,qui lui, si il n'est pas reconnu en tant qu'état n'en est pas moins la réelle menace.

Mais en votant pour un "état palestinien" c'est reconnaître implicitement un "état islamique'

La négation et le refus du terrorisme aurait été de voter Non à un état palestinien.
Mais l'Histoire nous a appris que la France s'est toujours arrangé avec l'ennemi.
A tort ou à raison, l'avenir nous le dira.

 

Jean Sarkozy apprend l'hébreu et le judaïsme

Jean Sarkozy apprend l'hébreu et le judaïsme

Jean Sarkozy recon­naît que c'était « un défi de faire coha­bi­ter les diffé­rences » avec sa femme

Dieu lui a donné la foi
Jean Sarkozy recon­naît que c'était « un défi de faire coha­bi­ter les diffé­rences » avec sa femme
Jean, le fils cadet de Nico­las Sarkozy, se confie sur la place de la reli­gion au sein de sa vie et de son couple. Marié à Jessica Sebaoun, il explique avoir fait le choix de faire coha­bi­ter judaïsme et catho­li­cisme au sein de leur famille.

Rare dans les médias, Jean Sarkozy, fils de l’an­cien président de la Répu­blique, a parlé de poli­tique (évidem­ment), du clan Sarkozy et de son mariage dans les colonnes de l’Obs.

L’oc­ca­sion pour le jeune homme d’abor­der un sujet sur lequel il est habi­tuel­le­ment d’une grande discré­tion : son couple. Marié depuis septembre 2008 à Jessica Sebaoun, rencon­trée sur les bancs du lycée, le jeune homme de 29 ans s’est exprimé sur l’im­por­tance de réus­sir à faire coha­bi­ter deux reli­gions diffé­rentes au sein de leur famille.

Elevé dans la foi catho­lique par sa mère, Marie-Domi­nique Culioli, première épouse de Nico­las Sarkozy, qui est très croyante, il explique que « [ses] parents sont tous les deux très enga­gés, mais de manière très diffé­rente » a-t-il confié.
Après s’être éloi­gné de cet ensei­gne­ment reli­gieux durant quelques années, Jean Sarkozy a renoué avec le catho­li­cisme en abor­dant l’âge adulte.

Devenu père de deux enfants, Solal 4 ans, et Lola 2 ans, la ques­tion de la trans­mis­sion de la reli­gion s’est alors impo­sée au jeunes parents, tous deux de confes­sions diffé­rentes. Un choix qui peut s’avé­rer compliqué à faire au sein d’un couple comme le recon­naît le jeune père de famille : « J’ai fait un mariage mixte. C’était un défi de faire coha­bi­ter nos diffé­rences. »

Un défi relevé par Jean Sarkozy qui a décidé de mieux connaître la reli­gion de son épouse en appre­nant l’hé­breu et en donnant un prénom d’ori­gine juive à leur fils. Tout simple­ment.

Israël: Un Etat Juif avant tout

Le projet de loi pour reconnaître le caractère juif de l’état d’Israël a été approuvé par le conseil des ministres à 14 voix contre 6, non sans mal, Tsipi Livni et Yair Lapid se sont farouchement opposés à cette loi, qui selon eux, contribuera à abîmer la démocratie.

La loi sera soumise au parlement dès la semaine prochaine.

Rappelons que le but de cette loi, est la définition de l'identité de l'État d'Israël comme l'Etat du peuple juif, à travers ses valeurs historiques et culturels tout en gardant son caractère démocratique.

La Parnassah, un combat au nom de la loi

 

 

La Parnassah, un combat au nom de la loi.

Un village dans le Gard, Arpaillargues-et-Aureillac. Depuis sept longues années, le propriétaire d’un domaine viticole 100% casher1 se heurte à l’opposition féroce du maire de la commune. Face à ce qu’un Procureur de la République qualifie de véritable « harcèlement procédural », le viticulteur Alexandre Sartène résiste avec une détermination exceptionnelle. 

ALLIANCE a enquêté sur cette incroyable histoire… que l’on ne peut caractériser par l’antisémitisme2, bien qu’elle s’y apparente sensiblement.  

Un domaine vitivinicole niché au coeur du Gard provençal.

 

1028 habitants résident à l’année à Arpaillargues-et-Aureillac, entre chant des cigales et senteurs de thym ou de romarin. Après avoir exercé diverses activités professionnelles (textile, automobile, cinéma, consultant en restructuration d’entreprises), le « parisien » Alexandre Sartène éprouve un véritable coup de foudre pour ce terroir éminemment viticole : devenu propriétaire de neuf hectares, il nomme son domaine La Parnassah, comme une revanche sur le destin tragique de la lignée polonaise de sa famille, la tourmente de la Shoah ayant emporté 118 de ses membres.

 

Une réussite entravée.

 

50 000 à 60 000 bouteilles de Merlot rouge & rosé et de Chardonnay blanc, bénéficient aujourd’hui de la certification du Beth-Din de Paris et de l’Orthodox Union du rabbinat américain. Vendus aux alentours de 7€, le rosé Varode et les rouges Ahava, Anaa, Ochère, séduisent un public juif amateur de saveurs, attaché à la tradition. Mais, derrière ce succès, se cache une série d’obstacles inimaginables…

 

Contre toute attente, un permis de construire refusé. 

