Paracha de la semaine : VAYELE'H CHABBAT CHOUVA

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VAYELE'H CHABBAT CHOUVA paracha de la semaine claude layani

VAYELE'H CHABBAT CHOUVA

Avec la sidra Vayele'h, Moïse va instituer le 612ème de la Torah. Cette institution est connue sous le nom de "Haquel" (Deut.31,28) "l'assemblée générale" des enfants d'Israël où hommes, femmes et enfants se trouvent réunis au deuxième jour de Souccoth de l'année sabbatique (Shemitah) pour entendre le "Michné Torah", la re-lecture de la Loi, le Deutéronome.

L'institution devait connaître par la suite une telle importance qu'à l'époque des Rois, c'est le roi lui-même qui était tenu de lire le texte, du haut d'une tribune élevée dans la galerie des femmes (Ezrat nashim) - fait assez exceptionnel pour mériter d'être signalé.

Cérémonie grandiose, cette manifestation n'était pas sans évoquer, pour les participants, une réédition annuelle du "Matan Torah", du don de la Torah sur le Mont Sinaï.

C'est que Moïse, sur l'ordre de D.ieu, avait voulu qu'à travers les générations, fussent rappelées les paroles divines, au coeur de tous les enfants d'Israël.

Mais il faut également remarquer que la Sidra qui s'achève par la ràunion plénière du peuple d'Israël autour de Moïse, avait commencé par les mots: "Vayélé'h Moché: Moïse alla s'adresser aux enfants d'Israël".

Il ne s'est pas contenté de convoquer le peuple autour de lui ; il est allé vers le peuple, vers chacun des enfants d'Israël, précise le Midrach. Il est allé à pied, ajoute un autre commentateur, malgrè son grand âge, qui, nous rapporte la Bible, ne lui permettait plus pourtant d'aller et venir (Deut.31-2).

A 120 ans, comme 80 ans plus tôt, aucun effort n'était épargné lorsqu'il s'agissait d'accomplir sa mission

Comme le rapporte le commentaire du Rabbin Jean Schwarz z'l' : Les deux sections "Nitzavim (se tenir debout) et Vayélé'h (il alla) son généralement liées et lues le même chabbat.

Cela pour bien marquer qu'il n'est pas indiqué de rester debout, à l'arrêt, à la même place, même si c'est pour écouter la parole de D.ieu.

Bien vite, il faut se mettre en route, marcher, avancer, progresser, semer autour de soi la parole de D.ieu par l'action et par l'amour.

En aucun cas l'homme n'a le droit de s'arrêter volontairement. Voyez Moise, à l'âge de cent vingt ans il continuait encore à marcher.

Car si on ne marche pas, si on avance pas et si l'on fait du sur place, on recule par la force des choses.

Et dans ce cas l'homme se trouve à un niveau inférieur à la matière qui, elle, si elle n'avance pas ne recule pas non plus.

Dans le simple mot "vayélé'h" qui ouvre la Sidra, est ainsi résumée la dernière leçon, la plus importante peut-être, que Moïse ait donnée aux enfants d'Israël et notamment à ceux qui portent des responsabilités.

Mais n'est-ce pas chaque membre de la Communauté juive qui détient une partie de responsabilité, de ce que nos Sages appellent "'ol mal'hout chamayim, le devoir de proclamer au monde la souveraineté de D.ieu ?

Il ne faut jamais craindre de prendre les devants lorsqu'il s'agit de remplir cette fonction. Peut-être est-ce ainsi en allant soi-même porter la bonne parole qu'on a le plus de chance de se faire entendre.

Au moment où collectivement nos ferventes prières s'élèvent dans nos synagogues, notre lecture hebdomadaire en ce chabbat Chouva, ce chabbat de repentance, mettons en pratique ce 612ème commmandements de la Torah et allons de l'avant sans nous reposer sur nos lauriers. Malgrè ses 2000 ans d'exil, Israël reste confiant en l'avenir et continue sa marche dans l'Histoire en restant fidèle à sa vocation.

Claude Layani

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