The Double de Richard Aoyade avec Jesse Eisenberg en salles le 13 Août.

Chronique Cinéma - le - par .
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Adapté du roman éponyme de Dostoïevski, The Double narre les déambulations du quotidien de Simon, une vingtaine bien consommée, de son triste domicile à son lieu de travail, sans oublier pour autant le trajet pour s’y rendre. 


Sa vie n’est autre qu'ennui, où la routine est reine. Tant il est ignoré par ses collègues de travail, que méprisé par une mère quasi absente. En rencontrant Hannah, la femme de ses rêves, Simon verra sa vie se bouleverser.


Pourquoi elle? Peut-être qu'elle cache un jeu bien particulier? Ou tout simplement parce qu'elle est la seule à s'intéresser à lui? Mais, l'arrivée impromptue d'un nouveau collègue, James, va venir changer la donne. Il se trouve que ce dernier n'est autre que le parfait sosie de Simon (dont lui seul le remarquera), mais son opposé au sens stricte. 


En effet, aux antipodes du protagoniste principal, James, n'est autre que l'antidote idéal à toute forme de morosité. Ne s'impose-t-il pas, pendant que Simon se décompose? Grâce à une attitude et une présence forte d'intensité, il rendra pourtant "visible" la silhouette. Avec The Double, le réalisateur britannique Richard Aoyade -qui s'était fait remarqué avec son premier long métrage Submarine- entraine aussi bien son (anti)héros que son spectateur vers une descente cauchemardesque. 


Son intention d'explorer les recoins les plus effrayants de l'âme humaine, donne au film une ambiance visuelle oppressante, et nous entrainant dans un labyrinthe mental.  Et pourtant ce double, épilogue le psychanalyste André Green, dans la nouvelle édition du roman de Dostoïevski, paru chez Folio, n'est autre que lui-même.


Il reflète très exactement ce que Goliadkine (Simon) ne veut pas être. Il se défend de porter un masque. (…) Le double n'est que séducteur… Par ces effets visuels métalliques et sombres, du début à la fin, par son extraordinaire richesse sonore, The Double octroie une dimension métaphysique à ce récit Fantastico-philosophique; de ce fait, il peut avoir la prétention de se ranger du côté de Brazil, Fight Club, mais aussi de l'Échelle de Jacob d'Adrian Lyne. Mais le film ne serait pas ce qu'il est sans la composition exemplaire de Jesse Eisenberg (Jewish connection, The social network…). Avec ce "double-rôle", il prouve qu'il est vraiment l'un des acteurs les plus doués de sa génération. The Double sortira en salles le 13 Août.


Laurent Bartoleschi 

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