UNE BELLE HISTOIRE DE PIONNIER

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Cette magnifique histoire, m’a été relatée par un homme hors du commun.
Cet homme s’appelle Marcel-Chlomo ATTAL. Marcel, car c’est ainsi qu’il aime se faire appeler, vit depuis 1949, au Mochav Ghilat, dans le Néguev.

Né en Tunisie (Sousse),il décide à l’âge de 19 ans, d’immigrer en France. Il trouve aussitôt un emploi de coiffeur pour dames, dans la région de Toulouse. Sa Jeunesse, son élégance, son teint basané et son humour Juif tunisien font aussitôt de lui le chouchou de ces dames.

Mais voilà que notre dynamique Marcel sent monter en lui un sentiment patriotique. Il décide alors de troquer ses ciseaux contre une pelle et une pioche qu’il prend plaisir à manipuler dès son arrivée en Eretz Israël.

Il atterrit dans un Kibboutz au Sud d’Israël. Là, il comprend qu’il lui faut redoubler d’efforts pour mériter de vivre dans le pays de ses pères. Sa vie de pionnier venait de commencer. Avec un courage hors du commun, Marcel apprend en très peu de temps, le dur métier d’agriculteur.

Marcel avait la carrure d’un athlète et la vie dans ce Kibboutz aurait bien pu lui convenir si la nourriture qu’il était contraint d’ingurgiter ne lui faisait défaut. Il était très difficile à ce jeune homme, élevé à l’harissa, au couscous et au piment bien fort, de manger des macaronis cuites au lait. En un rien de temps, Marcel perd 15 kg. Que faire ? Tout abandonner et retourner en France pour retrouver la bonne cuisine tunisienne et les minettes du coin, ou continuer à manger des macaronis au lait et risquer d’y perdre la santé ?! Ce fut finalement son amour pour Eretz Israël qui l’emporta !

Marcel se met alors à la recherche d’un lieu au cœur de cette contrée désertique du Néguev, pour y créer un Mochav (village) qui serait habité par de jeunes femmes et de jeunes hommes d’Afrique du Nord - Décidemment, le couscous et les boulettes, lui manquent sérieusement -

Dégourdi comme nul autre, Marcel découvre un endroit idyllique. Encouragé par ses jeunes amis, aussi motivés que lui, ils se mettent au travail… Mais quel travail : Tout n’était que sable et dunes ! Ni eau, ni électricité, ni téléphone ou chemin goudronné, à peine quelques tentes plantées çà et là qui leur servent de dortoirs. Marcel et ses amis ne perdent cependant pas espoir. Au contraire, ils redoublent de courage et d’endurance, afin de donner vie à cet endroit désertique.

La première petite maison que Marcel bâtit, abrite sa maman et six de ses compagnons. Tassés comme des sardines, ils sont cependant heureux d’affronter, à la chaleur d’une lampe à pétrole, l’hiver qui s’annonce rude.

Nos joyeux compagnons quittent leur petite maison très tôt le matin et y retournent peu avant la tombée  de la nuit avec quelques vivres. La maman de Marcel, excellente cuisinière, parvient non sans mal à faire une «marmouma» (ratatouille à la tunisienne), avec quelques tomates fraîches et quelques poivrons. Inutile de vous dire que nos vaillants travailleurs ne laissaient pas un coin du fait-tout empreint de cette délicieuse sauce. Puis, avec les outils qu’ils glanent par ci, par là, ils se remettent au travail jusqu’à ce qu’à ce que la lampe à pétrole rende l’âme.

Petit à petit, le Mochav prend vie. Les années passent non sans difficulté.Ces hommes hors du commun, parviennent à force de courage et de volonté, animés par une foi ardente, à construire des maisons,  faire de l’élevage, et vendre leurs produits aux maraichers de la région .
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               
Lorsque je suis arrivée de France (Paris), en visite chez les ATTAL, au Mochav Ghilat, je suis tombée  amoureuse de ce village qui  respirait le bon air et la quiétude. Animée par un fervent désir de vivre  auprès de ceux qui ont tant lutté pour faire de ce désert un havre de paix, j’ai, dès mon retour en France, préparé mon aliyah.  A mon arrivée au Mochav, je fus très agréablement surprise de me voir remettre, par mes amis, la clé de la petite maison que Marcel avait bâti 59 ans plus tôt. Heureuse et fière d’habiter la maison du souvenir, j’ai baptisé cette petite chaumière : « Ma petite maison dans la prairie ».
                                                                                                                                                                        Si l’envie vous prend de faire un petit tour du côté du Mochav Ghilat, n’oubliez pas de passer
dire un petit bonjour à Marcel ATTAL qui, malgré son grand âge (80 ans), se fera un plaisir de vous faire le tour du propriétaire sur son bien vieux tracteur.
L’histoire de Marcel et de ses amis mérite une attention toute particulière, car il est rare de nos jours, de rencontrer des personnes d’un âge bien avancé qui ont encore tant de choses à raconter sur leur merveilleuse et captivante aventure de jeunes pionniers. Ces pionniers qui, par amour pour Eretz Israël, n’ont pas hésité à affronter le pire pour trouver, en fin de compte, le meilleur.

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                          Pour contacter Marcel, rien de plus facile :
Marcel-Chlomo ATTAL - Mochav Ghilat 195 Israël
Connaître Marcel et engager une conversation avec lui, c’est voir
resurgir les souvenirs d’un passé lointain et si présent à la fois…

Maguy SOLOMON – latente.davraham.avinou@gmail.com  - magey@bezeqint.net

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