Tout commence le 22 janvier 2007 : une demande de permis de construire - relative à un chai et une bâtisse comprenant le siège de l’exploitation, l’accueil des clients et une partie habitation -, est déclarée complète en mairie. Deux mois plus tard, le viticulteur commence les travaux avec l’accord tacite du maire d’Arpaillargues, M. Alain Valantin.

Le 22 juin, c’est le choc : le maire refuse d’accorder le permis de construire, motivant son revirement par un avis défavorable de la DDTM3. Contacté par nos soins, Jean-Claude Poinsignon, son adjoint de 2001 à 2008 – Délégué à l’urbanisme -, confirme que la demande de permis était « tout-à-fait conforme. Et l’avis de la DDTM n’était que consultatif ». S’ensuivent des entraves manifestes: on refuse notamment à M. Sartène le raccordement à l’électricité et à l’eau potable.

Il recourt alors à un groupe électrogène (qui ne peut fonctionner en permanence): en 2012, il doit arrêter la vinification des vins rosés et blancs, confiant une grande partie de sa production à la cave coopérative de Lédenon.

Toujours en attente de son raccordement, il utilise désormais des panneaux solaires. 

 

Un bras-de-fer judiciaire doublé d’un immense gâchis.

 

Une trentaine de procédures se succèdent devant les juridictions civiles, administratives et pénales.Les plaintes de M. Valantin à l’encontre de l’exploitant, se soldent par des relaxes et une extinction de l’action publique. Celles d’Alexandre Sartène, aboutissent à l’annulation – partielle ou totale - des arrêtés municipaux de refus de permis de construire. Le maire a par ailleurs été reconnu coupable « d’escroquerie par personne dépositaire de l’autorité publique dans l’exercice de ses fonctions».

Quant aux frais de procédures – pour la commune (donc les administrés) et pour M. Sartène -, ils s’élèvent depuis 2007 à environ 100 000 €. Le viticulteur a dû refuser les commandes d’importants clients internationaux… et que dire du « manque à gagner » pour le département tout entier, en termes de prestige ?

 

Le refus de s’exprimer des autorités municipales d’Arpaillargues et d’Uzès.

 

ALLIANCE a tenté de joindre le maire d’Arpaillargues à plusieurs reprises, téléphoniquement et par mail. Il n’a pas souhaité répondre à nos questions. Doit-on y voir un lien avec l’une de ses formules ? « Pour mes amis, tout ; pour mes ennemis, rien ; pour les autres, la loi5 ». Face à  l’évitement de M. Valantin, nous avons contacté le maire d’Uzès, M. Jean-Luc Chapon : plusieurs habitations du quartier où se situe La Parnassah,sont en effet raccordées au réseau d’eau potable d’Uzès. Il a également refusé de s'exprimer.

 

Un litige en voie de règlement grâce à la prise de position du Préfet.

 

Alerté de la situation ubuesque à laquelle est confronté M. Sartène, le Préfet du Gard6 intervient personnellement auprès du maire d’Arpaillargues, en juillet 2013, l’enjoignant de délivrer un permis de construire global ; mais Alain Valantin n’agit pas en ce sens. Devant cette outrance, le Préfet saisit le Tribunal administratif de Nîmes « afin que la situation de M. Sartène soit enfin régularisée ».

Une date d’audience ne devrait plus tarder à être fixée. 

 

Selon toute vraisemblance, Alexandre Sartène remportera bientôt son combat : celui du droit. Toutefois, rien n’effacera l’immense gâchis provoqué par un « blocage » sans objet. 

Si le maire d’Arpaillargues semble avoir une conception très personnelle des principes d’égalité et de légalité, la haute administration française sort en revanche grandie de son engagement en faveur de l’application des valeurs républicaines.

 

Quant à l’exceptionnelle persévérance du viticulteur, son rabbin la résume ainsi :
« Chacun de nous sur cette terre, a sa part de Shoah. Alexandre Sartène a accepté ce destin afin de se sentir digne d'être le descendant de sa famille ».

Le viticulteur estime, en effet, ne pas avoir le droit de se plaindre, alors qu’il est en vie.

 

Lydie Levine

 

 

 

1 - L’originalité de La Parnassah est de ne réserver aucune cuve à des négociants « hors Cacherout » : c’est l’unique domaine 100% casher en Europe, deux autres exploitations vitivinicoles remplissant ces conditions aux Etats-Unis

2 - Alexandre Sartène a porté plainte pour « faits de discrimination, propos antisémites et excès de pouvoir » (notamment), contre le maire d’Arpaillargues : ce dernier a bénéficié d’un non-lieu, le Procureur de la République dénonçant toutefois le « harcèlement procédural » auquel l’élu se livre à l’encontre du viticulteur. 

3 – DDTM : Direction Départementale des Territoires et de la Mer.

4 - Alain Valantin a fait appel de cette décision. La prochaine audience se tiendra le 9 décembre prochain

5 - Selon nos informations, le Procureur de la République de Nîmes a été informé de « pratiques de favoritisme » attribuées à M. Valantin, liées notamment à des « pressions exercées par la Confédération Paysanne ».

6 – Le Préfet du Gard, M. Hugues Bousiges, a pris sa retraite fin 2013. Il a été remplacé par M. Didier Martin.